Tisserand de la compréhension du devenir
Conférencier, expert et auteur

"De l'Etre au Devenir" - Janvier 2018

Dernier mois du Journal philosophique et spirituel de Marc Halévy

Le 01/01/2018

 

C'est le constat de la persistance - apparente et approximative - de formes -eidos - qui a inspiré à Platon la théorie d'un monde des Idées. Mais cette persistance des formes n'est que récurrence de motifs (leitmotivs) au sein de processus d'émergence qui se ressemblent.

En fait, il n'existe aucun stéréotype, seulement des recettes  processuelles qui s'enrichissent, chemin faisant, mais qui engendrent des structures analogues.

 

Le 02/01/2018

 

La connaissance est possible puisque je (re)connais qu'il y a des choses que je ne connais pas.

 

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D'un Dieu purement transcendant, il n'y a rien à dire. De ce Dieu, personne ne peut rien dire. Et ce que l'on dirait, ne serait que des mots c'est-à-dire des fragments inadéquats issus d'un monde qui Lui est étranger.

Mais de Dieu, s'il est immanent, tout peut être dit puisque ce qui est dit vient de ce monde dont Il est la totalité, la substance, la finalité et la source.

 

*

 

La théorie des nombres me semble le plus stérile des jeux de l'esprit mathématique. Qu'un nombre soit premier ou pas, parfait ou pas, jumeau ou pas, n'a strictement aucun intérêt.

C'est vraiment se chatouiller pour se faire rire.

 

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D'Emmanuel Macron :

 

" La République est laïque, mais non la société."

 

Et de noter un "risque de radicalisation de la laïcité"

Il faut le dire bien plus clairement : le socialisme et ses dérivés rêvent, depuis l'époque des obscures "Lumières", de tout déspiritualiser, de tout désacraliser, afin que l'homme, enfin débarrassé de tout ce qui le dépasse, puisse concentrer tous ses efforts à la construction de la société idéologiquement idéale.

Tuer Dieu en divinisant la Société humaine.

Le principe de laïcité a déjà dérivé vers un laïcisme athée et antireligieux, et les délires islamistes lui donnent, autant qu'il en veut, du grain à moudre sur le thème : la religion est un opium dangereux qu'il faut éradiquer non seulement de la sphère publique, mais aussi de la sphère privée.

Mais répétons-le : l'islamisme n'est pas une religion, l'islamisme est une idéologie totalitaire … comme l'est le socialisme (et le laïcisme qu'il secrète).

Et si l'islamisme est une religion, alors le socialisme l'est également, aussi dogmatique, aussi inquisitoriale, aussi intolérante, aussi manipulatrice, aussi castratrice, avec le même mépris souverain et agressif de la personne individuelle.

 

*

 

Les gauches, depuis 1789, partout en Europe, mais surtout en France, n'ont eu de cesse que de saper et miner la Tradition européenne au nom du "progrès" ; elles ont ainsi construit leur propre faiblesse de colosse sans socle, sans arrimage, sans ancrage ; elles ont ainsi ouvert toutes grandes les portes à tous les parasitismes qui savent exploiter ces faiblesses charitables et tolérantes, croyant ainsi les "convertir" à leur idéologie puérile.

 

*

 

Le "Progrès" a assassiné la Tradition et, maintenant, meurtre fait, il se suicide avec ses propres poisons, ne laissant, sur son territoire culturel dévasté, que des friches sordides bientôt couvertes de ronces.

 

*

 

L'idée de "Progrès" est une idée fondamentalement bourgeoise.

Une idée anti-aristocratique, mercantile, guidée par l'appât du gain à venir. Une idée spéculative. Une idée "horizontale", sans élévation ni profondeur.

 

*

 

Qu'est-ce qui donne de la légitimité à un pouvoir ? Dieu, selon le christianisme. Le Peuple selon le socialisme. Mais ni Dieu, ni le Peuple ne joue de rôle réel dans ces mascarades, l'un parce qu'Il en est absent, l'autre parce qu'il n'y comprend rien. Alor, dans les deux cas, il y faut des intermédiaires : les caciques (ecclésiaux ou politiques). Et avec leur entrée en scène, s'effondre l'idée de légitimité.

 

*

 

Un pouvoir n'apparaît légitime qu'à celui qui le détient.

 

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* *

 

Le 03/01/2018

 

Mon ami Julien Louis commence l'année avec d'impossibles bonnes résolutions :

 

"Leur crier qu'ils sont sourds,

leur montrer qu'ils sont aveugles,

leur expliquer qu'ils sont bêtes."

 

*

 

Longtemps, les luttes artificielles entre les Gauches et les Droites, se sont cristallisées sur la soi-disant opposition inconciliable entre la Tradition et le Progrès.

Le dualisme sec et simpliste, le "ou" exclusif ont toujours été l'apanage et la malignité des imbéciles.

Une tradition qui n'est pas vivante, qui ne va pas au bout de son chemin, qui ne progresse pas, se sclérose assez vite pour se transformer soit en momie sanctuarisée, soit en folklore ritualisé.

En revanche, sans racines traditionnelles, sans continuité voulue au-delà des nouveautés pour les nouveautés, des technologies pour les technologies, un progrès n'est qu'une mode, une passade, une effervescence plus ou moins militante sans grand lendemain.

La tradition apporte le sérieux. Le progrès apporte le ludique.

La métaphore de l'arbre, ici encore, est criante de vérité : le progrès, c'est la mince couche de cambium qui fabrique les bourgeons de demain ; la tradition, c'est le bois passé, mort, mais solide, structuré, organisé, qui permet au cambium de le couvrir de vie et de disposer ses bourgeons au mieux dans les grands flux de lumières, d'eaux et de sels.

Toute dichotomie est vaine …

Une tradition sans progrès est moribonde.

Un progrès sans tradition est futile.

La tradition alimente le progrès.

Le progrès vivifie la tradition.

On ne peut pas s'élever bien haut sans s'enraciner bien profondément.

 

*

 

En ces temps de virulence grandissante de l'antisémitisme du fait des islamo-gauchistes et des socialo-populismes, peut-être est-il temps de rappeler ce qu'est un Juif et ce qu'il vit ?

 

Le problème majeur d'un Juif aujourd'hui n'est pas de croire ou non en l'existence du Dieu des monothéismes ; il n'est pas d'adhérer ou non à telle ou telle mouvance ashkénaze, sépharade, hassidique, harédique, kabbalistique, sioniste, talmudiste, rabbinique, loubavitch, orthodoxe, conservateur ou réformé, haskalique, 'halakhique ou aggadique, karaïte, franckiste, sabra ou galouti, etc …

Le problème unique du Juif, depuis toujours et plus que jamais, est celui de son rapport intime avec l'étude de la Torah.

 

La Torah est un don divin.

Elle est un verger garni d'une infinité d'arbres, portant des infinités de branches sur lesquelles poussent des infinités de bourgeons, de fleurs et de fruits. Ce verger est enclos dans un mur d'enceinte appelé "judéité" ou, mieux : Maison d'Israël.

Il ne possède qu'une seul porte d'entrée, au linteau de laquelle un seul mot est gravé : BR'YT, "Alliance" (qui ne signifie ni "Amour", ni "Fraternité", ni "Amitié").

Ce mot avertit celui qui entre qu'ici, dans le monde du Réel, tout ce qui existe a sa raison d'être, a sa juste place, en harmonie et interdépendance avec tout ce qui existe ; que tout est lié non seulement horizontalement par les relations du corps et du cœur, mais aussi, verticalement, par les relations de l'esprit et de l'âme. L'Alliance relie tout à tout, dans le temps et l'espace, et préserve la cohérence absolue de ce Tout qui existe - le Réel - pour en faire ce Un unique et unitaire que la Kabbale appelle Eyn-Sof - le "sans limitation" - et qui engendre tous : les dieux, les anges, les êtres et les choses ; source unique et éternelle de toute matérialité, de toute vitalité, de toute spiritualité.

 

Sur le poteau de cette porte d'entrée du jardin, à droite, est accrochée une Mezouzah contenant le texte calligraphié du Sh'm'a Israël :

 

"Entends, Israël :

YHWH [est] nos dieux,

YHWH [est] UN".

 

Il faut d'abord qu'Israël écoute … Car rien n'est muet. Car le Divin est immanent et fait vibrer tout ce qui existe … et cette vibration universelle est appelée la Shékhinah : la "Présence", épouse de YHWH. Elle murmure la Vie et l'Esprit des mondes , mais il faut apprendre à l'entendre en faisant taire les fureurs et les bruits de la bêtise des hommes.

YHWH est un des dieux, un des Elohim, émanés de l'Eyn-Sof : il est une des dix puissances de l'Eyn-Sof et sa tâche est de veiller sur le bon ordre du jardin de la Maison d'Israël. C'est lui qui a inspiré la Torah à Moïse et à ses successeurs, les prophètes. YHWH se définit lui-même dans le livre de l'Exode (3;14) :

 

"Je deviendrai ce que je deviendrai"

 

Son Nom, d'ailleurs, nous dit la même chose : "Celui qui devient le devenant".

Il est le Logos des mondes en charge d'y réaliser le Kosmos. Il est la Loi. Il donne la Loi sur les deux Tables de pierre gravée : les dix Paroles du Sinaï et les 603 ordonnances qui les accompagnent.

Les dix Paroles du Sinaï disent ceci :

 

Concernant le Divin, respect de :

  1. sa Nature (Dieu libère des esclavages),
  2. son Unicité (Dieu est l'Un radical),
  3. son Nom (Dieu est YHWH, le Devenant),

Concernant le Temps, respect de :

  1. sa Téléologie (le Shabbat Shalom comme intention cosmique)
  2. sa Généalogie (perpétuer la mémoire cosmique),

Concernant soi-même, respect de la propre vocation intime :

  1. Vitalité : ne pas l'assassiner et la vivre pleinement,
  2. Fidélité : ne pas la renier, ni la tromper, ni l'adultérer,
  3. Authenticité : ne pas l'altérer, ne pas voler la vocation d'un autre,

Concernant autrui, respect de :

  1. sa Vérité (affirmer ce qu'il est),
  2. sa Propriété (affirmer ce qu'il a).

 

Dans le poteau gauche, est creusée une petite niche où est posée une Ménorah à sept branches.

Le chandelier à sept branches rappelle les sept étapes de l'émanation des mondes telle que la raconte le livre de la Genèse.

Les deux premières émanations : le Ciel des cieux et la Terre des terres.

En eux, se déploient les quatre incréés : la Ténèbre sur l'Abime et le Souffle des dieux sur l'Eau.

La Ténèbre engendre la Lumière. L'Eau se scindant engendre l'atmosphère.  Les Eaux du bas se retirent et font émerger le Sec dont sortiront les végétaux. La Lumière du premier jour engendre alors les Luminaires dans le Ciel. Ensuite L'atmosphère engendre les animaux volants et l'eau, les animaux nageants. Puis la Terre engendre le bétail, les fauves et les animaux rampants. Puis l'homme apparaît ("mâle et femelle" - "dans l'image des dieux" mais non à leur ressemblance) au soir du sixième stade.

Alors, Dieu trop pressé, enjoint son complice le Serpent-Devin de mener la féminité humaine dans le jardin d'Eden afin qu'elle y reçoive la grande initiation de l'Esprit … Mais on se trompe d'Arbre, le quiproquo s'installe. La féminité de l'homme (Eve : la "Vivante") donne à la masculinité de l'homme (Adam : le "terreux") à manger du fruit de l'Arbre de la Vie … auquel il ne comprend rien, croyant avoir mangé de l'Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal (l'arbre empoisonneur des dualismes, dualités et manichéismes). L'initiation du genre humain a raté. Il faudra tout effacé dans le Déluge. Et tout recommencer avec Noé (Noa'h : "l'homme tranquille"). A présent, l'accès à la Gnose sera strictement individuel …

Il faut donc, depuis lors, que chaque Juif, par sa propre existence, entre lui-même dans le Jardin de la Torah et prenne le temps de s'y promener, tous les sens grand ouverts.

 

Une fois cette porte franchie, le verger est ouvert à de libres et infinies promenades. Tous les fruits sont offerts pour rassasier les affamés de Sagesse.

Il y a des chemins très fréquentés depuis très longtemps, mais il y a aussi beaucoup d'étroit chantiers très peu fréquentés … voire des coins désertiques. Il y a quatre rivières qui irriguent ce beau jardin : ce sont les quatre niveaux de l'étude du Verger : le sens littéral, le sens moral, le sens philosophique et le sens mystique.

Au milieu du jardin, a été planté l'Arbre de Vie que la Kabbale a renommé "Arbre Séphirotique". Il est l'axus mundi reliant la plus abyssale profondeur des mondes à leur plus haute élévation. C'est l'arbre de tous les secret qui, en somme, est la clé de voûte du jardin puisqu'il en révèle les vingt-deux chemins et les dix figures qu'il faut aller méditer et vivre charnellement dans leurs mystères.

Ces monuments qui émaillent le jardin, reliés entre eux par les vingt-deux chemins qui, chacun, porte une des lettres de l'alphabet sacré, portent des Noms lumineux : Couronne, Sagesse, Intelligence, Vitalité, Bonté, Beauté, Gloire, Eternité, Fondement et, le plus proche de l'entrée : Royaume.

 

Ce jardin, minuscule à l'échelle de l'espace profane, est une infinité d'infinités à l'échelle de l'espace sacré. Dans l'ordre de la matérialité, il est un livre de 365 pages …

 

*

 

J'écrivis à quelques amis :

 

"Je crois que sont revenus les temps de prudence et de vigilance.

L'antisémitisme envahit insidieusement et agressivement tous les forums, tous les commentaires des journaux, etc … L'antisionisme vire à l'antisémitisme et même à l'antijudaïsme. Et bien évidemment, ce sont toutes les mouvances islamiques (et pas seulement les salafistes patentés) qui excitent tout ce vieux fond antisémite dont la France est bien loin d'être guérie, surtout à Gauche (la Gauche française a toujours été antisémite au nom de l'anti-communautarisme, de l'anti-différencialisme, de l'anti-religion, de l'antiélitisme, du laïcisme militant, etc …). Des crapules comme Plenel, on en trouve dans toutes les armoires et poubelles des officines des anciens gauchistes."

 

Mon ami le pasteur Philippe Aubert y réagit immédiatement ainsi :

 

" De nombreux juifs français croient que la gauche est pro-sémite à cause de l'affaire Dreyfus, mais ce n'est qu'un effet de loupe, c'est tout le contraire …"

 

De même, la magnifique Annick de Souzenelle me répond aussi :

 

" L'humanité est dans les douleurs de son enfantement à un nouveau niveau de son être. Il n'est pas étonnant que ce grand œuvre se joue dans la matrice Israël lourde du noyau divin et que s'y rencontrent les opposés alors malaxés dans la conquête du UN.  Les deux fils d'Abraham devront un jour s'embrasser !"

 

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* *

 

Le 04/01/2018

 

Le 18ème siècle fut parcouru par deux courants philosophiques totalement opposés l'un à l'autre : il y eut le Criticisme dont le parangon fut Immanuel Kant, qui engendra le positivisme et le scientisme du 19ème siècle, et que l'on nomme sottement en français la "philosophie" des "Lumières" (mouvement franchouillard qui ne rassembla que de fumeux idéologues comme Rousseau ou Montesquieu, et polémistes comme Voltaire, Diderot, d'Holbach et leur clique, que l'on appela "philosophes" sans doute par dérision, à moins que ce ne soit par méconnaissance du mot), et il y eut l'Illuminisme porté essentiellement par la Franc-maçonnerie mystique (Goethe, Emanuel Swedenborg, les barons Tschoudy et von Hund, Louis-Claude de Saint-Martin - dit "le philosophe inconnu" -, Martinès de Pasqually, Jean-Baptiste Willermoz, etc …) et à l'origine de toute la philosophie du romantisme (Schelling, Novalis, Hegel, Bernardin de Saint-Pierre, Chateaubriand, Schopenhauer … jusqu'à Nietzsche prolongé par Bergson et Teilhard de Chardin).

Au fond, ces deux courants consacrent deux épistémologies concurrentes : la connaissance par la spéculation (c'est-à-dire le raisonnement logico-déductif à ne pas confondre avec le rationalisme qui est la doctrine de la préexistence, dans l'esprit, de structures cognitives indépendantes de l'empirique) et la connaissance par l'intuition.

Spéculation et intuition se sont opposées tout le long de ce 18ème siècle et sur tous les plans, ainsi que le romantisme et le positivisme l'ont fait au 19ème.

Et, pour le malheur de l'humanité, c'est le courant "spéculativo-positivo-scientiste" qui a façonné tout le 20ème siècle.

Il est indispensable et vital que notre 21ème siècle renonce à la voie de la spéculation (dans tous les sens de ce terme y compris idéologique et financier) et explore la voie de l'intuition (qui réhabilite la spiritualité, la créativité, l'ésotérisme, l'initiation, etc …).

Dans la réalité de l'esprit, intuition et spéculation sont dans un rapport dialectique : la spéculation stimule et consolide les idées qu'engendre l'intuition. Mais il est essentiel de bien voir que c'est l'intuition qui mène le bal de la connaissance, et que la spéculation n'en est que l'humble servante. En faire la maîtresse rend toute la démarche stérile, glorifiant la ratiocination et ressassant sans cesse les mêmes modèles usés jusqu'à la corde.

 

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Le christianisme a pris, au fil de son histoire, quatre directions divergentes.

Il y a un christianisme latin (le catholicisme) calqué sur l'empire romain, centraliste, impérialiste, dogmatique,, hiérarchique et légaliste.

Il y a un christianisme grec (l'orthodoxie originelle) multipolaire, réticulé, mystique et monachiste, imprégné des modèles philosophiques hellénistiques.

Il y a un christianisme slave (l'orthodoxie dite "russe") d'inspiration grecque, confondu avec une idéologie nationaliste panslave, opposé tant aux romains qu'aux teutoniques.

Il y a un christianisme germain (le protestantisme), virulemment antilatin, tribal, polymorphe, plus éthique et théologique que religieux.

En fait, le christianisme reproduit la carte géographique de l'Antiquité.

 

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Pour que le christianisme - et spécialement le catholicisme - puisse avoir une chance de survie, il doit renoncer radicalement :

 

  1. à faire de Jésus un "Dieu incarné", une "personne divine" et à le prendre pour autre chose que son prophète ou son christ totalement humain ;
  2. à présenter les Evangiles et autres écrits néotestamentaires comme des vérités historiques et à oublier qu'ils ont été écrits entre 70 et 200 par des auteurs multiples dont aucun n'a connu ni Jésus, ni son histoire, et dont le but n'a jamais été historiographique ;
  3. à s'approprier la Bible hébraïque et à prétendre à une quelconque "filiation" juive (même si les Evangiles, dans un but hagiographique, ont fabriqué leurs récits pour qu'ils "collent" à certaines prophéties juives, surtout à celles d'Isaïe) ;
  4. à prétendre que ce sont les Juifs qui ont tué Jésus (les Juifs n'ont jamais rien eu à fiche de Jésus et ce sont les Romains qui ont crucifié Jésus pour actes de subversion et de sédition, comme ils en ont tué des milliers d'autres) ;
  5. à son universalisme et à ses stratégies de prosélytisme, de missionnarisme et de conversion ;
  6. à voir autre chose que des symboles dans la naissance virginale, dans l'eucharistie et les autres sacrements, dans les "miracles" relatés par les textes évangéliques, notamment les épisodes de la résurrection et de l'ascension de Jésus, etc … ;
  7. à toutes les fables concernant le péché originel, le Paradis et l'Enfer (y compris le Purgatoire), le Diable, la résurrection des morts, le jugement dernier, la parousie, etc …

 

Moyennant ces sept conditions, le christianisme peut avoir une chance de redevenir un tant soit peu crédible auprès de ses ouailles.

A l'instar du bouddhisme ou de l'islamisme, le christianisme pourra alors redevenir ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : une voie spirituelle et morale invitant à l'imitation de son prophète Jésus-le-christ, telle que symboliquement tracée dans l'Evangile (anciennement nommé "nouveau testament").

 

Symétriquement, pour devenir respectable, l'islamisme devra radicalement renoncer :

 

  1. à croire que le Coran est l'œuvre de Muhammad-le-Prophète (qui était illettré) et que les Hadits sont ses propres paroles ;
  2. à prendre le Coran au pied de la lettre et à ne pas comprendre qu'il s'agit d'un texte d'essence symbolique comme tous les textes de toutes les traditions spirituelles et religieuses ;
  3. à se prétendre supérieur aux autres traditions spirituelles et religieuses ;
  4. à cultiver toutes ses stratégies impérialistes, missionnaristes et prosélytiques ;
  5. à traiter les femmes en êtres inférieurs, condamnées à l'obéissance, et à leur refuser liberté et respect, quelles que soient leurs croyances ;
  6. à pratiquer l'esclavage, sous quelque forme que ce soit ;
  7. à pratiquer la torture et les châtiments corporels, quels qu'ils soient.

 

Moyennant ces sept conditions, l'islamisme pourra prétendre être estimable et respectable. Autrement, il restera une idéologie de guerre, de violence et de domination.

 

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D'Alain Finkielkraut :

 

"Écrire avant les écrans, c’était faire un effort. Aujourd’hui, c’est se lâcher. Dans ce nouveau média, l’immédiateté règne. Ce qui était un acte intellectuel devient un acte pulsionnel. La haine et la grossièreté prospèrent sur le cadavre des formes."

 

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D'un anonyme :

 

"Quand on est de gauche, on est 'engagé' et

quand on est de droite, on est 'controversé'."

 

Magie des mots au travers de la phraséologie socialo-bobo.

 

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Il faut combattre à mort l'idée gauchisante (qui est au cœur de la sociologie française) que l'homme et ses actes sont toujours de purs produits de la société. Autrement dit, ce serait la société qui fabriquerait les assassins et les terroristes, les violeurs et les pédophiles, … mais aussi les génies.

Négation nauséabonde de la responsabilité et du talent personnels.

Chaque personne est le fruit d'une dialectique entre la Vie à l'intérieur d'elle et la Vie à l'extérieur d'elle ; la société n'est qu'une des composantes de cette Vie de l'extérieur ; elle est un champ de contrainte, mais pas une matrice. C'est la Vie qui est la matrice unique dont tout ce qui existe émerge dans son unicité et dans son originalité.

Il est vrai que l'absence de vie intérieure rend, mécaniquement, l'individu réponse purement réactive à la vie extérieure donc à la société. Mais c'est précisément là où se trace la frontière entre l'homme aristocratique et l'animal humain.

Cette distinction pourtant capitale a été artificiellement masquée par la folie égalitariste et démocratique. C'est le terrible lot de notre époque (même si le tracé de cette ligne de démarcation parait délicat malgré le fait que 85% des humains sont du "mauvais" côté ; en fait, il ne s'agit pas d'une ligne, mais d'un seuil).

 

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Le 05/01/2018

 

Il est comique que, en couverture d'un numéro spécial du Point, sur les six noms cités pour illustrer le thème "Vivre sans Dieu", trois soient des mystiques : Spinoza, Schopenhauer et Nietzsche …

Les trois autres sont d'authentiques athées matérialistes dont deux non-philosophes (Monod et Dawkins). Le sixième est bien dans la cible : Feuerbach.

De plus, cette perpétuelle confusion entre spiritualité et religion est agaçante.

 

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Toute certitude humaine est passagère.

 

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Trois concepts doivent être bien distingués avec soin : Vérité, Certitude et Foi.

Je sais. Je décide. Je crois.

Pour ma part, le concept de Vérité est vide de sens. Il ne reste alors que de la Certitude et de la Foi.

La Certitude étant volatile, il ne reste que la Foi : "Je crois que …"

 

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Une intention n'est pas un but.

Une intention est une règle immanente qui oriente le temps et détermine une logique d'évolution.

Ainsi, par exemple, si la règle est : "à chaque croisement de routes, je prends la branches qui monte le plus", elle oriente le temps puisque tout évoluera du bas vers le haut … avec des hauts et des bas. Et il arrivera un moment où l'on sera arrivé à un sommet et où plus aucune branche de route ne montera. On pourra alors croire qu'arriver au sommet était le but du processus ; il n'en est évidemment rien.

L'univers pris comme un Tout organique est bien mû par une règle intentionnelle immanente qui peut prendre trois formulations équivalentes : c'est la règle de l'encombrement minimal (version volumétrique), ou de la tension minimale (version harmonique), ou du désordre minimal (version eidétique).

Intentionnalité n'est pas finalité !

 

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Ne jamais confondre "créationnisme" (création du monde par un Créateur divin extérieur) et "créativisme" (existence d'une puissance créative immanente qui engendre en permanence des émergences inédites).

 

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Les idéologies gauchisantes ont réussi à imposer un mot "fourre-tout", facile à utiliser - surtout pour fustiger - mais vide de sens réel : ce mot est "capitalisme".

Le capitalisme, à l'origine, désignait simplement le financement privé du capital social des entreprises productrices.

Mais aujourd'hui, sous la pression idéologique et médiatique, ce mot recouvre un tas de notions hétéroclites et souvent contradictoires entre elles à savoir : le libéralisme (comme opposition à toute forme d'Etat autoritaire), le libertarianisme (comme préséance absolue de l'économique sur le politique), l'industrialisme (comme mode de production de masse), le financiarisme (comme usage spéculatif des avoirs monétaires), l'entrepreneuriat (comme goût de créer des entreprises, commerciales ou non), le consumérisme (comme appétence effrénée à surconsommer), le mercantilisme (comme propension à faire du commerce avec n'importe quoi), le bourgeoisisme (comme obsession du confort matériel), l'élitarisme (comme affirmation des différences de talents), l'esclavagisme (comme exploitation d'une main-d'œuvre peu onéreuse et sous-qualifiée), le paternalisme (comme tutelle du riche sur le pauvre), etc …

Avec autant de râteliers ouverts, l'anticapitalisme a de quoi s'empiffrer ! Mais cette goinfrerie idéologique est radicalement stérile et dramatiquement dévastatrice, condamnée au totalitarisme et à la violence, car elle nie la simple réalité et, plus gravement, elle refuse la nature humaine.

 

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Tout processus complexe évolue par une dialectique entre maintenance et déviance. La régulation permet d'atténuer rétroactivement la déviance afin de préserver la logique ancienne. La crise permet d'amplifier proactivement la déviance afin de faire émerger une nouvelle logique ; il y a alors bifurcation processuelle. En l'absence de déviance, le processus se sclérose.

Mais ces évolutions ne sont jamais linéaires ; elles sont partout sujettes à des effets de seuil (donc des processus accumulatifs) et à des émergences imprévisibles (donc des processus créatifs).

 

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La science n'est jamais dangereuse ; c'est la technique qui l'est.

 

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La technique est la mise en œuvre de la science (ou, plus généralement, de la connaissance) dans le but de transformer un monde, dans le but de remplacer de la naturalité par de l'artificialité.

 

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De Pierre Teilhard de Chardin (Pékin, 1944) :

 

"(…) seul un (…) panthéisme interprète exactement et satisfait pleinement les aspirations religieuses humaines, dont le rêve est finalement de se perdre consciemment dans l'unité."

 

Le monisme teilhardien pose une métaphysique de l'accomplissement (de l'unification) qui est une métaphysique du Devenir opposée aux métaphysiques de l'Être. Le terme de l'accomplissement teilhardien est le plérôme c'est-à-dire l'avènement du Christ comme unité divine absolue enfin réalisée (le point Oméga). L'univers n'y devient pas "quelque chose", mais bien "quelqu'un" : le Christ accompli.

Dans le chef de Teilhard, cette dénomination de "Christ" était indispensable pour "christianiser" son monisme messianique, mais elle est métaphysiquement inutile (et n'a pas empêché sa condamnation par le Vatican).

Il fit du Christ l'Âme de l'évolution universelle : le Logos qui engendre la Kosmos. Mais il est curieux de constater que l'Esprit est absent de sa théologie - de sa christologie vaudrait-il mieux dire.

 

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Le 06/01/2018

 

De Michel Serres :

 

"Le monopole du savoir, qui était détenu par l'école et par l'université, a été capturé par la télévision, la radio, les médias au sens large. C'est la cause première de la crise de l'enseignement."

 

"Les gens ne se parlent pas. Ils s'évitent, ils se regardent à peine."

 

"Jamais n'exista la démocratie du savoir."

 

"La culture ne protège pas de la barbarie."

 

"Les gens préfèrent la pauvreté pourvu qu'ils soient au milieu de plus indigents qu'eux, à une richesse qui les placerait au milieu de gens prospères... La situation réelle les tente moins que la relation sociale... tout le mal du monde vient de la comparaison."

 

"Le siècle des Lumières tenta de nous libérer de Jupiter, je veux dire de l'emprise du divin. Y réussit-il? Passé le second conflit mondial, quelques hommes de talent et de bonnes volonté inventèrent une Europe sans frontières pour tenter à leur tour, de libérer les nations de l'emprise de Mars, je veux dire des horreurs mortelles de la guerre. Réussiront-ils? Faut-il désormais nous affranchir des affrontements déclenchés par l'emprise de Quirinus, je veux dire par la production, le travail, l'épuisement des ressources, le commerce, l'économie, la circulation volatile des biens et des signes? Quelles nouvelles Lumières libéreront l'humanité de ces trois faux dieux ?"

 

"Pour voir le temps qu'il fait, nul n'observe plus le ciel,

tous regardent la météo, à la télévision."

 

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Les humains ne parlent bien que d'eux-mêmes. Pour le reste …

 

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Le 07/01/2018

 

Il y a une chaîne de doctrines qui constitue l'épine dorsale de toute la Modernité et qui, aujourd'hui, s'effondre peu à peu : humanisme (Erasme, Montaigne), rationalisme (Galilée, Descartes), criticisme (Kant, Hobbes, Montesquieu), matérialisme (d'Holbach, Helvétius), positivisme (Comte), utilitarisme (Bentham, Mill), scientisme (Laplace, Condorcet, Darwin, Dawkins), nihilisme (Stirner, Marx, Feuerbach, Freud), phénoménologisme (Husserl, le premier Heidegger, Gadamer), existentialisme (Kierkegaard, Levinas, Merleau-Ponty, Sartre, Beauvoir), analycisme (Frege, Russell, Rawls), droit-de-l'hommisme (Rousseau, Champion de Cicé, Grégoire, Mirabeau, Danton, Marat, Roosevelt, Cassin).

Toutes ses doctrines peuvent être, grossièrement, ramassées et rassemblées sous la dénomination de "philosophies du Sujet" qui reposent sur l'idée qu'il existe une "transcendance humaine", c'est-à-dire l'idée d'une distance irréductible entre le sujet et l'objet, et l'idée d'un statut spécial pour l'humain face au reste du monde.

 

Cet "humanisme" généralisé fut la clé de voûte de toute la Modernité qui s'étiole sous nos yeux. Chaque homme y était considéré, par essence et par naissance, comme doté de liberté, de dignité et de droits inaliénables, quoiqu'il pense, dise ou fasse. Il existerait une morale naturelle. Souvent, l'individu ne serait que très partiellement responsable de ce qu'il pense, dit et fait, non de par de sa nature, mais bien de par les contraintes sociétales qu'il subit.

Par essence, encore, tous les humains seraient égaux, en fait et en droit, car tous porteurs indéfectibles de cette liberté, de cette dignité et de ces droits ontiques qui en feraient des êtres d'exception.

Toujours par essence, l'humain aurait tous les droits sur tout le reste de l'univers, en général, et sur la Nature terrestre, en particulier, qu'il pourrait saccager et piller selon son bon vouloir.

L'humain serait le roi du monde. L'humain serait un homme-dieu d'une nature supérieure à tout le reste qui existe.

Avec la montée, au 20ème siècle, de l'athéisme, du matérialisme et de l'hédonisme, cet hyper-humanisme délirant est devenu le fondement de la normalité et de la moralité (ce qui revient quasi au même : ce qui est "normal" est "moral" et réciproquement).

 

Au fil des siècles, heureusement, ont échappé à cet enchaînement au Sujet, des penseurs remarquables comme Pascal, Leibniz, Spinoza, Molinos, Guyon, Fénelon, Böhme, Swedenborg, Saint-Martin, Schelling, Novalis, Hegel, Schopenhauer, Nietzsche, Bergson, le second Heidegger, Wittgenstein, Whitehead, …

Tous ces penseurs ont ceci de commun qu'ils ne placent pas "l'Homme" sur un piédestal, en haut du podium des mondes : l'humain n'est qu'une manifestation comme les autres de "quelque chose" qui le dépasse infiniment et que l'on peut, indifféremment, nommer Dieu, Esprit, Vie, Un, etc … Ce "quelque chose" de transcendantal éteint la dualité entre Sujet et Objet, annule l'Être au profit du Devenir et restaure l'humain dans sa liberté, sa responsabilité, son devoir, sa vocation, son mérite, mais seulement au service inconditionnel de ce "quelque chose" de transcendantal qui lui donne, et lui seul, sens et valeur.

L'humain au seul service de l'humain, ne vaut rien et ne peut revendiquer ni droits, ni dignité !

 

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Peut-on rire de tout ? Oui, sans doute, mais à une condition indispensable et préalable : celle de rire d'abord de soi-même.

 

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Notre époque est celle du sens littéral, du premier degré, du degré zéro de l'intelligence et de la dérision.

Quand je dis qu'une blanche vaut deux noires, je n'insinue nullement qu'il faille deux négresses pour égaler une Marie-Chantal, je parle de solfège. Quand je décris une noire coincée par deux blanches, je ne raconte pas l'arrestation d'une de mes deux ci-devant négresses par deux policières diaphanes et blondes, je parle de mon piano.

Etc …

L'humour noir - qui n'a que rarement à voir avec mes chères négresses - fait rire ou sourire une foule de braves gens, hommes et femmes confondus, qui n'ont rien de monstres sanguinaires ou de tortionnaires sataniques.

Et utiliser avec tendresse le mot "négresse" ne fait pas de moi un raciste et n'a rien d'insultant puisqu'il est bien plus poétique que les circonlocutions lourdes et compliquées comme "femme d'origine africaine, plus ou moins sombre de peau, aux cheveux naturellement crépus, avec des ascendants statistiquement bantous".

Ainsi, je préfère, et de loin, que l'on dise de moi que je suis un Juif plutôt que d'utiliser des ridicules "tours autour du pot" comme : "français - que je ne suis pas - d'origine juive" ou, pire, de "français de confession israélite".

Le bon humour juif - qui me fait en général pisser de rire - est une spécialité quasi exclusivement juive … nous en sommes devenus virtuoses car n'étant autorisés à rire de rien ni de personne, depuis des milliers d'années, nous avons appris à rire de nous-mêmes. C'est gratuit, ça fait du bien et ça ne nuit à personne.

 

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Elisabeth Lévy  s'inquiète, à juste titre, de cette "offensive contre le droit sacré de déconner".

 

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Bien des Juifs ashkénazes se sont engagés profondément dans les idéologies socialistes et communistes (Trotski, Zinoviev, …) ; beaucoup d'entre eux et de leurs descendants de ma génération sont restés enlisés à gauche … malgré le patent antisémitisme de celle-ci qu'il ne voulait, en aucun cas, regarder bien en face. Pourquoi ?

Parce que l'âme juive est fondamentalement et profondément religieuse et qu'à force d'oublier la Torah, on penche à adhérer à une communion idéologique comme le marxisme.

Dans tout ce qu'ils sont, dans tout ce qu'ils font, les Juifs sont d'abord foncièrement religieux, même les plus athées.

Nous avons cette religiosité puissamment chevillée au cœur, à l'esprit et à l'âme.

 

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Le plus essentiel de l'âme juive, c'est la fidélité ou la pureté.

L'une ne va pas sans l'autre. Ce qui est pur n'est pas altéré ; ce qui est fidèle ne se laisse pas altérer.

Fidélité à une Alliance. Fidélité à une mémoire. Fidélité à une vocation.

 

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De Marthe Robert :

 

"Ce qui importe d'abord dans la vie, selon un rabbin du Talmud : transformer son miroir en une fenêtre ouverte sur la rue."

 

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Ce que nous construisons, nous construit.

 

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Tout cheminement vers la Gnose passe par trois étapes exprimées par Plotin et reprises par Jean de la Croix, Jacques Maritain et Pierre Hadot, entre autres : la voie purgative, puis la voie illuminative et enfin la voie unitive.

La voie purgative pour se "purger" du monde profane : c'est la libération hors des esclavages.

La voie illuminative pour recevoir les "outils" du monde sacré : c'est la révélation des Tables de pierre.

La voie unitive pour opérer l'unio mystica dans le monde sacré : c'est la sublimation par la traversée purifiante du Désert.

 

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Vivre selon l'Esprit …

 

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Au prétexte de pourchasser les superstitions, la Modernité et les "Lumières" voulaient éradiquer toute mysticité.

Lorsque le Divin devient trop lointain, trop inutile, trop abstrait, tout se passe comme s'il n'existait plus.

D'où l'importance, aux côtés de YHWH, de la Shékinah : l'immanente Présence divine dans tout ce qui existe.

 

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Vivre dans la Présence continuelle du Réel …

 

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Les plotiniens disaient : "Retranche toute chose".

Les stoïciens disaient : "Accueille toute chose".

Le Réel "sous" la manifestation ou le Réel "par" la manifestation".

Mystique du retrait ou mystique de l'assomption.

Je choisis la seconde !

 

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A mon âge (65 ans), le but de la vie commence à être de ne pas rater sa mort.

 

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Ce n'est pas du tout ma propre mort qui m'angoisse, mais bien la tristesse et la solitude de ma femme adorée.

 

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J'arrive au début de la fin de ma vie. J'arrive aussi au début de la fin de mon œuvre. Qu'espérer de mieux ?

 

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D'Alexandre Lacroix :

 

"Que vaudrait, au fait, une heure de bonheur ou de volupté,

si nous étions immortels ?"

 

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J'aime assez Francis Wolff quand il parle de partir "de la base, des questions : Qu'est-ce que ? et Pourquoi ?" ou de "l'effondrement des utopies révolutionnaires du 20ème siècle, fracassées contre le mur de la réalité".

 

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De Mireille Delmas-Marty :

 

"(…) le discours souverainiste est à l'évidence dépassé et son efficacité illusoire, c'est véritable déni de réalité."

 

Et aussi :

 

"Pour la première fois, nous avons d'ailleurs un président de la République qui s'efforce de substituer à la démagogie de la simplification et du discours binaire une pédagogie de la complexité, indispensable pour penser la France, l'Europe et le monde."

 

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Les grandes bipolarités actuelles :

  • liberté et sécurité,
  • autonomie et interdépendance,
  • responsabilité et indifférence,
  • travail et jeu,
  • concentration et dilution,
  • compétition et coopération,
  • innovation et conservation,
  • exclusion et intégration.

 

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Le 08/01/2018

 

La Terreur de Robespierre et l'Empire de Napoléon furent un seul et même phénomène : la naissance du totalitarisme au nom de l'humanisme rationnel et critique.

C'est contre cela que s'est dressé le romantisme. Mais il fut vaincu …

Depuis, le totalitarisme triomphant s'est perpétué jusqu'à nos jours par des métamorphoses successives : totalitarisme révolutionnaire, totalitarisme technologique, totalitarisme industrialiste, totalitarisme idéologique, totalitarisme mercantiliste, totalitarisme financiariste, …

 

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Le totalitarisme est un réductionnisme puisqu'il réduit la totalité de l'existence humaine à quelques concepts, à quelques slogans, à quelques mensonges.

 

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Le totalitarisme n'est que la Modernité arrivée à l'âge adulte. Il était déjà vivant, embryonnaire, chez Galilée et Descartes.

 

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Le totalitarisme a quelque chose de religieux, d'incantatoire ; une religion sans divin, mais emplie de rites, de saints, de martyrs, de reliques, d'emblèmes, … C'est la raison pour laquelle elle hypnotise et fascine et attire les esprits faibles, les esprits gavés d'émotions, les esprits en manque de communion.

 

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Les aigris, les fielleux, les haineux, les frustrés d'aujourd'hui, se sont inventé un nouveau fonds de commerce : le sempiternel procès de l'esclavage et de la colonisation (et le racisme "anti-blanc" qui va avec). Mais ces petits merdeux semblent de pas comprendre que, sans l'esclavage et la colonisation, ils ne seraient pas là pour éructer leurs âneries puisque la plupart de leurs aïeux auraient été tués par les guerres, les épidémies ou les famines locales.

Le passé, bon ou mauvais, est le passé ; en faire le procès est stupide. Les faits sont là, ineffaçables, avec des myriades de conséquences et d'effets dans tous les sens.

 

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Il y a trois chemins pour monter vers l'essentiel : la métaphysique, la cosmologie et la mystique. Ces trois chemins convergent, évidemment : ils mènent à l'Un, à la Matière-Vie-Esprit, au Divin … comme on voudra.

Ce qui les différencie ? Le langage utilisé … respectivement celui des concepts (l'ouïe), celui des quantités (le toucher) et celui des images (la vue).

 

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De Friedrich Schlegel (1772-1829) :

 

"Il est temps de déchirer le voile d'Isis et de révéler le mystère. Que celui qui ne peut supporter le regard de la déesse fuie ou périsse."

 

"Un spirituel est celui qui ne vit que dans l'invisible, pour qui la vérité de toute chose visible n'est que symbole."

 

"C'est seulement par la relation avec l'infini que naissent la valeur et l'utile ; ce qui ne s'y rapporte pas absolument est vide et inutile."

 

"Libérez la spiritualité et une nouvelle humanité commencera."

 

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Schlegel écrit : "L'amour est pour la femme ce que le génie est pour l'homme".

La capacité d'aimer ce qui est, du côté de la féminité, la capacité d'imaginer ce qui n'est pas, du côté de la masculinité …

Ce distinguo me va bien .

 

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De Schlegel, encore :

 

"Il appartient à l'humanité de devoir s'élever au-dessus de l'humanité."

 

"La vertu est la raison devenue énergie."

 

"Le chaos est seulement ce désordre d'où un monde peut surgir."

 

"Unissez les extrêmes et vous aurez ainsi le vrai milieu."

 

"Celui-là seul qui est uni avec le monde peut être uni avec lui-même."

 

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Un homme n'est digne de ce nom que lorsqu'il produit du divin qui le dépasse.

 

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La noblesse est au génie ce que la beauté est à l'amour.

 

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L'esprit de virtuosité … Non pas la prouesse technique, mais bien le génie passionné.

 

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Trois tares tant adulées : la médiocrité, la vulgarité, la grossièreté.

A leur niveau, on peut pérorer sur l'égalité …

 

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Lorsqu'on aborde l'idée de spiritualité en toute généralité, deux problématiques bien différentes se dessinent.

La première concerne le Divin-en-soi ; trois chemins montent vers elle : la mystique (le Divin est la source ultime de toute extase), la métaphysique (le Divin est le fondement ontique ultime) et la cosmologie (le Divin est le principe de cohérence du Tout de ce qui existe).

La seconde est double et concerne le Divin-pour-l'homme (le rapport entre l'homme et le Divin, et le rapport entre le Divin et l'homme) ; deux disciplines s'en préoccupent, respectivement : la théologie (qu'est-ce que le Divin pour l'homme ? qu'est-ce que l'homme espère du Divin ?) et l'éthique (qu'est-ce que l'homme pour le Divin ? qu'est-ce que le Divin exige de l'homme ?).

 

Sur cette seconde problématique, se greffent la plupart des querelles et conflits - parfois violents - entre les traditions religieuses.  Ce n'est pas le Divin-en-soi qui fait problème - il est, en gros, le même pour tous -, mais bien la nature du "salut" qui est le "pont" entre lui et l'homme, c'est-à-dire la nature de la jonction entre eux : prophète, messie, ascèse, grâce, rite, sacrifice, étude, gnose, loi, parole, texte, initiation, maître, … Les variantes ne manquent pas.

Devant cette diversité de voies, s'ouvrent des choix intimes qui portent bien des noms : fidéisme, quiétisme, scepticisme, relativisme, syncrétisme, agnosticisme, opportunisme, …

Mais là, surtout, doit se prendre une décision grave ; engagement ou picorage ? Car enfin, toutes les traditions sont formelles : la quête spirituelle requiert fidélité et pureté, fermeté et persévérance, constance et courage dans la démarche. Le "zapping" n'aboutit à rien.

 

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La laïcité à la française est la réponse la plus ridicule possible d'un Etat à l'aveuglement stupide d'un pape débile (Pie IX).

Au contraire de tous les pays d'Europe et d'Amérique, la France ne reconnaît aucune religion[1] et se condamne, ainsi, à les subir toutes.

Quant aux autres pays occidentaux, soit ils ont une religion nationale, soit ils reconnaissent, selon certains critères, plusieurs religions qui, ainsi, y obtiennent certains droits en échange de comportements civiques clairement définis.

Telle est la raison profonde du fait actuel que c'est en France que l'Islam radical (le salafisme) est, de loin, plus implanté qu'ailleurs et puisse y faire autant de dégâts sociétaux.

Cette implantation salafiste est d'autant plus problématique qu'elle peut allègrement s'appuyer sur une décolonisation bâclée et ratée par De Gaulle, et sur des banlieues pourries par une idéologie socialo-gauchiste "d'intégration" et d'assistanat, qui est en total échec. 

 

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Les traditions religieuses possèdent toutes deux aspects : l'un est spirituel et intime, l'autre est cultu(r)el et collectif.

 

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Une religion sera d'autant plus fanatisée, radicalisée et agressive que sa dimension cultu(r)elle et collective prendra le pas sur sa dimension spirituelle et intime.

C'est parfaitement le cas aujourd'hui dans la sphère islamique où la plupart des djihadistes sont de parfaits ignorants en matière spirituelle et ne retiennent des sourates et hadits que leur part (malheureusement majoritaire) la plus agressive, dogmatique, péremptoire et guerrière.

 

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Plus l'homme s'éloigne de la Nature, plus il s'éloigne de Dieu.

L'athéisme est une maladie urbaine.

 

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L'athéisme est la négation radicale (et ridicule) de toute forme de Divin.

On le confond souvent avec l'antithéisme qui est le refus total et légitime du Dieu personnel et dualiste des monothéismes.

L'athéisme nie l'existence d'un Tout cohérent - sous toutes ses formes - et ne voit le Réel que comme un tas stochastique d'assemblages mécaniques livrés au hasard absurde, sans sens ni valeur.

Pour tout dire, l'athéisme - dans son vrai sens technique - est une suprême connerie et contrevient au simple constat physique (validé tant par l'expérience que par la théorie) que le Réel est bien un Tout organique, cohérent, holistique et intentionnel, qui est immanent à l'humain et qui le transcende : ce sont le démon de Laplace et le Dieu des monothéismes qui sont morts, pas le Divin (au sens du présocratisme ou du plotinisme, au sens du shivaïsme, du taoïsme, du bouddhisme ou du védantisme, au sens du kabbalisme, du maçonnisme ou du soufisme, au sens du spinozisme, du romantisme, du bergsonisme ou du teilhardisme, au sens du panthéisme, du naturalisme ou du panenthéisme, au sens du monisme, etc …).

 

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D'Elisabeth Lévy :

 

" L’intrusion numérique généralisée (…) fait que le droit à la vie privée ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir"

 

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Nous vivons une époque d'uniformisation obsessionnelle, d'uniformisme forcené : il faudrait gommer toutes les différences, celles des sexes, celles des genres, celles des races, celles des cultures, celles des intelligences, celles des talents, celles des religions, celles des copulations, celles des nationalités, etc …

Au nom de ce satané égalitarisme nivelant, étouffant, châtrant. Au nom de l'antiracisme, de l'anti-sexisme, de l'anti-tout-ce-qu'on-voudra-isme.

Et pour se donner l'illusion de gommer ces différences ineffaçables, on éradique la liberté de les clamer, de les affirmer, de les taquiner, de les désigner, de les caractériser, … Au moins, si on ne peut plus en parler sous peine de procès ou de lynchage, on pourra alors faire semblant de ne plus les voir.

 

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De Jean-François Revel :

 

"(…) on ne peut pas lire un discours d'un homme politique français sans qu'il parle de la vocation universelle de la France, pays des droits de l'homme qui a apporté la liberté dans le monde entier, etc. Il y a une inconscience sur ce que nous sommes nous-mêmes, toujours en train de nous vanter l'époque."

 

Et je surenchéris …

Depuis 1792, la France est le pays occidental le moins libéré, le moins libéral, le moins libertaire et le moins libertarien que je connaisse ! La France est le pays du social-étatisme bureaucratique et fonctionnarisé le plus envahissant, et le peuple français réclame la liberté, mais ne la veut surtout pas, il lui préfère l'assistanat et les hochets sécuritaires.

Quant à être la patrie des droits de l'homme, c'est un peu vite oublier que les émeutiers parisiens de 1789 ont, par l'entremise de Lafayette, copié Jefferson, lui-même très inspiré par les chartes anglaises (l'habeas corpus, premier des droits de l'homme, date de 1679).

 

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Lorsqu'on situe la source de la joie dans l'intériorité, Frédéric Lenoir s'effraie :

 

"La culture de l'authenticité tend (…) vers un atomisme social et une conception instrumentale des relations avec autrui : les autres ne m'intéressent que dans la mesure où ils me permettent de me réaliser".

 

Oui ! Et alors ? La seule vraie vie se vit du dedans, en dedans, de l'intérieur, mais partiellement nourrie par l'extérieur. Il ne s'agit pas d'instrumentaliser l'extériorité. Il s'agit seulement de la considérer pour ce qu'elle est : un flux de ressources qu'il faut savoir accueillir et utiliser sans exploitation, avec frugalité.

Quant à l'atomisme social, c'est vraiment la dernière de mes préoccupations.

 

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Le 08/01/2018

 

Le problème n'est pas les quelques pourcents qui gagnent de l'argent ; le problème est les milliards de cons qui en dépensent.

Avant que ceux-là n'en gagnent, il faut que ceux-ci en dépensent.

Ce sont les cons qui tuent l'humanité et le monde, pas les riches.

Les riches, eux, ne font que récolter les dividendes de la connerie des autres.

 

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D'un de mes Frères, anonyme …

 

La vie devient très difficile...

 

Je suis né blanc, ce qui fait de moi un raciste.

Je ne vote plus à gauche, ce qui fait de moi un fasciste.

Je suis hétéro, ce qui fait de moi un homophobe.

Je ne suis pas syndiqué, ce qui fait de moi un traître à la classe ouvrière et un allié du patronat.

Je suis de confession chrétienne, ce qui fait de moi un chien d'infidèle.

J'ai plus de 60 ans et je suis retraité, cela devient difficile...

Je réfléchis, sans avaler tout ce que la presse me dicte, ce qui fait de moi un réactionnaire.

Je tiens à mon identité et à ma culture, ce qui fait de moi un xénophobe.

J’'aimerais vivre en sécurité et voir les délinquants en prison, ce qui fait de moi un gestapiste.

Je pense que chacun doit être récompensé en fonction de son mérite, ce qui fait de moi un antisocial.

J’ai été éduqué sévèrement et j'en suis reconnaissant à mes parents, ce qui fait de moi un bourreau d’enfants opposé à leur épanouissement.

J'estime que la défense d’'un pays est l'affaire de tous les citoyens, ce qui fait de moi un militariste.

J’ai le goût de l'effort et du dépassement de soi, ce qui fait de moi un retardé social.

 

Et en plus je suis franc-maçon ... Ma situation est désespérée.

 

Je remercie donc mes Frères qui osent encore me fréquenter malgré tout...

 

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Un pauvre, ce n'est pas quelqu'un qui ne gagne pas assez.

Un pauvre, c'est quelqu'un qui dépense trop.

 

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Un crétin restera toujours un crétin, qu'il ait ou pas droit de vote.

 

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Il existe des démagogues parce qu'il existe des crétins gogos qui votent pour eux.

 

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Le 10/01/2018

 

Partout en occident, le "peuple" désavoue l'establishment politique dans un vaste ras-le-bol du "système".

Désaveu des partis traditionnels, montée des populismes, victoire des outsiders, déliquescence des idéologies socialistes et conservatistes, etc …

C'est cela qui explique l'élection de Trump (qui va faire s'effondrer les USA) et de Macron (qui est en train de revivifier la France), l'affaiblissement de Merkel, le Brexit (contre Cameron), la défaite de Renzi, la sécession probable de la Catalogne, de l'Ecosse et de l'Irlande du nord, la victoire de Tsipas (gauchiste devenu libéral), les dérives polonaises, autrichiennes ou hongroises, la popularité de Poutine, etc …

Contrairement à ce que scandent les médias, il ne s'agit nullement d'un rejet des "élites" ; il s'agit du rejet des fausses élites, installées depuis trop longtemps dans les sièges du pouvoir, à droite comme à gauche, et d'une soif de renouveau qui peut se traduire, soit par l'arrivée de démagogues éhontés (encore plus démagogues que les fausses élites d'avant), soit par la montée d'une nouvelle élite aristocratique porteuse du nouveau paradigme.

 

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De Brice Couturier :

 

"Cela fait plusieurs années que notre pays est gouverné par des personnages sans envergure intellectuelle. Des gestionnaires spécialisés dans le conquête et l'exercice du pouvoir. Incultes en histoire, ignorants en philosophie ; ce qu'ils apprennent à l'ENA se limite au fonctionnement de l'Etat."

 

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D'un journaliste parlant de la doctrine du prix Nobel d'économie, Amartya Sen :

 

"Pour prendre la vraie mesure des inégalités, Amartya Sen propose de changer de focale (…). Plutôt que de s'intéresser aux biens ainsi qu'aux règles qui devraient présider à leur juste répartition, comme le fait Rawls, il conseille de se concentrer sur la capacité qu'ont les acteurs à les mettre concrètement en œuvre au profit de leur projet personnel. Que peut-on faire de ses ressources, dans un contexte précis ? 'Dans cette optique, les exigences des individus sont évaluées non pas en fonction des ressources ou des biens dont ils disposent, mais d'après la liberté qu'ils ont réellement de choisir parmi les différents modes de vie auxquels ils peuvent avoir des raisons d'accorder de la valeur'. D'où le glissement opéré par Sen des biens ou libertés aux opportunités réelles de les mettre en œuvre. Sachant que celles-ci dépendent des capacités personnelles à convertir ces biens ou libertés en réalisations concrètes. Cette liberté réelle de mettre en œuvre les ressources dont on dispose, Sen les appelle des 'capabilités'. Ce sont les 'pouvoir-faire' qui sont déterminants pour la justice sociale. Il conçoit la liberté en termes d'options et d'opportunités. C'est pourquoi, à ses yeux, la mission de l'Etat-providence doit être repensée dans le sens de l'élargissement des possibilités individuelles d'agir."

 

Les "avoirs" ne sont qu'une composante des "pouvoir-faire" : à côté des ressources, il faut aussi voir les savoir-faire, la volonté et le courage, l'intelligence et les talents, ainsi que la vitalité. C'est à l'aune de ces "pouvoir-faire" qu'il faut mesurer les inégalités entre les personnes et ajuster la "justice sociale".

 

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Vu très globalement, l'économie humaine consomme ou transforme du patrimoine écologique pour engendrer du confort.

 

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Chaque monde humain (l'humanité, une société, une région, une ville, un village, une famille, une personne) est, dans toutes les dimensions écologiques, économiques, culturelles ou politiques, tenaillée entre augmentation de revenu et augmentation de patrimoine.

Chaque action, chaque décision, chaque choix est une contribution à l'une ou à l'autre.

 

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Il faut se rappeler que "l'ère Meïji" de modernisation du Japon (seconde moitié du 19ème siècle) n'a pas été désirée par les Japonais, mais imposée, sous menace de guerre, par les Américains.

Ceci explique peut-être Pearl Harbour. Ceci explique sûrement pourquoi la plupart des Japonais mènent deux vies parallèles : l'une, publique et moderne, l'autre, privée et traditionnelle. Une sorte de schizophrénie nationale, en somme.

 

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Dans la ruche des bistrots, les barmen font leur miel d'un métier à picole.

 

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La société est d'abord pratique (échanges matériels, sécurité juridique).

La communauté est d'abord affective (fraternité, solidarité, connivence).

La modernité a voulu voir la société comme réseau d'individus (contrat social, droits de l'homme). Elle s'est trompée. Une société est d'abord un réseau de communautés. C'est cette bévue qu'il faut à présent réparer.

 

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Être homme de naissance conduit trop rarement à devenir homme de conscience.

 

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Rien d'humain n'est, ni ne peut être, universel c'est-à-dire valable pour tous les hommes.

L'universalisme est une foutaise et toute prétention à l'universalisme est un poison mortel.

 

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De Frédéric Lenoir, cette très pertinente analyse :

 

"Après la repise en main catholique par les Stuart de l'Angleterre du 17ème siècle, un certain nombre de protestants puritains dissidents vont quitter l'Europe pour l'Amérique afin de bâtir 'l'Israël américain de Dieu', la 'Nouvelle Jérusalem, la 'Nouvelle Sion'. Etant persécutés, les protestants de ce siècle tourmenté lisent en effet la Bible selon une lecture par laquelle ils s'identifient aux Hébreux persécutés de l'Antiquité. L'Angleterre catholique est assimilée à l'Egypte des Pharaons, la traversée de l'Atlantique à celle de la mer Rouge, et finalement l'Amérique à la Terre Promise. Les protestants qui arrivent en Amérique du Nord se pensent comme le nouveau peuple de Dieu, dont le destin est de bâtir dans ce continent 'vide' la Cité céleste et même la préfiguration du Royaume."

 

On ne comprend rien à la réalité actuelle du vrai peuple américain (et de ses h&éros ou dirigeants) si l'on ne comprend pas la totale actualité de cette symbolique.

 

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Il est réconfortant de savoir que les écrits de Blaise Pascal ont été mis à l'Index librorum prohibitor du Vatican jusqu'à son abolition en 1965 ! Comme ceux de Montaigne ou de Victor Hugo …

 

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L'islamisme est une idéologie totalitaire qui contient une dimension religieuse, et non l'inverse.

 

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Tous les revivalismes religieux actuels ont émergé en opposition au modernisme occidental et à ses prétentions à l'universalisme et à la déspiritualisation. Mais ils se répartissent en deux catégories : les fondamentalismes qui exigent un "retour" à une pureté imaginaire ancienne (c'est la majorité des cas) et les spiritualismes qui prônent un dépassement de cette modernité perçue (à juste titre) comme délétère et obsolète.

Confondre les deux serait une grave erreur.

Cette haine fondamentaliste contre la modernité occidentale ne naît pas ailleurs que dans les banlieues pourries des villes de cette même modernité occidentale.

 

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Le 11/01/2018

 

La mémoire du passé n'a pas à subir les délires du présent.

Le passé est. Il est ineffaçable. On peut en barbouiller les images, en taire les narrations, en huer les réminiscences, en souiller les traces, en briser les stèles, en profaner les mausolées, en conspuer les évocations, voire ester contre ses signes, Rien n'y fera. Le présent n'est présent que grâce au passé qui l'a engendré. Le présent n'est que la dernière couche vivante du passé mort. Comme le cambium autour du bois de l'arbre.

Mais on peut décider de ne pas le perpétuer, ce passé, d'effectuer une métanoïa ou une catharsis,  On peut vouloir construire un nouveau paradigme.

On peut tout cela, mais la mémoire, elle, ne bougera pas un cil.

Les enragés de la Terreur croyant éradiquer le catholicisme honni en saccageant les œuvres des imagiers gothiques, n'ont pas compris que, ce faisant, ils perdaient toute dignité et toute crédibilité pour l'éternité.

 

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Je me sens spirituellement Juif, métaphysiquement Allemand, philosophiquement Grec, politiquement Anglais, sensuellement Français, scientifiquement Apatride, éthiquement Européen et vitalement Terrien.

 

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La compréhension de l'esprit humain est aujourd'hui dans une double impasse : celle du psychologisme qui tente ses explications au travers de conjectures narratives, et celle du neuroscientisme qui cache à peine son jeu matérialiste pour réduire son objet à une mécanique neuronale dans une mauvaise analogie informatique.

Mon approche est autrement plus audacieuse. Elle s'appuie sur deux idées innovantes : l'idée d'appliquer à l'esprit les modèles holistiques de la physique des systèmes complexes, et l'idée que l'esprit est l'affaire du corps entier et non pas du seul cerveau.

Et ça donne une révolution détonante.

Détonante par sa limpidité. Détonante par sa simplicité, Détonante par sa profondeur et sa fécondité. Plus besoin du fatras freudien ou lacanien. Plus besoin des entourloupes à la Dennett ou à la Changeux. Tout s'éclaire …

Et si, de plus, on ose penser chaque esprit comme manifestation de l'Esprit, alors là … Car tout participe de l'Intelligence cosmique et repose sur la Mémoire cosmique …

Tout pense. Tout sait. Tout retient.

Chaque caillou est une mémoire géologique. Chaque arbre est une mémoire végétale. Et tout interagit avec tout, ce qui est bien le propre de l'intelligence : relier les entités entre elles, en réseaux.

La révolution noologique est désormais en marche !

 

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De Matthieu Laine :

 

"Plus l'Etat intervient, plus il infantilise le citoyen".

 

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Concernant le statut de Jérusalem comme capitale des Juifs et de l'Etat d'Israël, il faut arrêter de dire des bêtises …

 

Il faut distinguer deux discours :

  1. La véracité historiographique de la Bible hébraïque. Tout ce qui précède sa mise par écrit, au 6ème s. avant l'ère vulgaire, au retour de la déportation à Babylone, doit être considéré comme de la compilation de pures légendes peut-être parfois fondées sur de vagues souvenirs. Donc il n'y a aucune historicité pour Moïse, David, Salomon et son Temple, et donc pour Jérusalem capitale de Salomon … D'ailleurs, cette historicité est spirituellement totalement inutile !
  2. Jérusalem capitale de Judée. En revanche, au retour de la déportation à Babylone (vers -538), date à la fois de la fondation du Royaume de Judée, de la rédaction de la Torah et de l'instauration de la religion juive originelle, nommée Lévitisme, l'historicité est totalement avérée : Jérusalem est bien consacrée et attestée "capitale des Judéens".

 

L'éternelle malhonnêteté de la presse antisioniste (donc de toute la presse européenne) est de confondre ces deux plans et de prendre prétexte de l'anhistoricité de David pour nier toute historicité lointaine de Jérusalem comme capitale. De -538 à aujourd'hui, Jérusalem n'a jamais cessé un seul instant d'être la capitale des Juifs, mais aussi d'être habitée en permanence - comme toute la Judée, d'ailleurs - par des familles juives qui ne l'ont JAMAS quittées.

Il y a toujours eu des Juifs en Judée, sous toutes les dominations (romaine, byzantine, arabe, croisée, turque et anglaise) …

 

En revanche, ceux qui s'appellent eux-mêmes "palestiniens" sont des immigrés récents - et leurs nombreux descendants comme eux - qui ont immigré en Israël, venant de Syrie, de Jordanie, d'Irak, d'Egypte et du Liban, engagés comme ouvriers sur les grands chantiers de la construction d'Israël lancés par les Juifs après les Alyot  (littéralement, les "montées" c'est-à-dire les retours des Juifs en terre d'Israël entre 1917 et 1948 et après). Sous la pression de l'OLP d'un communiste égyptien, formé à Moscou et nommé Yasser Ararat, ils ont refusé la nationalité israélienne qui leur était offerte (par un Etat laïque) et ont préféré rejoindre le Fatah contre ceux qui les avaient accueillis et nourris. Par contre, les arabophones (musulmans et chrétiens) d'avant l'arrivée de ces immigrants récents, ont immédiatement pris la nationalité israélienne et ne veulent en aucun cas entendre parler de devenir "palestiniens".

 

Pour mémoire, le nom "Palestine" est la déformation latine Palestina du nom d'une région qui désignait le pays des Philistins (des Phéniciens jadis installés dans la bande de Gaza dont le héros géant, Goliath, a été battu en combat singulier par David, le Juif, muni de sa fronde).

 

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Une immense erreur récurrente de l'histoire de la pensée est d'avoir opposé Foi et Raison. De là viennent les oppositions entre Religion et Laïcité, entre Mystique et Science, entre spiritualisme et matérialisme, entre spiritualité et réalité, entre âme et intellect, etc … C'est simplement ridicule.

Tout vient de la gravissime confusion entre certitude et conviction.

La Raison valide, par cohérence, des convictions qui peuvent alors, provisoirement, devenir des certitudes (personnelles), mais c'est la Foi qui forge les convictions.

Pour croire en la véracité rationnelle de la géométrie euclidienne, il faut avoir foi en les postulats d'Euclide.

Pour pouvoir croire en la véracité rationnelle de la relativité restreinte, il faut avoir foi en la constance absolue de la vitesse de la lumière.

Etc …

Répétons-le : la Raison transforme en certitudes provisoires, les convictions fondées de la Foi. Le concept vide de "vérité" ne joue aucun rôle dans cette dialectique.

 

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La dialectique entre la Mémoire et la Volonté, entre l'Identité et le Projet n'est autre que celle entre la Tradition et le progrès.

Un pôle sans l'autre n'est que sclérose ou échec.

 

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L'aporie feuerbachienne : la foi en le progrès induit la foi en le déclin de la foi.

Feuerbach, héritier de Condorcet et de d'Holbach, est vraiment le fondateur de l'humanisme athée dont procèderont Marx, Freud et tant d'autres.

Cette absurdité aporétique est affligeante de bêtise.

La foi en le progrès  historique des sociétés et des cultures humaines n'a rien de rationnel … et l'histoire vécue, depuis deux siècles, prouvent même le contraire.

Le progrès matériel induit, tout à l'opposé, une régression culturelle, intellectuelle, spirituelle, esthétique, éthique et civilisationnelle.

 

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La foi en le "progrès" n'est que la laïcisation de la foi en un autre monde, idéal et parfait, jadis "au-delà" dans le Ciel, et maintenant "à venir" sur Terre.

La Religion devient Idéologie. Est-ce bien là un "progrès" ?

Le seul "progrès" qui vaudrait et qui ferait "désaliénation" et "libération" de l'homme, serait le rejet radical de toute croyance en un autre monde, le rejet de quelque idéal que ce soit, de quelque perfection que ce soit, ni "au-delà", ni "à-venir".

Le seul "progrès" serait alors d'être envahi définitivement par l'inébranlable foi que le seul monde qui soit réel, est ici et maintenant et que ce monde, si l'on veut bien y vivre totalement, est rempli de joie et de plénitude.

 

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La grande invention juive - elle est due aux anciens prophètes -  est celle du temps orienté. Pour reprendre le mot de Herschel : les Juifs sont les "bâtisseurs du temps".

Le temps s'oriente.

Au contraire du temps grec qui est cyclique et statique, le temps juif est une flèche orientée depuis la Promesse lancée jusqu'à l'Alliance réalisée. Le temps a un avant et un après ; il va du profane au sacré, de l'ignorance à la connaissance, de la multiplicité à l'unité, de l'aveuglement à l'illumination.

Nulle question d'idéalité ou de perfection, nulle question de progrès ou de salut.

Il s'agit d'un processus initiatique qui est autant intérieur et personnel qu'extérieur et cosmique.

 

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Dans le fond de  mon âme, je suis un chercheur. Je l'ai toujours été. Et maintenant, je ne sais plus quoi chercher. Tout ce que je cherchais, je l'ai trouvé. Et tout ce que j'ai trouvé, j'en ai confronté la cohérence, depuis des années, avec tout le reste … et ça tient. Alors maintenant, que faire encore ?

J'ai atteint une compréhension globale satisfaisante du Réel, une compréhension consistante et cohérente. Que faire alors, maintenant ? Que chercher encore lorsque tout le trouvable, à mon échelle, a été trouvé ?

 

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Le 12/01/2018

 

D'un anonyme sur la Toile :

 

"L’extrême minorité représentée par les médiagogues ne peut imaginer d’être contrariée par des opinions n'ayant pas reçu son autorisation."

 

J'aime ce néologisme : "Médiogogue", ces médias et journaleux (type "Libé" ou "Obs" ou "Mediapart" ou "Inrocks" ou "Télérama", etc …) qui constituent la fange nauséabonde de la bien-pensance socialo-merdique et qui vivent au crochet des subventions c'est-à-dire du travail des contribuables.

 

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De Saïd Ben Saïd, dans "Le Monde" :

 

"Il faut bien admettre que le monde arabe est, dans sa majorité, antisémite, et cette haine des Juifs a redoublé d'intensité et de profondeur, non pas avec le conflit israélo-palestinien, mais avec la montée en puissance d'une certaine vision de l'Islam (…). L'antisémitisme des Arabes, aujourd'hui, est le même que le vieil antisémitisme européen. Il fonctionne sur le même registre, comme une paranoïa dépourvue d'argumentaire."

 

L'islamisme, comme ses prédécesseurs le jacobinisme, le socialisme, le léninisme, le nazisme, le stalinisme, est profondément antisémite.

Tous les totalitarismes sont viscéralement antisémites. C'est, entre autres, à cela qu'on les reconnaît.

Le Juif leur est en exécration parce que le Juif et le Judaïsme sont, par essence et construction, l'opposé absolu à tout totalitarisme.

C'est la figure de Moïse face à Pharaon lorsqu'il vient libérer les Hébreux de l'esclavage.

Le Judaïsme est le parangon de l'œuvre de libération.

 

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Les graves problèmes du moyen-orient sont moins le conflit israélo-palestinien, que le conflit atavique entre sunnisme et chiisme.

Quand donc l'occident comprendra-t-il que son allié d'avenir est le chiisme en général et l'Iran (la Perse !) en particulier. Hors le pétrole, il n'y aura jamais rien de bon à tirer des analphabètes du désert et de leurs affidés maghrébins.

 

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Jean Twenge de l'université de San Diego, dans "iGen" (Internet Generation ou génération Z), a étudié (sur 11 millions d'enquêtés) les traits de caractère de la génération née autour de l'an 2000 et juste après.

Les voici :

  • Esprit de grande tolérance (pas de conflit),
  • Etonnante frilosité face aux idées (mise en retrait des débats réels et directs),
  • Préférence pour le hashtag militant à l'engagement politique ou civique,
  • Enclin à la restriction de la liberté d'expression (réflexe sécuritaire),
  • Peu aventureux tant sentimentalement que professionnellement,
  • Désireux d'un emploi stable,
  • Sujet à la dépression nerveuse,
  • Forgé par la surprotection parentale et la surexposition numérique,
  • Aversion pour le risque.

Bref : des planqués trouillards !

La génération Y, quant à elle, est encline à la déception blasée, au détachement émotionnel, au narcissisme et à la dépression psychique.

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Est symptomatique de leur collusion, l'incapacité des médias à comprendre que l'establishment politique, que les partis "traditionnels" (socialiste, communiste, conservatistes et nationaliste) et que le clivage gauche-droite sont raides morts.

Il reste à tuer le social-étatisme et le culte de l'Etat.

 

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La Kabbale est une mystique qui est initiatique et ésotériste ; elle est une manière de lire les textes saints (essentiellement les premiers chapitre de la Genèse, le chapitre 3 de l'Exode, la description de la Tente de la rencontre, le Cantique des cantiques, le vision du Char divin d'Ezéchiel, …) sur le quatrième plan : celui du Sod (le "secret" en hébreu), les trois autres plans, inférieurs, sont ceux du sens littéral, du sens moral et du sens philosophique.

La tradition kabbalistique n'est pas une doctrine dogmatique, mais, philosophiquement, on peut dire d'elle qu'elle est moniste, panenthéiste, mystique, naturaliste et ésotériste (donc fort éloignée du monothéisme rabbinique).

Il ne faudrait pas réduire toute la Kabbale (toutes les Kabbales faudrait-il dire car il y a plusieurs courants : zoharique, aboulafien, lourianique, hassidique, …) au seul Arbre Séphirotique …

 

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Contrairement à ce que beaucoup ont dit et disent encore, la Modernité est l'aboutissement logique et paroxystique de la Chrétienté puisqu'elle exalte la personne individuelle (libre de son salut et responsable de ses actes) dans le cadre d'une idéologie (religieuse ou laïque) égalitaire, universaliste, victimiste et paupérolâtre ("Il est plus facile pour un chameau de passer par le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer au royaume des cieux" - Marc : 10;25, Matthieu : 19;24, Luc 18;25).

Le socialisme est la doctrine finale de la Modernité, source et tremplin du nihilisme de ce 20ème siècle qui continue de sévir aujourd'hui.

Encore une fois, Nietzsche avait raison sur toute la ligne.

La fin de la Modernité est aussi la fin de la Chrétienté. Et c'est maintenant !

 

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Le christianisme ne peut être vu comme l'héritier du judaïsme originel qu'en ceci qu'il en prend, systématiquement, le contrepied[2]. Il en est l'exact opposé. Les Evangiles évoquent d'ailleurs à foison le conflit entre le rebelle Jésus et les institutions juives, tant sadducéennes que pharisiennes.

 Cet antagonisme irréductible est la source de l'absurde procès en déicide fait aux Juifs pendant près de deux millénaires (malgré que l'épisode "Jésus" soit passé totalement inaperçu dans le monde juif de son époque) et de l'antijudaïsme chrétien devenu antisémitisme européen et antisionisme musulman.

 

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L'islamisme doit beaucoup plus au christianisme qu'on ne le croit habituellement.

 

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La christianisme est né de la négation du judaïsme et du paganisme, et a abouti, naturellement, au socialisme et au nihilisme.

Cette négation du judaïsme et du paganisme antiques fut, en fait, la négation de la rationalité intrinsèque de ce monde dont l'absurdité et l'incohérence vécues devaient être l'œuvre du Malin et le champ du Mal. Il fallut donc inventer un "autre monde" (totalement ignoré et absent des philosophies anciennes, tant juives que grecques) qui soit "au-delà" dans sa version religieuse chrétienne ou "à-venir" dans sa version laïque socialiste.

En voulant réhabiliter la rationalité du monde au sein de la chrétienté (Erasme, Montaigne, Galilée, Descartes), la modernité en a, en fait, saper les fondements.

 

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D'Elisabeth Lévy :

 

"De même qu’un violeur n’attente pas à l’honneur de sa victime, il perd le sien, les insultes ne dégradent que ceux qui les profèrent et devraient les disqualifier."

 

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La pire engeance ? Les barbares raffinés !

 

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Les trois questions essentielles qui fondent un paradigme humain, sont les suivantes :

  • Qu'est-ce qui relie les humains entre eux, horizontalement, pour fonder une morale, une politique, une économie ? C'est le rôle des religions et des idéologies.
  • Qu'est-ce qui relie les humains à la mémoire, temporellement, pour fonder une pérennité, une continuité, une transmission ? C'est le rôle des traditions et des éducations.
  • Qu'est-ce qui relie les humains au Tout, verticalement, pour fonder du sens, de la transcendance, de la valeur ? C'est le rôle des spiritualités et des philosophies.

 

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Frédéric Lenoir, analysant les évolutions spirituelles de notre temps, repère trois mutations que je fais totalement miennes :

 

"La Réalité ultime (…) est de moins en moins identifiée à la figure d'un Dieu personnalisé et prend davantage celle d'un divin impersonnel, inobjectivable, indicible. Cette première mutation en impulse une deuxième : l'homme cherche moins à rendre un culte à un Dieu extérieur qu'à éprouver le divin dans les profondeurs de son être. Enfin, l'homme contemporain entend réenchanter le monde, c'est-à-dire retrouver le divin à travers ses manifestations cosmiques. A la figure d'un Dieu lointain et étranger au monde (…) se substitue la figure de ce que les Anciens appelaient 'l'Âme du monde', figure éminemment féminine des innombrables manifestations du divin dans un cosmos vivant."

 

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L'hénologie précède absolument l'ontologie.

 

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Le 13/01/2018

 

Les livres des autres ne me nourrissent plus, mais ils me stimulent.

 

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Donald Trump en parlant de l'existence de "pays de merde", soulève un tollé dans les rangs de la bien-pensance socialo-gauchiste qui, sans doute, n'a pas dû beaucoup voyager. Mais bien sûr qu'il existe des pays pourris où l'on cultive la corruption, la haine, la tyrannie, la fainéantise, la drogue, l'esclavage, la violence, le parasitisme, etc … Et bien sûr qu'il faut boycotter ces pays-là (même s'ils sont producteurs de pétrole ou d'uranium).

 

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Le nouveau paradigme, aujourd'hui en pleine émergence, a probablement germé entre 1918 et 1929 dans la remise en cause fondamentale de toutes les normes de la modernité, tant en science (théories relativistes et quantiques), qu'en philosophie (Bergson, Whitehead, …) et en art (courants surréalistes, abstraits, expressionnistes, atonals, …), mais aussi sociologique (libération de la femme) et idéologique (remise en cause des "idéaux" républicains, démocratiques et moraux).

 

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S'il y a bien cinq choses qui ne m'intéressent pas du tout, c'est bien la finance spéculative, la mode, le show-business, le sport et la télévision.

Ah non ! Il y en a une sixième : la crétinerie (qui englobe les cinq autres, d'ailleurs).

 

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Trump a deux grands mérites : d'abord, il relance l'économie US en la repliant sur elle-même et, ensuite, ce faisant, il désengage les USA de la scène mondiale (enfin, de l'air !).

 

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Le jour où la médecine - mais aussi tous les arts pratiques - comprendra que c'est l'aval qui tire l'amont, que c'est le tout qui engendre ses parties et que c'est la finalité qui stimule les causes, un grand pas en avant sera fait.

 

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Le moteur de l'évolution n'est pas l'adaptation, mais bien … la création !

 

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Au contraire du sunnisme - la religion figée des illettrés -, le chiisme prône la réinterprétation continue des sourates coraniques. En Perse (il faut bannir le nom "Iran" qui signifie "patrie des aryens"), la "révolution islamique" du sinistre Khomeiny (admiré par Sartre et Foucault) n'aura été qu'une petite parenthèse putride (quarante ans au plus … ce qui est déjà beaucoup trop).

L'occident doit tout faire pour aider la Perse à se rétablir comme grand foyer culturel de l'humanité.

 

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Les dix caractéristiques de la France depuis toujours, selon Laine et Feldman : centralisatrice, interventionniste, protectionniste, fiscaliste, antilibérale, antireligieuse, légaliste, institutionnaliste, égalitariste et étatiste.

C'est le portrait exact de ce que j'ai appelé, d'un mot, le social-étatisme.

Portrait affligeant … mais ô combien véridique …

"La France (…) est un Etat avant tout (…) un Etat avant d'être une Nation".

 

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Le pont entre l'intérieur et l'extérieur : l'attention émerveillée !

 

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La notion de questionnement ouvre deux voies : celle de la quête qui est celle de la spiritualité, et celle de la rassurance qui est celle de la religiosité.

Il y a le questionnement qui nourrit le cheminement - probablement sans fin - et il y a le questionnement qui exige des réponses, des certitudes, des "vérités".

Autrement dit, il y a la voie initiatique (ésotérique et élitaire) et il y a la voie dogmatique (exotérique et populaire).

Toutes les traditions religieuses et spirituelles sont habitées par ces deux voies dont la dialectique, selon les époques, induit des oscillations entre ouverture et fermeture, entre tolérance et fanatisme, entre exclusivisme et prosélytisme, entre intériorité et extériorité, etc …

 

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Il ne peut y avoir de spiritualité sans la foi en l'existence d'au moins deux niveaux de conscience : celui du phénomène, de l'apparence, du visible et celui du noumène, du réel, de l'invisible.

Cette foi étant posée et constat fait que la conscience "normale" appartient au premier niveau de l'apparence, l'engagement à prendre est d'étendre la conscience vers le second niveau - ou pas.

Cet engagement une fois pris, peut commencer le cheminement spirituel et peut s'ouvrir le vaste éventail des traditions, des méthodes, des techniques, etc …

 

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Le monothéisme - et le dualisme ontique qu'il requiert indispensablement - n'est, à présent plus tenable. Il va disparaître entrainant avec lui les croyances qui s'identifient à lui (notamment, mais pas seulement, au sein du judaïsme, du christianisme et de l'islamisme).

La spiritualité de demain sera moniste ou ne sera pas. Toutes les traditions devront s'y adapter ou disparaîtront. Certaines y sont depuis longtemps préparées : l'hindouisme, le taoïsme, le zen, le shintoïsme, l'animisme, etc … D'autres devront ressusciter, en leur sein, cette part marginale, secrète ou persécutée que l'on appelle "mystique" : kabbalisme (zoharique et lourianique), soufisme (chiite), maçonnisme (écossiste et illuministe), johannisme (du pseudo-Denys ou Jean Scot Erigène, à Eckart de Hochheim ou Teilhard de Chardin), théosophisme[3] (de Spinoza à Whitehead), etc.…

 

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Les diverses traditions religieuses diffèrent par leur langage (textes, rites et symboles), mais pas sur le fond qui est ce passage de l'apparence au Réel appelé par certaines le "salut".

 

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De Marc Ferro :

 

"La main tremble dès qu'il s'agit d'évoquer les crimes commis par les Arabes alors que l'inventaire des crimes commis par les Européens occupe, pour sa part, à juste titre, des pages entières."

 

Crimes arabes ? Oui, depuis le 7ème siècle : esclavage généralisé et à grande échelle, avec massacre par émasculation (17 millions de victimes) ; pillage culturel de la Perse et de l'Inde ; conversion forcée à coup de sabre, partout ; destruction civilisationnelle en Espagne, au Maghreb (le monde berbère saccagé de fond en comble), en Afrique noire (Ghana, Mali, …), en Asie du sud-est ; etc …

Mais, chut, disent les culpabilisés de la colonisation : il ne faut pas en parler !

Et puis, il ne faut pas fâcher les seuls vrais Arabes[4] (ceux de la péninsule arabique) qui détiennent encore les clés du précieux pétrole …

A lire sans faute : "Le génocide voilé" (Gallimard - 2008) de Tidiane N'Diaye lui-même noir et musulman !

 

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Toute mémoire peut avoir des petits trous ... utiles.

 

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Du Rig Veda :

 

"Un émergea par le pouvoir de l'ardeur. Au début, sur Cela se posa le désir qui fut le tout premier germe de la pensée."

 

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D'Albert Einstein :

 

"Dieu est à la fois le jardin et le jardinier,

et toute ma vie j'ai tenté de le surprendre en plein travail."

 

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Sans téléologie, point de cosmologie, point de biologie, point de noologie.

Le hasard est impuissant s'il n'est pas "orienté" et "guidé".

 

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Il n'y a pas d'objets ; le Réel est un continuum informé, un processus émergentiel unique, univoque et unitaire.

L'illusion des objets (et des sujets) vient de l'imperception et, donc, de l'ignorance des reliances subtiles.

Il n'y a ni objets, ni sujets. Il y a un processus cohérent et téléologique dont tout procède et qui construit son trajet vers la réalisation de son projet.

Il y a un processus cosmique, universel, réel qui allie matérialité, vitalité et spiritualité comme ses modes de manifestation.

 

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Toute équation mathématique marque l'égalité entre une chose et une autre chose. Il faut donc qu'il existe deux choses distinctes, … ce qui n'est jamais le cas puisque Tout est Un.

Le langage mathématique est donc un langage approximatif, commode, idéalisant, mais inapte à rendre la réalité du Réel.

 

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Matérialité : substance, résistance, sensitivité, étendue, espace, … propension volumétrique et référentiel métrique.

Vitalité : mouvement, transformation, processus, durée, temps … propension harmonique et référentiel dynamique.

Spiritualité : intention, désir, volonté, téléologie, accomplissement, … propension eidétique et référentiel morphique.

 

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La dualité entre le sujet et l'objet est la première et la plus catastrophique erreur de la culture humaine.

Que le sujet soit individuel ou collectif, il se pose face à l'objet ou les objets qu'il croit séparés de lui, et il entre dans une logique d'accaparement, physique ou mental.

La deuxième terrible erreur est d'avoir considéré ce qui existe comme un Être et non comme un pur Devenir.

La troisième gravissime erreur est de croire que tout ce qui advient, est poussé par le passé et non tiré par le futur.

 

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De Shankarâchârya :

 

"Avant l'éveil, on ne peut comprendre les Ecritures ;

Après, on n'en a plus besoin."

 

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Je pense que Paul Dirac est un des premiers responsables de l'immense déviance de la pensée physicienne contemporaine lorsqu'il proclame : "Il est plus important de trouver la beauté dans les équations qu'on écrit que de trouver leur concordance avec l'expérience".

Il est vrai que l'expérimentation a atteint les limites de l'expérimentable ; mais il est aussi vrai que le langage mathématique n'est pas adéquat dans un univers complexe, organique, holistique et téléologique.

 

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Rien n'est conservatif !

Sans conservativité, il ne peut y avoir d'égalité entre un avant et un après.

 

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Le Sacré est immatériel, intemporel et impersonnel. Il est même ce qui est ainsi.

En revanche,  est profane ce qui est matériel, temporel et personnel.

 

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Il y a tout à apprendre. Il n'y a rien à enseigner.

 

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Le 6 décembre 1273, après une extase mystique, face à sa "Somme théologique", Thomas d'Aquin s'exclama :

 

"Tout ce que j'ai écrit ne vaut pas plus que de la paille comparé aux choses que j'ai vues et qui m'ont été révélées."

 

Ensuite, il n'écrivit plus une ligne … et mourut trois mois plus tard.

De quoi faire réfléchir les théologiens et idéologues enfermés dans des prisons de concepts factices et artificiels.

 

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Le catholicisme et son symétrique, l'islamisme, sont des catastrophes spirituelles.

 

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De Max Planck :

 

"La question de savoir ce qu'est une table en réalité ne présente aucun sens. Il en va ainsi de toutes les notions physiques. L'ensemble du monde qui nous entoure ne constitue rien d'autre que la totalité des expériences que nous en avons. Sans elles, le monde extérieur n'a aucune signification."

 

Toujours ce dualisme : "nous" et "le monde" … Sujet et objet.

Et de Niels Bohr :

 

"Il n'existe pas de monde quantique. Il y a seulement une description abstraite quantique. Il est faux de penser que la tâche de physicien est de découvrir comment est la Nature. La physique s'occupe de ce que nous pouvons dire sur la Nature."

 

Encore cette approche dualistique : "le physicien" et "la Nature".

En fait, le physicien et la Nature sont un seul et même Réel en osmose, en reliance, en continuité.

 

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Je ne crois ni au "bon sauvage", ni aux "vertus de la civilisation". Je crois que l'on s'est trompé de chemin et que là n'est pas le débat.

 

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Le 14/01/2018

 

Dès que quelqu'un parle d'engendrer un "homme nouveau" ou de fonder un "avenir radieux", il est temps de sortir et d'armer son Uzi !

 

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Histoire philosophique et scientifique …

Le 16ème siècle fut italien. Le 17ème siècle fut hollandais. Le 18ème siècle fut anglais. Le 19ème siècle fut allemand. Le 20ème siècle fut américain.

 

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L'espace, le temps et la forme.

Le volumétrique, le dynamique et l'eidétique.

La matérialité, la vitalité et la spiritualité (la forme est une idée : eidos en grec).

Ce sont les trois piliers du Réel. Ce sont les trois concepts fondamentaux de la physique.

Les théories de la relativité ont relativisé l'espace et le temps, et ont donné une forme à l'espace-temps.

Les théories quantiques ont décrits les règles de formage des formes dans l'espace (la fonction d'onde) et dans le temps (les mutations d'état).

 

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L'espace et le temps n'existent pas par eux-mêmes ; ils ne sont que des étalons pour mesurer des volumes et des durées phénoménologiques. Ces étalons ne sont pas absolus ; ils sont relatifs à l'état énergétique de l'instrument de mesure.

Quant à la forme spatiotemporelle de l'univers, c'est un patatoïde dont la surface périphérique est finie et fermée avec trois dimensions ; il est un objet fractal (du type "flocon de Koch") possédant trois dimensions finies (l'espace de sa surface) et une dimension inaccomplie (le temps de sa durée).

Cet objet fractal évolue. Il est, à la fois, en expansion volumique, en harmonisation dynamique et en complexification eidétique. Ces trois moteurs d'évolution s'alimentent les uns les autres, et ne sont que les trois manifestations du processus d'accomplissement cosmique.

La nature de ce processus d'accomplissement fonde une téléologie (une intentionnalité, donc, une économie globale) exprimable selon trois regards complémentaires : un encombrement volumique extrémal (consommation d'espace), une tension dynamique extrémale (consommation de temps) et  une néguentropie eidétique extrémale (consommation de forme).

 

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L'étendue existe en soi, mais sa mesure (spatiale) est relative.

De même, la durée existe en soi, mais sa mesure (temporelle) est relative.

Et plus généralement : le Divin comme la Nature existent en soi, mais chaque homme a un rapport relatif avec eux.

Pour le dire autrement, il faut toujours faire la distinction entre le noumène (l'en-soi) et le phénomène (sa perception).

La grande question métaphysique est celle-ci : l'esprit humain peut-il, avoir accès au noumène et dépasser les seuls phénomènes ? Kant répondit par la négative. Il eut tort car il oublia que le "relatif" participe à et de l'absolu et que celui-ci se manifeste à et en lui. Le rapport au noumène, c'est au fond la rapport à notre propre réalité profonde. Chacun est sa propre étendue qui est l'étendue, sa propre durée qui est la durée, son propre Divin qui est le Divin, sa propre nature qui est la Nature et son propre noumène qui est le noumène.

 

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Certains jusqu'au-boutistes de la relativité générale prétendent que l'univers ne serait pas une construction progressive ou un processus en marche, mais qu'il serait un "donné" intégralement déjà-là. Ce serait notre conscience qui le parcourrait et, ce faisant, s'inventerait l'illusion d'un passé (ce qui a déjà été parcouru par elle), d'un présent (ce qu'elle parcourt ici et maintenant) et d'un futur (ce qu'elle n'a pas encore parcouru mais qui existe déjà intégralement dans le Réel).

C'est confondre "durée" et "temps", c'est confondre le Réel et sa mesure : le "temps mathématique" est un "donné" déjà tout entier là, mais la "durée réelle" se construit progressivement.

Ce phantasme mathématique est simplement absurde pour une seule et bonne raison : cette conscience qui parcourt l'univers et qui, ce faisant, évolue, se transforme et accumule de la mémoire, appartient à cet univers même, et en fait intégralement partie ; il y a donc, dans l'univers, quelque chose (ma conscience) qui n'est pas "donné" puisqu'elle évolue, qu'elle est un processus accumulatif.

Donc, si tout n'est pas "donné", alors rien n'est "donné" du tout, et l'univers est donc bien un processus en marche et une construction progressive. Le passé et le présent sont bien réels. Le futur ne l'est pas, mais se construit dans le présent sur la base du passé.

La seule échappatoire pour ces jusqu'au-boutistes serait de considérer notre conscience comme n'appartenant pas à l'univers et, ainsi, de recourir à un dualisme ontique proche de celui des monothéismes notamment platonicien et cartésien.

Ils oublient que le temps n'a pas le même statut mathématique que les trois dimensions spatiales dans la mesure de l'intervalle élémentaire ds² : le temps y est une dimension imaginaire !

A leur fixisme absurde et mort, il faut opposer farouchement un constructivisme qui permet la liberté et la responsabilité, la volonté et vitalité.

 

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Le champ électrique a une réalité en soi ; le champ magnétique n'en est que l'effet relativiste lorsque la source se déplace.

Ce point est essentiel car il exprime que l'influence d'un corps sur un autre dépend non seulement de la nature de ce corps (son encombrement volumétrique et sa forme eidétique), mais aussi de son activité (sa dynamique harmonique).

Si l'on applique ce principe dans la sphère humaine, il fut en conclure que mon impact sur l'autre humain dépend de ce que je suis (ma personnalité) et de ce que je fais (mon activité) ; ainsi exprimé, ce principe devient une évidence.

 

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Toute l'histoire de la physique classique (relativiste et quantique comprises) n'est que la longue quête de lois conservatives.

La question obstinée est : dans l'univers, qu'est-ce qui se conserve, qu'est-ce qui reste constant quoiqu'il arrive ?

Cette question est induite par le fait que la traduction mathématique d'une loi conservative est d'une simplicité enfantine. Si X se conserve, alors dX=0.

Le problème est que, dans l'univers réel, rien ne se conserve absolument. Les lois conservatives ne sont approximativement satisfaisantes que pour des systèmes soit à l'équilibre, soit proches de l'équilibre. Loin de l'équilibre, plus rien ne se conserve rigoureusement.

On le sait bien, tant au niveau nanoscopique pour l'activité nucléaire faible (ce qui a obligé l'hypothèse de l'indécelable neutrino), qu'au niveau gigascopique pour l'activité d'expansion de l'univers (ce qui a obligé l'hypothèse de la fumeuse énergie noire) ou pour l'activité galactique (ce qui a obligé l'hypothèse de l'évanescente matière noire). Jusqu'à aujourd'hui, aucune expérience n'a pu valider ces hypothèses faites ad hoc pour sauver les lois conservatives.

Plus généralement, si l'on veut préserver la simplicité des équations de conservation concernant l'évolution d'une grandeur qui ne se conserve plus, force est, soit de faire varier les étalons de mesure, soit de sortir de sa manche une compensation factice et imaginaire que l'on ne pourra jamais vérifier …

Si l'on refuse ces pirouettes, alors l'usage des mathématiques équationnelles n'est plus possible pour modéliser l'univers réel.

Tel est l'enjeu véritable de la crise de la physique actuelle.

Si l'on veut/doit continuer à modéliser quantitativement les choses, alors deux voies s'ouvrent : la simulation algorithmique (déjà fort en usage) ou les systèmes d'inéquations (inutilisés à ma connaissance).

 

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Un fait est troublant : plus on descend ou monte loin dans l'échelle des grandeurs, plus les taux d'activité deviennent colossaux : la fébrilité et l'effervescence dans un noyau atomique ou dans un noyau galactique sont des milliards de milliards de fois plus intenses qu'au niveau mésoscopique où tout semble calme et tranquille (même dans le métro aux heures de pointe), dans un équilibre ou une homéostasie relatifs, et où les choses semblent être conservatives, du moins approximativement.

Au niveau volumétrique médian, les systèmes mésoscopiques ont transformé de l'activité (du dynamique) en complexité (de l'eidétique).

 

 

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La Nature n'évolue pas sous la contrainte de forces entre des objets. Il n'existe ni objets, ni forces entre eux. Il existe seulement une formidable logique immanente, intrinsèque, à la fois globale et locale. L'univers, comme un arbre, pousse de l'intérieur, non parce qu'il le doit, mais parce qu'il le veut.

 

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Selon Lou Salomé, la devise de Nietzsche était cette citation placée au début du "Crépuscule des idoles" :

 

Increscunt animi, virescit volnere virtus.

 

C'est une phrase de Furius Antias. Elle signifie : "[Si] les âmes grandissent, la vertu blessée fleurit" ou, encore : "Par la blessure, les âmes grandissent [et] la vertu fleurit".

 

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Le 15/01/2018

 

Le "Canard enchaîné" fait des connards déchaînés.

 

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Paris voudrait gouverner la France.

La France devrait éliminer Paris.

Ce sont le jacobinisme et le parisianisme qui assassinent ce pays.

 

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Le 17/01/2018

 

Dans les mondes (cinéma, mode, spectacle, chanson, danse, télévision, …) où le talent se mesure au tour de poitrine, comment s'étonner que la sélection se fasse à coups de bitte.

Il faudrait que les pleurnicheries de starlettes sur leur "harcèlement sexuel" cesse.

 

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D'Irina de Chikoff, à propos de la rencontre entre Diderot (qui espérait devenir son conseiller particulier pour allier son "savoir" au "pouvoir" de la souveraine) et la tsarine Catherine II , écrit ceci :

 

"(…) Catherine en vient à estimer que Denis Diderot est un «gobe-mouche». Ses idées sont bonnes et belles sur le papier, mais fort éloignées de la réalité. (…) Exubérant, généreux, si sottement optimiste sur la nature humaine, Diderot est comme un enfant. Il ne comprend pas que (…) Catherine (…) s'est lassé des discutailleries qui ne menaient à rien ! Il croit, l'innocent, qu'une majorité affirme la vérité alors qu'elle n'exprime que ses propres vœux !"

 

Bref, après avoir fait illusion un court temps, Diderot apparaît pour ce qu'il est : un pitre ! Il en est de même pour les autres obscures "Lumières" : Voltaire, Rousseau, d'Holbach, Helvétius, … Des valets de cour et de salon, en quête de renommée mondaine.

Seul, peut-être, par certains aspects, Montesquieu pourrait partiellement échapper à ce jugement.

 

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De Mathieu Bock-Côté (intellectuel québécois) :

 

"La France résiste au féminisme anglo-saxon, et heureusement !"

 

Ce féminisme "anglo-saxon" ne concerne qu'une minorité de femmes, urbaines, partisanes du "camp démocrate", pétries, à la fois, de nostalgie "suffragette", d'égalitarisme et de puritanisme.

La femme américaine "normale" a peu à voir avec ces hystériques.

Mais pourquoi donc les médias leur donnent-ils une telle importance qu'elles n'ont pas ? Parce que les médias sont du même bord qu'elles et que cela fait partie du Trump bashing de la bien-pensance de gauche.

 

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Le 19/01/2018

 

De Jean-Paul Brighelli, à propos de l'abandon de la grammaire, de l'orthographe, de la syntaxe :

 

"L’insurrection n’est possible qu’après avoir appris les règles. Il y a le désordre originel, puis l’ordre imposé — et enfin la révolte créatrice. Si on en reste au désordre, on n’arrive qu’à la servilité, parce qu’on ne donne pas les outils de la révolution."

 

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La spiritualité est une aspiration …

Les religions ne sont que des modes d'emploi.

 

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La spiritualité permet d'assumer, avec naturel, l'impermanence, la fragilité et la légèreté de la Vie !

 

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Le 20/01/2018

 

Les inégalités sociales qui sont naturellement inéluctables et souhaitables sinon l'entropie jouerait et le corps social mourrait ; ce n'est pas le principe de l'inégalité qui fait problème, ce qui fait problème, ces sont ces inégalités beaucoup trop fortes qui induisent un risque de cassure du système en deux.

Le prix Nobel d'économie, Amartya Sen pose la bonne question : quand on parle d'inégalités sociales, on parle d'inégalités par rapport à quoi ?

Parle-t-on de revenu ou de patrimoine, d'employabilité ou de fainéantise, de compétence ou de talent, de liberté ou de sécurité, etc …

 

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De Charles Baudelaire :

 

"Il faut travailler, sinon par goût, au moins par désespoir, puisque, tout bien vérifié, travailler est moins ennuyeux que s'amuser."

 

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Le 23/01/2018

 

De mon ami poète Jean-Louis Faivre :

 

"Construire un mur, c'est faire aveu d'échec".

 

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Il faut tout faire pour que le chiisme persan (mystique, ésotérique, élitaire)  lamine le sunnisme arabe (dogmatique, exotérique, populaire).

Le salafisme, le wahhabisme et le djihadisme sont, par essence, sunnites : ils doivent être éradiqués.

 

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L'universalisme humaniste en prend un sacré coup dans l'aile avec les nouvelles découvertes concernant les variances et évolutions du génome humain.

L'homo africanus (que je renonce à appeler sapiens) est la branche originelle des Noirs africains (dont ils ont gardé le génome quasi intact). Cette branche, en remontant vers le nord, a rencontré, au moyen-orient, l'homo neanderthalensis longtemps décrié face au soi-disant sapiens africain. En fait, c'est tout l'inverse qui se produisit : homo africanus rencontre homo neanderthalensis qui pratique déjà des rites funéraires (spiritualité), des décorations pariétales (art), des fabrications d'outils (technique) et des embryons d'élevage et d'agriculture.

C'est neanderthalensis qui a rendu africanus intelligent, spirituel et inventif, et non l'inverse.

Leur hybridation (homo technicus) induira la "race blanche", plus ou moins "bronzée" selon la dose d'africanus (silhouette athlétique, teint foncé et chevelure crépue) et de neanderthalensis (silhouette lourde, teint clair et chevelure plus raide). Cette hybridation se passe au moyen-orient. De là, émerge la révolution néolithique qui fonde la civilisation humaine qui envahit toute l'Europe.

En poursuivant son périple vers l'Est, notre homo technicus plus ou moins pâle va s'hybrider avec d'autres souches humanoïdes dont la floresiensis ou la denisovensis pour engendrer les peuples "jaunes" (mongoloïdes, nord-sinide, sud-sinide, eskimo, amérindien, …)

Il fut vraisemblablement accompagné de groupes africanus qui pratiquèrent d'autres hybridations avec d'autres branches humanoïdes donnant, par exemple, les dravidiens indiens, les papous mélanésiens et autres aborigènes australiens.

D'autres hybridations plus récentes ont encore engendré d'autres types humains, un peu partout ; ainsi, par exemple, l'hybridation entre les africanus d'Afrique du Nord avec les tribus wisigothes a donné les maghrébins, ou les africanus déportés en esclavage, par croisement avec des technicus, ont donné des créoles, etc …

L'égalitarisme droit-de-l'hommiste, avec tout cela, a plus que du plomb dans l'aile ! En un mot : plus il y a d'africanus, moins il y a d'intellectualité.

Ceci est parfaitement corroboré par de nombreux tests et enquêtes indubitables, … n'en déplaise aux idéalistes "hors sol".

 

 

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Le complotisme est un réflexe de demeuré mental.

"Le monde ne me plaît pas puisqu'il ne m'offre pas ce que je veux. Je suis donc une victime. Il doit donc y avoir un bourreau. Qui est ce bourreau ? Celui qui vit dans l'ombre, invisible, imperceptible, et à qui mon malheur profite … Qui est ce profiteur universel, intemporel, sangsue perpétuelle et omniprésente ?"

La réponse a varié : les Patrons, les Francs-maçons, … mais le christianisme, l'islamisme le stalinisme, le nazisme et tant d'autres le désignent depuis des siècles : le Juif Süss ! Le complotisme et l'antisémitisme sont indissociablement soudés l'un à l'autre, depuis longtemps (l'immense et ravageuse vague d'antisémitisme, primaire et agressif, qui ronge le monde musulman n'en est que la dernière et terrible resucée).

Mais plus généralement, la victimisation est un puissant levier de déresponsabilisation et de déculpabilisation. Le complotisme lui est une impressionnante caisse de résonance.

"Si tu es malheureux ou en colère ou rageur ou haineux, ce n'est pas ta faute ; tu es une victime du bourreau tout désigné qu'il n'est que justice d'abattre, par tous les moyens".

Voilà fait le lit du djihadisme …

Et il ne viendrait jamais à l'esprit de ces crétins débiles que leurs "malheur", colère, rage ou haine n'a qu'une seule source : eux-mêmes, leurs propres et soigneusement cultivées aigreurs, ressentiments, médiocrités, vulgarités, barbaries, violences, abjections.

 

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Chaque monde humain (l'humanité, une société, une région, une ville, un village, une famille, une personne) est, dans toutes les dimensions écologiques, économiques, culturelles ou politiques, tenaillée entre augmentation de revenu et augmentation de patrimoine.

Chaque action, chaque décision, chaque choix est une contribution à l'une ou à l'autre.

Vue très globalement, l'économie humaine consomme ou transforme du patrimoine écologique pour engendrer du confort.

 

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Le 24/01/2018

 

Toute l'histoire de l'islamisme est essentiellement politique. La religion n'y joue qu'un rôle secondaire. La grande question est : qui est le maître de la umma, la communauté des croyants. Quatre pôles culturels n'ont cessé de se disputer cette suprématie : arabe, égyptien, turc et persan.

La seconde question est celle du régime politique : soit le califat c'est-à-dire une organisation impériale dirigée par des dynasties élues par consensus (sunnisme), soit l'imamat c'est-à-dire une organisation théocratique dirigée par les descendants par le sang d'Ali, dans un premier temps, et par leurs successeurs par don divin, ensuite (chiisme).

L'interprétation ou le développement de la loi coranique n'étaient et ne sont encore que des "sous-produits" de la logique du pouvoir temporel en place.

L'empire sunnite a suscité des califats et des idéologies politiques, concurrents qui se récusent les uns les autres jusqu'à aujourd'hui. La théocratie chiite est morcelée (Iran, Irak, Kurdes, Yémen), mais regarde toujours vers la Perse.

 

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Le 25/01/2018

 

La quiddité du Réel est l'Un.

La quiddité de l'Un est le Devenir.

 

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Le 27/01/2018

 

De Jules Michelet :

 

"Leibniz est sublime, lorsque, dépouillant l'être de toute qualité (...), il trouve non la quiddité vide des scolastiques, mais l'activité vivante et réelle, et reconstruit tout le monde avec des atomes de volonté."

 

C'est sans doute une belle définition de la monade leibnitzienne que donne ici Michelet (1798-1874) : un "atome de volonté", un atome d'intention.

 

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L'islamisme, dit-on, désigne l'Islam politique ; mais l'Islam a toujours été essentiellement politique cherchant, à la fois, à établir sempiternellement la légitimité religieuse du pouvoir temporel des diverses dynasties arabes, turques ou autres, à élaborer des lois civiles plus ou moins "déduites" des diverses récensions du Coran ou des Hadiths, et à conquérir et subjuguer - notamment par la conversion forcée ou l'esclavagisation - de nouveaux territoires en Afrique noire, au Moyen-Orient entre Perse et Inde, en Asie du Sud-est et dans les Balkans.

L'Islam a toujours été un islamisme qui, par essence et construction, est un totalitarisme désirant réunir tous les pouvoirs religieux et politiques coraniquement légitimés et destinés à "guider" la umma, c'est-à-dire la communauté des croyants. Heureusement, cet islamisme idéalisé s'est incarné dans une mosaïque d'islamismes antagonistes et contradictoires, ennemis et  concurrents, qui font du monde musulman un patchwork sans beaucoup de consistance, globalement illettré et uniquement alimenté par une manne pétrolière bientôt épuisée.

 

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Les traditions religieuses se distinguent, entre elles, par le poids que chacune donne à l'idée de la prise de pouvoir sur la communauté de ses croyants.

Ainsi, à l'instar de l'ancien catholicisme, l'islamisme est, aujourd'hui, le champion de cette obsession pour le pouvoir qu'il voudrait absolu, à la fois religieux et civil. A l'autre bout du spectre, le taoïsme et son héritier japonais, le zen, ont une aversion radicale pour le pouvoir de quelque nature qu'il soit.

C'est entre ces extrêmes que le principe de laïcité prend du sens afin de distinguer nettement le pouvoir civil de l'autorité spirituelle.

 

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Le laïcisme (à ne pas confondre avec le principe de laïcité) n'est qu'un déguisement masquant une antireligion, une anti-spiritualité, un matérialisme et un athéisme obsessionnels et militants : il se présente comme une singulière religion totalitaire, ennemie radicale de toute religiosité.

 

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Un musulman actif (même s'il ignore tout, ce qui est souvent le cas, de l'Islam) se voit lui-même d'abord comme un soldat, un guerrier, un héros, une victime ou un martyr ; et il veut l'affirmer par l'agressivité de son apparence et de ses comportements.

 

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Le seul point de rapprochement entre toutes les tendances et factions islamistes, est la lutte acharnée contre la supposée "invasion" (morale, politique, économique, médiatique, idéologique, …) occidentale.

Cet anti-occidentalisme est la seule force de cohésion du monde musulman qui, autrement, partirait en quenouille.

 

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Les pauvres sont prêts à tuer la planète et la Vie pour bouffer demain matin.

Les riches sont prêts à tuer la planète et la Vie pour gagner plus d'argent.

Les cons sont prêts à tuer la planète et la Vie par pure connerie.

Les démagogues sont prêts à tuer la planète et la Vie pour être (ré)élus par les pauvres, les riches et les cons.

Il reste qui ?

 

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Le 28/01/2018 (San Sebastian - païs Basco)

 

L'industrie américaine, depuis toujours, s'est essentiellement construite non sur l'idée de résoudre des problèmes qui, sans elle, resteraient peu ou mal résolus, mais sur l'idée qu'il faut obsessionnellement faciliter la vie quotidienne des masses domestiques ou laborieuses.

C'est la voie de la facilité maximale.

 

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La voie de la facilité est la voie de la dégénérescence.

 

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Le tourisme symbolise la forme la plus détestable de la modernité. Il consiste à s'imposer dans la vie et le monde de certains "autres", porteurs de soi-disant "exotisme", et à amener ces "autres" à chambouler leur vie et leur monde de façon à tirer, le plus vite possible, un maximum de fric de la poche des intrus.

 

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Le tourisme est la forme achevée, la plus sournoise, de l'impérialisme conquérant.

 

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N'a besoin de se dépayser que celui qui n'est pas bien dans son "pays".

 

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Que chacun reste chez lui et apprenne à tirer la meilleure joie de son propre terroir, de sa propre vie, de son propre monde.

 

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Se laisser vivre, c'est se laisser mourir.

 

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Choisir la facilité, c'est abandonner la vitalité.

 

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L'homme médiocre aime le bruit pour ne pas entendre la voix intérieure qui résonne dans son vide.

 

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Le 29/01/2018

 

Avec raison, mon ami Gilles Pasquier nous invite à renoncer "à la prétention que la vérité dépendrait de nous, alors que c’est nous qui dépendons de la vérité".

 

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Le 30/01/2018

 

De Johann Wolfgang von Goethe :

 

"Ce qui doit arriver arrivera, quoi que tu fasses."

 

"À un degré inférieur, la raison trouve presque tout risible ;

à un degré supérieur, presque rien."

 

"La perfection est la loi du ciel,

y aspirer est la loi de l'homme."

 

"Les hommes déprécient ce qu'ils ne peuvent comprendre."

 

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Lus sur la Toile, ces propos de Gandhi :

 

"Notre combat est une lutte continuelle contre la ségrégation que nous inflige les européens en tentant de rabaisser les indiens au niveau du simple Cafre (nom péjoratif donné au noirs) dont l’occupation est de chasser et dont la seule ambition est de rassembler du bétail pour acheter une femme et passer le reste de sa vie dans la paresse et dans la nudité."

 

"Nous croyons en la pureté raciale. Seulement nous pensons qu’ils serviraient mieux leurs intérêts, qui nous sont aussi chers qu’à eux-mêmes, en défendant la pureté de toutes les races et non d’une seule d’entre elles. Nous croyons aussi qu’en tant que Blancs, la race blanche d’Afrique du Sud doit être la race prédominante ."

 

Gandhi était loin d'être "l'humaniste" que la gauche bienpensante a voulu présenter. Il était convaincu de la supériorité des races indo-européennes vis-à-vis des races africaines.

 

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Le 31/01/2018

 

La féminité est à prendre dans les deux sens, la preuve : elle …

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[1] Sauf le républicanisme et le socialisme. N'oublions jamais que le socialisme a tout fait, depuis la dictature jacobine en 1792, pour imposer le socialisme républicain (partagé par tous les partis traditionnels, tant à droite qu'à gauche) comme seule religion d'Etat en France. L'élection d'Emmanuel Macron semble avoir signer la mort définitive de cette religion d'Etat responsable du retard économique et sociétal de la France sur les autres pays occidentaux.

[2] En ce sens, Max Weber a totalement tort. Il n'y a aucune continuité entre judaïsme et christianisme. Le judéo-christianisme n'existe tout simplement pas.

[3] A ne pas confondre avec la pseudo "théosophie" d'Helena Blavatsky qui est une fumisterie.

[4] Je ne comprends toujours pas comment il est possible que les Maghrébins, descendants des Berbères envahis, colonisés et convertis de force par les (petites) armées de Muhammad, peuvent se prétendre "arabes" et se revendiquer "musulmans". C'est un peu comme si un Juif se prétendait "aryen" et se revendiquait "nazi".