Tisserand de la compréhension du devenir
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Actualité - De l'Etre au Devenir - Juillet 2019

Dernier mois du Journal philosophique et spirituel de Marc Halévy.

Le 01/07/2019

 

Mettons les points sur les i : la complexité organique de la Vie et de l'Esprit n'est jamais réductible à du mécanique, algorithmique ou pas. Il faut cesser de croire que la Vie, c'est de la biochimie et que l'Esprit, c'est du neuroscientisme. C'est seulement absurde !

 

Le 02/07/2019

 

Ceux qui pérorent dans les médias sur les problèmes énergétiques n'ont, en général, aucune idée de la branche de la physique qui s'occupe de l'énergie et de ses transformations : la thermodynamique. Or, celle-ci est sans appel : en physique, il n'y a jamais de miracle. Tout a un coût, même si ce coût est caché. En gros, une énergie se caractérise par une quantité (mesurée en joule ou en kilowattheure) et par une qualité (son entropie c'est-à-dire son taux de dilution). Ainsi, l'énergie qui arrive du soleil sur Terre, arrive en grande quantité, mais avec une très mauvaise qualité (l'énergie solaire, telle quelle, n'est utilisable par l'homme que pour produire des coups de soleil ou du bronzage) ; pour être utilisable, elle doit être reconcentrée et c'est ce que font les barrages, les éoliennes ou les cellules photovoltaïques qui transforment des joules solaires à faible densité en joules électriques à haute densité.

Or, la thermodynamique est formelle : plus l'entropie entrante est mauvaise, plus les coûts de reconcentration sont énormes, tant en investissements financiers, qu'en consommations de matériaux non renouvelables, qu'en coûts d'installation et d'entretien. Il n'y a pas de miracles !

 

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Aujourd'hui, l'homme voudrait continuer sa course à la croissance (économique et démographique) et a besoin, pour ce faire, de quantité exponentiellement croissante d'énergie concentrée. La mythologie des énergies renouvelables est là pour lui faire croire que c'est possible. Or, ce ne l'est absolument pas : il n'y a jamais de miracle, ni en physique, ni en technique.

 

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Pourquoi cette très dispendieuse escroquerie des "énergies renouvelables" ? Tout simplement pour des raisons politiques et idéologiques. Mettez-vous dans les chaussures d'un chef d'Etat qui devrait annoncé au bon peuple que nos modes de vie actuels sont condamnés à être transformés radicalement dans la prochaine décennie et que la frugalité sera la règle générale de base (avec une spectaculaire hausse des prix de toutes les ressources matérielles et énergétiques). Dès cette annonce faite, il n'y aurait pas que les ronds-points à être envahis par de nouveaux "gilets jaunes" assez stupides pour croire - parce qu'on le leur a fait croire - que tout peut continuer comme avant, pour l'éternité.

Allez faire comprendre à des gens qui vivent depuis des décennies au-dessus de leurs moyens à coups d'assistanats, que la fête est finie, qu'il n'y aura plus jamais de "logique d'abondance", qu'il faudra travailler beaucoup plus pour gagner la même chose, et qu'en tout, il faudra se montrer frugal. On comprend vite l'impasse politique que cela représente. Monsieur Macron a bien fait une timide tentative dans ce sens … avec les émeutes que l'on connaît derrière.

 

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Il y a des décennies que l'ancien paradigme (le "monde d'avant" : celui de la modernité et de l'abondance) est en pleine déconfiture. Et pour "faire semblant" que tout continuerait comme avant, les Etats (les systèmes politiques, donc) se sont endettés pour financer l'illusion. Mais cet endettement a aujourd'hui atteint ses limites. Quelques astuces spéculatives, boursières et bancaires pourront sans doute apporter encore un peu de bois de rallonge, mais le système n'y survivra pas.

 

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Derrière tout le marasme de notre époque, il y a une mauvaise idéologie moderniste cachée : celle de la croissance éternelle et infinie, celle de la richesse éternelle et infinie, celle de la technologie éternelle et infinie, celle de la productivité éternelle et infinie … Mais rien en ce bas monde n'est ni infini, ni éternel ! Il n'y a jamais de miracle dans le monde réel.

 

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Les décideurs politiques sont dans une impasse insurmontable : ils doivent sortir du déni de réalité et de la production de mythes idéologiques, quelque populaires soient-ils, et assumer et faciliter  un très impopulaire changement de paradigme.

En un mot : il est urgent d'entrer dans le "nouveau monde", que cela plaise ou non. La politique doit voir le long terme et abandonner toutes les démagogies électoralistes. Être un homme d'Etat, c'est assumer le risque de l'impopularité !

 

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Le 03/07/2019

 

Il ,serait plus qu'utile de réunir en colloque ou congrès quelque part, non seulement les anti-éoliens, mais surtout tous ceux qui pense l'évolution écologique, économique et énergétique de notre monde hors des sentiers rebattus et stériles du socialo-écologisme, d'une part, et du populo-conservatisme, de l'autre.

 

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Pour le fondateur du hassidisme moderne, le Baal Shem Tov, "la conception de l'univers [consiste en ceci que] l'être divin supérieur caché et le monde manifesté ici-bas sont reliés l'un à l'autre et se reflètent l'un l'autre dans le langage et la pensée" (cfr. Rachel Elior).

Cela ressemble bigrement à un monisme qui ne dit pas son nom …

 

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Rachel Elior écrit que la tradition mystique du 16ème siècle proclamait que : "Quiconque veut étudier la Sagesse de Vérité ('Hokhmat ha-Emèt qui est la Kabbale) doit emprunter le Chemin de la Piété (Dérèkh 'Hassidout)".

Cette sentence définit la voie hassidique.

Celle-ci considère "la vie intérieure comme primordiale" et cherche "le connaissance de Dieu à travers une expérience introspective" sans solliciter "ni l'aval ni la reconnaissance des autorités rabbiniques traditionnelles".

Et aussi : "(…) le monde inférieur et le monde supérieur sont reliés et il existe une signification cachée dans toutes les dimensions de la réalité visible".

 

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La Tradition juive connaît un binaire important qui distingue les deux Tables de la Loi, en reflet des deux Arbres mystérieux du Jardin d'Eden (Gen.:2;9) : "(…) un Arbre de la Vie  au milieu du Jardin et un Arbre de la Connaissance du bon et du mauvais".

De là vient l'idée qu'il existe une Torah de la Vie qui est la mystique kabbalistique (symbolisée par l'Arbre séphirotique) et la Torah de la Connaissance morale qui est la casuistique talmudique.

 

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Il faut reparler des âmes.

L'âme des choses. L'âme des êtres. L'âme des demeures, L'âme des lieux, des bois, des ruisseaux et des rochers. L'âme des traditions, des langages et des cultures. L'âme du monde. L'Âme cosmique ou divine.

L'âme, toujours, est la volonté unique et profonde du Réel qui vit et que l'on vit. L'âme, toujours, est la source unique et profonde de toute bonne raison d'exister et d'évoluer, de toute intention d'accomplissement.

Il faut ouvrir le regard de l'âme pour voir non pas qui l'on est ou qui l'autre est, mais pour voir nos raisons d'exister, nos reliances et nos conjonctions.

 

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Toute Tradition spirituelle est une âme collective qui ouvre une voie, à chacun, pour trouver et formuler sa propre raison d'exister.

Dire "je suis Franc-maçon régulier" ou "je suis Juif", c'est bien plus que signaler un état, une appartenance, un label ; c'est se placer dans une logique de vie au service de la construction du Sacré ou au service de l'étude du Sacré comme voie vers le Divin ; c'est poser une éthique de vie ; c'est choisir un regard pour contempler ce qui advient.

 

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En écrivant ce qui précède, je prends conscience de ceci, en moi, au plus profond de moi : je suis ce Franc-maçon régulier qui construit la voie sacrée vers le Divin, et je suis ce Juif kabbaliste qui étudie la voie sacrée vers le Divin.

La construction est téléologique et elle épuise une intention ; l'étude est généalogique et elle épuise une mémoire. Elles se complètent parfaitement.

 

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La valeur naît de l'utilité.

 

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Il faut cultiver le regard sub specie aeternitatis : penser la pensée de Dieu, dirait Albert Einstein.

 

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Le 04/07/2019

 

Un processus d'évolution spirituelle n'est jamais une mécanique - comme tout ce qui touche l'esprit, d'ailleurs, esprit qui est tout sauf une machine neuronale comme le voudrait le neuroscientisme ambiant.

Techniquement, la progression spirituelle, maçonnique ou non, n'est ni mécanique, ni chaotique, ni algorithmique, mais bien anagogique. L'anagogie, selon le TLF, est "élévation de l'âme vers les choses divines". Pour les Francs-maçons, l'anagogie repose sur les rituels pratiqués aux trois grades assorties de leurs tableaux de loge et de leurs catéchismes (voir mon livre : "Catéchismes et tableaux de Loge"). Le processus anagogique n'est jamais mécanique car il n'est jamais réductible à des "lois" déterministes (heureusement ! ce serait la porte ouverte à toutes les manipulations de l'esprit).

 

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D'Edmond Rostand :

 

"Plaisanter en face du danger c'est la suprême politesse,

un délicat refus de se prendre au tragique ;

le panache est alors la pudeur de l'héroïsme,

comme un sourire par lequel on s'excuse d'être sublime (…)"

 

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D'un inconnu (de moi) :

 

"Ne croyez pas que le temps passe trop vite.

Le temps passe à la bonne vitesse.

C'est juste que vous ne l'utilisez pas à bon escient."

 

Ou ceci :

 

"Ce n'est pas en lui tenant les ailes, qu'on aide un oiseau à voler.

L'oiseau vole simplement parce qu'on l'a laissé être oiseau."

 

Et encore :

 

"Rappelle-toi : l'unique personne qui t'accompagne toute ta vie, c'est toi-même !

Sois vivant dans tout ce que tu fais.

 

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Les vocabulaires métaphysiques et mystiques ont diverses manières de parler de la bipolarité entre le phénomène perçu par l'humain et le noumène vécu par le Divin. On parle ainsi de visible et invisible, de sensible et intelligible, de mondes inférieur et supérieur, d'univers terrestre et céleste, etc …

L'expression d'une telle bipolarité inhérente à la nature humaine forcément partielle et partiale (la partie ne pouvant comprendre - dans les deux sens de ce verbe - le Tout) est parfaitement légitime.

Un problème philosophique sérieux surgit (avec Pythagore et Platon, jusqu'à Kant ou Husserl) lorsque l'on transforme cette bipolarité en dualité et que l'on forge, contre le monisme réel, un dualisme ontique à mon sens inacceptable.

Le Réel est Un en essence, mais peut se montrer multiple dans ses manifestations et les perceptions que l'on en a.

Le Réel n'est jamais Deux en essence : tout dualisme ontique, qu'il soit platonicien, chrétien ou musulman doit être radicalement rejeté.

Dieu est dans le monde ou il n'est pas.

 

En ce sens, parlant de la doctrine hassidique du Baal Shem Tov (Besht en abrégé acronymique), Rachel Elior écrit ceci :

 

"Le Besht enseigne que la Présence divine invisible, dissimulée dans le monde des apparences comme un âme dans le corps, crée constamment le monde et conditionne chaque moment de la réalité. Il affirme de plus que l'existence visible n'est rien qu'une illusion quand elle est perçue indépendamment de la source vivante qui la crée et la soutient constamment. La totalité du monde est un vecteur de la Présence divine (…) le monde entier est universellement empli de la gloire divine infinie (…). Tout Juif qui se concentre sur ces idées peut trouver Dieu partout, à chaque moment, dans chaque lieu, dans chaque mot et chaque phrase, à travers toute pensée et toute action sans condition préalable ou limitation."

 

Et plus loin, elle continue :

 

"(…) selon la doctrine hassidique, Être (Yèsh) et Néant (Ayn) sont des concepts qui se transforment l'un en l'autre selon un rapport dialectique. (…)"

 

Comme très justement démontré par Hegel, la résolution dialectique entre Être et non-Être engendre le Devenir. Être et Néant sont des concepts phénoménologiques ("je perçois quelque chose" ou "je ne perçois rien") alors que le Devenir est nouménal et émerge du constat que l'Être et le Néant se transforment, constamment, l'un en l'autre.

 

Plus loin encore :

 

" Seul Dieu est substance, Il est le tout et ce qui existe n'est rien d'autre que Sa manifestation."

 

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Un constat terrifiant : "Nous sommes entourés de robots" ou plutôt "de zombies acéphales".

 

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L'univers (le Réel) est cohérent. Il existe donc un principe immanent de cohérence que la Franc-maçonnerie appelle le Grand Architecte de l'Univers. Le Temple cosmique à construire est un Tout qui est bien plus qu'un tas informe de matériaux en vrac. Le Temple est un Ordre voulu par l'Architecte selon sa Règle de la régularité, servie par l'Equerre de la rectitude et le Compas de l'intelligence.

Et ce Grand Architecte s'appuie, pour le relayer parmi les hommes, sur un modeste Architecte nommé Hiram dont le personnage est au centre de l'ancestrale légende maçonnique alimentant tout son processus initiatique.

Or Hiram n'est connu que grâce à la Bible, Volume de la Loi Sacré, qui doit évidemment trôner au centre du Temple puisqu'elle est la source de toute l'Initiation.

Cette Initiation, par un processus anagogique, tend à faire monter l'échelle de Jacob pour atteindre la Lumière de la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, principe suprême et divin dont procède tout ce qui existe.

 

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Il n'y a pas de principe du Mal. L'homme appelle "Mal" ce qui le fait souffrir. Et la souffrance des hommes ne contriste et ne concerne que les hommes. Mais le Bien  aussi, parfois, fait souffrir.

Bien et Mal n'existent pas. La Vie est par-delà Bien et Mal.

Mais la souffrance existe. Et au fond de toutes les souffrances humaines - mais aussi non humaines car les animaux et les végétaux, les étoiles et les galaxies, … connaissent aussi des souffrances -, il y a un générique de toute Souffrance que l'on appelle le Diable ("celui qui sépare, celui qui divise, celui qui brise", en grec) ou le Satan ("celui qui fait obstacle, celui qui s'oppose, celui qui hait", en hébreu).

Mais face à ce générique de Souffrance - qui n'est pas un principe réel, mais seulement un conglomérat de toutes les souffrances -, il y a un générique de Joie, tout entier contenu dans la plénitude (Shalom, en hébreu) de l'Accomplissement de soi et de l'autour de soi.

 

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Les douze principes du hassidisme selon le Besht sont :

  1. L'union mystique avec le Divin (la Dévéqout).
  2. L'intelligence anagogique.
  3. L'herméneutique des lettres sacrées.
  4. La négation de l'apparence.
  5. La montée de l'âme.
  6. L'abandon de toute mondanité.
  7. L'équanimité.
  8. La contemplation.
  9. La quête de la Présence (la Shékhinah).
  10. La sacralisation de la Parole (biblique ou prophétique).
  11. La pratique des unifications méditatives (les Yi'houdim).
  12. La noblesse d'esprit

 

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Le Moi ('Any) et le Néant ('Ayn) ne sont qu'une seule et même chose, simplement retournée. Une troisième permutation des même lettre, la seule des six qui ait un sens, donne Ny'a qui signifie "odeur" : le Moi et le Néant ont même odeur …, ne sont qu'un parfum d'illusion.

Tout est Un. Tout est Plein.

 

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La spiritualité indique deux voies complémentaires au mystique : celle d'élever son âme personnelle jusqu'à atteindre l'Âme divine et celle de faire descendre l'Âme divine dans les âmes personnelles.

 

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Le 05/07/2019

 

Le victimisme, le rétro-activisme, le complotisme, le misérabilisme figurent parmi les facettes de cette dérive paranoïde, née sur les campus américains, qui a contaminé profondément ce que l'on appelait, naguère, la "gauche".

Derrière cette mouvance, se cache une haine de la majorité (donc de la démocratie qui "opprime" les minorités ethniques, religieuses ou sexuelles) et paradoxalement, une haine symétrique des élites (égalitarisme oblige). Elle traduit un autre paradoxe que l'on pourrait appeler l'individualisme grégaire comme l'ont incarné, un temps, les "gilets jaunes" insignifiants et débiles, montés en épingle par les médias.

 

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Deux regards sur "l'autre homme" s'opposent.

D'un côté, il y a le regard sur le proche, le semblable, le "frère" contre l'autre qui n'appartient pas au même "monde" local et restreint ; c'est cet "identitarisme" dont procèdent le localisme, le nationalisme, le régionalisme, l'ethnocentrisme, le chauvinisme, les xénophobies, le racisme, le racialisme, etc …

De l'autre côté, il y a cet "universalisme" dont procèdent l'humanisme, l'égalitarisme, l'indifférencialisme, le solidarisme et toutes les utopies puériles du genre "tous les hommes sont frères" ou du genre "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil".

Or, l'histoire des hommes montre à suffisance que ni l'identitarisme, ni l'universalisme ne peuvent fonctionner dans la réalité humaine.

L'identitarisme est une fermeture qui dessèche et sclérose.

L'universalisme est une ouverture qui uniformise et appauvrit.

C'est donc toute la relation à l'autre, prochain comme lointain, qu'il faut refonder loin des puérilités idéologiques habituelles.

Le premier pas à faire est d'acter les différences et les inégalités. Tant que ce premier pas de réalisme n'est pas fait, on s'enlise dans l'infantilisme. Acter la différence et l'inégalité des personnes, des cultures, des religions, des races, des ethnies n'implique pas que ces différences et inégalités doivent devenir des prétextes à oppression, à discrimination, à mépris ou à haine.

Un exemple : pour une personne dotée d'un QI de 140, un humain moyen au QI de 100 paraît aussi lointain et inintelligent que l'est, pour cet humain moyen, un débile mental au QI de 60 ; ce n'est, en revanche, jamais un raison pour permettre aux QI supérieurs, de harceler, de persécuter ou d'oppresser les QI inférieurs.

Il en va de même pour tous les paramètres d'évaluation, tant individuels que collectifs.

Le deuxième pas à faire est d'acter ses propres appartenances généalogiques, ethniques, culturelles et religieuses, et acter que l'on a des relations privilégiées, parfois très profondes et fraternelles, avec  ceux qui partagent les  mêmes appartenances. Ce deuxième pas acte l'existence de communautés humaines qui, chacune, possède un "dedans" et un "dehors".

Le troisième pas à faire est de pratiquer l'accueil bienveillant de l'étranger à trois conditions rédhibitoires : que cet étranger puisse réciproquer, lui aussi, un accueil bienveillant, qu'il respecte scrupuleusement les us et coutumes de la communauté qui l'accueille, et qu'il ne développe aucune stratégie parasitique.

 

 

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L'Intelligence Artificielle, cela n'existe pas.

Avec mes amis d'IBM, nous préférons parler d'Intelligence (humaine) Augmentée ou, mieux encore, d'Intelligence (humaine) Amplifiée. L'ordinateur n'est qu'une stupide machine électromécanique seulement capable d'ajouter des 0 et des 1. Tout le reste n'est que de l'intelligence humaine. Mais la puissance de calcul des ordinateurs permet d'y faire tourner des programmes très sophistiqués décuplant certaines facultés humaines.

Tout algorithme est une méthode de résolution de problème, inventé par l'homme et lui seul. Et le "Machine Learning" n'est qu'une structure gigogne d'algorithmes ajustant automatiquement des paramètres en cascades dans l'objectif d'atteindre des niveaux de performance eux aussi déterminés par l'intelligence humaine. Un système IA ou algorithmique ne fait que simuler  certaines facultés humaines sans en être ni le concepteur, ni le pilote, ni le propriétaire.

Je m'oppose radicalement à considérer un robot comme intelligent (et encore moins comme conscient). L'esprit n'est jamais réductible à un algorithme. Ne sont algorithmisables que les fonctions logiques et analytiques les plus élémentaires. Tout ce qui est holistique et anagogique (l'essentiel, donc) ne l'est pas et ne le sera jamais pour la simple raison que l'on ne se place pas au même niveau de complexité (au sens précis de ce mot dans la physique des processus complexes).

Les deux immenses erreurs faites aujourd'hui, notamment par les neuroscientistes et par les transhumanistes, sont : primo, de réduire l'esprit au seul cerveau et, secundo, de croire que le cerveau fonctionne comme un ordinateur ; cette analogie est fausse de fond en comble !

La Vie émerge de la Matière mais ne s'y réduit pas. De même, l'Esprit émerge de la Vie et, par conséquent, de la Matière, mais ne s'y réduit aucunement, ni à l'une, ni à l'autre. Un ordinateur, même doté des plus sophistiqués systèmes algorithmiques, n'est et ne sera jamais que de la Matière au niveau le plus bas de complexité. 

 

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De Francis Blanche :

 

"Si Colomb n'avait rien découvert, Kennedy serait toujours vivant."

 

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Une très vieille (1er siècle ?) inscription gravée, à Jérusalem, parle d'une "synagogue pour la lecture de la Torah et l'étude des mitzwot". La pratique de la prière communautaire est bien plus tardive.

Ainsi, la synagogue, dès l'origine, avait, pour fonction première, la lecture publique de la Torah et son herméneutique halakhique.

 

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A la fin de l'ère préchrétienne, il ne faut pas minimiser les antagonismes spirituels profonds entre le sadducéisme, élitaire, tenant de l'orthodoxie lévitique et centré sur le Temple, et le pharisaïsme, populaire (qui deviendra le rabbinisme et le talmudisme), tenant d'une hétérodoxie sotériologique et centré sur la pratique synagogale.

L'orthodoxie lévitique rejetait les croyances en l'immortalité de l'âme, en une vie après la mort, en un salut des âmes, en une résurrection, etc … Tout ce fatras aura probablement été inoculé par Grecs ou importé d'Egypte.

Le destruction du Temple, en 70, a signé la fin du sacerdoce et de la fonction lévitique des sadducéens … et le triomphe du pharisaïsme rabbinique.

Je suis enclin à croire que le kabbalisme est l'héritier du sadducéisme en exil (spécialement à Alexandrie).

 

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Je déteste cette expression : dire, après le décès de son conjoint, que l'autre à "refait sa vie" … On ne refait jamais sa vie ; on la continue, parfois, mais autrement, sur un autre chemin, avec d'autres compagnies … Mais on ne refait jamais rien ; on n'oublie jamais rien ; on n'efface jamais rien.

 

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C'est enfin scientifiquement, objectivement et rigoureusement prouvé : l'homéopathie est une vaste couillonnade.

Quand donc suivra-t-on la même approche sérieuse concernant tant d'autres charlataneries appelées soit "médecines alternatives", soit psychanalyse, psychiatrie, psychothérapie, etc … ?

Mais aussi, quand appliquerons-nous les mêmes démarches exigeantes à nombre de médicaments inutiles, voire nocifs, à nombre de pratiques médicales bien officielles et dont les résultats sont nuls ou négatifs, à nombre d'hôpitaux ou cliniques où l'on entre sain et dont on sort gravement malade ?

Quand donc admettra-t-on que l'on ne comprend ni ne connaît presque rien à ce qu'est la Vie, et, encore moins, à ce qu'est l'Esprit ?

 

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Bernard-Henri Lévy rappelle cette pensée si juste de Margaret Thatcher : "Le principe même d'un référendum n'est bénéfique qu'aux dictateurs et aux démagogues".

D'abord, un dictateur est un démagogue qui a réussi et un démagogue est apprenti-dictateur.

Ensuite, la leçon, en filigrane derrière cette assertion, est que les masses ne suivent que des dictateurs ou des démagogues, parce qu'elles sont incapables de surmonter l'émotionnel reptilien et de penser par elles-mêmes.

 

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Pourquoi donc l'Europe en général et la France tout en particulier, n'osent-elles pas dire leur fait net et cru aux islamistes de tous bords ? Pourquoi ne pas leur dire, haut et fort, qu'ils sont tolérés ici à la condition expresse de respecter, à la lettre, nos us et coutumes, et non les leurs ? De quoi, donc, ont-elles peur ? De voir se multiplier les attentats ? Peut-être un peu … mais elles ont surtout peur des représailles pétrolières des affidés des Frères musulmans que sont l'Arabie saoudite, l'Iran et consorts.

 

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Le 06/07/2019

 

Tristan Harris, ancien ingénieur de Google, interrogé, par le Sénat américain, sur la viralité sur Twitter a répondu ceci: "L’indignation, l’indignation morale, est le sentiment qui obtient le plus d’engagement. Pour chaque mot d’indignation ajouté à un tweet, le taux de re-tweet augmente en moyenne de 17 %".

 

Notre époque qui a renoncé à toute conception commune de la dignité, communie pourtant chaque jour dans l’indignation.

"Rien ne ment plus qu’un homme indigné", écrivait Nietzsche (qui parlait sans doute aussi de ce pignouf socialo-gauchiste qu'était Stéphane Hessel).

 

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De Josépha Laroche :

 

"La bien-pensance domine aujourd'hui notre société en instaurant dans le débat public une censure lexicale de tous les instants. (…) La bien-pensance camoufle le réel en refusant de nommer les choses. Plus grave encore, elle s’interdit de les voir, quand elle ne va pas jusqu’à les percevoir telles qu’elle voudrait qu’elles fussent. Avec cette édulcoration du langage, on comprend qu’il s’agit ni plus ni moins d’évacuer le réel, voire de l’effacer, ce déni tenant lieu de politique instituée."

 

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L'uniformité de la morale induit la stérilité de l'éthique.

 

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Outre le fait que la physique subnucléaire a amplement démontré que la Matière n'existe pas et que, plus on tend à en connaître le fond, plus ce fond devient vide, le matérialisme est une aberration métaphysique.

Le matérialisme est une croyance religieuse comme les autres avec ses prêtres, ses martyres, ses saints et ses légendes apologétiques.

Le matérialisme est une foi contre laquelle la science, à son habitude, ne peut rien.

Les matérialistes continuent de croire que tout ce qui existe, vient de la Matière sans se demander ni pourquoi cette Matière existe, ni pourquoi elle évolue en s'organisant vers toujours plus de complexité dans certaines zones de l'univers, ni d'où viennent les lois qui gouvernent cette évolution, ni pourquoi le hasard si souvent évoqué, lorsqu'il est provoqué expérimentalement, ne produit que de l'entropie, etc …

Le matérialisme est une aporie puérile qui n'est rien d'autre que la religion de l'anti-spiritualisme, la haine d'une conception du Réel qui se fonde sur l'affirmation de principes de cohérence, de simplicité et d'intention.

Où les matérialistes ont-ils été pêcher que le spiritualisme repose sur des mythologies infantiles mettant en œuvre une foi débile en l'existence d'un Dieu personnel, vieux barbu sur un nuage, entouré de séraphins lui chantant des psaumes et tirant les ficelles de la vie de certains hommes ? Il faut rappeler que la plupart des traditions spirituelles de l'humanité ne veulent pas entendre parler de ce Dieu personnel puéril : la taoïsme, la kabbalisme, l'hindouisme, le johannisme, le soufisme, le bouddhisme, etc … refusent catégoriquement cette idée. Ces traditions sont-elles, par conséquent, matérialistes ? Evidemment pas !

La Matière y est un produit de l'Esprit, … et non l'inverse.

Le prologue de l'Evangile de Jean, parmi beaucoup d'autres, le dit simplement (selon ma traduction très littérale) :

"A l'origine, était le Logos, et le Logos était devant du Dieu, et Dieu était le Logos. Il était à l'origine devant Dieu. Tout émergea de lui-même et sans lui-même rien n'émergerait ni n'adviendrait. En lui-même était la Vie et la Vie était la Lumière des hommes. Et la Lumière dans la ténèbre paraît et, elle-même, la ténèbre ne l'a pas saisie."

Et qu'est donc le Logos, sinon ce principe de cohérence, cette Logique cosmique que l'étymologie offre ?

 

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Le 07/07/2019

 

Quelques notes sur les "Poèmes" (chapitre "Fragments poétiques") de Friedrich Nietzsche …

 

Le plus beau corps

Un viole seulement

Où pudiquement se voile

Quelque chose de plus beau."

 

Il y a cette idée terrible que le christianisme, au travers de Marie, est né d'un "adultère de Dieu" !

 

"Dieu même … ne commence-t-il pas sans cesse ?"

 

Cette petite phrase est un hymne au processualisme !

 

"Comme le monde est fané !"

 

Et combien c'est encore plus vrai aujourd'hui, dans ce monde pillé et saccagé, pollué et dénaturé …

 

"Qui aime bien son Dieu, le châtie bien."

 

Et Dieu sait si Nietzsche aimait son Dieu … mais pas celui des monothéisme !

 

"Le mal du pays, non pas vis-à-vis d'un pays, d'une maison familiale et d'une patrie, car je n'ai ni l'un ni l'autre : mais le mal de n'avoir pas de pays."

 

C'est un Juif qui aurait dû écrire cette phrase magnifique …

 

"C'est pire que vous ne pensez : certain croit mentir et constate qu'alors seulement il touche à la vérité !"

 

Sentence très hégélienne : la synthèse dialectique par la négation de la négation.

 

"Ils se sont forgé leur Dieu à partir de rien :

quoi d'étonnant s'il devient pour eux néant."

 

Et leur Dieu (celui des monothéismes, ce Dieu personnel étranger au monde), ce Dieu-là est mort ! Mais non le Divin en lui-même … Nietzsche était un mystique antireligieux, tout imprégné d'une spiritualité, moniste et immanentiste, de la Vie. Son Dieu unique s'appelait Dionysos !

 

" 'Rien n'est vrai, tout est permis', c'est ce que vous dites ?

Malheureusement cette formule est donc vraie elle aussi :

qu'importe qu'elle soit permise !"

 

De plus, cette formule si elle est vraie, devient : "Il y a du vrai, il y a de l'interdit", et, si elle est fausse, elle dit : "Tout est vrai, rien n'est permis".

 

"Que m'importe votre misère ! Que mon péché soit d'avoir pitié de vous !

Croyez-vous que je sois là pour faire bien ce que vous avez mal fait ?"

 

La pitié est la mère de tous les assistanats et de tous les parasitismes sociaux. Et rien n'est plus honteux que d'être un assisté.

 

"Il faut se méfier de ceux qui prêchent le désespoir."

 

C'est un fonds de commerce inépuisable, tant pour faire des voix électorales que pour faire des affaires.

 

"Celui qui se noie cherche un sauveur."

 

Se déclarer "sauveur" ou "messie" est également un bon fonds de commerce lorsque le chaos s'installe.

 

*

 

Je sais une chose : quand on est jeune et amoureux, on est imbécilement amoureux.

 

*

 

En matière d'Amour, j'aime ma femme et elle m'aime : nous sommes un en couple.

Et cela me suffit.

J'aime aussi mes six enfants, mais eux, ils ne m'aiment, sans doute, que du bout du cœur ; ainsi le veut la Nature. On aime surtout l'aval, pas vraiment l'amont.

Et c'est bien ainsi.

 

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La Vie est magnifique, mais l'humain est décidément trop odieux : il me gâche la Vie.

 

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L'homme est condamné, pour vivre, à faire mourir. Qu'il apprenne donc, d'urgence, à faire mourir le moins possible et le mieux possible.

 

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Il ne faut pas oublier que, jusque la conquête arabo-musulmane, la Judée faisait partie intégrante de l'empire romain d'orient, avec des centres fameux de développement rabbinique. Ensuite durant la colonisation arabo-musulmane, puis turco-musulmane, il y a toujours eu, et sans discontinuer, un importante présence juive (et samaritaine) en Judée.

A chaque persécution en Europe ou en Afrique du Nord, bien des Juifs remontèrent s'installer en Judée. Ce flux de "retour" s'est intensifier au 19ème siècle sous la poussée des antisémitismes, surtout russe, pour culminer au 20ème siècle, avec la déclaration de Balfour et, bien sûr, après la Shoah.

Il faut briser ce mythe absurde que la Judée aurait été vidée de ses Juifs entre 70 et 1917. C'est simplement faux. Il y a toujours eu une population juive en Judée, en continuité depuis 3.000 ans au moins. Certes, la diaspora était bien plus nombreuses … mais à qui la faute ? Qui a chassé qui ?

Il est bon, souvent, de remettre l'histoire des hommes à l'endroit : c'est Israël qui est un "territoire occupé" par les arabo-musulmans, et non l'inverse !

 

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Les empires se construisent sur la faiblesse des communautés.

Et surtout, sur leurs dissensions et antagonismes …

 

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Le secret de la rapide conquête arabo-musulmane aux 7ème et 8ème siècles ? Le ras-le-bol des communautés locales d'être assujetties aux empires "d'avant"  en pleine déliquescence (essentiellement l'empire romain d'orient et l'empire perse). La ridicule petite armée mahométane a été accueillie en "libératrice" (sauf en Tunisie où les berbères, sous la conduite d'une juive appelée la Kahina, ont âprement résisté) … Toutes ces communautés ont soit vite déchanté (Espagne, Judée, …), soit accepté le joug (Maghreb, Perse, …).

 

Et maintenant, ces crétins de jeunes maghrébins violents, descendants des héroïques résistants berbères contre l'Islam, se revendiquent "arabo-musulmans" plus que quiconque au monde (alors qu'ils le sont moins que quiconque), forment des rangs de salafistes (antisémites) des plus radicalisés (malgré leur totale ignorance de l'Islam et du Coran) et emmerdent tout le monde avec leur arrogance et leur agressivité constantes.

 

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* *

 

Le 08/07/2019

 

Les deux premiers versets du livre de la Genèse pourraient se traduire aussi comme suit, en suivant scrupuleusement la découpe massorétique du texte :

 

"Dans un commencement Il ensemença des Intentions avec le Temps et avec l'Espace."

"Et l'Espace devint abyssal et chaotique, de l'Invisible au-dessus de l'Informe et de la Puissance intentionnelle au-dessus de la Substance."

 

Voici qui mettrait bien un point final aux délires du créationnisme puéril !

Mais qui est "Il" ? Le 'Eyn-Sof, le Sans-Limite c'est-à-dire l'Intemporel et l'Illocalisé : l'Esprit du Réel.

Et que sont ses Intentions ? Ce sont les Âmes.

Les Âmes, ce sont les désirs de Dieu.

A chacun, pour servir Dieu, d'accomplir son propre fragment d'Âme.

 

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Toute la Torah doit être relue avec d'autres Noms divins : Elohim, ce sont les "Âmes" et YHWH, c'est le "Devenant"

*

 

Le Réel ouvre cinq "mondes" à l'Esprit : le monde des Généalogies, le monde des Âmes, le monde des Reliances, le monde des Lois et le monde des Actes.

Chacun de ces mondes est un réseau dense d'entités intriquées, toutes reliées, d'une manière ou d'une autre, à toutes les autres.

Et, bien sûr, ces cinq mondes n'en font qu'un qui est le Réel-Un.

Ces cinq mondes ne sont, chacun, qu'un regard particulier sur le Réel-Un : ils ne reflètent que les cinq facultés de l'Esprit humain, respectivement : la Mémoire, la Volonté, la Sensibilité, l'Intelligence et la Conscience.

Le monde des Généalogies et celui de la Mémoire divine et cosmique.

Le monde des Âmes est celui de la Volonté divine et cosmique.

Le monde des Reliances est celui de la Sensibilité divine et cosmique.

Le monde des Lois est celui de l'Intelligence divine et cosmique.

Le monde des Actes est celui de la Conscience divine et cosmique.

 

*

 

Chacun dispose d'une âme personnelle qui va le pousser à s'accomplir, toute son existence durant.

Chaque âme personnelle est une étincelle, un fragment, une manifestation de l'Âme divine et cosmique.

L'âme de chacun est sa vocation et sa mission dans le Vie, sa "bonne raison d'exister". Elle exprime ce que Dieu désire que chacun fasse de sa vie.

 

Tout ce qui existe, possède une âme, parfois très sommaire, parfois très élaborée.

Au niveau le plus bas des complexités, les objets matériels ne font que "subir" leur âme qui leur enjoint, sans esquive possible, de se plier aux Lois de la Matière.

Mais plus on monte dans l'échelle des complexités - par la Vie d'abord et par l'Esprit ensuite -, plus les capacités d'émergence sont telles que les êtres peuvent partiellement esquiver les Lois de la Matière et engendrer de nouveaux comportements.

C'est là que naît la liberté : celle de reconnaître son âme (ou pas) et de l'accomplir (ou pas). La Joie est la récompense de ceux qui la reconnaissent et l'accomplissent. La Tristesse (le désespoir, l'absurde, le vide, l'angoisse, la peur, la souffrance, l'inquiétude, …) est le lot de tous les autres.

 

L'âme personnelle n'est ni éternelle, ni immortelle ; elle s'éteint avec le corps qui la porte. La tradition juive l'appelle la Nishamah.

Elle n'est qu'une manifestation locale et temporaire de la grande et unique Âme divine qui désire et veut l'accomplissement du Réel en plénitude.

Cette âme personnelle n'a d'autre but que d'offrir, à celui qui la reçoit, une porte entrouverte vers le sens et la valeur de sa propre vie. A lui d'ouvrir ou pas cette porte. A lui, ensuite, de marcher ou pas sur le chemin qui s'ouvre derrière le seuil de cette porte. Libre à lui d'aller loin … ou de s'arrêter à l'auberge de la première étape, bien  satisfait de lui, et de s'y installer dans une confortable bien-pensance infantile.

 

Vivre, c'est contribuer à l'accomplissement de l'Âme divine, en accomplissant sa propre âme personnelle qui en est le reflet, ici-et-maintenant. Tout est lié. Vouloir et construire l'accomplissement de son âme personnelle, reflet de l'Âme divine, c'est entrer dans la Loi cosmique du Réel qui, lui aussi, est en quête de sa propre plénitude.

Chaque étant est radicalement partie prenante et intégrante du Réel-Un, toute existence participe de cette forte convergence entre le Tout et ses parties … mais à la condition expresse d'entrer dans ce jeu des correspondances spirituelles.

 

Les biotes supérieurs ont la faculté de refuser de participer à ce jeu cosmique des accomplissements mutuels ; ils peuvent s'enfermer dans une existence repliée sur elle-même, en vase clos, "hors sol". Cette existence sera stérile, morne et triste ; c'est pourtant celle qu'ont choisie la plupart des humains, poussés en cela à la fois par le goût de la facilité et de la paresse, et par le philosophisme et l'humanisme du 18ème siècle qui sévissent encore.

 

S'il veut dépasser cet "humain, trop humain" et tendre vers le "surhumain", l'homme doit sortir de l'humanisme, entrer dans un "cosmisme" spiritualiste et jouer le jeu des accomplissements mutuels avec tout ce qui existe (la modernité fait précisément le contraire et obéit scrupuleusement à la loi de Descartes qui lui enjoint d'être "maître et possesseur de la Nature").

 

Il est temps que les humains retrouvent leurs âmes dans l'Âme, leurs esprits dans l'Esprit, leurs vies dans la Vie, leurs corps dans la Matière.

Il est temps de respiritualiser et de resacraliser l'existence.

Il est temps que l'Âme réactive et anime les âmes des humains.

 

*

 

D'un arrogant fameux et fumeux, John B. Watson (fondateur du behaviorisme) :

 

"Donnez-moi une douzaine d'enfants en bonne santé et de bonne constitution et un monde bien à moi pour les élever et je vous garantis que, si j'en prends un au hasard et que je le forme, j'en ferai un expert en n'importe quel domaine de mon choix – médecin, avocat, marchand, patron et même mendiant ou voleur - indépendamment de ses talents, penchants, tendances, aptitudes, vocation ou origines raciales."

 

Comment peut-on encore proférer des âneries aussi débiles ?

L'"inné et l'acquis ne s'opposent pas : l'acquis présuppose l'inné. S'il n'y a aucun inné, il ne pourra y avoir aucun acquis.

A moins, bien sûr, que "en bonne santé et de bonne constitution" ne signifie "avec un QI de 160". De plus, mettre la condition "en bonne santé et de bonne constitution" en préalable, indique clairement que ce crétin accepte, implicitement, des différences essentielles à la naissance.

 

De Winegard et Clark (dans "Quillette", magazine australien) :

 

" Les gens de gauche seraient tout particulièrement sensibles à cette doctrine [celle dite de la "page blanche"], car ils attribuent le gros des disparités sociales à des causes environnementales et sociales, tout en minimisant grandement l'importance des explications génétiques."

 

Peut-être, au fond, est-ce cela qui fait la grande différence des gens de "gauche" face aux gens de "droite" : la question des héritages, des généalogies, des filiations ; le refus obstiné de la réalité naturelle et de ses lois ; la foi imbécile en la supériorité définitive de l'artificialité humaine face à la réalité naturelle ; le réflexe de voir l'humain et l'humanité comme des entités "hors sol", détachées de la réalité, libres de tout imaginaire idéologique.

 

Cette vérité vient de me sauter aux yeux : être de "gauche", c'est croire, dur comme fer, que "les hommes naissent égaux". Or, les hommes ne naissent jamais égaux, ni génétiquement, ni culturellement, ni ethniquement, ni moralement, ni patrimonialement, ni socialement, etc … Donc, ils ne peuvent, non plus, jamais devenir égaux … sauf, en apparence seulement, sous la contrainte violente des dictatures socialistes, dures ou molles.

 

*

 

Les croyances religieuses sont les fallacieuses traductions de la Foi mystique dans les langages imagés des masses populaires et exotériques.

Elles n'ont, à vrai dire, sauf pour un historien ou un sociologue, que fort peu d'intérêt.

 

*

 

On me dit que la déclaration des droits de l'homme ne déclare pas "les hommes égaux", mais bien "égaux en droit".

Cela ne change rien … au contraire !

 

C'est quoi le "droit" ? Qui le définit ? A quelle fin ? Sur quel fondement idéologique ? Pourquoi, alors, pas aussi "égaux en devoirs" ?

L'article premier de la Déclaration universelle des droits de l'homme ne dit pas cela ; il dit : "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience (…) " …

 

  1. "Naissent libres" : je n'ai jamais vu un être aussi dépendant qu'un bébé ! De quelle liberté parle-t-on ? Liberté pour quoi faire (cfr. Georges Bernanos et Friedrich Nietzsche) ? La liberté n'est pas un droit, mais une conséquence …
  2. "et égaux en droits" (droits, au pluriel) : Lesquels ? Qui les a choisis ? Selon quels critères ? Dans quels buts ? Chacun a-t-il tous les droits ? Même les pires ? Les droits, cela se méritent … il y a d'abord des devoirs ! De plus, le "droit naturel", souvent mis en avant, est un autre pur mythe. Le droit et les lois qui le déterminent, sont de pures conventions.
  3. "égaux en dignité" (vieux réflexe kantien des amoureux des philosophistes du 18ème s.) : qu'est-ce qui est "digne" ? Qu'est-ce que la "dignité" ? Le droit de se croire le centre, le but et le sommet de la création ? Naître "homme" est-il un insigne honneur et une infinie dignité à laquelle, cela va de soi, ce chien, ce chêne, ce papillon, cette mésange, ce coquelicot n'ont aucun droit …?  Vieille croyance chrétienne en la supériorité de l'humain sur la Vie : affreuse affirmation de Descartes qui veut faire de l'homme "le maître et le possesseur de la Nature" … Non ! La Dignité, cela se mérite … Chacun n'est que ce qu'il fait.
  4. "Ils sont doués de raison" … Vu le QI moyen, c'est pas gagné … Mais qu'appelle-t-on "raison" ? La faculté de raisonner logiquement (logique aristotélicienne ou pas ?) ou mathématiquement (quelle mathématique ?) ? La rationalité est une facette d'une autre faculté appelée Intelligence (inter-ligare ou inter-legere) qui est cette capacité de découvrir des liens inédits entre des phénomènes en apparence étrangers l'un à l'autre. Cette faculté est absente du cerveau de 85% des humains.
  5. "Ils sont doué de conscience" … Quelle conscience ? La conscience de la morale commune, celle de l'éthique positive ? Ou plutôt la conscience de leurs intérêts immédiats et imbéciles, du service de leur avidité, de leur cupidité, de leur lubricité, de leur méchanceté foncières ?

 

Non, les hommes ne sont pas égaux, ni entre eux, ni en droits, ni en dignité … Ce mythe absurde masque la réalité de la vraie nature humaine (pas bien reluisante)…  et de l'absolue différence et de la radicale inégalité entre tout ce qui existe. Le combat à mener n'est pas celui pour l'égalité, mais celui contre l'exploitation ou l'oppression des différences.

 

*

 

Il existait environ 25.000 Juifs en Espagne en 711. La plupart résidaient à Tolède, la capitale wisigothique.

C'est bien de là que je viens … via quatre siècles à Amsterdam (parallèlement à la famille de Spinoza).

 

*

 

Un exploitant forestier vient de me confirmer que la coupe d'un hectare de pins Douglas, rapporte 40.000 euros une fois tous les 40 ans. Soit 1.000 euros par an et par hectare. Et un hectare, à 20 m² par arbre, cela donne 500 arbres. Conclusion : l'assassinat d'un arbre rapporte 2 euros par an au propriétaire de la forêt !

Révoltant !

 

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Le 09/07/2019

 

Quelques notes prises au cours d'une journée passée avec des Compagnons du Devoir :

 

  • Le métier est un prétexte pour s'accomplir en tant qu'homme.
  • Le Compagnonnage est un art de vivre.
  • Le but n'est pas au bout du chemin, il est ce chemin.
  • La sacralisation de l'ouvrage.
  • Toujours être en marche.
  • S'accomplir dans et par son métier, dans un esprit d'ouverture et de
  • Le métier, c'est ce qui reste quand on a perdu son emploi.
  • Faire la différence entre la Règle qui est une philosophie de vie, et le Règlement qui est un code de conduites à tenir.
  • Une homme de métier est tout au-delà d'un professionnel.
  • Les valeurs essentielles : curiosité, adaptabilité, remise en cause.
  • Lorsqu'on atteint une vraie maîtrise, on n'a plus peur de rien.
  • Apprendre à faire en faisant.
  • "Voilà quelle ta "gâche" (ta mission), maintenant fais à ta manière".
  • Celui qui reçoit mais qui ne redonne pas, est un voleur.
  • Non pas enseigner, mais faire vivre.

 

En complément, voici le texte intégrale de la Règle …

 

RÈGLE DES COMPAGNONS DU DEVOIR

 

La RÈGLE est le fruit de l’expérience des Compagnons et l’expression de leur idéal : permettre à chacun et à chacune de s’accomplir dans et par son métier, dans un esprit d’ouverture et de partage.

Depuis toujours, les Compagnons du Devoir s’appuient sur la communauté et le voyage pour

y parvenir. La communauté s’entend au sens large et comprend les itinérants au sein d’une maison comme les pays et coteries de tous lieux et de toutes générations, unis dans un projet associatif. De même, le voyage inclut les expériences réalisées au sein des maisons

comme celles vécues en dehors des structures ou des frontières.

 

En acceptant l’idée de cette Règle, chacun et chacune bénéficie des mêmes droits, notamment ceux de l’accès à la formation et à l’accompagnement, mais aussi des mêmes devoirs, comme celui de se perfectionner assidûment dans son métier et dans son comportement, dans le respect des conduites à tenir décidées ensemble.

En adhérant à cette Règle, chacun et chacune reçoit la confiance des Compagnons et, une fois

Aspirant, est invité à se mettre en route sur un chemin de vie et à s’inspirer des jalons suivants.

 

APPRENDRE à travailler les éléments pour assurer son quotidien et, malgré les difficultés, se perfectionner sans cesse pour devenir avec patience capable en son métier. Mais également

apprendre à ne pas gaspiller les ressources afin que d’autres, ailleurs et demain, puissent en vivre. Les Compagnons du Devoir se sont engagés à agir dans le respect de l’environnement.

 

FAVORISER la qualité des rapports humains et s’efforcer en toutes circonstances de rechercher d’abord l’harmonie entre les Hommes. Sans oublier que le respect des autres commence par le respect de soi-même, il appartient à chacun et à chacune de s’imposer assez de discipline pour ne pas succomber à toutes sortes de déviances et de tout mettre en œuvre pour avoir un comportement digne.

 

PROGRESSER sans cesse dans son métier et l’exercer avec honnêteté. À l’entreprise

comme en cours ou en stage, l’apprenti, le stagiaire, l’Aspirant et le Compagnon s’appliquent

à donner le meilleur d’eux-mêmes. Ils s’engagent à aller au plus loin de leurs possibilités en suivant, chacun à leur rythme, le parcours de formation que propose le Tour de France, d’Europe ou du monde.

 

RÊVER de faire de sa vie quelque chose de bien en complétant sa maîtrise de la technique par

d’autres richesses humaines comme la culture, l’art, la spiritualité... Les pays et coteries sont invités à semer du beau avec leurs mains mais aussi avec leur cœur et leur esprit, notamment en transmettant avec générosité leur enthousiasme et leurs compétences aux plus jeunes.

 

DÉPASSER ses propres intérêts et, en Homme libre, se mettre au service des autres. Cela

nécessite un travail quotidien sur soi-même, tant pour en acquérir patiemment les aptitudes que pour apprendre à s’effacer. Les Compagnons du Devoir expriment cette attitude courageuse au travers de leur devise :"ni s’asservir, ni se servir, mais servir".

 

PARTICIPER activement à la vie de la communauté, quelle qu’elle soit, et être attentif à ce que chacun et chacune y trouvent non pas une place, mais sa place, dans la Maison des Compagnons comme dans la vie. C’est toute la force de la fraternité que de savoir accueillir et respecter l’autre tel qu’il est et de partager ensemble le pain et le savoir. C’est toute cette force que les générations se transmettent en compagnonnage.

 

EN DEVENANT Aspirant, chaque pays se met en route pour découvrir son métier, les

autres, le monde et lui-même. En restant fidèle à ses choix, l’itinérant profitera alors des différents jalons posés par les Anciens et chaque Aspirant, selon ses possibilités et ses projets, se construira peu à peu en Compagnon capable, digne, libre et généreux.

 

Plus tard, il aura à cœur de s’épanouir encore plus complètement en posant lui-même ses propres jalons et, à son tour, en aidant chacun et chacune à s’accomplir dans et par son métier, dans un esprit d’ouverture et de partage. Sincère dans son témoignage, bienveillant  envers les plus jeunes et humble dans ses actions,  le Compagnon participe alors, avec l’ensemble des

acteurs de l’Association ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France, à la transmission des valeurs de ce mouvement dont il est dépositaire.

 

Le message de cette Règle appartiendra à celles et ceux qui feront l’effort de se mettre en route sur ce chemin d’exigences que proposent les Compagnons du Devoir et de le découvrir tout au long de leur voyage.

 

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Le 10/07/2019

 

Il est trop tard pour être pessimiste.

 

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La civilisation adoucit les visages ; la barbarie les enlaidit.

 

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La dualité classique entre démocratie et dictature (cfr. Michel Onfray) est soit vide (la démocratie est une dictature comme les autres : celle des crétins et des démagogues), soit trop simpliste.

Dans ce cas, au-delà de toutes les contorsions intellectuelles pour apporter des nuances, des compromis, des échappatoires, il faut construire une troisième voie ni démocratie, ni dictature …

C'est le défi de notre époque.

 

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Je n'ai pas le temps de me préoccuper de ce que vous pensez ; je n'ai déjà pas le temps de m'occuper de tout ce que je pense !

 

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Décidément, Onfray écrit bien mais voit mal. Son virulent diatribe contre "l'Empire maastrichtien" est un tissu de mauvaises fois, aussi frauduleux que celles d'un souverainiste obtus et patenté (et sensiblement anachronique) nommé Philippe de Villiers.

Là où l'analyse est correcte, c'est sur la détermination d'une première phase (antieuropéenne) de l'immédiat après-guerre : le Gaullisme c'est-à-dire le populo-paternalisme basé sur le tandem De Gaulle et PCF ; et d'une deuxième phase (1969-2017) d'installation et de triomphe de la tyrannie de la bien-pensance socialo-gauchiste et, fondamentalement, nihiliste (hors la parenthèse transitoire et libérale de Valéry Giscard d'Estaing) qui fut mise en œuvre par cette crapule florentine de François Mitterrand et qui s'est achevée avec l'effondrement de François Hollande et des partis traditionnels (entendez "de l'ancien paradigme") dont le funeste Parti Socialiste qui a été le chef d'orchestre de cette bien-pensance et de ses médias pendant trois décennies - et il en reste encore beaucoup et trop).

Lors de cette seconde étape, on est passé de la non-Europe à une simili-Europe confédérale sous la coupe des intérêts nationaux et des petits arrangements transnationaux. Cette simili-Europe respectueuse des nationalismes souverainistes, a rendu l'Union Européenne impuissante à régler les vrais problèmes européens (ce que lui reproche Onfray, sans peur des paradoxes).

Il est stupide de conspuer "l'Empire maastrichtien" qui n'en est pas un (seulement une mosaïque de souverainismes égoïstes et politiciens, usant de la même monnaie et unis par quelques normes souvent caduques parce que tirées à hue et à dia par les représentants nationaux) alors que, dans le cadre de la continentalisation générale, il est vital que la vraie et complète fédéralisation européenne se fasse rapidement, au-delà des Etats-nations aujourd'hui moribonds et impuissants.

 

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Que l'on parle d'Empire, de Royaume, de République ou de Communauté, partout peut naître et grandir un totalitarisme. C'est une faute d'assimiler République et Démocratie, Empire et Dictature.

 

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De Michel Onfray :

 

"Le pouvoir sur les mots génère le pouvoir sur les choses."

 

Notre époque vit ce moment orwellien de la novlangue avec des imbécillités abyssales comme l'écriture inclusive, l'omniprésence d'acronyme et de diminutif,  ou la diabolique censure de mots - donc de concepts - comme race, genre, sexe, drague, origine, islamisation, libéralisme, capitalisme, tradition, généalogie, identité, inégalité, différence, carnivore, personnel, privé, etc …, et la sacralisation d'autres mots - et concepts - comme universalisme, humanisme, égalitarisme, démocratisme, solidarisme, …

La bien-pensance socialo-gauchiste et nihiliste a débouché sur une logique de victimisation très efficace : on est toujours la victime des autres, mais jamais de sa propre stupidité. Cela posé, la chasse aux boucs émissaires tous azimuts peut être lancée … avec, à l'appui, campagnes de lynchage médiatique ou de cassage de vie sur ces saloperies de réseaux sociaux.

Tout cela institue un indéniable déni de réalité.

Tout cela rejette le réel dans le "je-ne-veux-pas-le-savoir" au profit de l'émotionnel, du compassionnel et, in fine, de l'idéologique.

 

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Qu'est-ce que la Judéité, me demande-t-on ?

Le problème est multiple :

  • Qui est juif ? Celui qui pense (et non croit) que la Torah fonde une (et non LA) Alliance entre le Divin et l'humain, qui est spécifique à une Tradition, une culture et une langue hébraïques (et non une "race" - on sait depuis longtemps que les vagues de conversions et de mariages ont complètement dilué l'hypothétique "génome" juif - Hitler n'avait pas compris grand' chose en parlant de la "race juive"). La tradition juive n'a jamais prétendu à un quelconque "universalisme" : YHWH est seulement le Dieu tutélaire de la Maison d'Israël (la Bible hébraïque est écrite dans un paradigme polythéiste et la Tradition dit que YHWH était un Dieu sans peuple et que le peuple d'Israël était un peuple sans Dieu … et qu'ils se sont élus mutuellement : l'Alliance) … les autres font ce qu'ils veulent.
  • Qui est un "bon" juif ? Il n'y a pas de "bon" ou de "mauvais" Juif pourvu qu'il se vive juif ; pourvu qu'il reconnaisse et assume sa généalogie spirituelle ; pourvu que dans une synagogue, ses tripes se retournent dès qu'on sorte et déroule le Séphèr Torah (le rouleau de la Torah), pourvu qu'il sache d'où il vient ; pourvu qu'il assume toute l'histoire juive ; pourvu qu'il sache que "l'étoile jaune" pourra un jour lui être cousue sur la veste ou sur le ventre, et qu'il l'accepte, aussi absurde et révoltant que cela puisse être … Quand je faisais mes études rabbiniques, c'était un sujet : comment dissuader un "goy" qui voulait se convertir au Judaïsme … Au-delà de l'intérêt spirituel ou intellectuel, était-il prêt à assumer la "généalogie" collective qui ne fut ni totalement "joyeuse", ni totalement "parfaite", mais parfois lumineuse …
  • Quel rapport entre "judaïsme" et "sionisme" ? Métaphysiquement et spirituellement : aucun. Politiquement et humainement : les rescapés et les enfants de la Shoah (comme moi) savent que, quoiqu'il se passe en Erètz Israël, c'est notre racine et le lieu - le seul - où on pourrait vivre "chez nous" (et il faut rectifier un mensonge : il y a toujours eu des Juifs qui ont vécu en Judée - et non en "Palestine" qui fut un royaume disparu avec les Philistins dans l'Antiquité - ; il n'y a pas de "retour" des Juifs , des Juifs ont toujours vécu là, chez eux, … dans l'histoire récente, les guerres menées contre les Juifs israéliens par les arabo-musulmans se sont toutes soldées par leur échec  à eux, ce qui a permis à Erètz Israël  de retrouver SES territoires d'avant la colonisation arabo-musulmane du 7ème siècle).
  • Qu'est-ce qu'un juif honteux ? C'est un Juif qui, comme Marx ou Freud, pour se faire intégrer dans la société viennoise ou autre, s'est complu à dénigrer son identité en reprenant les poncifs antisémites (pour Marx : le Juif banquier et usurier ; pour Freud, le Juif névrosé rivé à l'image de sa mère - le seul cas connu de complexe d'Œdipe fut Freud lui-même - et héritier d'un  soi-disant faux Hébreu, Moïse qui aurait été Egyptien - le problème de Freud est de "prouver" l'illégitimité des Juifs à être ce qu'ils sont en différence des Nations).

 

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Finalement, le Judaïsme est la plus grande doctrine et le plus grande école du différencialisme : faire de son identité profonde, le fait d'être profondément différent.

 

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Le 11/07/2019

 

L'oralisation des discours, notamment par l'usage intensif de cette saloperie de téléphone (portable, le plus souvent), ou par l'entremise des interfaces vocaux, ou par le recours à un langage écrit singeant l'oral au mépris de toute règle de grammaire et d'orthographe, et relevant plus de l'onomatopée, de l'acronyme, de l'abréviation ou du phonétique - voire de borborygmes comme "oups" -, appauvrit considérablement la langue mais aussi, et surtout, la pensée qui redevient quasi pré-hominienne.

De plus, puisque "Ora volent, scripta manent", le discours devient volatil, insaisissable, non arraisonnerable : toutes les inepties peuvent être proférées puisque éphémères (et quasi anonymes, puisque sans preuve possible).

L'oralisation des discours poussée par les industries numériques californiennes est, probablement, la plus grande opération de régression intellectuelle jamais tentée.

L'appauvrissement et la régression des langages impliquent la régression et l'appauvrissement de la pensée. La rigueur, l'exigence de clarté et de précision, et la discipline que la langue écrite implique, produit les mêmes qualités à la pensée.

 

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Notre époque à la fois schizophrène, paranoïde, émotionnelle, victimiste, nombriliste, idéologisée, … et perméable à toutes les radicalisations, à toutes les infox, à tous les complotismes, à toutes les rumeurs, à tous les lynchages, … notre époque n'a qu'une seule chose en sainte horreur : la réalité !

Elle rêve d'artificialité pure, d'un définitif "hors sol" généralisé.

Le déni de réalité n'est même plus une option pour désaxé majeur ; il est le fondement même de la "bien-pensance" ambiante !

 

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Les "BRICS", à l'exception de la Chine, ne sont qu'une élucubration idéologique de journalistes en mal de tiers-mondisme.

Le Brésil s'est effondré aussi vite qu'il a montré son nez : comme la Russie, il n'a connu une embellie économique qu'en pillant ses ressources naturelles. L'Inde a un atout : elle peut compter sur un milliard de quasi esclaves, mais elle stagne et régresse souvent. Quand à la république Sud-Africaine, ce n'est qu'un mythe brodé sur un autre mythe exécrable inventé de toutes pièces par la CIA pour mettre la main sur les réserves minérales du pays : Nelson Mandela.

La seule vraie émergence économique est la Chine ; mais faut-il rappeler la hauteur et la qualité de la culture, de l'économie et de la technologie chinoises depuis des millénaires ? La Chine est l'autre pôle de la civilisation humaine avec l'Europe. Le reste ne compte pas : il suit, il profite, il parasite ou il jalouse.

En Chine, la parenthèse maoïste, quelque terrible qu'elle ait été, n'est qu'un anecdotique accident de parcours sur l'histoire longue de ce vaste quasi continent qui a essaimé sa culture, depuis longtemps, du Japon à l'Indonésie ; de même, de notre côté, l'hégémonie américaine, pseudopode européen dégénéré, depuis 1945, n'est qu'une parenthèse historique en passe de se terminer.

Ma conviction profonde est qu'il n'y a pas d'avenir civilisationnel fort sans un passé culturel puissant.

Pour l'humanité, il n'y a que deux pôles civilisationnels durables et solides : l'Europe et la Chine. Ils doivent apprendre à s'entendre et à mener le monde.

 

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Les idéologies sont des solipsismes collectifs !

 

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Le 12/07/2019

 

Au fond, cette notion d'honneur qui m'a toujours parue floue, voire incongrue, commence à se clarifier dès lors que "garder son honneur", signifie refuser toute compromission et préserver, sur le long terme, son autonomie, son identité et son projet de vie.

 

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Qu'est-ce qu'un européen ? C'est un humain de race blanche (issue du croisement du neanderthalensis et de l'africanus), de culture helléno-judéo-chrétienne, de langue indo-européenne, de mentalité différencialiste, individuationniste et traditionnaliste, de bonne éthique, attaché à l'esprit classique et à la qualité de la vie, pas excessivement obsédé par l'appât du gain immédiat, sensible à l'écologie, pratiquant une économie sociale de marché, etc …

 

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Je crois qu'il faut opposer le modèle économique industriel et le modèle économique numérique … à la condition de bien voir que les GAFA appartiennent totalement au vieux modèle industriel, même s'ils s'occupent de numérique.

Quant à moi, je préfère parler du modèle économique noétique (plutôt que numérique) puisque la connaissance et l'intelligence y sont bien plus essentiels que leur infrastructure numérique.

Il faut bien comprendre que c'est l'industrialisation de cette infrastructure qui fait le fonds de commerce des GAFA et non l'économie noétique elle-même. A titre de comparaison, l'économie de la mobilité ne se réduit aucunement aux publicités tapageuses et envahissantes des constructeurs de voitures clinquantes et rutilantes, truffées d'innovations ridicules et de gadgets inutiles.

 

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De Bruno Le Maire :

 

"Tant que nous ne parviendrons pas à définir un intérêt collectif européen, qui dépasse les intérêts particuliers, nous reculerons devant les décisions nécessaires pour nous affirmer sur la scène internationale et nous resterons une alliance de marchands, qui négocient tout et ne créent rien.

Tant que nous ne prendrons pas notre autonomie par rapport aux Etats-Unis, nous tremblerons devant la plus modeste affirmation de nos intérêts économiques ou financiers et nous ne grandirons pas comme puissance."

 

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Le 13/07/2019

 

De Peter Sloterdijk :

 

" (…) le cynisme, c’est pour ainsi dire l’ombre qui accompagne inévitablement une civilisation fondée sur des valeurs universalistes. L’idéologie occidentale de l’universalisme est condamnée à produire ses propres contradictions, dont une partie se manifeste dans le phénomène du cynisme comme acte de parole aussi bien que mode de pensée. C’est la fuite en avant de la mauvaise conscience. (…) Le populisme est la forme agressive de la simplification."

 

Humanisme, universalisme, socialisme : les funestes piliers de la modernité occidentale qui, fatalement, débouchent sur le populisme, l'anti-écologisme, l'irréalisme, le cynisme et le nihilisme.

 

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L'idéologie rampante, populacière et délétère qui empuantit toute notre époque repose sur ceci : la fiction remplace la réalité.

C'est le retour infect du mythe existentialiste de la liberté absolue de s'inventer soi-même en dépit de la réalité, contre toute réalité.

On s'invente femme lorsqu'on est homme afin de masquer une sexualité contre-nature. On s'invente un corps en s'injectant irréversiblement toutes sortes de saloperies dans ou sous la peau, afin d'être enfin vu, remarqué, reconnu, malgré sa profonde médiocrité. On s'invente victime des autres, d'une majorité ou d'un complot afin de ne pas devoir assumer sa propre crétinerie. On s'invente un passé qui s'oppose à l'histoire vraie. On s'invente une culture que l'on ne possède nullement, des diplômes ou des curricula vitae imaginaires et fallacieux. On s'invente le droit de revendiquer d'être autre que soi. On s'invente le droit de mentir, de médire, de calomnier, de salir, de détruire tout et n'importe qui - anonymement - dans ces poubelles psychopathologiques à grande échelle que sont les réseaux sociaux ou - cyniquement - dans des usines à détritus pourris comme Mediapart. On s'invente une nature qui n'a plus rien de naturel, afin de croire que l'on peut nier ou oublier les lois de la Nature réelle.

On s'invente un monde et une vie "hors sol", déconnectés du monde et de la vie, engoncés dans un déni de réalité généralisé.

Bref … notre époque incarne une idéologie du mensonge universalisé.

Le slogan en serait : "Si le réel ne vous convient pas, inventez une fiction !".

Le problème est que faire vivre une fiction coûte horriblement cher (en temps, en énergie, en stress, en argent, …) et que, tôt ou tard, lorsque les ressources viennent à manquer, les masques tombent.

Alors surgit la mort contre les négateurs de la vraie vie.

 

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Le bouc émissaire attire sur lui toute la haine que l'on porte à soi, à ses semblables, au système social, politique ou économique. C'est vers lui que convergent tous les ressentiments, toutes les frustrations, toutes les méchancetés, toutes les aigreurs, tous les péchés, toutes les hontes.

 

C'est sans doute par une funeste ironie de l'histoire des hommes que les Juifs, dont la Bible invente ce rite (lev.:16;22-26), soient devenus le bouc émissaire désigné de toute l'humanité depuis près de trois mille ans.

Selon la Bible, ce bouc, après avoir été chargé de toutes les fautes par le rite du Grand Prêtre, le jour de Kippour, est conduit au désert et lâché pour Azazel ('Oz-'Azèl : la "force de partir").

 

Rien n'a changé : un peuple qui ne s'assume pas lui-même, qui n'assume pas ses médiocrités, ses faiblesses, ses défaites et ses déboires, s'invente un bouc émissaire sur lequel il décharge toutes ses animosités, rancunes et malveillances.

 

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Le 14/07/2019

 

La démocratie sacralise la loi des grands nombres et l'entropie statistique qui va avec. L'élitisme les combat comme un corps sain combat les cancers.

 

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Où donc se place la frontière entre démocratie et populisme ?

Dans les deux cas, l'ignorance, l'inintelligence et la bêtise du "peuple" triomphent.

 

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A la démocratie universelle, il faut substituer la démocratie conditionnelle ou la démocratie catégorielle. Le droit de vote doit se mériter.

 

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Les attaques ad hominem sont toujours une erreur qui relève du populisme de la plus basse espèce. Aucune bataille d'idées ne pourra être gagnée sur des champs de bataille aussi vils que le lynchage personnel via les réseaux sociaux. Laissons ces pratiques pitoyables aux populistes de droite et de gauche.

 

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En attaquant le "train de vie" des élus, on se trompe. Outre que ces attaques sont très largement imaginaires et ne sont que des infox venues de Mediapart ou autres fouilleurs de merde (et relayées, bien entendu, par toute le presse socialo-gauchiste française, comme d'habitude), ce ne sont pas ces dépenses-là, epsilonnesques, qui déstabilisent le budget de l'Etat ; il faudrait plutôt aller voir les trous abyssaux induits par tous les assistanats imbéciles en tous genres, par les coûts de l'islamisation des banlieues, par les 30% de personnel en trop à la SNCF, par le travail effectif de la plupart des fonctionnaires aux alentours de 20 heures par semaine, etc …

 

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De ma complice Néa :

 

" De Nicolas Machiavel : l'évolution se tisse entre la Virtus (potentialités internes) et la Fortuna (opportunités externes). Il en va ainsi de la vocation de chacun qui se construit sa légende personnelle par la rencontre de son "dedans" et de son "dehors". Toute rencontre d’un germe et d’un monde est pleine de possibles."

 

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Le 15/07/2019

 

Résoudre la dialectique entre anthropologie et technologique au travers de la méthodologie.

Refuser la dilution de soi dans le marais numérique.

 

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S'il fallait, en simplifiant, exprimer le distinguo entre le monde sépharade et le monde ashkénaze, on pourrait dire que, dans celui-ci, l'accent est plutôt mis sur la 'halakhah (le pilpoul talmudique - le juridique rationnel) alors que, dans celui-là, l'accent est plutôt mis que la aggadah (la dévéqout kabbalistique - le mystique intuitionnel).

 

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La grande synagogue de Tolède (El Transito) a été fondée et construite par mon ancêtre Samuel ben Méïr ha-Lévy Aboulafia (1320-1361) en 1357. Il fut trésorier, juge et conseiller personnel du roi de Castille, Pierre 1er.

 

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Dès les premières mises en forme de la Kabbale provençale par l'école de Posquières, le monisme du kabbalisme s'affirme contre le dualisme du rabbinisme.

 

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Henri Sérouya, un élève de Bergson, met en jeu une « parenté foncière » entre la philosophie bergsonienne et la kabbale, dans sa veine hassidique en particulier. L’importance donnée à la joie, à l’enthousiasme, au courage par le Baal Shem Tov et son école, se retrouve chez Bergson, traduits en termes d’énergie créatrice, vitale et intuitive.

 

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La magie des Lettres dans la Kabbale.

La Kabbale, depuis ses débuts, enseigne que l'Eyn-Sof engendra les 22 lettres et les 10 Séphirot et qu'avec ces instruments, Il fera émaner de Lui tout ce qui existe.

La thèse est qu'une associations de lettres engendre un nom qui, dans les dynamique séphirotique, engendre un étant particulier ; la même association engendrant le même étant. Cela induit l'idée que le Réel est toute la Parole divine et qu'il est donc le Logos incarné.

Cette idée d'un Réel engendré par assemblage d'archétypes préexistants serait en contradiction profonde avec le physique actuelle.

Mais cette contradiction peut être contournée en considérant que le processus d'accomplissement du Réel relève des seuls Séphirot qui en sont les moteurs, mais que les Lettres relient celles-ci entre elles et, de ce fait, assure la cohérence de l'ensemble.

 

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Certains opposent, à tort, les deux récits (Gen.:1 et Gen.:2-4) de l'apparition de l'Homme dans l'univers.

Le premier récit, celui du sixième jour, ne parle pourtant pas du tout de la même chose que le second récit, celui du jardin d'Eden.

 

Ce second récit inaugure bien le début de l'histoire de l'humanité et de la sortie de l'homme hors de l'animalité inconsciente et innocente : l'homme, alors, prend conscience de sa finitude (de sa faiblesse, de sa mortalité) et devient capable d'anticipation et de fabrication (les pagnes de feuille, …). Ce récit est placé sous le signe du tétragramme sacré, YHWH, qui symbolise le "Divin-pour-l'homme", garant de l'Alliance.

 

Mais le premier récit ne parle pas de cet homme terrestre (ni de YHWH). Il parle de l'homme idéel (et non idéal). Il parle, en cinq versets (Gen.:1;26-30), des Intentions, de projets, de la vocation et de la mission de l'humanité. Il imagine ce que le processus humain pourrait devenir …

 

26- Et Il dira [ses] Intentions [Elohim] : "Nous ferons un humain dans notre image [par notre imagination] et comme notre ressemblance [selon nos critères, selon nos choix] et il descendra [il s'enracinera] dans le poisson de la mer et dans l'oiseau du ciel et dans le bétail et dans tout le territoire et dans tout le rampeur rampant sur le territoire".

27- Et Il engendrera des Intentions avec l'humain dans son image (en imagination) ; dans l'image [en imagination], des Intentions, il [en] aura engendré avec lui ; mâle et femelle, il aura engendré avec elles.

28- Et Il bénira avec eux des Intentions et Il dira pour eux des Intentions : "Fructifiez et grandissez et accomplissez[-vous] avec le territoire et investissez-le et descendez [enracinez-vous] dans le poisson de la mer et dans l'oiseau du ciel et dans tout vivant rampeur sur le territoire.

29- Et Il dira des Intentions et voici : "J'aurai donné pour vous avec toute verdure ensemençant semence qui [est] sur les faces du territoire et avec tout arbre qui, par lui, [est] fruit d'arbre ensemençant semence, pour vous, sera pour nourriture (…),

30- (…) et pour tous les vivants du territoire et pour tout oiseau du ciel et pour tout rampant sur le territoire qui [est] en lui [par soi] une âme de vie, avec tout légume de verdure pour nourriture" ; et il [en] sera ainsi.

 

Si l'on reprend ce texte sous une forme actuelle plus littéraire, cela donne ceci :

 

26- Et Il exprimera ses volontés : "Nous ferons un humain par notre imagination et selon nos vœux, et il s'enracinera dans le poisson de la mer et dans l'oiseau du ciel et dans le bétail et dans tout le pays et dans tout ce qui rampe sur le sol".

27- Et, en imagination, Il engendrera des volontés pour l'humain ;

en imagination, Il avait projeté des vocations à son propos ; Il les aura imaginé mâle et femelle.

28- Et Il sacralisera des vocations à leur égard et Il exprimera pour eux ses volontés : "Fructifiez, et grandissez, et accomplissez-vous avec le territoire, et investissez-le, et enracinez-vous dans le poisson de la mer et dans l'oiseau du ciel et dans tout vivant rampeur sur le sol.

29- Et Il exprimera d'autres volonté que voici : " Avec toute la verdure portant semence qui se propage à la surface du sol et avec tout arbre qui, en lui, porte du fruit d'arbre portant semence, J'aurai donné pour vous, oui pour vous, de la nourriture …,

30- et pour tous les vivants du territoire et pour tout oiseau du ciel et pour tout rampant sur le sol qui est par soi-même une âme de vie, aussi est donné tout légume de verdure pour nourriture" ; et il en sera ainsi.

 

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De mon cher complice et ami Luc B. :

 

"Mon temps est limité, mais il n'est pas fini.

Je refuse de le perdre avec ceux qui courent, ceux qui du haut de leur ego parlent petit , avec les sans-sensualité, les sans-indulgence, les sans-humour, les sans-désir, les sans-curiosité. Je refuse de côtoyer ceux qui méprisent les animaux, car ils sont mes amis, ceux qui, alors qu'il me faut bien peu, m'en offrent encore moins, ceux qui, dénués de talents, ne compensent pas leur handicap par la béquille de la politesse. J'évite les hommes de cour et ceux qui, à force de compromis, vivent dans la compromission, les héros du futile qui essayent de courir, ramper ou grimper un peu plus vite que les autres, ceux qui naviguent entre 'je mérite plus' et 'c'est déjà ça', prisonniers volontaires qui renoncent à la libération la laissant à leur porte. Je tiendrais en joue les pisse-vinaigre qui veulent imposer leur style de vie alors qu'ils ont bien du mal à le suivre, essayant de faire passer leur aridité pour de l'ascèse et leur morale pour une éthique, les vieux qui bourdonnent autour de leur propre cadavre, les jeunes ignorants qui affirment leurs a priori pour cacher leurs peurs. Je compte bien assouvir ma curiosité, admirer les preux, caresser des fourrures, fourrager dans des plumes, découvrir, explorer, goûter, pleurer mes morts, explorer les possibles ... pour commencer."

 

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De Pierre Hadot parlant de système stoïcien :

 

"L'être vivant, c'est-à-dire le Logos du monde (…) (…) animé (…) d'un mouvement vibratoire [oscillant] allant de l'intérieur à l'extérieur, et de l'extérieur à l'intérieur : le mouvement d'extériorisation engendrant détermination et accroissement; le mouvement vers l'intérieur engendrant substance et unité. L'organisme vivant est tension entre une force centrifuge qui le fait se mouvoir et s'accroître et une force centripète qui lui permet d'assimiler et de sentir."

 

Tout est dit : "Au commencement était la Vie", c'est-à-dire une dynamique processuelle portée par un e volonté d'accomplissement en plénitude.

Ainsi le processus de vie, qu'il soit cosmique ou particulier, pose quatre dimensions autour de lui, qu'il doit, en permanence, faire converger, harmoniser en cohérence …

  1. Vers le futur : sa téléologie.
  2. Vers le passé : sa généalogie.
  3. Vers l'extérieur : son écologie.
  4. Vers l'intérieur : son axiologie (tant en termes d'harmonisation, vers le bas de ses constituants, qu'en termes de contribution, vers le haut de son englobant).

 

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Toutes initiations, conversions, illuminations, révélations, métanoïa, … consistent en le franchissement du seuil d'une porte très légèrement entrouverte, qui sépare le monde de l'apparence illusoire et trompeuse (le monde profane), et le monde de la réalité du Réel (le monde sacré).

Le franchissement de ce seuil est un commencement (initiare, en latin), début d'un cheminement infini, mais irréversible.

L'initiation véritable est ineffaçable. Elle est une anastasis : éveil, accouchement, relevailles,  résurrection.

 

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L'authenticité d'un homme n'est jamais à l'extérieur de lui.

 

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Bergson l'avait intuitivement bien perçu : il y a le temps qui passe, mécaniquement, selon les horloges, et il y a le temps qui s'accumule pour faire de la durée vécue.

 

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Karl Marx est un pur idéologue ; ni économiste, ni sociologue, ni philosophe. Il est un pur affabulateur, un pur mythomane (au sens étymologique de ces deux termes). Il a des centaines de millions d'assassinats sur la conscience. L'idée même de "lutte des classes" est une pure fiction ; il n'y a pas de classes sociales puisque partout, en sociologie, il n'existe que des gaussiennes. Toute la religion marxiste n'est construite que sur des élucubrations sans le moindre fondement empirique. On est là dans l'idéel pur, complètement déconnecté du Réel.

Et c'est précisément pour cette raison que le marxisme a pu faire cruelle et démentielle illusion pendant si longtemps, dès lors qu'il affirme ceci qui est du pain béni pour les esprits faibles, incapables d'assumer la réalité du Réel : "Les philosophes n'ont fait jusqu'ici qu'interpréter le monde, maintenant il faut le transformer".

C'est cela même le fondement ultime de toute idéologie : le Réel ne vous convient pas, plutôt que de vous transformer, c'est lui qu'il faudrait changer. Le hic est que le Réel ne se change pas, que le Réel n'a que faire des démangeaisons humaines, que le Réel est le tout du Tout pour lequel l'humain et ses urticaires nombrilistes et narcissiques sont absolument insignifiants et dérisoires.

 

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La science, la philosophie et la spiritualité (qui, au fond, ne sont qu'une seule et unique chose) invitent à une conversion radicale de l'esprit (et de l'âme) qui consiste à quitter le monde profane de l'apparence pour entrer dans le monde sacré du Réel.

On parle alors de dessillement. Il s'agit d'une radicale métanoïa intellectuelle et spirituelle.

Rien de ce qui est perçu n'est réel. Le réel est au-delà du perçu. Le perçu est une fenêtre translucide et tordue qui donne sur le réel, si l'on veut bien l'ouvrir et changer de regard.

 

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La quête de la Sagesse s'étage sur cinq niveaux :

  1. Le niveau métaphysique qui traite du Réel, de sa nature et de sa logique interne.
  2. Le niveau philosophique qui traite de l'art de "vivre une bonne vie" afin d'atteindre la Joie authentique.
  3. Le niveau éthique qui traite de la manière d'harmoniser ses comportements avec les autres êtres, pas seulement humains.
  4. Le niveau esthétique qui traite de ce que les idées d'harmonie et d'harmonisation veulent dire.
  5. Le niveau gnoséologique qui traite de la fiabilité des discours de la philosophie.

 

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L'époque hellénistique a connu six écoles philosophiques : l'idéalisme (Platon), le rationalisme (Aristote), le cynisme (Antisthène), l'eudémonisme (Epicure), le scepticisme (Pyrrhon) et le stoïcisme (Zénon).

Le cynisme et le scepticisme disparurent en tant qu'écoles instituées (mais non en tant que postures personnelles).

Les quatre restantes sont toujours bien vivaces aujourd'hui. Et se réduisent à deux tendances : la tendance idéologique (idéalisme et rationalisme) et la tendance pragmatique qui est la mienne (eudémonisme et stoïcisme).

 

Pour compléter ce tableau, il convient de voir, dans la période précédente, deux écoles philosophiques à savoir le cosmothéisme présocratique et l'humanisme socratique.

 

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Le 16/07/2019

 

Du prophète Michée (4;5) :

 

"Tous les peuples marchent au nom de leurs dieux,

et nous, nous marchons au nom de YHWH, notre dieu, pour toujours et à jamais."

 

Le lévitisme est donc bien une monolâtrie dans un monde polythéiste ; YHWH est bien le dieu tutélaire de la Maison d'Israël. Il n'y a pas trace de monothéisme dans le Judaïsme ancien. En revanche, la critique acerbe et systématique des idolâtries conduira, progressivement, le Judaïsme à la négation des autres dieux pour aboutir à une conception du Divin qui sera moniste pour le kabbalisme et monothéiste (donc dualiste) pour le rabbinisme.

 

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Le dualisme ontique (qui fonde tant l'idéalisme platonicien que les monothéismes) se construit sur une opposition radicale entre deux mondes distincts : celui de l'Esprit et celui de la Matière. Cela induit de perpétuels rapports antagoniques et violents entre eux. Il n'y a plus Alliance et coopération entre le Divin et l'humain, mais une exigence stricte d'obéissance et de soumission de l'humain envers le Divin, et une posture intransigeante de transcendance et de domination du Divin envers l'humain.

De là les notions de péché, de culpabilité, de rédemption, de récompense ou de punition après la mort (c'est-à-dire après la rupture du lien éphémère entre l'âme-esprit et le corps-matière), de sacrifice, de prière, de culte, etc …

 

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De Pierre Hadot, parlant du principe des philosophies hellénistiques :

 

"(…) le malheur des hommes vient de leur ignorance, de leurs fausses opinions."

 

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L'Islam a un réel et grave problème avec la femme et, par voie de conséquence, avec la sexualité. Se cache, derrière cette quasi psychopathie, une exigence obsessionnelle de "pureté".

La femme est impure. Le sexe est impur. La beauté visible est impure.

La virginité symbolise la pureté.

Toutes ces fadaises empoisonnent la vie non seulement des femmes musulmanes, mais aussi des femmes non musulmanes qui se font insulter, voire molester, sous le prétexte qu'elles les excitent …

 

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Pour l'école cynique, la joie, c'est la liberté.

Pour l'école épicurienne, la joie, c'est le contentement.

Pour l'école stoïcienne, la joie, c'est l'accomplissement.

Pour l'école sceptique, la joie, c'est l'indifférence.

Pour l'école rationaliste, la joie, c'est la connaissance.

Pour l'école idéaliste, la joie, c'est l'idéal.

 

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Selon Pierre Hadot, l'école stoïcienne - de loin la plus proche de mes convictions physiques et philosophiques  - est, en gros, tout à l'opposé de l'épicurisme. Elle pose "la continuité d'un cosmos unique cohérent avec lui-même", "l'activité d'une Raison organisatrice agissant dans tout le cosmos", "la pureté d'une intention morale que ternirait la recherche du plaisir ou de l'intérêt" (cette "pureté morale" consiste à se conformer à la cohérence rationnelle du cosmos qui est le Logos ; cette "pureté morale" est la seule chose qui dépende réellement de chacun) et "l'immersion du sage stoïcien dans la société humaine et dans le cosmos".

Et Pierre Hadot d'ajouter : "Le 'logos' humain n'est qu'une partie du 'Logos' universel. Si vivre moralement, c'est vivre selon la raison, vivre selon la raison, ce sera vivre selon la Nature, c'est-à-dire se conformer à la Loi universelle qui meut de l'intérieur l'évolution du monde. (…) tout est dans tout ; les corps sont eux-mêmes de touts, des unités organiques bien déterminées et, en même temps, ils sont les partie d'un Tout, qui est lui-même une unité organique (…). Les stoïciens revendiquent l'héritage d'Héraclite (…). Le cosmos est (…) un continuum dynamique, en qui toutes les choses sont liées entre elles. Le Logos, principe actif, pénètre, en se mélangeant totalement à elle, la matière passive et il engendre ainsi tous les êtres."

De plus, les stoïciens imaginent une physique portée par deux mouvements : l'un de dilution et d'expansion (aujourd'hui appelé l'entropie) et l'autre de concentration et de complexification (aujourd'hui appelé la néguentropie).

Plus on monte en complexité, plus les êtres peuvent se construire une autonomie relative. L'homme peut s'octroyer le droit de refuser l'ordre du monde, mais celui-ci n'en a cure et le rattrapera aussitôt …

Le cosmos est animé par une intention qui est d'atteindre la "pure moralité" c'est-à-dire la cohérence parfaite, l'harmonie totalement accomplie.

"Ce ne sont pas les choses qui nous troublent, disait Epictète, mais les jugements que nous portons sur les choses, c'est-à-dire le sens que nous leur donnons."

Je diverge cependant d'avec l'école stoïcienne sur un point : celui du "retour éternel" du même qui consacre la pure cyclicité du temps : une succession infinie d'émergences puis d'effondrements universels.

 

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La liberté humaine n'est pas dans le choix du rôle à jouer, mais bien dans celui de le jouer bien ou mal.

 

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Les cinq ruptures paradigmatiques que nous vivons, ne sont pas disjointes. Elle forment les cinq facettes d'une seule et même bifurcation globale.

Par exemple, évidemment, la frugalité concernant la consommation de ressources matérielles, implique, nécessairement et concomitamment, une frugalité en matière de développement numérique (ne serait-ce que parce que ce développement consomme énormément d'énergie, de métaux rares, etc …).

Les cinq "vertus" du nouveau paradigme sont frugalité, noéticité , organicité, virtuosité et intériorité. Mais il n'y a pas à choisir l'une d'entre elles ; il s'agit de les cultiver de front, en même temps … si l'on veut esquiver la folle course en avant actuelle qui nous mène tout droit à l'effondrement de l'humanité.

 

Ces cinq vertus méritent définition :

  1. Frugalité : l'homme doit limiter ses consommations matérielles et temporelles au strict minimum, retrouver sa juste place dans la Nature, cultiver la parcimonie et le minimalisme en tout.
  2. Noéticité : l'homme doit comprendre que le seul patrimoine qui soit le sien est la connaissance et que toute son économie terrestre doit se limiter à exploiter ce patrimoine avec intelligence, grâce à des technologies frugales.
  3. Organicité : l'homme doit organiser les affaires humaines en imitant la Nature organique, c'est-à-dire développer en tout des réseaux collaboratifs en lieu et place des hiérarchies pyramidales.
  4. Virtuosité : l'homme doit combattre en tout ses tendances habituelles à la facilité et à la médiocrité, et viser, en toutes ses activités, intérieures ou extérieures, le plus haut niveau d'excellence.
  5. Intériorité : l'homme doit comprendre que la seule vraie vie à vivre, est la vie intérieure et que le cœur de cette vie intérieure est une spiritualité claire et libre, purifiée de tout dogme, visant à relier chacun à ce qui le fonde et à ce qui l'accomplit.

 

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Pour Wittgenstein, "la philosophie est une maladie du langage". Il est héritier direct du scepticisme de Pyrrhon !

Cette "philosophie" est celle que ressuscitera l'athée communiste que fut Bertrand Russell et qui se perpétue, dans la gauche américaine, sous le nom de "philosophie analytique".

C'est évidemment une ineptie bien connue, notamment du zen : confondre le doigt qui montre la lune et la lune elle-même. Le doigt n'est pas la lune, mais il faut le doigt pour désigner la lune.

Kant avait déjà (re)posé ce vieux problème qui néglige complètement la réalité de la résonance intuitionnelle et du processus anagogique.

 

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Le 17/07/2019

 

La loi, à bon droit, tente d'empêcher les mauvais parents de torturer, moralement et physiquement, leurs enfants. Mais là n'est pas le problème de fond - et politiquement très incorrect - : le problème est d'interdire aux gros crétins de procréer.

Symétriquement, il est temps de dire tout le mal que l'on doit penser des méthodes "permissives" d'éducation : la majorité des "libres enfants de Summerhill" sont devenus des adultes malheureux et inadaptés, et la méthode Dolto est une catastrophe absolue (à commencer par son propre fils Carlos … le pitre, pas le terroriste).

L'éducation d'enfants est un vrai métier sacerdotal ; rien ne peut s'y improviser (j'ai élevé six enfants).

Je pense que, sauf exception, les enfants doivent être pensionnaires, dès le plus jeune âge, d'institutions dédiées, avec retour sporadique dans leur famille "biologique" si celle-ci est à la hauteur.

A ce propos, des études scientifiques très sérieuses, menées notamment à l'Université de Stockholm et à l'Institut Max-Planck de démographie,  ont démontré  que dans les pays très développés, les plus pauvres sont ceux ayant le QI le plus bas et le taux de procréation le plus bas (ils sont tellement crétins et indigents que la probabilité de trouver un conjoint est rarissime). Dans les pays sous-développés (en Afrique, surtout), c'est l'inverse : plus on est crétin et plus on a d'enfants, plus on peut croire vivre sur le dos de sa progéniture.

 

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L'Islam n'étant pas une race, l'islamophobie n'est pas un racisme. Mais bien le rejet et le refus radicaux d'une idéologie religieuse haineuse, totalitaire, violente, guerrière et d'une pauvreté spirituelle à donner la nausée.

 

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D'Ali Sina à propos de son livre, malheureusement épuisé : " La psychologie de Mahomet et des musulmans" :

 

"Oublions le politiquement correct et posons-nous quelques questions. Qu'est-ce qui ne va pas avec les musulmans ? Pourquoi trouve-t-on si peu de liberté d'expression ou de vraie démocratie en pays musulmans ? Pourquoi abusent-ils si souvent de leurs femmes et les traitent-ils comme des objets ? Pourquoi les pays musulmans sont-ils si mal placés en termes de Droits de l'Homme ? Pourquoi inquiètent-ils et assassinent-ils des gens pour les raisons les plus dérisoires ? Pourquoi trouve-t-on chez eux plus de fanatisme et de terrorisme que dans toutes les autres religions réunies ? Pourquoi sont-ils si souvent en guerre contre n'importe qui et entre eux ?Pour comprendre les musulmans, Ali Sina nous dit que nous devons comprendre leur prophète. L'Islam est le Mahométisme. Ses biographes rapportent que Muhammad (Mahomet) avait coutume de se replier dans une grotte et d'y passer des jours perdu dans ses pensées. Il a été pris de spasmes, a entendu des cloches sonner, a vu des fantômes. Il crut qu'un démon le possédait, envisagea de se tuer, mais son épouse le persuada qu'il était devenu un prophète. Convaincu de son statut supérieur, Muhammad était intolérant pour ceux qui le rejetaient. Il assassinait ceux qui le critiquaient. Il a attaqué, pillé, massacré des populations entières. Il a réduit en esclavage des milliers de gens. Il violait, et permettait à ses hommes de violer leurs captives. Tout cela, il l'a fait en toute bonne conscience et convaincu de son bon droit. Il était magnanime pour ceux qui l'admiraient, mais vindicatif envers ses détracteurs. Il croyait être l'humain le plus parfait de la création, et que l'univers avait été créé pour lui. Cela relève de la psychopathologie. La psychologie de Mahomet et des musulmans va plus loin que les histoires. Il décrypte et explique la psychologie du plus influent, donc du plus énigmatique des hommes de l'histoire. Les musulmans imitent leur Prophète. C'est seulement en le comprenant, lui, que nous pouvons les comprendre, eux."

 

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Le fonds de commerce de beaucoup d'Africains et d'une majorité d'Antillais, est l'esclavage. Soit ! L'esclavage est une horreur et une indignité radicales. Soit ! Mais remettons les choses à leur place : les esclaves noirs étaient réduits en esclavage par d'autres Noirs lors de guerres tribales sanglantes. Ces esclaves étaient vendus à des Arabes qui en  assuraient la traite. Ceux qui n'étaient pas vendus, étaient purement et simplement exterminés soit par les Noirs eux-mêmes, soit par les négociants arabes (donc ceux qui sont leurs descendants en vie aujourd'hui, le sont parce que leurs ancêtres ont été esclaves, sinon ils ne seraient jamais nés). De plus, sans nier du tout le fait qu'il y eut d'intolérables atrocités commises par certains "maîtres" blancs sur leur esclaves noirs, la plupart ont bien traité leur personnel servile pour une simple raison logique : il est juste stupide de rendre inutilisable ou inefficace une force de production acquise à prix d'or : un "propriétaire" a tout intérêt à très bien traiter "ses gens". La preuve en est que lors de l'abolition de l'esclavage, aux Etats-Unis, après la guerre de sécession, beaucoup d'ex-esclaves ont demandé à leur "employeurs" de les garder à leur service.

 

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Les plus gros problèmes de demain viendront d'Afrique (du Nord, du Centre, de l'Est, de l'Ouest et du Sud). L'Afrique ne fabrique que des gosses, de la corruption, de la dictature et de l'indigence civilisationnelle.

 

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La magistrature française - comme la meute journalistique - est massivement socialo-gauchiste (cfr. le pacte faustien de De Gaulle avec les communistes, puis les nominations politiques à tours de bras du temps de cette crapule de François Mitterrand). Il est temps de faire le ménage et de promulguer la séparation radicale et définitive du judiciaire et de l'idéologique.

Vivement que les juges soient remplacés par des systèmes algorithmiques !

 

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Une belle définition : les fake news sont des "rumeurs ou des bobards amplifiés par ordinateur".

 

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D'abord, il y a l'événement. Puis, il y a la perception de l'événement par la Sensibilité, avec ou sans émotion l'accompagnant. Puis, il y a l'interprétation de l'événement par l'Intelligence qui en crée une représentation et y donne une signification, par reliance avec le système mental dans la Mémoire. Enfin, il y a confrontation, dans la Conscience, entre l'interprétation de l'événement et le projet de vie en cours dans la Volonté. De là naît, ou pas, le désir et la décision d'action.

 

De là viennent les six facultés à cultiver :

  1. La curiosité pour ne pas rater l'événement.
  2. L'ataraxie (l'absence d'émotion) pour percevoir la réalité de l'événement avec sérénité.
  3. Le questionnement (sens et signification ?) en activant tout le système mémoriel.
  4. La compréhension (interprétation) pour relier l'événement à tout ce qui est connu.
  5. La concentration permanente sur le projet de vie.
  6. La détermination à saisir toute opportunité.

 

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De Marc-Aurèle :

 

"La seule chose, si cela était possible, qui serait capable de te retenir dans la vie, ce serait qu'il soit permis de vivre en société avec des hommes qui auraient adopté les mêmes principes de vie que toi."

 

C'est l'essence même de la Franc-maçonnerie régulière de réaliser ce vieux rêve de Marc-Aurèle …

 

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Alors qu'il faudrait les bannir résolument, les émotions, aujourd'hui, mènent le monde. Nous vivons une dictature émotionnelle où les mots qui règnent sont haine, indignation, colère, compassion, pitié, exaltation, inquiétude, malaise, effervescence, angoisse, fureur, révolte, ivresse, crainte, souleur, peur, douleur, plaisir, scandale …

Les médias, en général, et les réseaux sociaux, en particulier, nous ont fait régresser au niveau du "cerveau" reptilien qui n'est que le prolongement de la moelle épinière, sous les cerveaux limbiques et néocortical. Nous en sommes revenons au stade des oiseaux, des amphibiens et des reptiles.

 

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Le cerveau n'est le siège ni de l'esprit, ni de la pensée qui sont coextensifs au corps entier. En revanche, il est l'organe de régulation de l'ensemble de toutes les fonctions vitales et mentales.

Le neuroscientisme confond la fonction et sa régulation, ce qui est une erreur gravissime. Ainsi, lorsque des neurobiologistes repèrent une zone d'activité dans le cerveau, ils font de cette zone le "siège" de la fonction active alors qu'en fait, ils n'ont repéré que l'activation des régulations propres à cette fonction.

On comprend dès lors pourquoi les "immenses progrès" des neurosciences ne débouchent sur rien de concret : ce n'est pas un tripatouillant le thermostat que l'on répare la chaudière !

 

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Il faut y insister : l'audiovisuel est une régression culturelle majeure, dans toutes les dimensions et sous tous les rapports.

La culture passe par la lecture et l'écriture, et par aucun autre canal.

Le divertissement n'est pas de la culture : il en est même l'antithèse.

La lecture et l'écriture activent l'esprit ; l'audiovisuel le rend passif et absorbant, en n'excitant que l'émotionnel.

 

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Les stoïciens, selon Pierre Hadot, définissaient trois domaines d'activité pour l'humain : ce qu'il subit (et qui ne dépend pas de lui), ce qu'il pense et ce qu'il fait (qui dépendent de lui, tous deux).

Cela correspond bien aux trois activités de l'esprit dans le présent : la Sensibilité, l'Intelligence et la Conscience.

De plus, la Conscience et l'action qu'elle engendre, sont bien le pont entre le passé accumulé dans la Mémoire (l'inné et l'acquis, l'appris et le vécu) et le futur préparé par la Volonté (la vocation, la mission, le rôle).

 

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Les stoïciens posent une distinction cruciale entre ce qui dépend de soi (mais dépend bien du Logos cosmique) et ce qui ne dépend pas de soi. Ce qui ne dépend pas de soi n'est ni bien ni mal, ni bon ni mauvais, ni beau ni laid, ni jouissif ni douloureux, ni joyeux ni triste, etc … Cela est ! Cela n'a pas à être jugé.

En revanche, ce que l'on pense ou fait, dépend de soi et doit, dès lors, être jaugé à l'aune de la métrique éthique, c'est-à-dire à l'aune de sa conformité avec le Logos cosmique, gardien des principes d'unité, de simplicité, de cohérence, d'accomplissement, etc …

 

En ce sens, Nietzsche se révèle bien stoïcien, notamment par ceci ("Ecce Homo", II;10) :

 

"Ne rien vouloir d'autre que ce qui est (…), ne pas se contenter de supporter l'inéluctable (…), mais l'aimer."

 

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Nietzsche oppose l'idée de l'homme intuitif à celle de l'homme conceptuel.

Ce dernier pense en termes idéologiques (donc idéalistes et platoniciens) alors que celui-là entre en reliance directe avec le Réel en tant que Réel, tel qu'il est et va (comme un réaliste ou un stoïcien).

 

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André Lalande, dans son "Vocabulaire technique de la philosophie", définit ainsi la Mystique (appelée inopportunément "mysticisme" ; le mysticisme, en effet, relève du délire religieux quasi psychopathologique, voire psychédélique) :

 

"Croyance à la possibilité d'une union intime et directe de l'esprit humain au principe fondamental de l'être, union constituant à la fois un mode d'existence et un mode de connaissance étrangers et supérieurs à l'existence et à la connaissance normales."

 

Le mot "croyance" est, lui aussi, inopportun (mais peu étonnant sous la plume d'un rationaliste patenté …) ; il ne s'agit pas d'une croyance, mais d'une expérience réelle et bien connue à travers les siècles et les continents. Les mots "étrangers et supérieurs" sont, eux, faux ; il ne s'agit ni d'étrangeté, ni de supériorité, mais bien de dépassement - voire de surpassement - anagogique.

 

Reliance directe et intime de l'esprit à l'Esprit …

 

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Dès que quelque chose se passe, il y a du temps qui passe aussi. Le temps est la mesure de l'avancement d'un processus. Le temps est second par rapport au processus.

Symétriquement, la pluralité des processus induit l'espace qui n'est que l'expression  mesurable de cette pluralité. Sans pluralité préalable, il n'y a pas d'espace mesurable.

L'espace et le temps sont des catégories de la mesure du Réel et non du Réel lui-même ; le Réel est antérieur à toute mesure faite à propos de lui.

L'espace et le temps ne sont que des sous-ensembles - d'ailleurs totalement insuffisants - de l'espace des représentations que les humains ont inventé pour y décrire le Réel.

 

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Selon Plotin, l'expérience mystique se place sur deux niveaux : le premier où l'esprit entre en reliance avec l'Esprit, et le second où le tout-moi s'unit totalement avec le Tout-Un.

Je ne suis pas sûr de la pertinence du distinguo entre ces deux niveaux … ou, alors, il faut envisager une étroite dialectique entre eux.

Et si dialectique il y a, un troisième terme doit être introduit, en plus de l'Un et de l'Esprit : le Réel.

L'Un qui, en tant qu'Un, est pure vacuité.

L'Esprit qui est moteur de l'Un.

Et le Réel qui est manifestation de l'Un selon l'Esprit.

L'Un, l'Esprit et le Réel forment les trois pôles d'une seule et même réalité. Cette triade est présente au cœur de chaque Tradition spirituelle authentique.

(Par parenthèses, à ce titre, on reconnaîtra sans peine que ni l'Islam, ni le Bouddhisme ne sont des traditions spirituelles authentiques, le premier étant une idéologie et le second étant une psychologie).

 

La Tradition spirituelle juive a transmis sa propre vision de la triade fondamentale en identifiant l'Eyn-Sof à l'Un, YHWH à l'Esprit et la Shékhinah au Réel.

La Tradition chrétienne parle, respectivement, du Père, de l'Esprit et du Fils.

La Tradition védantiste parle de Brahman, de Shiva et de Vishnou.

La Tradition taoïste parle, elle, de Tao, de Yang et de Yin. Etc …

 

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Les cinq exercices spirituels …

Dans la dimension généalogique de la Mémoire, cultiver la Réminiscence au-delà des souvenirs personnels récents …

Dans la dimension téléologique de la Volonté, cultiver l'Ethique en visant à intégrer son projet de vie, dans l'Intention cosmique d'accomplissement en plénitude …

Dans la dimension écologique de la Sensibilité, cultiver la Reliance, de plus en plus profonde, avec tout ce qui existe …

Dans la dimension axiologique de l'Intelligence, cultiver la Gnose par l'union, de plus en plus compréhensive, de l'esprit avec l'Esprit …

Dans la dimension métabolique de la Conscience, cultiver la Connivence avec tous les autres processus à l'œuvre au sein du Processus divin …

 

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L'ego n'est jamais que l'expression de la conscience de soi, c'est-à-dire d'un lieu intime de confrontation d'une mémoire, d'une volonté, d'une sensibilité et d'une intelligence embringuées dans des contradictions existentielles permanentes.

 

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Le 18/07/2019

 

De Richard Feynman (Prix Nobel de Physique 1965) :

 

"Les journalistes et les commentateurs de la presse écrite présupposent en majorité que le public est plus bête qu’eux et qu’il est donc incapable de comprendre ce qu’eux-mêmes ne comprennent pas ; or, c’est un présupposé grotesque. Je n’insinue pas ici que les membres de la profession journalistique seraient plus sots que Monsieur Tout Le Monde, je veux simplement dire qu’ils sont à certains égards plus bouchés que bon nombre de ceux qui n’exercent pas cette profession."

 

Ne jamais oublier qu'un journaliste, dans la majorité des cas, est un intellectuel raté au bagage culturel infinitésimal, dont la mission n'est ni de faire comprendre les événements, ni de vulgariser soigneusement de la connaissance, mais de faire de l'audience.

 

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Il n'y a pas d'énergie renouvelable. On ne consomme pas de l'énergie, on la dissipe. On ne produit pas de l'énergie, on la concentre. Plus une énergie est diluée/dissipée, plus il faut dissiper beaucoup d'énergie concentrée pour la reconcentrer.

 

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Un philosophe authentique vit sa philosophie au quotidien.

Un professeur de philosophie enseigne la philosophie des autres.

 

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Pourquoi voudriez-vous qu'il y ait parité ou égalité des "genres" ? Il y a des choses pour lesquelles les hommes ne sont naturellement et structurellement pas bien faits et il y a des choses pour lesquelles les femmes ne sont naturellement et structurellement pas bien faites. Partout les différences biologiques, sociologiques, psychologiques et intellectuelles des "genres" sont démontrées. Ce ne sont ni l'égalité, ni la parité des "genres" qu'il faut viser, mais leur complémentarité profonde, inscrite définitivement dans les lois de la Vie et dans les lois de l'Esprit.

Il faut cesser de nier, contre l'évidence, les natures humaines et la complémentarité des sexes.

L'individualisme maladif actuel, vaudrait que chaque individu, indépendamment de son sexe et de tout le reste, puisse être et devenir n'importe quoi. Là où l'on se trompe, c'est que la reproduction sexuée, cette géniale invention de la Nature, induit une conséquence immense : l'unité de base de l'humanité n'est pas l'individu, mais le couple homme-femme, sur tous les plans.

 

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Que l'on cesse enfin de nous bassiner avec l'homosexualité : celle-ci est un dérèglement, un fourvoiement, une anomalie par rapport aux lois de la Nature qui sont infiniment plus profondes et essentielles que les opinions ou jugements humains.

Il ne s'agit aucunement, comme malheureusement cela s'est fait et se fait encore dans les cultures sous-développées comme l'Islam, de persécuter, d'une manière ou d'une autre, les homosexuels. C'est leur vie et leur droit d'être contre-nature. Mais leur anomalie - comme les yeux vairons, la dyslexie ou l'hexadactylie - ne peut pas devenir un prétexte à enquiquiner le monde et à revendiquer des droits spéciaux. Ils sont hors jeu des droits et lois réglant la normalité, à savoir l'hétérosexualité.

 

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Il est deux manières de philosopher : le première dit le résultat (la "vérité"), la seconde dit le chemin (la "méthode").

Mais dans les deux cas, l'élaboration d'une "vérité" ou d'une "méthode" implique de définir, de façon explicite ou implicite, des fondations métaphysiques préalables, sans quoi, rien ne peut être construit, ni "vérité", ni "méthode". Ce sont la nature et le contenu de ces fondations qui différencient les écoles et traditions.

Ces fondations sont de purs actes de Foi, tout comme les axiomes ou postulats ou dogmes - par essence indémontrables - d'un édifice mathématique, géométrique, logique, philosophique ou spirituel.

Face à cela, on pourrait structurer l'histoire de la philosophie en trois grandes périodes : dialectique, scholastique et idéologique, mais qui, de nos jours, cherche une quatrième voie.

La voie dialectique qui couvre l'hellénité, repose sur le dialogue et vise une maïeutique menée rigoureusement sans grande recherche des postulats fondateur : on y développe une méthode, peu importe d'où l'on part et où l'on arrive.

La voie scholastique qui couvre la longue période qui va des débuts de la romanité à la fin de la féodalité, vise, à partir d'un schéma dogmatique intangible (les dogmes chrétiens issus de l'idéalisme platonicien, essentiellement), d'en tirer toutes les casuistiques possibles.

La voie idéologique couvre la modernité, de la Renaissance à nos jours, et s'attèle à opposer les différents "systèmes" de pensée en regard de "valeurs idéales" présupposées et aussi gratuites et artificielles que tout le reste. Cette voie idéologique est celle d'une dogmatique laïque et anthropocentrée qui, aujourd'hui, parce qu'en fin de course, se raidit en une bien-pensance aussi rigide et stérile que désuète.

Il me semble que la quatrième voie que le nouveau paradigme devra inventer, sera mystique, c'est-à-dire sera un voie qui remontera en amont des actes de foi qui façonne toutes les écoles et toutes les traditions, et qui prendra en compte l'intuition fondamentale qui établit une reliance méta-rationnelle entre l'Esprit humain et l'Esprit qui fonde le Réel.

 

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Comme la procréation homosexuelle passe nécessairement par une tierce personne, il ne s'agit plus d'un acte strictement privé ne concernant que les futurs parents (aussi catastrophiques ceux-ci soient-ils pour l'enfant - je suis pour la notion de "permis de procréer" qui s'appliquerait à tous) ; ceci implique d'autres linéaments, d'autres normes, d'autres règles.

En ces matières comme en d'autres, il ne peut donc exister de stricte égalité de droits entre homosexuels et hétérosexuels.

 

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De mon complice Luc B. :

 

" (…) avant de se demander si les IA sont psychopathes,

il faudrait se demander si les IN ne le sont pas…"

 

Il faut se garder de faire une distinction de nature entre IA (l'intelligence amplifiée donc algorithmique) et IN (l'intelligence naturelle donc humaine). L'IA n'est, par définition et nature,  que de l'IN amplifiée et, bien sûr, on retrouve partout les mêmes biais (voire les mêmes psychopathies) puisque, définitivement, l'IA ne fait qu'amplifier l'IN.

Il faut donc souligner que ce n'est pas parce qu'un résultat est produit par de l'IA qu'il est fiable (garbage in, garbage out). L'IA repose sur un vaste ensemble de données, un vaste ensemble de règles processuelles et un vaste ensemble de paramètres, tous définis par l'IN ; il peut donc y avoir des multitudes de biais - et de psychopathies - sur chacun de ces trois domaines.

Le distinguo fondamental et essentiel entre IA et IN est, pour moi, inéluctable et incontournable.

 

La notion d'indiscernabilité (due à Alan Turing) est totalement pertinente, mais relève du phénomène et non du noumène.

Un ordinateur, même doté des plus faramineux logiciels algorithmiques imaginables, restera toujours une machine électromécanique du niveau zéro de complexité (dont totalement en deçà de la plus débile amibe).

Qu'un système d'IA puisse berné un crétin humain, signifie seulement que son algorithme a été créé par un humain non crétin et comprenant les ressorts de la crétinerie.

Il faut, une fois pour toutes, revenir au fondamentaux et définir ce que l'on appelle "intelligence" (dont les ressorts les plus essentiels, selon moi, sont l'intuition et l'imagination, deux facultés absolument étrangères aux systèmes d'IA qui ne sont que des "applicateurs programmatiques" qui simulent l'imagination grâce à des paramètres aléatoires ou stochastiques, mais qui n'en ont aucune).

 

La question que pose la "notion d'âme" quant à l'indiscernabilité, est essentielle : l'âme est ce qui anime, ce qui induit l'intention et la volonté, non par rapport à soi, mais par rapport à ce qui nous dépasse. Cela fonde l'éthique (et non la morale normative qui n'est qu'une série de "valeurs" aisément programmables). La notion d'âme est un des aspects de l'humain qui ne sera jamais simulable : le sentiment océanique, la reliance holistique à la Vie et à l'Esprit.

 

Mais, au-delà de ces considérations, je pressens une énorme rupture évolutive : les IN+ (les QI > 120) sont en train de fabriquer des outils et méthodes d'avenir (dont l'IA entre bien d'autres) qui réduisent les IN- (QI < 120) au rang de crétins indécrottables (genre "gilets jaunes" ou "populistes" ou "brexitistes"). Pour le dire en termes biologiques, l'humanité vit, en ce moment, une mutation épigénétique qui casse définitivement l'humanité en deux "espèces" humaines, étrangères - de plus en plus - l'une à l'autre. Cela ressemble à la rupture entre les hominidés et les humains. Mais notre actuelle rupture est culturelle, intellectuelle, spirituelle  et épigénétique … et pas seulement biologique et génétique.

 

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L'idée d'inspiration est fort à la mode. Elle fait un clin d'œil à la notion d'Art. Mais l'entrepreneuriat et le management - comme la médecine ou la recherche scientifique - sont un Art bien plus qu'une Science. De plus, la notion d'inspiration sous-entend une forme de reliance holistique avec le tout du réel ce qui est un gage de "vision" entrepreneuriale féconde. Via l'anglais inspirational, le mot "inspiration", au sens d'ici, appelle aussi les notions de spiritualité (donner du sens) et de charisme (le faire rayonner).

 

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En économie, il faut être clair sur le mot "richesse" : l'économie humaine concerne toutes les richesses, matérielles et immatérielles, intellectuelles et spirituelles, financières et humaines, noétiques et éthiques, etc …

 

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Il est dit parfois qu'il nous faut construire un monde "plus humain". Je ne sais pas ce que "plus humain" veut dire. Philosophiquement, je suppose que, par là, on veut se raccrocher à l'humanisme ("L'homme est la mesure de toute chose" … y compris de sa propre démesure).

L'humanisme fut la valeur cardinale de la modernité … qui est, aujourd'hui moribonde et obsolète. Il faut dépasser l'humanisme. Le philosophisme du 18ème siècle (abusivement appelé les "Lumières") n'a pas voulu voir que l'homme ne prend sens et valeur que dans son engagement au service de ce qui le dépasse absolument … la Vie et l'Esprit, par exemple. L'homme au service de lui-même a été la religion des 19ème et 20ème siècles, avec les désastres humanitaires et écologiques que nous connaissons. En bon Nietzschéen, je crois que "l'homme doit être dépassé". N'oublions jamais que les idéaux "humanistes" ont abouti à Verdun, à Auschwitz, à Kolyma, à Hiroshima, à Seveso, à Tchernobyl, à Bhopal … et autres génocides ruandais ou arménien. L'humanisme idéologique socialiste a de l'ordre de 300.000 assassinats sur la conscience.

Je pense que le monde ne doit pas devenir "plus humain". Je pense au contraire que le monde humain doit devenir infiniment plus respectueux de la Vie sous toutes ses formes. Je pense que le monde humain doit retrouver sa juste - et petite - place dans l'ordre de la Nature. Je pense que le monde humain doit devenir plus soucieux du "bien commun", mais du bien commun de toutes les espèces vivantes. Je pense que ce n'est pas un monde plus humain qu'il nous faut, mais bien un monde plus sain, c'est-à-dire plus harmonieux, plus équilibré, plus cohérent, plus global.

 

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Le 19/07/2019

 

Dans le monde des affaires, aujourd'hui, tout le monde singe (et apprend à singer à HEC ou ailleurs) la posture du dirigeant américain, obsédé de rentabilité, de productivité, de court-terme, de finance, etc … Ce portrait-là n'est que la caricature du profil lié au modèle financiaro-industriel qui, aujourd'hui, est moribond et cède le pas à un autre modèle qui j'appellerais volontiers "noético-numérique", c'est-à-dire basé sur la virtuosité des intelligences (Noûs en grec) amplifiée par les technologie algorithmiques.

 

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L'engagement et l'éthique sont deux concepts-clés : très prosaïquement, cela signifie : "je fais jusqu'au plus loin" mais "pas n'importe quoi, ni n'importe comment, ni avec n'importe qui".

C'est sur ces deux points du risque assumé et des valeurs assurées que le libéralisme noble distanciera le capitalisme sauvage et le financiarisme cynique.

 

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L'humanisme fut la valeur cardinale de la modernité … qui est, aujourd'hui moribonde et obsolète. Il faut dépasser l'humanisme. Le philosophisme du 18ème siècle (abusivement appelé les "Lumières") n'a pas voulu voir que l'homme ne prend sens et valeur que dans son engagement au service de ce qui le dépasse absolument … la Vie et l'Esprit, par exemple. L'homme au service de lui-même a été la religion des 19ème et 20ème siècles, avec les désastres humanitaires et écologiques que nous connaissons. En bon Nietzschéen, je crois que "l'homme doit être dépassé". N'oublions jamais que les idéaux "humanistes" ont abouti à Verdun, à Auschwitz, à Kolyma, à Hiroshima, à Seveso, à Tchernobyl, à Bhopal … et autres génocides ruandais ou arménien. L'humanisme idéologique socialiste a de l'ordre de 300.000 assassinats sur la conscience.

Je pense que le monde ne doit pas devenir "plus humain". Je pense au contraire que le monde humain doit devenir infiniment plus respectueux de la Vie sous toutes ses formes. Je pense que le monde humain doit retrouver sa juste - et petite - place dans l'ordre de la Nature. Je pense que le monde humain doit devenir plus soucieux du "bien commun", mais du bien commun de toutes les espèces vivantes. Je pense que ce n'est pas un monde plus humain, qu'il nous faut, mais bien un monde plus sain, c'est-à-dire plus harmonieux, plus équilibré, plus cohérent, plus global.

 

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Nous sommes sur une courbe de complexité croissant à toute allure, dans un contexte actuellement chaotique (qui se "pacifiera" entre 2030 et  2040, sans doute). Cela signifie que nous vivons sous le règne de l'incertitude la plus totale, du risque maximum, des bifurcations les plus imprévisibles et des effets "papillon" à tous les coins de rue. Je comprends le besoin de rassurance, mais prenons garde à ne pas tendre un miroir aux alouettes. Disons-le franchement : il n'est pas possible de "façonner un avenir plus sûr" ! Mais je crois comprendre l'idée : plus on comprend ce qui nous arrive, plus on assume l'incertitude, plus on s'arme de scénarii alternatifs, plus on "maîtrise" - autant que faire se peut - son cheminement. Il faudrait remplacer "plus sûr" par "plus maîtrisé".

 

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Je n'aime pas le mot générique de "valeur(s)". C'est un mot-tiroir, surexploité souvent avec hypocrisie (ce que l'on affiche mais que l'on applique pas), qui fleure mauvais la manipulation. Je lui préfère notoirement le mot "vertu(s)" qui a, en français, deux sens : l'effort éthique (cultiver les vertus morales - cfr. André Comte-Sponville : "Petit traité des grandes vertus") et le potentiel positif (la vertu médicinale du thym ou de la lavande).

 

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A propos de l'Humilité

Cette vertu tend à dénoncer l'orgueil, l'arrogance, l'égotisme, l'esbroufe, le m'as-tu-vu, etc … qui sont des comportements non seulement inacceptables entre soi, mais extrêmement préjudiciables à l'efficacité d'un entrepreneur qui doit faire adhérer à son projet des individus demandant reconnaissance et respect. Le mot "humilité" renvoie à l'humus, à la terre du sol vers laquelle il faudrait baisser les yeux, voire sur laquelle il faudrait s'agenouiller. Valeur chrétienne par excellence. A "humilité", je crois que je préfèrerais "Simplicité". Qui plus est, la simplicité est la vertu la plus efficace face à la complexité croissante de notre monde.

 

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L'obsession quantitative de la croissance (en nombre, en poids, en taille, en surface) est contre-productive. Nous basculons d'une logique industrielle de la quantité vers une logique postindustrielle de la qualité.

 

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Je crois fermement que la mondialisation (l'américanisation du monde) est un échec et qu'elle n'existe plus. Nous avons à vivre, pendant longtemps, dans une logique de continentalisation avec huit continents sinon en guerre (militaire, commerciale, technologique, …) du moins en concurrence forte et sans pitié. Ces huit continents, je les ai appelé : Euroland, Angloland, Latinoland, Afroland, Russoland, Islamiland, Indoland et Sinoland. L'avenir de l'Europe est en Europe.

 

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Il faut absolument mettre en évidence l'impact positif des entreprises sur la vie réelle et sortir enfin des sempiternel mépris, dédain et haine socialo-gauchistes envers l'économie réelle qui doit être, plus que jamais, libérale (l'Etat doit s'occuper du politique - c'est-à-dire surtout, de l'éthique collective des gens et des organisations - et non pas de l'économique). L'économique en général et chaque entreprise en particulier est un lieu producteur de "valeurs d'utilité" (ce concept est crucial : il faut sortir de l'ancienne logique économique qui était une économie de masse et de prix bas). Ces valeurs d'utilité doivent être des vecteurs d'enrichissement (au sens noble et pas seulement au sens pécuniaire) pour les hommes et pour la planète, pour la Vie et l'Esprit (sous toutes leurs formes), pour les gens de maintenant et pour les générations futures, etc …

 

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Le concept de "société" est obsolète : une société, c'est une juxtaposition d'individus inféodée à un pouvoir normatif et hiérarchique (les "enfants de la patrie"). Le monde de demain sera une mosaïque de communautés autonomes entretenant entre elles des relation d'alliance et/ou de concurrence. Je crois important de souligner l'antinomie entre "société" et "communauté". Une entreprise est une communauté de vie (les entreprises seront, d'ailleurs, à mon sens, les communautés de vie de base - plus que les familles aujourd'hui explosées et recomposées -  de la vie sociale de demain). Mais les entreprises, à ce titre, doivent assumer une immense responsabilité complémentaire et au-delà de l'humain : l'économie, ce n'est pas seulement les marchés des biens et services pour les humains, selon les lois de l'offre et la demande ; l'économie doit impérativement devenir - sous peine d'effondrement - l'économie de la Vie non seulement humaine, mais planétaire. Je crois profondément que "économie" et "écologie" doivent devenir synonyme … comme l'indique leur racine grecque commune : oïkos, la "maison" où l'on habite, qui possède ses propres lois (nomos) et qui doit être étudiée (logos).

 

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D'Alexandre de Vitry :

 

"Le nationalisme (…) est toujours – jusqu'aujourd'hui sous l'étiquette du 'Rassemblement national' qui ne rassemble que lui-même - contre les autres."

 

Le nationalisme est une maladie honteuse, souvent mortelle. L'internationalisme (ou mondialisme ou universalisme ou cosmopolitisme) est une impasse. Le continentalisme et le localisme s'imposent … mais non pas contre les autres : à côté des "autres", avec les "autres", face aux "autres".

 

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Au 18ème siècle, se développe le philosophisme, terme technique pour désigner l'Aufklärung allemande, les Lumières françaises et l'Enlightenment anglais.  Ce philosophisme est un retour vers un rationalisme étroit et buté, colossalement stérile.

Contre cette mouvance de la luminance et de la clarté, si l'on en croit ses trois appellations, se développe une autre mouvance : celle de l'Illuminisme comme opposition franche à l'obscurantisme tant des rationalismes philosophiques que des dogmatismes religieux. Ce mouvement sera le berceau des philosophies romantiques allemandes de Schelling à Nietzsche en passant par Novalis et Hegel. C'est là que brillent des noms bien moins connus comme ceux de Hund, de Tschoudy, de Swedenborg ou de Böhme, en Allemagne et environs, ou de Pasqually, de Saint-Martin ou de Willermoz, en France.

Ces deux mouvances philosophiques forment une magnifique illustration historique de ce fabuleux symbole biblique qui distingue, radicalement, la Lumière mystique du premier jour de la Genèse (illuminisme) et les lumières physiques du quatrième jour (philosophisme).

Il y a les illusoires lumières des yeux et l'ineffable Lumière de l'âme.

La modernité a évidemment opté pour les lumières secondes qui ont empoisonné tous les 19ème et 20ème siècles. Le moment est venu de retourner, enfin, à la vraie Lumière, première et invisible, qui rayonne depuis l'Âme et l'Esprit cosmiques au centre du Réel.

 

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Le 20/07/2019

 

La construction de la connaissance peut prendre quatre voies : la recherche (à partir de l'observation), la discussion (entre pairs ou avec un savant), l'enseignement (selon la voie académique) et la déduction (à partir d'axiomes appris).

Sur ces quatre chemins, une méthodologie s'impose : l'anagogique, la dialectique, la rhétorique et la scholastique.

Mais, toujours, il faut bien veiller à faire distinction entre le processus d'acquisition de la connaissance, de celui de sa mise en œuvre, entre "savoir" et "vivre".

 

Ceci est particulièrement vrai pour la philosophie …

Ainsi, Immanuel Kant, en parlant des présocratiques, écrit :

 

"(…) l'objet principal de leur science a été la destination de l'homme

et les moyens de l'atteindre."

 

Par "science", Kant parle de la philosophie, et par "destination", il signifie "vocation, mission, raison d'exister". On ne peut que lui donner raison …

L'objet fondamental de la philosophie est bien de découvrir la raison d'exister de l'homme (et de tout ce qui existe) : et c'est la métaphysique, ainsi que de forger la méthode pour assumer et accomplir cette raison d'exister : et c'est l'éthique.

Tout le reste est bavardages des "temps modernes, où l'on ne rencontre de philosophes que comme artistes de la raison", écrit Kant.

 

Dans le même ordre d'idée, Schopenhauer écrit, en 1851 :

 

"Très peu de philosophes sont été professeurs de philosophie

et moins encore de professeurs de philosophie ont été philosophes."

 

Quelques années plus tard, mais de manière totalement indépendante, Henry David Thoreau écrivait de même :

 

"De nos jours, il existe des professeurs de philosophie, mais pas de philosophes."

 

Que l'inénarrable Luc Ferry se le tienne pour dit !

 

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Former un esprit et informer un esprit ne sont pas choses identiques. Le déformer, encore moins, mais tellement plus fréquente.

 

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Le 22/07/2019

 

Je n'ai rien d'un humaniste. L'homme n'est pas la mesure de toute chose ; il n'est ni le centre, ni le but, ni le sommet du Réel. Je ne m'intéresse nullement au "social" et abhorre la bien-pensance socialo-gauchiste. Je pense que l'essentiel de l'humain repose dans les 15% qui constituent l'élite spirituelle, intellectuelle et éthique de l'humanité. Un train n'avance que parce qu'il y a une locomotive, et elle seule m'intéresse. Je ne crois pas une seule seconde à l'égalitarisme : les hommes ne sont pas égaux, ni en droit, ni en nature, ni en dignité, ni en quoique ce soit. Il y a aujourd'hui 5.5 milliards d'humains en trop sur notre pauvre Terre pillée et saccagée, qui ne peut, durablement, subvenir qu'aux besoins de 2 milliards. Les paumés et les médiocres existent, je le sais, et des gens "dévoués" font ce qu'ils peuvent pour les "aider" (aider à quoi et pour quoi … ?). Tout système, par pure thermodynamique, produit des déchets. L'humanité, malgré son orgueil et son narcissisme, n'est pas en reste et n'échappe pas à cette loi d'airain : l'humanité est truffée de déchets humains C'est un fait.

 

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Je suis un libéral convaincu, voire rabique. Le politique et l'économique doivent faire résolument et radicalement "chambres à part". Mais je reste convaincu qu'outre l'éthique (le droit, la justice, les relations intérieures et extérieures, l'écologie, …), la gouvernance politique (à l'échelle continentale et régionale, le niveau national devant disparaître) doit avoir la main - monopolistique, s'il le faut - sur les infrastructures communes de base : les réseaux routiers, fluviaux, maritimes, électriques, télécommunicationnels, satellitaires,  etc …

 

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Par curiosité (voir ici : https://fr.wikisource.org/wiki/Cat%C3%A9chisme_populaire_r%C3%A9publicain/De_l%E2%80%99Homme ), je viens de lire le "Catéchisme Populaire Républicain" écrit par le poète et général Charles-Marie Leconte de Lisle en 1870. Cette lecture montre à quel point le Républicanisme est une religion idéologique et dogmatique. Une religion morale dont l'axe central est la "justice" purement anthropocentrique, assaisonnée de ces deux notions typiques (et puériles) : "progrès" et "anti-religion".

En voici l'essentiel :

 

Qu’est-ce que l’homme ?

L’homme est un être moral, intelligent et perfectible.

Qu’est-ce qu’un être moral ?

C’est celui qui aime et qui pratique la justice.

Comment l’homme distingue-t-il ce qui est juste de ce qui ne l’est pas ?

Par le témoignage infaillible de la conscience, c’est-à-dire en s’affirmant soi-même, car la nature propre de l’homme est de tendre au bien et de fuir le mal.

Qu’est-ce que le bien ?

Le bien est ce qui est conforme à la nature de l’homme, et le mal ce qui lui est contraire. Aucune autre définition ne peut être donnée ni du bien, ni du mal.

Faut-il chercher au-dessus et en dehors de l’homme le principe de la justice ?

Non, car l’homme cesserait d’être un être moral et tomberait au niveau de la brute, si le principe de la justice existait en dehors de lui.

La loi morale n’a-t-elle donc pas été révélée et enseignée à l’homme par les religions ?

Non, car les religions, uniquement fondées sur les dogmes, conceptions abstraites de l’esprit, n’ont rien de commun avec la loi morale, qui est inhérente à la nature propre de l’homme, et qui, conséquemment, n’a jamais pu lui être antérieure ni étrangère.

Qu’est-ce que la justice ?

La justice consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû.

Qu’est-il dû à chacun ?

L’intégrité de son corps, l’usage complet de ses sens, la santé, la force et le libre exercice de toutes ses facultés.

Qu’est-ce qu’un être intelligent ?

C’est celui qui désire et qui recherche la science et la vérité, qui réfléchit, raisonne et comprend, qui s’étudie afin de se connaître et d’affirmer la destinée humaine qui est le bonheur par la pratique de la justice, et qui, par suite, méprise et repousse l’ignorance, cause d’erreur, de violence et d’oppression.

Qu’est-ce qu’un être perfectible ?

C’est celui qui emploie toutes ses facultés physiques, intellectuelles et morales à étendre, à développer, à perfectionner sa personnalité dans toutes les directions possibles.

Qu’est-ce que le progrès ?

C’est la loi naturelle, constante, nécessaire, par laquelle l’homme agit, s’élève, déploie ses forces et agrandit son existence, sans relâche et sans terme.

Qu’est-ce que l’homme, être moral, intelligent et perfectible, tel que nous l’avons défini ?

C’est l’humanité entière, commencement et fin de toute justice et de toute intelligence.

 

Toute cette prose est grotesque et ne tient pas une seconde face à un esprit - même modérément - critique. Et pourtant, ce texte fut la "bible" de la troisième république (qui, en fait, ne fut que la première qui fût réelle, les deux précédentes n'ayant été que de monstrueux avortements).

 

Il y a, dans la suite de ce texte ubuesque, une réplique inénarrable que voici :

 

Qu'est-ce que l'égalité ?

L'égalité est le droit qu'ont tous les individus indistinctement de vivre, de conserver et d'améliorer leur condition, sans préférence ni privilège.

 

Traduisons la double négation : l'égalité est le devoir de combattre tous les "privilèges" (vieille rengaine désuète de 1789), c'est-à-dire toutes les différences.

Deux autres remarques :

  • on y définit la "race" comme l'ensemble des gens ayant même origine et parlant même langue …
  • on y parle du "corps social", mais nulle part il n'est pensé que l'individu, ayant droit à la liberté (outre l'instruction, l'égalité, la propriété et la sûreté), puisse refuser d'en être membre et préfère la vie solitaire et indépendante.

 

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La tradition juive oppose l'Image et la Parole. Le Dieu qui révèle la Loi et qui consacre l'Alliance, s'entend mais ne se voit pas. Il est le Nom (ha-Shem). Tout ce qui existe fait son Nom. Tout ce qui existe est une partie de son Nom.

Et ce "grand Nom" divin est prononcé dans une langue humaine qui, pour la tradition juive est, bien entendu, l'hébreu, faite de vingt-deux signes (augmentés des cinq graphies finales) … mais qui pour la tradition physicienne a sans doute longtemps été les mathématiques.

La question cruciale est alors celle-ci : comment un langage humain peut-il exprimer l'inexprimable, communiquer l'ineffable ?

 

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Le 23/07/2019

 

Même si, partout, en tout, il existe des champs de déterminations et de contraintes, il est patent que, partout où il existe de la complexité, il existe de l'indéterminisme, du créativisme, de la contingence.

 

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Je ne comprends pas l'engouement de certains "intellectuels" ou "cherchants" occidentaux pour ces pseudo "gourous" indiens, tibétains, vietnamiens, cambodgiens ou autres qui ne font que débiter, avec "compassion", des évidences connues depuis les présocratiques ou les stoïciens.

Il est urgent de régénérer la spiritualité européenne sur les ruines de cette calamité que fut le christianisme.

Le vrai débat spirituel de notre époque est de dépasser radicalement et définitivement l'absurde dualisme ontique du platonisme et du christianisme, pour retrouver le monisme présocratique, aristotélicien et stoïcien qui n'a rien à envier aux monismes indiens ou chinois.

 

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L'islamisme est la pure idéologie de la razzia, c'est-à-dire du pillage des patrimoines des "autres".

L'islamisme lui-même n'est que le résultat du pillage de la Bible et des croyances des communautés chrétiennes et juives de La Mecque et, surtout, de Médine.

L'islamisme, c'est du christianisme primaire, populaire, dégénéré jusqu'au simplisme, pour subjuguer et embrigader des populations analphabètes (aussi analphabète que Mahomet lui-même).

Plus généralement, l'islamisme n'a jamais rien produit ou inventé, mais il a toujours tout pillé, partout. Il n'existe ni philosophie, ni art, ni science, ni culture musulmans ; il n'existe que des "emprunts", souvent mal digérés, aux civilisations que l'Islam a envahies, exploitées et assujetties.

Le dôme est byzantin, le couscous est noir africain, la pastilla est juive, l'algèbre et le zéro sont indiens, la falsafa est grecque, … et tout à l'avenant.

Il n'y a que l'oppression des femmes et la haine des "incroyants" qui soient proprement arabo-musulmane.

 

 

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Suis-je islamophobe ? Oui ! Comme je suis hitlérophobe, communistophobe, intégristophobe, totalitaristophobe, socialistophobe, antispécistophobe, gauchistophobe, anti-écologistophobe, antieuropéanistophobe, antilibéralophobe, égalitaristophobe, etc …

Il est temps que les musulmans comprennent qu'ils sont seuls responsables de toutes les islamophobies. L'islamophobie sera réelle et légitime tant qu'il y aura un seul islamiste et un seul salafiste en Europe.

 

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Lle Réel n'existe que par émanation du Divin, c'est-à-dire comme résultat du Divin se pensant Lui-même. Le Réel est l'expression d'une pensée, donc d'un langage.

Le Réel dit quelque chose, révèle quelque chose.

 

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La Tradition juive, dès ses racines bibliques, s'oppose radicalement à toute forme de "magisme".

 

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La Nature est suffisamment miraculeuse par elle-même que toute forme de surnaturel y est ridiculement inutile.

 

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La jouissance des mots … de leurs associations ou heurts … La magie des mots … L'humour … L'effroi des mots … Les mots qui tuent … Puissance du langage sur l'esprit … le sien et celui des autres.

 

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Le 24/07/2019

 

C'est une constante et aberrante idée de la "gauche" de croire que la société peut changer l'homme dans sa nature et sa réalité profondes.

C'est l'idée de l'homme perfectible par l'action sociale.

Rien - ou presque - n'est inné, naturel, hérité, génétique, etc … ; tout - ou presque - est du ressort du social … donc de l'acquis, sous la vigilante conduite des bien-pensants socialo-gauchistes.

La société est la seule réalité toute puissante : tout est social. La société fabrique tout et est responsable de tout : les drogués, les voyous, les putes, les assassins, les tortionnaires, les radicalisés, les violents, les pervers narcissiques, les fous, les monstres, … mais aussi le fainéants, les parasites, les chômeurs, les illettrés, les tires-au-flanc, les planqués, les mendiants, les SDF, … tout cela est fabriqué par la société qu'il faut donc radicalement changer pour transformer ces déchets humains en hommes radieux. L'individu, lui, en revanche, n'est responsable de rien. Il est la victime d'une société qui n'a pas su le libérer de ses gangues putrides et le guider vers la lumière du progrès social.

Or, depuis qu'on les pratique, les actions d'insertion sociale ou professionnelle, de réhabilitation des délinquants, de promotion sociale, de guidance familiale ou scolaire, de déradicalisation, de sevrages d'addictions, etc … sont TOUTES de cuisants échecs depuis plus d'un demi siècle (et coûtent, toujours plus, aux contribuables), mais rien n'y fait.

Cette obstination ne traduit qu'une seule obsession : celle de donner bonne conscience à la bien-pensance.

 

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Le 25/07/2019

 

Pierre Mendès-France faisait un discours à l’Assemblée nationale.

Un antisémite notoire lui crie :

- Ta gueule, le circoncis !

Et Mendès-France lui fait cette réponse géniale :

- Décidément, votre femme est trop bavarde.

 

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Ma théorie de la connaissance … Ce que "penser" veut dire …

 

  1. L'acte de connaissance est intégralement subjectif et fait appel aux cinq dimensions de l'esprit : la mémoire (ce que le sujet est déjà devenu), la volonté (ce que le sujet cherche à devenir), l'intelligence (ce que le sujet conçoit et croit), la sensibilité (ce que le sujet perçoit et reçoit) et la conscience (ce que le sujet pense et construit).
  2. Le critère de validité d'une connaissance n'est pas sa "vérité", mais sa double cohérence : sa cohérence interne avec le reste de l'édifice cognitif propre au sujet, et sa cohérence externe avec tout ce qui est vécu dans le Réel.
  3. Deux canaux alimentent l'acte de connaissance : la sensation et l'intuition. La sensation est analytique (expérimentale) et l'intuition est holistique (extatique).
  4. La sensation (le seul canal reconnu par les rationalistes en général et Kant en particulier) est la captation, au travers d'instruments déformants (les sens) et d'une grille d'interprétation toute subjective (cfr. 1), d'informations (des noèmes) à propos des phénomènes particuliers.
  5. L'intuition est une reliance globale entre l'esprit qui pense et le Logos cosmique ("l'Esprit divin") c'est-à-dire avec le principe de cohérence du Réel (du noumène global) dont l'esprit humain qui pense, participe pleinement. Il s'agit d'une mise en résonance de l'esprit humain avec l'Esprit divin dont l'esprit humain n'est qu'une manifestation éphémère et locale, plus ou moins active et efficiente. Les idées globales émergent du fait de la participation de l'homme au Réel, du fait de la possibilité de les connaître par la résonance. Autrement dit, si l'homme peut connaître ce qui est, c'est parce qu'il est de la même nature que l'Être, c'est-à-dire du même tissu rationnel, de la même cohérence principielle.
  6. Certains appellent cette manifestation personnelle de l'Esprit divin, "l'âme" - ce qui anime de l'intérieur - ; ce concept est tout à fait recevable à la condition de bien comprendre, alors, que l'âme personnelle est mortelle et participe pleinement de l'Âme cosmique (cfr. Schelling) qui, elle, est immortelle).
  7. Le Logos cosmique est totalement immanent au Réel ; il est évolutif et se construit au fil de l'histoire cosmique - ainsi, les "lois" et constantes" universelles de la physique, ne sont pas des donnés transcendantaux, mais des productions progressives du Réel dans le cours de son histoire (des recettes de résolution de problème qu'il a mise au point progressivement et qui ont confirmé leur efficacité).
  8. Le Logos cosmique n'a rien à voir avec le monde des Idées immuables et parfaites de Platon ; il est le moteur universel dont tout ce qui existe, participe et il évolue en s'enrichissant perpétuellement et accumulativement des émergences inédites que la contingence fait surgir au profit de l'amélioration de sa cohérence intrinsèque, globale ou locale. Dans le Réel, rien n'est immuable et rien n'est transcendant : tout est construit sous la pression d'une intention globale d'accomplissement.
  9. L'esprit et le corps sont indissociables ; il faut rejeter radicalement tout dualisme ontique, tant à l'échelle personnelle du soi, qu'à l'échelle universelle du Réel. L'Esprit et la Matière ne sont que deux manifestations complémentaires de la Vie qui, elle-même, n'est que le Logos en marche.
  10. Dans la conscience, l'intelligence met en œuvre les sensations et les intuitions fournies par la sensibilité, de façon à les intégrer dans l'édifice cognitif déjà existant chez le sujet (dans sa mémoire, donc). Le travail de l'intelligence (comme son étymologie l'indique) est de relier les noèmes nouvellement reçus, en bonne cohérence avec cet édifice, et à constamment réaménager celui-ci de façon à continuellement améliorer cette cohérence interne, comme reflet de la cohérence externe. Tout ce travail de l'intelligence s'inscrit dans le cadre de ce que le sujet veut et cherche (sa volonté, sa raison d'exister).

 

Et dans la continuité …

 

  1. Un autre dimension doit être explorée : celle des langages. Lorsque l'esprit pense ou s'exprime, il utilise un langage qui est une convention spécifique de "traduction" des noèmes (le vocabulaire) et de leurs liens (la grammaire). Il existe de nombreux langages pour penser. Les deux plus essentiels sont les langues conceptuelles (qualitatives) et les mathématiques (quantitatives). La philosophie pense avec des langues conceptuelles alors que la science physique (la mère de toutes les sciences) pense avec des langages mathématiques. La question est : comment se construisent ces langages ? quelle est leur pertinence face au projet d'exprimer adéquatement et efficacement le contenu et les structures de l'édifice cognitif ?
  2. Le processus de création des langages conventionnels (et traditionnels) suit exactement le même trajet que celui de la construction de l'édifice cognitif. En fait ces deux processus n'en sont qu'un seul : celui de la représentation. "Penser" n'est rien d'autre que "se représenter".
  3. Le concept n'est rien de plus que l'agglomération d'images perçues et semblables. Ce sont donc ces relations de similitudes qui engendrent le concept. La perception de ces similitudes est un acte de connaissance parfaitement subjectif (cfr.1). Ceci explique que les natifs de deux langues étrangères l'une à l'autre (le français, le chinois, l'hébreu) ne "perçoivent" pas le même univers.
  4. Prenons, par exemple, la relation au temps que traduisent les conjugaisons verbales : en français, toute action se décompose en un passé, un présent et un futur ; en hébreu, il n'existe que l'accompli et l'inaccompli ; en chinois, il n'y a pas de conjugaison, tous les verbes sont à l'infinitif.
  5. La nature et la structure des langages renvoient aux concepts et à leurs relations mutuelles. Le concept est l'image du ressenti sensitif ou intuitif qui a été plus ou moins "compacté" (plus ou moins abstrait, donc).

 

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De Hildegarde de Bingen (12ème siècle) :

 

"Ô homme, regarde-toi, tu as en toi le ciel et la terre !"

 

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La Kabbale se déploie selon trois branches originellement distinctes :

 

  1. La kabbale téléologique, théurgique ou messianique (Ma'assé Tikkoun) qui va de l'humain au Divin (Isaac Louria)
  2. La kabbale ontologique, théosophique ou extatique (Ma'assé Merkabah) qui va du Divin au Divin (prologue d'Ezéchiel, surtout, et, très subsidiairement, Isaïe - 6;1-3).
  3. La kabbale généalogique, cosmogonique ou séphirotique (Ma'assé B'rèshit) qui va du Divin à l'humain (Séphèr Yètzirah, ha-Bahir et ha-Zohar).

 

La kabbale zoharique (13ème siècle) fait la synthèse entre la kabbale cosmogonique (les dix émanations : les Séphirot accompagnées des vingt-deux lettres sacrées dont trois "mères" : YHW, cinq doubles : KMNPTz, et 7+7 simples : sept avant Y et sept après) et la kabbale théosophique (les quatre mondes superposés du Réel qui sont, de haut en bas : 'Olam ha-Atzilout, le monde des Emanations, 'Olam ha-Yètzirah, le monde du Formage, 'Olam ha-Bériah, le monde de l'Engendrement, et 'Olam ha-Assiah, le monde de l'Action ; ce sont aussi les quatre étages de la Vision du Char : les quatre Vivants, le Toit de glace, le Trône de saphir et l'Arc de Lumière).

Depuis que cette fusion des deux traditions s'est opérée, il faut considérer que la kabbale théosophique a été absorbée par la kabbale cosmogonique : le Divin et le Cosmos ne font plus qu'Un ; cette kabbale intégrée fonde le monisme mystique et ésotérique de la tradition juive.

 

La kabbale messianique et théurgique de Louria (bien plus récente puisqu'elle date du 16ème siècle) est un autre monde spirituel (dualiste, platonicien, eschatologique) … qui n'est pas le mien.

 

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La vocation n'est pas une finalité, un but ou un objectif prédéfinis à atteindre.

La Vocation est atemporelle : elle ne projette rien dans le futur, mais elle féconde en permanence le présent.

La vocation est une disposition intérieure autour de laquelle des potentialités viennent se greffer si on l'active.

La vocation est une tension intérieure - une in-tension - qui tend à orienter toutes les énergies vers le plein accomplissement de ce qui la porte.

La vocation appelle (du verbe latin vocare : "appeler") … mais encore faut-il écouter, … puis l'entendre, puis la comprendre, puis l'entreprendre.

La vocation est synonyme de "raison d'exister" puisque la seule raison d'exister de tout ce qui existe, est d'accomplir sa propre vocation au service de l'accomplissement cosmique et divin.

La vocation qui s'accomplit, apporte la joie ; celle que l'on néglige engendre la tristesse.

 

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Pour le monisme, tout s'explique, tout prend sa place et tout reçoit sa raison d'exister, par la cohérence immanente et intemporelle du Un.

Pour le dualisme qui oppose deux mondes de natures radicalement différentes, tout s'explique par la relation à la fois de compénétration et d'antagonisme de ces deux univers, le premier étant parfait et bon, le second étant chaotique et mauvais, mais imprégné du premier.

Le monisme s'enracine dans la Vie.

Le dualisme s'enracine dans la Mort.

 

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De Salman Rushdie à propos d'islamophobie :

 

"Un nouveau mot a été inventé pour permettre aux aveugles de rester aveugles."

 

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Philippe d'Iribarne confirme que l'Islam implique "un ordre social et politique porteur d'une triple soumission des individus à la communauté, des femmes aux hommes et des non-musulmans aux musulmans, ordre radicalement contraire aux valeurs de l'Occident et que celui-ci ne peut que rejeter".

 

J'ajouterais une quatrième soumission d'ordre religieux : celle de la Oumma musulmane au Coran qui serait la sainte, unique, atemporelle et véridique parole d'Allah transmise aux hommes par le prophète Mu'hammad.

 

Soyons clair : l'Islam est tolérable en tant que démarche spirituelle personnelle privée ; il ne l'est pas du tout en tant qu'idéologie sociétale.

 

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Nous vivons une inversion du rapport de puissance entre Liberté et Egalité. Naguère, pour prétendre à une certaine égalité en dignité, en maturité et en responsabilité, il fallait d'abord avoir démontré un bon degré de libération et de liberté réellement vécue.

Aujourd'hui, bien souvent, sous prétexte d'une égalité absolue, indiscutable et omnipotente (surtout au profit de minorités fallacieusement victimisées que l'on gratifie d'une "fraternité" toujours unilatérale), il faudrait renoncer à la liberté de dire ce que l'on pense, et d'agir en conséquence.

Cette funeste inversion des valeurs provient simplement du fait que la majorité des contemporains n'est plus capable d'autonomie et forme une masse d'assistés sécuritaires n'ayant plus ni la force, ni le courage, d'affirmer et de pratiquer une liberté de fait en pensées, en paroles et en actes.

 

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Les hommes ne naissent pas égaux (en rien), mais ils peuvent devenir les égaux de ceux qui ont déjà atteint sur le niveau qu'ils atteignent.

 

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L'égalité de tous en tout est devenu un préjugé dogmatique et idéologique.

Ce préjugé est battu en brèche par simple examen critique de la réalité.

Mais son obstination relève du déni de réalité et implique une montée violente d'une forme de totalitarisme moral incarné par la "bien-pensance", le "camp du bien" et la démagogie socialo-gauchiste.

 

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L'égalité ou, plutôt, l'égalisation dans un milieu donné, est un nivellement et une uniformisation entropiques … dont la mort est la conséquence mécanique la plus flagrante. Rien n'est plus entropique et égalitaire qu'un champ de cadavres.

 

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Une victime a toujours raison. Un oppresseur a toujours tort. Il suffit donc de fabriquer des victimes adéquates pour lyncher ou abattre celui ou ceux que l'on désignera comme oppresseur.

Mediapart maîtrise cet art nauséabond à un très bon niveau. Lénine, Goebbels et les Frères musulmans, aussi.

 

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Hannah Arendt a inventé et créé un mot fabuleux : "totalitarisme".

Le totalitarisme rassemble toutes les doctrines et idéologies qui prétendent soumettre la totalité de chaque personne à un ordre social prédéfini dans tous ses détails.

A l'exact opposé du totalitarisme, il y a le libéralisme qui rassemble toutes les doctrines et idéologies prétendant promouvoir l'accomplissement de chaque personne, au mieux de ses capacités, seule ou dans un groupe librement choisi, dans le respect du monde qui l'entoure.

Ces deux termes opposent irréductiblement la notion d'ordre social préétabli et souverain, et celle d'accomplissement personnel volontaire et responsable.

 

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Le 26/07/2019

 

Bien des occidentaux, surtout parmi les plus jeunes, sont enragés à saper leur propre culture pour des raisons historiques (par dégoût pour le colonialisme, l'esclavagisme, deux guerres mondiales, les génocides, l'impérialisme) ou idéologiques (par haine du capitalisme, du financiarisme, du mondialisme, du racisme, du sexisme, de l'élitisme). Ceux-là prennent fait et cause pour les minorités "victimisées" que souvent ils s'inventent, sans se rendre compte qu'ils jouent alors les "idiots utiles" pour des idéologies à tendances réellement totalitaires (islamisme, salafisme, socialo-gauchisme, révolutionnarisme, marxisme, altermondialisme, communisme, fascisme, etc …).

A tous ces crétins, il faut rappeler deux choses :

  1. Aucune civilisation, culture ou religion n'est exempte de péchés graves contre l'éthique, et personne, aujourd'hui, n'est ni heureux ni responsable des tournants qui ont été pris au 19ème siècle (dont les horreurs du 20ème siècle ne sont que les conséquences mécaniques).
  2. Le libéralisme occidental, en promouvant le libre accomplissement de chaque personne dans le respect du monde qui l'entoure, est la seule parade contre la menace des idéologies totalitaires qui prônent un "ordre social", préétabli et "idéal", construit sur le phantasme d'un "homme nouveau" contre-nature.

 

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De Maxime Rodinson :

 

"(…) la question juive et l'État d'Israël restent l'objet de tous les délires et de tous les mythes : délire meurtrier ou négateur des antisémites, raccourcis manipulateurs de l'apologétique sioniste et judéo-centriste, élucubrations simplistes d'une certaine propagande antisioniste."

 

Un Quart de siècle plus tard, rien n'a changé !

 

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Petite synthèse de noologie …

 

Dans l'esprit, chacune des cinq fonctions (mémoire, volonté, sensibilité, intelligence et conscience - le lieu de confrontation des quatre autres) peut s'atrophier (être en manque) et/ou se dissocier (se mettre en déconnexion), et ce, partiellement ou totalement.

Ainsi s'esquisse une typologie complète des maladies mentales.

 

Au registre des atrophies élémentaires qui induisent des déficits, on trouve :

  1. manque de mémoire : l'amnésie,
  2. manque de volonté : le zombisme,
  3. manque d'intelligence : idiotisme,
  4. manque de sensibilité : l'apathie,
  5. manque de conscience : l'alogisme.

 

Au registre des dissociations élémentaires qui induisent des délires, on trouve :

  1. déconnexion de mémoire : le refoulement,
  2. déconnexion de volonté : l'utopisme,
  3. déconnexion d'intelligence : le théorétisme,
  4. déconnexion de sensibilité : la schizophrénie,
  5. déconnexion de conscience : l'absence.

 

Les choses se compliquent dès lors que l'on envisage toutes les combinaisons possibles de tous ces dix dysfonctionnements élémentaires.

 

La cause des déficits atrophiques est assez simple : elle est en général génétique (tare) ou dégénérative (maladie ou vieillesse).

Le(s) déclencheur(s) et le processus des délires dissociatifs est plus complexe. Deux logiques se présentent : pour l'une, les quatre fonctions "saines" rejettent la fonction dysfonctionnante, pour l'autre, pour des raisons diverses, une des fonctions se désolidarise des quatre autres. En pratique, ces deux logiques aboutissent au même résultat, mais leur processus est radicalement différent.

 

Pour le comprendre, il faut repartir des fondamentaux : l'esprit, comme tous les systèmes complexes, s'inscrit dans une logique universelle d'accomplissement de soi au service de l'accomplissement de son milieu (la personne dont il est l'hôte, par exemple) et au moyen de l'accomplissement de ses parties (ses cinq fonctions).

Un esprit peut donc en arriver à déconnecter une des fonctions parce que celle-ci nuit gravement à son propre accomplissement à lui.

Symétriquement, une fonction mentale peut aussi en arriver à se déconnecter de l'esprit parce que celui-ci nuit gravement à son propre accomplissement à elle.

 

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La seule question politique sérieuse et fondamentale …

La Communauté au service de la Personne (libéralisme) ou la Personne au service de la Communauté (totalitarisme).

 

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Il faut acter la globalisation des problèmes, la continentalisation des méthodes et la régionalisation des solutions.

 

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Le 27/07/2019

 

Le déni de réalité est devenu le mode de penser et de vivre premier de notre époque.

Chacun veut inventer, à sa guise, son corps, son image, sa sexualité, sa vie, ses opinions, ses mythes, ses relations … en dépit de toute réalité.

C'est devenu un jeu. Et remettre quelqu'un dans sa réalité au nom de la lucidité, c'est commettre un "jugement" … ce qui est le pire des délits de lèse-ego.

 

Ce déni de réalité n'est pas que personnel, il est aussi collectif. Ce déni collectif de réalité concerne le dérèglement climatique, les pénuries de ressources, les infox, les complotismes, les victimismes, le salafisme, l'antisémitisme, la faillite des Etats, la montée du non-droit, la crétinisation audiovisuelle, l'intoxication numérique, etc …

 

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Le 28/07/2019

 

De Paul Valéry :

 

"La guerre ; un massacre de gens qui ne se connaissent pas,

au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas."

 

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L'émotionnel a pris le pas sur le rationnel.

C'est la pire des choses qui pouvait nous arriver.

Signe diabolique d'une dégénérescence civilisationnelle.

Signe évident de la déliquescence des élites et de la tyrannie des masses.

 

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Avec la mort de l'homme-dieu, il faut bannir "la contestation de l'ordre naturel".

 

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De Sénèque à propos du Divin :

 

"Tout nom que vous voudrez lui donner s'appliquera merveilleusement à lui, pourvu que ce nom caractérise quelque attribut, quelque effet de la puissance céleste. Dieu peut avoir autant de noms qu'il est de bienfaits émanant de lui. (…) Voulez-vous l'appeler nature ? Vous ne vous tromperiez point ; car c'est de lui que tout est né, lui dont le souffle nous fait vivre. Voulez-vous l'appeler monde ? Vous en avez le droit. Car il est le grand tout que vous voyez ; il est tout entier dans ses parties, il se soutient par sa propre force"

 

C'est du Spinoza quinze siècles à l'avance …

 

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Il ne peut plus y avoir d'économie sans écologie.

Il ne peut plus y avoir d'écologie sans économie.

L'humanité ne peut pas survivre sans transformer des ressources, donc les consommer.

La planète ne peut pas survivre (donc l'humanité non plus) sans économiser au maximum toutes les ressources.

La dialectique entre économie et écologie ne se résout que dans le principe de la frugalité et dans la pratique du minimalisme.

Tout cela est d'une évidence à pleurer.

Mais je crains que le crétinisme profond des masses humaines les rende incapables de même comprendre de ce dont on parle.

 

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Les empires de demain ne se construiront plus sur la conquête de territoires géographiques qui sont, aujourd'hui, de toutes les façons, globalisés donc interdépendants, mais bien sur celle de territoires noétiques.

 

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L'art roman (la chrétienté) est modeste, élitaire et ésotérique.

L'art gothique (la féodalité) est spectaculaire, populaire et exotérique.

 

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On ne dira jamais assez combien le 10ème siècle fut une mutation paradigmatique essentielle du fait de l'effondrement de la chrétienté unitaire avec le schisme entre orthodoxie et catholicité (comme le 15ème siècle, avec le schisme entre catholicisme et protestantisme, fut un second effondrement chrétien).

Lors de ce 10ème siècle, on passe du théocentrisme (le service absolu de Dieu) à l'anthropocentrisme (l'obsession du Salut pour l'homme).

Le paradigme de la chrétienté unifiée fut, entre 400 et 950, le seul paradigme européen qui fût, par excellence, monastique, mystique, spirituel et théologique.

 

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Les cycles civilisationnels comportent trois cycles paradigmatiques de 550 ans chacun, en moyenne. Celui du christianisme naît peu après de concile de Nicée et s'impose vers 400 ; il s'effondre sous nos yeux et disparaîtra vers 2050.

Comme pour les cycles sociopolitiques de 11 ans qui, eux aussi, vont par trois, la structure est claire : le premier cycle est "génial", le second est "exubérant" (ou "délirant") et le troisième est "catastrophique" . Ainsi en va-t-il de la succession au sein du cycle civilisationnel chrétien qui s'achève : une période chrétienne unifiée et romane (de 400 à 950) "géniale", une période féodale et gothique (de 950 à 1500) "exubérante", et une période moderne et moderniste "catastrophique" (de 1500 à 2050).

Symétriquement, le cycle civilisationnel antique vit se succéder trois cycles paradigmatiques : oriental "génial" (de -1250 à -700), grec "exubérant" (de -700 à -150) et romain "catastrophique" (de -150 à 400)

 

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Le paradigme "oriental" (chaldéen, sumérien, akkadien, hébraïque, etc …) fut génial car il vit l'invention de l'écriture, du calcul, de l'astronomie, de l'agriculture, etc … et l'émergence des grands mythes (bibliques, ougaritiques,  hourrites, …).

 

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Le 29/07/2019

 

A propos d'un "phénomène" - dérisoire - appelé Greta Thunberg …

En 1972, un professeur du MIT, Dennis Meadow, a rendu son rapport à l'OCDE : "The Limit of Growth". Cette étude a été réinitialisée en vue de 2012 (le 40ème anniversaire du modèle) et a été amplement confirmée.

Les choses sont claires : l'humanité va dans le mur pour deux raisons : sa croissance démographique et sa croissance consommatoire toutes deux délirantes.

La gamine suédoise ne fait qu’ânonner des évidences déjà anciennes. Le problème, ce n'est pas elle. le problème est l'incapacité des humains à sortir du principe de plaisir et à entrer dans le principe de réalité. La planète Terre ne peut pas porter durablement une humanité de plus de 2 milliards d'individus consommant peu. Tous les stocks de ressources non renouvelables sont sur une logique de pénurie et les ressources soi-disant renouvelables ne peuvent satisfaire que moins de 20% des besoins. La vie est une machine thermodynamique et la thermodynamique a ses lois. Tout cela est bien connu de tous les thermodynamiciens comme moi. Le problème n'est pas Greta ; le problème est le bêtise foncière de 85% des humains.

 

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Comme les GAFA, mais avec de tout autres motivations, les ONG sont des tumeurs cancéreuses qui rongent les tissus démocratiques sains.

 

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Imaginez un très gros autobus bourré de passagers avec un très gros moteur que l'on alimente avec un carburant de plus en plus pauvre en "octane" … On comprend vite que le moteur va bientôt tomber en panne et que l'autobus sera forcé de s'arrêter au milieu d'un grand désert, condamnant ses passagers à mourir de soif, de faim et d'insolation.

C'est exactement ce qui se passe dans notre monde : l'autobus, c'est l'humanité, le moteur, c'est l'économie et le carburant, ce sont les ressources disponibles.

 

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L'immigration clandestine n'est possible qu'à deux conditions : il faut qu'il existe des "passeurs" qui y font leur sale beurre et qu'il existe des crapules pour donner de l'emploi (souvent maffieux) et du salaire (souvent très faibles) aux clandestins. Ce sont eux qu'il faut mettre en prison ferme.

 

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David Goodhart parle des gens de "quelque part" et de gens de "n'importe où". Zygmunt Bauman, oppose les catégories des "mobiles" et des "sédentaires".

Ces catégorisations me semblent fallacieuses. Chacun s'ancre (je ne dis pas "s'enracine") plus ou moins fortement là où il vit, même pour un temps relativement court.

Et l'historien israélien Gadi Taub d'ajouter : " les élites 'de n'importe où' ont recours à des moyens extra-démocratiques pour imposer une politique dont le prix incombera à ceux qui sont 'de quelque part'." La remarque est pertinente.

 

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Dans la catégorie des gens de "n'importe où", il y a le monde des "expats" qui ne représente pas grand' chose en nombre mais qui est un monde toujours urbain et "hors sol".

Pour en avoir fait partie durant des années, je peux témoigner que c'est un monde malsain, artificiel et glauque, pseudo-communautaire et psychopathogène, essentiellement motivé par le fric, où sexe, alcool et drogue tentent vainement de compenser l'absence d'enracinement et la totale superficialité de tout.

 

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Dans tous les pays, on trouve des régions reculées (comme le Morvan) et des régions dégénérées (comme Paris).

Respectivement des régions à vie saine et à vie malsaine.

Le malsain attire le malsain !

 

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Le dérèglement climatique (plus que le réchauffement climatique) n'est qu'un des multiples symptômes d'un processus bien plus profond qui caractérise l'anthropocène : le délire humain a rompu tous les "équilibres" naturels et culturels, et a fait entrer l'ensemble de toutes les activités, terrestres et humaines, dans une phase chaotique (au sens de la théorie du chaos et non au sens commun de "désordre").

Le climat est entré en phase chaotique tout autant que la finance, la politique, l'économie, les flux migratoires humains et animaux, les systèmes écologiques et biotiques, la biodiversité, les océans, etc …

Pour sortir du chaos, il n'y a que deux scénarii : l'émergence ou l'effondrement.

Aujourd'hui, on parle plus d'effondrement (collapse) que d'émergence (ma "courbe verte" et son nouveau paradigme global).

De toutes les façons, un système chaotique n'a qu'une durée de vie limitée, en général assez courte.

 

Rappelons quelques points théoriques essentiels :

  1. En phase chaotique, un système est beaucoup moins déterministe qu'en phase d'équilibre ; l'évolution de notre monde est donc largement imprévisible et l'effet papillon y joue à plein.
  2. L'effondrement n'implique pas nécessairement une disparition totale du système concerné mais, en tous cas, il implique une réduction drastique de sa taille et de son niveau global de complexité (il redevient "primitif" afin de redevenir compatible avec son milieu géo-biotique).
  3. L'émergence vise la dissipation des tensions internes létales par éjection de microsystèmes d'un niveau de complexité nettement plus dense que celui du niveau antérieur (ex.: les particules matérielles hors de l'activité du vide quantique, les cellules procaryotes hors de la soupe thermochimique océanique, les noèmes idéels hors du marais des angoisses psychiques).

 

Ici, le système concerné est le système socioéconomique humain comme partie intégrante du système géo-biotique terrestre. Ce système, du fait de l'hyper-croissance des activités humaines, est entré en phase chaotique et, s'il veut survivre, doit inventer des "bulles" néguentropiques ultra denses pour expulser son trop plein de tensions.

La seule et grande question qui reste en suspens, est : quelle sera ou pourrait être la nature de ces "bulles hyper-humaines à haute densité" [que Nietzsche, sûrement, aurait assimilé à son Surhumain] ?

 

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D'Augustin de Dacie :

 

"Littera gesta docet, quid tendas allegoria

Moralis quid agas, quod tendas anagogia."

 

Le quatre niveaux juifs de lecture reformulés par une moine chrétien en 1282 :

 

"La lettre enseigne les faits, l'allégorie ce que tu crois,

La morale ce que tu fais, l'anagogie ce vers quoi tu tends."

 

Ressenti, croyance, acte et désir …

Ecologie, axiologie, métabolisme et téléologie …

 

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D'Henri Bergson :

 

"Péguy, quand il est venu au socialisme, je l'ai perdu de vue."

 

Moi, aussi !

 

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Dans le Figaro …

 

"L’humanité vit à crédit à partir de ce lundi 29 juillet car elle a déjà consommé toutes les ressources naturelles qu’offre la planète, soit deux mois plus tôt qu’il y a 20 ans, selon les calculs de Global Footprint Network. L’humanité utilise actuellement les ressources écologiques 1,75 fois plus vit' que les capacités de régénération des écosystèmes, souligne l’ONG dans un communiqué. Si tout le monde vivait comme les Français, il faudrait 2,7 planètes et cinq si tout le monde adoptait le monde de consommation des Américains."

 

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D'Henri Bergson :

 

"L'humanité gémit sous le poids des progrès qu'elle fait. A elle de voir sui elle veut survivre seulement ou fournir, en outre, l'effort nécessaire pour que s'accomplisse (…) la tâche essentielle de l'univers qui est une machine à faire des dieux."

 

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Le monisme spiritualiste bergsonien est un des avatars récents (mais il y en eut d'autres ensuite comme Whitehead ou Teilhard de Chardin) de la tradition moniste européenne (Héraclite, Anaximandre, Anaxagore, Xénophane, Zénon de Cittium, Maître Eckhart, Spinoza, Pascal, Schelling, Hegel, Nietzsche, …). Cette tradition métaphysique, malheureusement a toujours été ultra-minoritaire en Europe et combattue âprement par le dualisme théiste issu de Platon et porté par les christianismes religieux.

Le monisme bergsonien n'a donc rien d'original quant au principe, mais il est révolutionnaire en ceci qui unifie le monisme ancien et l'évolutionnisme moderne.

 

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Le 30/07/2019

 

Si l'on veut dépasser les délires ambigus des psychologismes et les réductionnismes puérils des neuroscientismes, il est urgent que la Noologie prenne sa juste place parmi les sciences authentiques dans le cadre de la physique des systèmes et processus complexes.

 

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Le Coran et l'Islam qui s'ensuit, sont le parfait portrait de la société arabe issue du désert, le parfait résultat d'une mentalité basée sur la violence permanente, la prédation sans scrupule, l'esclavage des femmes et des étrangers, la prétention arrogante, le communautarisme fermé et l'inculture radicale.

 

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De Victor Goldschmidt :

 

"(…) le stoïcisme, plus que toute autre philosophie antique,

constitue un système cohérent."

 

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L'évolution de la philosophie grecque antique connut trois période : la philosophie présocratique (ionienne, éléate, samosate et abdéritaine), la philosophie athénienne (humanisme, idéalisme, rationalisme et cynisme) et la philosophie hellénistique (stoïcisme, épicurisme, scepticisme).

 

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L'homme ne peut avoir ni sens, ni valeur, s'il ne s'inscrit pas dans ce qui le dépasse infiniment. L'homme-en-soi est absurde et insignifiant. C'est par sa participation de- et à- ce qui le dépasse qu'il peut prendre sens et valeur.

Il n'est aucun art de vivre, aucune éthique, aucune esthétique, aucune spiritualité, aucune ascèse possibles sans cette inscription de l'humain comme épiphénomène d'un grand Tout dont il émane, qui l'englobe et qu'il doit servir.

L'humanisme (l'anthropocentrisme narcissique et nombriliste de l'homme-pour-l'homme-et-par-l'homme) est une absurdité radicale.

L'athéisme, qui est l'autre nom de l'humanisme, qui est le rejet de tout ce qui pourrait dépasser l'homme, abolit tout sens et toute valeur pour l'homme. Cet athéisme qui ne dit pas son nom et qui se déguise en humanisme, est la cause profonde de la déliquescence spirituelle et éthique de notre monde d'aujourd'hui, non encore désenglué de la longue modernité et du nihilisme du 20ème siècle.

 

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Rien d'humain n'est universel !

Pas même la déclaration de ses "droits".

 

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 Le 31/07/2019

 

Les néologismes foisonnent dans le vocabulaire ambiant … et souvent à mauvais escient … et presque toujours en piochant dans des expressions américaines comme si l'avenir se fabriquait aux USA ! C'est énervant.

Des mots comme fake news, ou mail (ou pire : mèl), ou people, devraient être bannis puisque le français possède de justes mots pour dire la même chose : "calomnies", "courriel", "célébrités", …

 

Un de ces mots ridicules est "ubérisation" qui veut signifier le fait qu'une plateforme algorithmique permet de mettre en contact direct l'utilisateur et le fournisseur d'un service quelconque. En remplaçant "ubérisation" par "contact-direct", on dit la même chose et on épargne une syllabe ! Et on évite aussi la glorification de la particule allemande Uber que les trois fondateurs de la société californienne ont accolée à Cab ("taxi") : UberCab ("super-taxi") … qui me fait trop penser au "Deutschland über Alles" de sinistre mémoire …

 

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De mon complice Luc B. :

 

"En tant qu’anarchiste de droite, Céline déteste tout le monde, les homos, les juifs, les blancs, les noirs. Dans ses trois pamphlets antisémites et pro-nazis, il adore les nazis parce que les nazis détestent tout le monde aussi. En fait Céline déteste le pluriel, les groupes, les ethnies, les religions. Il aime quelques individus et son chat. En cela il est très similaire à Houellebecq ou même à Bernanos, ce dernier ayant modéré sa haine par le christianisme."

 

Quant à moi, je ne connais pas la haine de la pluralité - mais bien la détestation de certains individus. En revanche, la médiocrité de la masse m'exaspère !

 

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Pour les questions métaphysiques qui concernent la réalité dernière du Réel, il est essentiel de bien distinguer ce qui relève de la temporalité c'est-à-dire de ce qui marque l'évolution du processus cosmique et la succession de ses états, de ce qui relève de l'atemporalité (ou de l'intemporel, comme on préfère).

 

Il ne s'agit pas de faire de l'atemporel une "cause première" car ce serait, par axiome de son antécédence, la ramener à la temporalité. Il n'y a pas de cause première. Il y a une réalité atemporelle qui se manifeste et s'exprime selon des modalité de plus en plus complexes dans des processus évolutifs qui, nécessairement, appellent de la durée.

Mais, selon moi, il n'y a pas de scission ontique entre ces deux strates, mais bien plutôt une continuité sans faille allant du totalement atemporel au fortement temporel.

 

L'Intention originaire ou le Désir fondateur sont, selon moi, ce qu'il y a de plus absolument atemporel. Plus on descend le spectre de la temporalité, plus cette Intention s'incarne dans des processus de plus en plus temporalisés, de plus en plus dynamiques, de plus en plus labiles.

 

Les kabbalistes anciens avaient bien approché cette vision avec l'arbre séphirotique au travers duquel l'énergie divine descendait continument de la "Couronne" au "Royaume" en passant par des strates successives (le monde des émanations, le monde du formage, le monde de l'engendrement et le monde de l'action) [cfr. ma "Kabbale initiatique" paru chez Dangles].

 

Pour les monothéismes dualistes, l'atemporalité (Dieu et le monde céleste) et la temporalité (l'univers et les hommes) forment deux mondes étanchement séparés, l'un engendrant et ordonnant l'autre, sans être aucunement altéré par les évolutions de cet autre.

 

Pour le moniste que je suis, temporalité et atemporalité sont des questions de mode, mais non de nature ; l'une ne va pas sans l'autre ; il n'existe aucune séparation ou sécession entre elles, mais bien une continuité ontique absolue.

 

Deux remarques restent à faire …

Primo : comme l'homme (profane) appartient pleinement au monde de la temporalité, il ne peut atteindre, en Esprit, celui de l'atemporalité.

Secundo : la notion de temps (comme l'ont bien compris Kant et Bergson) est un paramètre purement humain, destiné à mesurer (au sens physique) ce qui change, l'ordre de succession des états successifs d'un processus. Le temps n'est pas une donnée physique, mais une mesure humaine.

 

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NOUVEAU (depuis ce 2/4/2019) : Le Tome 19 "De l'Etre au Devenir" est en ligne (370 pages à télécharger gratuitement).