Tisserand de la compréhension du devenir
Conférencier, expert et auteur

Actualité - De l'Etre au Devenir - Mai-Juin 2020

Dernier mois du Journal philosophique et spirituel de Marc Halévy.

Le 01/05/2020

Premier mai …

La "fête du travail" (qui est, symptomatiquement, un jour de congé) perpétue le culte idéologique et apologétique du Socialisme (comme la fête de Jeanne d'Arc perpétue celui du Nationalisme).

Socialisme et Nationalisme : les deux cancers mentaux produits par une modernité dégénérée.

Le Socialisme et le Nationalisme sont frères de lait.

Tous deux nés vers 1848.

Tous deux héritiers de Thomas More et de Tommaso Campanella via Jean-Jacques Rousseau et Maximilien de Robespierre.

Tous deux pères du National-Socialisme, du Fascisme, des Communismes, de tous les Populismes et de tous les Gauchismes.

 

*

 

Tous les Socialismes reposent sur l'idée de la Justice sociale comme résultat de l'Egalité sociale.

En fait, "Justice" et "Egalité" sont devenus, dans la phraséologie socialiste, de quasi synonymes ; la Justice, c'est l'Egalité, et l'Egalité n'est que Justice.

Nulle part, dans le Réel, rien n'est l'égal de quoique ce soit. Les hommes ne sont ni ne seront jamais égaux en rien, étant tous différents dans toutes les dimensions de leur être. Le Socialisme est donc contre-nature et ne peut s'imposer que par la contrainte démagogique et se maintenir que dans la violence totalitaire.

A l'exact opposé de cette délétère Egalité/Justice, il y a le principe d'Equité qui pose : de chacun selon ses talents, à chacun selon ses œuvres (ou mérites).

 

*

 

De Véronique Guillemard :

 

"L’aéronautique tombe de haut. Longtemps, cette industrie s’est grisée de perspectives stratosphériques. Tous les quinze ans, la flotte d’avions en service doublait de taille. La demande en appareils neufs était estimée à plus de 40.000 exemplaires d’ici à 2040. Les compagnies aériennes étaient priées d’attendre entre cinq et sept ans pour recevoir leurs nouveaux appareils, tandis qu’Airbus et Boeing tentaient, à marche forcée, d’augmenter leurs cadences de production. L’appétence pour les voyages n’était jamais assouvie, grâce aux nouvelles classes moyennes en Chine et en Inde, impatientes de découvrir la planète. Le nombre de passagers devait doubler pour franchir le cap hallucinant des 8 milliards par an d’ici à 2040… Peu importe que les aéroports soient saturés, les avions bondés et leur accès, un parcours du combattant avec ces interminables points de contrôle. L’avion était roi."

 

Et c'est fini ! Et c'est tant mieux !

Les voyages en avion sont des absurdités archaïques.

Comme tous les voyages lointains, d'ailleurs …

 

*

 

D'Anne Frank :

 

"La chose importante à garder en tête est qu'il ne faut jamais attendre

une minute pour commencer à changer le monde."

 

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Avec la crise pandémique, c'est le procès de la promiscuité qu'il faut instruire.

 

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La grande  est une invention monstrueuse de la modernité. Elles doivent disparaître ensemble.

 

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La finance sous toutes ses formes (bancaire ou boursière) n'appartient pas au corps de l'économie. Elle en est le chancre et le parasite, parfois utile (financement de projets), mais plus souvent morbide (spéculations vénales).

Il est tellement dommage que nos contemporains ne comprennent pas la différence cruciale qui existe entre le libéralisme (la seule doctrine socioéconomique qui vaille, construite sur l'autonomie personnelle et l'interdépendance de tous les acteurs), le capitalisme (qui privilégie le financement privé des investissement privé) et le financiarisme(qui est le cancer spéculatif, cupide et prédateur de l'économie réelle).

 

*

 

Quelques chiffres à avoir en tête, en termes de population :

  1. Chine : 1.400 millions.
  2. Inde : 1.370 millions.
  3. Europe : 447 millions.
  4. USA : 329 millions.

 

*

 

Imaginons qu'un esprit humain atteigne la connaissance absolue et parfaite de la rationalité cosmique du Réel. Il détiendrait dès lors la "vérité" au moins au sens d'une représentation véridique et cohérente, avérée et infalsifiable.

Si cela était, cela éteindrait définitivement toutes les doctrines métaphysiques, philosophiques et scientifiques qui ne lui serait pas strictement conformes.

Tout ce qui serait pensé ou dit ou écrit hors de cette conformité, serait clairement faux donc condamnable. Il ne s'agirait pas d'une croyance, mais de la certitude avérée et incontestable.

Certains crieraient, alors, au totalitarisme de la vérité et à l'intolérance radicale envers le mensonge, la fausseté et l'erreur (l'utopie et le rêve, le fantasme et les conjectures).

Il n'y aurait plus, alors, qu'une seule doctrine, ouverte sur une infinité d'applications et de commentaires de plus en plus fins et spécifiques.

Je pense que ce moment est arrivé !

 

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* *

 

Le 02/05/2020

 

De Charles Prats :

 

"L’Allemagne a beaucoup plus de lits d’hospitalisation par rapport à sa population que la France, et il y a plus de médecins et moins de personnels administratifs dans les établissements de santé. Schématiquement, en Allemagne, on dépense plus d’argent pour soigner que pour administrer. En France, le débat se focalise souvent sur les impôts. On se chamaille pour savoir qui va se faire taxer et de combien. La question fondamentale devrait d’abord être : comment l’argent public est-il dépensé ?"

 

Il est temps que la France prenne ses dispositions pour que la gabegie administrative, fonctionnaire et bureaucratique cesse.

 

*

 

A côté de la fraude fiscale des soi-disant "riches", il y a surtout, et beaucoup plus, la fraude sociale des soi-disant "pauvres", c'est-à-dire toutes les allocations, toutes les aides et tous les assistanats détournés qui aboutissent indûment dans la poche de tricheurs dont le détournement de la manne sociale est devenu le métier … en plus de leurs autres activités "au noir".

Cette fraude sociale, en France, représente de l'ordre de 30 milliards d'euros par an.

 

*

 

Il paraît qu'au cœur de la mentalité française, il y aurait l'obsession égalitaire et le sens aigu de la "justice sociale".

Non, je ne le pense pas ou, du moins, pas de cette manière : le cœur de la mentalité française, c'est la jalousie, l'animosité et le ressentiment.

"Pourquoi lui aurait-il plus que moi ?"

Faire le moins possible pour recevoir le plus possible.

Et pour ça, l'astuce, le passe-droit, le clientélisme, le système-D, la triche …

 

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La caractéristique dominante de chaque Européen :

 

  • Le Français est jaloux.
  • L'Italien est hâbleur.
  • L'Espagnol est hautain.
  • Le Portugais est bosseur.
  • Le Belge est bon-enfant.
  • Le Luxembourgeois est fonctionnaire.
  • Le Néerlandais est arrogant.
  • L'Anglais est malin.
  • L'Irlandais est fêtard.
  • L'Allemand est discipliné.
  • Le Danois est propret.
  • Le Suédois est assisté.
  • Le Norvégien est franc-buveur.
  • Le Suisse est prospère.
  • Etc …

 

*

 

La Chine est le nouveau riche de la planète (elle en a l'arrogance, la prétention, le mépris, la suffisance, l'avanie, …), mais sa fortune est artificielle et ne tient qu'à un cheveu.

Bientôt, la Chine s'effondrera (la révolte hongkongaise et le bordel pandémique le préfigure).

On ne peut être, longtemps et en même temps, capitaliste et communiste, libéral et dictatorial, libertaire et totalitaire …

Ce sera la fin de ce mythe journalistique nommé les BRIC dont le Brésil (ses ressources forestières s'effondre), la Russie (ses ressources d'hydrocarbures s'épuisent) et l'Inde (son inefficience la perd) sombrent déjà …

La seule chose qui unit encore les quatre BRIC, c'est leur populisme dictatorial.

 

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C'est la science qui nourrit la philosophie depuis après les présocratiques (Héraclite, Anaximandre, Anaxagore, …) qui avaient déjà bien posé toutes les bonnes questions.

En abandonnant le mécanicisme qui l'engluait, la science a réalisé un saut gigantesque, surtout depuis 50 ans … alors que la philosophie régresse en bavardages stériles depuis près de deux siècles.

Il est temps de rectifier la situation. L'avenir de la philosophie est devant elle : adieu Platon, Epicure, Augustin, Thomas, Descartes, Kant, Comte, Kierkegaard, Husserl, Sartre, Derrida et autres …

L'itinéraire entre la vieille philosophie présocratique et la future philosophie noétique passe rapidement par Aristote, Jean Scot Erigène, Leibniz, Pascal, Schelling, Hegel, Nietzsche, Teilhard de Chardin … mais ils n'ont plus grand' chose à nous apprendre : ils sont des tentatives inspirantes, mais non des apporteurs de solutions véritables.

 

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L'opulence est amorale ... La morale naît de la nécessité.

 

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Il est peut-être temps que les franciliens comprennent qu'il n'y a qu'eux qui se sentent "français". Ailleurs on est normand, breton, basque, alsacien, lorrain, savoyard, périgourdin, bourguignon, morvandiau, provençal, aquitain, languedocien, ardennais, auvergnat … et autres. Mais pas français. Le France, comme les autres nations européennes, sont des  constructions artificielles du 19ème siècle qui n'ont plus aucune signification aujourd'hui. L'Etat-Nation est obsolète et il doit disparaître. Il y a l'Europe comme continent culturel et historique ; il y a les régions locales comme bassins socioéconomiques ; et, entre ces deux niveaux, il n'y a rien !

 

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Le 03/05/2020 (Aujourd'hui démarre ma 68ème année)

 

La science est-elle une religion ?

Je ne sais si "La Science" cela existe.
Le domaine des sciences est comme un vaste arbre, pourvu de très nombreuses branches qui se ramifient toutes en de multiples spécialités.
Cet arbre possède un tronc unique : la Physique, et un ensemble racinaire : la Cosmologie qui va chercher ses nutriments dans le terreau de la Métaphysique.
Je crois que l'on peut parler d'une approche scientifique du Réel en parallèle avec l'approche philosophique du Réel et avec l'approche spirituelle du Réel. Ces trois approches se distinguent par leur méthode (ratio-empirique, ratio-conceptuelle et intuitionnelle). Il est indispensable de faire converger ces trois approches de façon à assurer la cohérence globale de la Connaissance et à la faire tendre vers la Gnose.

La religion n'a pas grand' chose à voir avec tout cela.
Une religion est un système exotérique (destiné aux masses populaires) de croyances et de pratiques cultuelles et/ou ascétiques, greffé sur une souche mystique ou spirituelle plus ou moins ésotérique (réservée aux "initiés").
Dans toute religion, il existe un axe vertical (reflet de ses sources mystico-spirituelles) qui relie chaque croyant à la Divinité, tant par le plus profond de l'âme (méditation) que par le plus élevé de l'âme (contemplation). Et il existe un axe horizontal qui relient, entre eux, l'ensemble des croyants par les pratiques traditionnelles.
La métaphore de l'arbre s'applique à chaque religion, comme au domaine scientifique : les racines en sont ses sources mystico-spirituelles, le tronc en est le Crédo fondateur exprimant le fond de la tradition, et les branches et rameaux en sont les diverses écoles, doctrines, églises, chapelles ou hérésies qui se sont déployées au fil de l'histoire de cette tradition.

L'intention de l'approche scientifique (comme des approches philosophique ou spirituelle) est la connaissance véridique du Réel tel qu'il est et tel qu'il va. Ce n'est aucunement l'intention des religions qui, en très gros, sont des systèmes de croyances permettant aux masses de "supporter" le Réel qu'elles ne comprennent pas et qu'elles ressentent soit comme une source de peur et de souffrance, soit comme un obstacle à la réalisation de leurs désirs.

 

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Depuis fort longtemps, les philosophes antiques parlaient des relations de sympathie et d'antipathie entre tout ce qui existe, pas seulement entre les êtres vivants ou pensants.

Un électron attire le proton mais repousse l'autre électron. Une masse matérielle attire toutes les autres masses matérielles.

Ces sympathies et antipathies traduisent, en fait, respectivement la complémentarité ou l'incompatibilité des conformations qui, toutes, tendent vers leur accomplissement en plénitude et cherchent à se "compléter" grâce à la conformation de l'autre.

 

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Le domaine scientifique s'étage sur quatre niveaux :

  • La Cosmologie qui étudie les fondements de la rationalité du Réel-Un.
  • La Physique qui étudie la Matière.
  • La Biologie qui étudie la Vie.
  • La noologie qui étudie l'Esprit (tant individuel que collectif).

Ces quatre niveaux ne sont pas étanches et chacun est connecté aux trois autres par des interfaces spécifiques.

Ainsi, la Matière est inhérente au Réel, mais n'a pu se manifester et émerger comme telle qu'au départ d'une Hylé suffisamment complexifiée.

De même, la Vie est inhérente au Réel, mais elle n'a pu se manifester et émerger comme telle qu'au départ d'une Matière suffisamment complexifiée.

Enfin, l'Esprit est inhérent au Réel, mais n'a pu se manifester et émerger comme tel qu'au départ d'une Vie suffisamment complexifiée.

 

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Si l'on veut bien considérer qu'il existe trois approches vers la réalité du Réel, à savoir les approches scientifique, philosophique et spirituelle, et sans nier - loin s'en faut - les connexions, interfaces et compénétrations de ces trois approches (combien de grands physiciens, comme Einstein, ne sont-ils pas aussi des mystiques à leur manière ?), la question est de savoir ce qui distingue ces trois approches.

Sans doute est-ce le langage qu'elles utilisent préférentiellement. L' approche scientifique privilégiait le langage mathématique alors que la philosophie et la spiritualité préféraient, respectivement, les langages conceptuel et symbolique.

Aujourd'hui, cette différenciation devient chaque jour moins pertinente depuis que l'approche scientifique a pris conscience que la part quantifiable (donc mathématisable) des phénomènes physiques en est la part congrue.

 

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Le 04/05/2020

 

Lettre à Michel O. :

 

Bonjour Michel.
Je trouve que ton discours tourne à l'invective primaire, tout en contradiction avec la tradition philosophique.
Tu n'as pas compris que les États-nations sont des purs produits récents de la modernité (ils vont succomber avec elle) et que l'heure est à la continentalisation (si l’Union européenne ne se fédéralise pas profondément, elle restera le terrain de jeu des grands continents agressifs  comme les USA et la Chine qui, eux, sont déjà continentalisés).
Tu n'as pas compris Nietzsche dont la pensée est orientée par la "Volonté de Puissance" c'est-à-dire par l'énergie du dépassement de soi (individuel ou collectif) au service d'autre chose que le nombril humain.
Tu n'as pas compris que la dichotomie de 1792 entre gauche et droite (entre égalitarisme et libéralisme, entre jacobinisme et girondisme, entre assistanat et autonomie) est morte aujourd'hui.
Tu n'as pas compris que le gauche (l'absurde croyance en la "justice sociale" qui n'est que la jalousie des fainéants) est morte avec Mitterrand et Hollande.
Tu n'as pas compris que Macron, avec tous ses défauts et toutes ses faiblesses, est en train d'essayer de sortir le "système français" de son archaïsme délétère, de son nationalisme franchouillard (qui est un pur mythe, sauf pour les franciliens qui s'y raccroche - la France est une invention du 19ème siècle. ... à part les parisiens, je ne connais pas de Français, mais je connais des normands, comme toi, des morvandiaux, comme moi, des alsaciens, des bretons, des savoyards, etc ... mais pas de "français" qui est un pur mythe de la troisième république).
Tu n'as pas compris que ton libertarisme affiché et ton nationalisme montant sont totalement incompatibles.
Tu n'as pas compris que tu es en train d'adhérer à un populisme exécrable qui est le cancer de notre époque.
Tu n'as pas compris qu'en faisant l’apologie du "petit peuple" dont je sors, comme toi, et sans honte, comme toi, tu fantasmes ; tu idéalises une médiocrité radicale au nom de ceux qui ont travaillé comme des fous pour s'en sortir.
Reviens à toi, Michel. Il est temps. Tu déconnes !
Amitiés sincères,

 

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Le monde humain saura-t-il prendre la leçon de la pandémie ?

Faut-il ou pas avoir confiance en l'humain ? Sera-t-il capable de cet indispensable sursaut salvateur ?

Ma mère disait que "la vie trouve toujours son chemin". Oui, mais la vie peut aussi choisir de continuer son chemin sans l'homme ...

Certains signes vont dans le bon sens. D'autres vont en sens inverse ...

Nous en saurons plus dans un an.

 

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L'évolution de la Culture, donc ...

Je crains que la crétinisation du monde humain soit en bonne voie. Il suffit de voir le contenu des rubriques "culturelles" des journaux et magasines pour comprendre que ce terme "culturel" couvre essentiellement la soi-disant "culture" populaire c'est-à-dire, outre les tags et autres "street arts",  les trémoussements des "vedettes" du cinéma, de la télévision, de la chanson (si l'on peut appeler "chanson" les bruits et borborygmes des rappeurs ou autres "technos") et autres "artistes" de variété et de divertissement de masse.

La vraie Culture est évidemment ailleurs et elle intéresse de moins en moins de monde (mais la quantité n'a jamais fait la qualité).

Je connais mieux le monde des livres que le monde des arts. Et je constate la navrante pauvreté de 99% des livres édités actuellement. Les gens ne lisent plus et lisent mal.

Je crains que la vie réellement culturelle, la vie de l'Esprit, ne demande tant d'efforts sérieux qu'elle rebute de plus en plus de nos contemporains allergiques au mot même d'effort (nous vivons un monde obsédé de facilité) ; la Culture est donc condamnée à devenir de plus en plus élitaire. Est-ce un mal ? Cela n'a-t-il pas toujours été le cas ?

 

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Les sept enseignements de la pandémie selon Jérôme Béglé du "Point" [les commentaires entre crochets sont de moi] :

 

  • Les Français se sont montrés obéissants et respectueux [sauf les jeunes musulmans et africains des banlieues dont les trafics illicites, surtout de drogues, étaient très perturbés par le confinement]
  • Nos économies sont plus fragiles qu'on ne l'imagine [il était temps de s'en rendre compte : le modèle financiaro-industriel est en phase finale].
  • L'avènement des médecins superstars [c'est ridicule, mais c'est ainsi : la populace a besoin de héros].
  • L'Europe a été à sa place [mais, comme toujours, du fait des freins nationaux, la réaction a été trop lente].
  • Les nationalistes [populistes chinois, russe, anglais, américain, hongrois ou brésiliens] ne sont pas plus efficaces [au contraire !].
  • Ce que les masques nous enseignent sur la France : un terrible constat d'échec [la logistique étatisée est dramatiquement lamentable ; heureusement que les entreprises privées ont été là].
  • Les politiques … ont bouché les trous et pris conscience que le rôle protecteur de l'État était un mythe [les limites du centralisme jacobin ont été vite atteintes et sont devenues évidentes ; le plus grand responsable en termes de décès pandémiques, a été et est la bêtise bureaucratique de l'Administration].

 

Il reste à espérer que cette crise pandémique ait comme effet durable et profond, de faire comprendre trois choses :

 

  • L'absolue nécessité d'une continentalisation européenne fédérale et forte, et d'une marginalisation des Etats nationaux.
  • L'absolue nécessité d'un renforcement économique et technologique en Europe où il faut développer des centres d'algorithmie, de progiciels, de robotique, etc …, où il faut travailler plus et plus longtemps, où il faut laisser les entreprises régler leurs affaires elles-mêmes et où il faut faire taire, une fois pour toutes, la racaille syndicale (CGT et Sud, par exemple, dont le niveau d'infamie a été dantesque).
  • L'absolue nécessité de mettre un ordre strict dans les cités et banlieues, d'y passer, comme le préconisait Nicolas Sarkozy, "un bon coup de karcher", d'y démanteler tous les trafics et d'en expulser tous les illégaux.

 

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Le Réel, le Cosmos, la Vie et l'Esprit s'inscrivent dans la durée. Ils ne sont qu'accumulation de mémoire vivante.

Ce n'est pas moi qui vit ; c'est la Vie qui se vit à travers moi.

Ce n'est pas moi qui pense, c'est l'Esprit qui pense à travers moi.

C e n'est pas moi qui m'accomplit, c'est l'Intention qui s'accomplit à travail moi.

Ce n'est pas moi qui agit, c'est l'Evolution qui agit à travers moi.

Chaque être, chaque entité du monde n'est qu'un porteur éphémère de ce qui le dépasse infiniment. Et cet éphémère même participe à et de l'éternité qui s'y manifeste.

Ce n'est pas ma vie qui compte, mais bien la Vie qui forge et accomplit cette vie.

 

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L'analytique sans l'holistique, c'est voir les parties et oublier le tout.

L'holistique sans l'analytique, c'est voir le tout et oublier les parties.

 

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Lorsque tout bouge, lorsque tout change, lorsque tout évolue tout le temps, - surtout en nos temps d'extrême turbulence et de chaotisation générale - une grande qualité d'éveil s'avère vitale.

Il faut apprendre cet éveil, cette vigilance de tous les instants, mais sans stress. C'est difficile ? Oui, mais c'est cela qui fait le sel de la vie. C'est incertain ? Oui, comme tout ce qui est complexe, donc imprévisible.

Il faut apprendre cette sagesse qui voit tout et comprend beaucoup, mais qui n'a peur de rien. Car cette sagesse sait que la peur paralyse, que le peur tue, que le peur fait perdre plus de soixante pourcents des moyens, que la peur aveugle, que la peur brise les relations à l'autre, etc …

La sagesse stoïcienne ne proclamait-elle pas qu'il ne faut se préoccuper que de ce que l'on peut maîtriser. La sagesse confucéenne complète : si le problème a une solution, ce n'est pas un problème et si le problème n'a pas de solution, ce n'est pas ton problème.

 

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La modernité a adoré le gigantisme. Elle l'a voulu. Elle l'a fabriqué. Le gigantisme des s ou des multinationales. Le gigantisme de l'économie de masse, de la production de masse, de la consommation de masse, du marketing de masse, de la distribution de masse, des médias de masse, etc …

Mais la modernité s'étiole sous nos yeux : les ressources s'épuisent, et elle ne vivait que d'abondance, les systèmes robotiques et algorithmiques vont abattre soixante pourcents du boulot, et elle ne vivait que d'exploitation humaine, les réseaux organisent déjà le monde, et elle ne vivait que de pyramides hiérarchiques, la logique économique vire déjà vers la valeur d'utilité, la frugalité et la durabilité, et elle ne vivait que de masses et de prix, la spiritualité, l'intériorité et le sens reprennent leur droits, et elle ne vivait que de ce nombrilisme narcissique humain qu'elle appelait "humanisme".

L'après-modernité ne vivra plus jamais à l'heure du gigantisme d'antan. Tout reprendra sa juste place, par nécessité ou par sagesse. Le monde humain sera un vaste réseau très interconnecté de petites communautés (réelles ou virtuelles) vivant selon le principe de frugalité et de proximité.

Est ainsi venu le temps du minimalisme, du miniaturisme, du nanisme …

Pour être belle et grande, la vie doit devenir intériorisée, confinée, proche.

"Rien de trop" était-il écrit sur le fronton du temple d'Apollon à Delphes, juste à côté du "Connais-toi toi-même et tu connaîtra l'univers et les dieux".

 

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Savoir, connaître et comprendre forment un trépied indispensable. Savoir les données, connaître leur structure et comprendre leur dynamique.

 

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Avoir le sens de la vie est une expression à double tranchant. D'une part, il s'agit de sentir la Vie, de la comprendre, de la deviner, de la percevoir au travers des mille signes de sa manifestation silencieuse et discrète. D'autre part, il s'agit de donner un sens ou du sens à sa propre vie, et à celle de son entreprise ; il s'agit d'inscrire leur existence dans le flux, plus global, de la Vie au sens quasi cosmique du terme.

La sagesse taoïste disait simplement qu'une vie joyeuse résultait de la mise en concordance de son propre tao intérieur avec le Tao cosmique. Et ce mot "Tao" est bien difficile à saisir ; il est plus symbole de signifié. Il indique la "voie", le "chemin", le "cheminement" ou, plus prosaïquement, le "processus".

Mon existence est un processus constructif. Mon entreprise aussi. Pour résister à l'usure du temps, même une cathédrale gothique a dû respecter les lois cosmiques de la pesanteur, de la résistance des matériaux, de la géométrie sacrée.

Pourquoi en irait-il différemment pour ma propre vie ou pour celle de mon entreprise ?

Il faut alors cultiver la modestie pour respecter ce qui nous dépasse … et la Vie nous dépasse infiniment.

 

 

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C'est la grande loi de l'accomplissement réciproque : l'accomplissement de soi passe par l'accomplissement de l'autour de soi.

 

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Le Réel, le Cosmos, la Vie et l'Esprit s'inscrivent dans la durée. Ils ne sont qu'accumulation de mémoire vivante.

Ce n'est pas moi qui vit ; c'est la Vie qui se vit à travers moi.

Ce n'est pas moi qui pense, c'est l'Esprit qui pense à travers moi.

C e n'est pas moi qui m'accomplit, c'est l'Intention qui s'accomplit à travail moi.

Ce n'est pas moi qui agit, c'est l'Evolution qui agit à travers moi.

Chaque être, chaque entité du monde n'est qu'un porteur éphémère de ce qui le dépasse infiniment. Et cet éphémère même participe à et de l'éternité qui s'y manifeste.

Ce n'est pas ma vie qui compte, mais bien la Vie qui forge et accomplit cette vie.

 

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Le philosophe Henri Bergson avait bien senti la différence essentielle entre le temps artificiel et convention des horloges qui est le temps qui passe, et la durée du temps vécu qui s'inscrit dans la mémoire.

 

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La vie est un chemin qui n'a aucune destination fixée, un chemin qui ne va nulle part, un chemin qui n'a aucun but et qui continuera tant que celui qui y marche, marchera.

Mais le cheminement, lui, recèle un vrai secret. Connu depuis toujours. Et oublié le plus souvent.

Ce n'est pas le chemin qui compte, mais le cheminement du chemineau.

La Joie n'est pas au bout du chemin, elle est le chemin, elle est le cheminement lui-même.

 

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Le 05/05/2020

 

A force de chercher midi à quatorze heure, chacun finit par voir midi à sa porte.

 

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Le toit dégoutte.

Le moi dégoûte.

 

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Echanger ?

Echanger avec un supérieur, ça s'appelle apprendre.

Echanger avec un inférieur, ça s'appelle enseigner.

Echanger avec des "égaux", ça s'appelle perdre son temps.

L'intelligence collective, ça n'existe pas ; juste une resucée d'égalitarisme qui permet aux crétins de croire qu'ils sont géniaux.

L'intelligence collective, c'est une ou deux locomotives qui tirent des wagons derrière eux et leur font croire qu'ils sont intelligents.

Le génie n'est jamais collectif !

 

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Le 06/05/2020

 

De Lucain :

 

"Mens sana timetur"

 

"Un esprit sain fait peur …". La lucidité, la véridicité, la réalité font peur. L'humain est un animal qui s'enferme dans ses illusions pour ne pas devoir constater son insignifiance.

 

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Le 07/05/2020

 

Il faut rejeter aussi radicalement le modèle américain que le modèle chinois. Tous deux appartiennent à l'ancien paradigme de la Modernité, donc de la matérialité, de l'anthropocentrisme. Tous deux assassinent la Terre, la Nature, la culture, la science, la philosophie. Tous deux cultivent l'impérialisme sur toutes ses facettes : commerciales, technologiques, monétaires, idéologiques, militaires, … Tous deux cultivent au plus haut point l'absurdité idéologique, mais selon des chemins très différents. Tous deux aspirent à une hyperconsommation matérielle qui, pourtant, commence à s'éteindre déjà et s'éteindra radicalement sous peu ; chant du cygne de la modernité moribonde.

 

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A l'échelle mondiale, trois continents s'obstinent, dans leur délirant déni de réalité, à vouloir perpétuer le paradigme moderniste et à financer la chape de plomb qui empêche le nouveau paradigme d'émerger.

Ces trois continents sont l'Angloland, le Sinoland et l'Islamiland … et dans une bien moindre mesure : le Russoland (qui essaie, tant bien que mal, pour ne pas se faire larguer - le Russoland vit de ses réserves d'hydrocarbures qui, bientôt, seront épuisées - et tente de s'acoquiner tant avec le Sinoland qu'avec l'Islamiland … qui le méprisent tous deux).

La Latinoland et l'Afroland ne jouent plus avec, depuis longtemps, et ils se vendent au plus offrant. Et l'Indoland est en train de les rejoindre.

Il ne reste donc que l'Euroland pour faire émerger le nouveau paradigme et, ainsi, éviter l'effondrement de toute l'humanité.

 

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Les grosses entreprises pratiquant la logique de masse et de prix, sont condamnées à devenir de plus en plus pauvres (tant financièrement qu'humainement), produisant, à très faible marge, des commodities utiles, mais de low interest.

 

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Le 08/05/2020

 

Ce jour commémore la fin de la seconde guerre mondiale, celle des national-socialismes contre le libéralisme, guerre immonde et hallucinante qui a accéléré l'effondrement de la Modernité déjà enclenché par la première guerre mondiale.

 

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Les GAFA (et quelques autres) ont inventé un terrible cheval de Troie pour pénétrer dans la forteresse de nos vies intimes, pour rompre les portes sacrées de nos privances, pour mettre la main sur nos existences mentales.

Les réseaux sociaux populaires sont devenus les dépotoirs psychotiques de nos sociétés incultes et déboussolées.

Le numérique ludique est devenu la drogue des esprits faibles (et il y en a des milliards) en y ensemençant des addictions d'abord pitoyables, puis dramatiques.

Les "fausses nouvelles", les délires complotistes, l'éradication du rationnel au profit de l'émotionnel reptilien mettent à mal nos démocraties déjà affaiblies par le démagogisme et le carriérisme qui les rongent.

Bref : "Timeo GAFAos et dona ferentes"

Cadeaux ? Si c'est gratuit, c'est vous le produit !

 

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La puissance du Sinoland : sa population obéissante à bas salaires.

La puissance du Russoland et de l'Islamiland : leurs hydrocarbures à bas prix.

La puissance de l'Angloland : sa finance tentaculaire.

La faiblesse de l'Indoland, de l'Afroland et du Latinoland : leur inefficience.

La chance de l'Euroland : son intelligence créatrice.

 

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Tout qui s'obstinera dans l'ancien paradigme, s'effondrera avec lui.

 

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Pour vendre de la non-qualité : le prix.

Pour vendre des effets d'annonces : la spéculation.

Pour vendre du fantasme gratuit : la publicité.

Pour vendre le la valeur : la virtuosité.

 

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Avec l'âge, la tendresse prend la pas sur la sexualité, sans l'éliminer.

 

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Tous les socialismes - qu'ils soient de "classes" ou de "races" - reposent sur un égalitarisme intérieur et un ostracisme extérieur. Il y a les "égaux" et il y a les "salauds". Cela dure depuis plus de deux siècles, avec des nuances et des variantes à l'infini. Mais tous ces socialismes, parce que leur égalitarisme est contrenature, ne peuvent accéder et se maintenir au pouvoir que dans la violence des mots ou des maux, dans la violence d'Etat ou des tas.

 

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La France est un pays viscéralement socialiste depuis 1870 ; il a largement collaborer avec Hitler, un autre socialiste, et avec l'URSS, un autre socialisme, pour cette raison ; il hait le libéralisme, la libre entreprise, l'autonomie personnelle pour cette raison ; il a le culte de l'Etat, de la bureaucratie et des assistanats paternalistes pour cette raison.

 

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Il faut donner raison à Max Weber : le catholicisme est socialiste et le protestantisme est libéral … et l'anglicanisme n'est ni l'un ni l'autre et a inventé le financiarisme spéculatif, histoire de tirer ses marrons du feu et de vivre aux crochets du travail des autres..

L'Europe était en train de se rompre en trois pour cette raison.

Mais cette rupture n'est plus certaine grâce à la pandémie … La Grande-Bretagne par financiarisme cupide, d'une part, et la France, l'Espagne et l'Italie par inefficience étatiste ont provoqué, chez eux, une hécatombe, alors que les pays protestants (Allemagne, Scandinavie, Pays-Bas, …) s'en est plutôt très bien sorti.

La leçon portera-t-elle ses fruits ?

Les latins et les anglo-saxons comprendront-ils enfin qu'il leur faut sortir de leurs fantasmes respectifs ?

La seule voie : l'éthique libérale et le libéralisme éthique, l'autonomie interdépendante et l'interdépendance autonome, le respect de toutes les différences, la reconnaissance du mérite personnel, et l'encouragement des toutes les vocations, tant individuelles que collectives.

 

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Il me paraît de plus en plus clair que le monde des doctrines socioéconomiques est ternaire : le libéralisme, le financiarisme et le socialisme.

Le libéralisme repose sur l'autonomie interdépendante et l'initiative privée.

Le financiarisme repose sur l'obsession du profit matériel à court-terme.

Le socialisme repose sur un étatisme égalitariste et paternaliste.

 

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Il a été trop facile aux démagogismes socialistes (de races ou de classes) de faire croire, au "bon" peuple,  l'équivalence entre libéralisme et financiarisme. Il faut que cette imposture cesse !

Le financiarisme, comme le socialisme, est la négation du libéralisme.

Le libéralisme refuse toute inféodation de la personne à un quelconque "maître", que ce soit l'Etat ou l'Argent.

 

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Le 09/05/2020

 

Les mathématiques sont un langage de représentation qui est, intrinsèquement, à la fois analytique et additif. Le Réel n'est ni l'un ni l'autre ; il n'est pas un assemblage ; il est un organisme vivant réclamant des approches holistiques dont les mathématiques sont incapables.

Le langage mathématique n'est précieux que pour les parties du Réel qui sont mécanistes, c'est-à-dire du niveau le plus bas de complexité.

Dans le Réel, ni le Zéro, ni l'Infini n'existent (l'un n'étant que l'inverse de l'autre).

 

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Soyons clairs : 90% des Francs-maçons du monde sont réguliers (c'est-à-dire respectent scrupuleusement les "anciens devoirs" - les "Old Charges" - et les "règles du métier" - les "Landmarks") et reconnus, c'est-à-dire qu'ils appartiennent à une Loge, appartenant à une Grande Loge (une seule par État) qui est reconnue par toutes les autres Grandes Loges régulières du monde (et non par la seule Grande Loge Unie d'Angleterre comme le colporte éhontément le GOF).

En France, il n'y a qu'une seule obédience régulière et reconnue : le GLNF, mais, du fait de l’incapacité atavique française de respecter convenablement des Règles traditionnelles (et du fait de la prééminence des affaires de personnes et de pouvoirs, sur la vocation initiatique), le paysage "maçonnique" français est "multiple". Il y a aussi des Grandes Loges Régulières mais non encore reconnues (GLdF, GLAMF et deux ou trois autres) et il y a, surtout et très malheureusement, 220 "obédiences" dites "dissidentes" ou "libérales" (suite, notamment, à des récupérations politiques comme celle de Napoléon) qui se proclament maçonniques et qui ne le sont pas (en tête desquelles ces deux fumisteries nommées GOF et DH).

Soyons très clairs : ces 220 "obédiences" qui se disent maçonniques, ne le sont pas : elles sont des simulacres, des impostures, des plagiats, des détournements ... et leurs membres ne sont pas des Frères (et encore moins des Sœurs). On parle de "Franc-maçonnerie universelle" ; elle existe et c'est l'ensemble des Grandes Loges Régulières et Reconnues du monde.

Tout le monde a le droit de jouer au ballon, mais il est inacceptable que ceux qui jouent au rugby se proclament footballeurs.

Il est extrêmement dommageable pour la Franc-maçonnerie authentique que la France et ses anciennes colonies ou conquêtes, s'obstinent à perpétuer des ersatz de pseudo-maçonneries sans queue ni tête ... qui fassent la une des journaux et magasines en étalant leur affairisme, leur gauchisme, leur laïcisme, leur clientélisme, leurs copinages exécrables ! Il faut que cela cesse.

La Franc-maçonnerie est ce qu'elle est et ne peut être autrement que ce qu'elle a toujours été, depuis mille ans. Elle est intemporelle. Elle est un Ordre initiatique traditionnel, donc immuable et inamovible.

En Franc-maçonnerie, ne sont Frères que ceux nés de même Père, le Grand Architecte de l'Univers tel que présenté par la Bible, et de même Mère, l'Initiation traditionnelle et régulière. Tout le reste n'est que bavardage stérile.

On me reproche parfois mon "intolérance" envers les mouvances pseudo-maçonniques … je n'irai pas jusqu'à répondre, comme Georges Clémenceau, que : "La tolérance ! La tolérance ! Il y a des maisons pour cela". Mais la Franc-maçonnerie n'est pas là pour être tolérante ou intolérante ; elle est là pour faire son boulot spirituel et initiatique, loin des mondes et des modes profanes qui ne la concernent pas.

Ce que je ne tolère pas, c'est que des usurpateurs, des faussaires et des imposteurs bafouent, tous les jours, ce qu'il y a de plus précieux et de plus sacré pour moi.

 

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Je hais le téléphone non pour des raisons psychologiques (d'ailleurs les psycho-machins ignorent tout du fonctionnement de l'esprit) mais parce que je déteste perdre mon temps en bavasseries stériles. Je suis un textuel et pas un oral. Je n'ai aucun attrait pour les "relations humaines", pour les "échanges", pour les "partages", pour les "débats" et autres cornichonneries à la mode. Mes interlocuteurs quotidiens s'appellent Héraclite, Anaximandre, Spinoza, Hegel, Nietzsche ou Einstein. Mes contemporains m'indiffèrent copieusement à l'exception de quelques uns, spirituellement et initiatiquement très proches.

 

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L'effet pandémique - et l'ennui qu'engendre le confinement chez ceux qui sont incapables de se contenter d'eux-mêmes - induit une croissance phénoménale du nombre de gens qui prétendent "donner leur avis", exprimer des "critiques" et "discuter" avec des spécialistes,  de ce à quoi ils ne comprennent rien et de ce qu'ils ne connaissent pas.

C'est sans doute un dégât collatéral de la vogue des réseaux sociaux : "Je n'y connais ni n'y comprends rien, mais j'ai le droit de donner mon avis et d'emmerder, avec mes ignorances, ceux qui s'y connaissent".

Egalitarisme oblige !

Quand donc les ignares comprendront-ils qu'on ne leur demande qu'une seule chose : fermer leur gueule !

 

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Ceux qui s'emmerdent avec eux-mêmes, ont le chic, au nom de l'amitié ou de la bienveillance, de faire chier ceux qui ne s'emmerdent pas et qui ont autre chose à faire que d'écouter leurs fadaises.

 

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Le 10/05/2020

 

De Georg Cantor :

 

“L’essence des mathématiques, c’est la liberté.”

 

Et c'est bien ça le problème. Les mathématiques sont un langage purement conventionnel, sans aucune contrainte, complètement détaché du Réel et de ses réalités. On peut le faire aller n'importe où et lui faire dire n'importe quoi.

La théorie des ensembles est une loufoquerie pour esprits éthérés et "hors sol" ; il faut revenir à l'usage et à l'enseignement des mathématiques appliquées, des mathématiques utiles, au plus des réalités physiques.

Quand on apprend la langue française, ce n'est pas pour composer des poèmes surréalistes, mais pour s'exprimer et communiquer et être compris dans le monde réel. Les poèmes surréalistes ne sont qu'une petite cerise sur le gâteau.

 

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Il n'y a que deux métaphysiques possibles : celle du "il y a" et celle du "je".

Le "il y a" exclut tout "je" et le "je" exclut tout "il y a".

Toutes les tentatives dualistes d'un "je" face à un "il y a" (comme chez Platon, Descartes ou Kant) sont vouées à l'échec et aux bavardages stériles (Husserl).

Entre monisme radical et solipsisme radical (parfois appelé "ipséisme"), il n'y a rien.

Soit le "il y a" est tout et le "je" n'est rien qu'un mirage ; soit le "je" est tout et le "il y a" n'est rien qu'un fantasme.

 

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Toutes ces qualifications que mon "je" croit être, ne sont que des caractéristiques communes, mais variables, de tout ce qui existe, donc des caractéristiques du Réel, du "il y a".

Ainsi, la Matière, la Vie, l'Esprit et, dans l'Esprit, la Mémoire, la Volonté, l'Intelligence, la Sensibilité et la Conscience, etc …

Et ce Réel ou ce "Il y a" sont Dieu même.

Mon "Je" n'est que du Dieu local et éphémère, simple ustensile d'accomplissement de Lui, de son Soi en quête de plénitude.

 

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"Je" s'accomplit dans Tout et Tout s'accomplit en "Moi".

Chaque vague reflète tout l'Océan. Tout l'Océan s'incarne dans chaque vague.

 

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Le mental invente les couleurs pour distinguer des fréquences ; il invente de l'espace pour y ranger des formes ; etc … Et ainsi de même pour tous les sens et toutes les sensations.

La perception est donc totalement subjective et conventionnelle, mais cela n'implique nullement que le Réel en soi, dont ce processus perceptif fait intégralement partie et tente de rendre compte, ne soit pas un "il y a" totalement au-delà de ces perceptions locales et partielles qui n'en sont que des reflets. Comme cela n'implique nullement que la pensée humaine, au départ de ces reflets, ne puisse remonter jusqu'à la compréhension et la connaissance fidèles du Réel tel qu'il est et tel qu'il va : l'esprit humain est lui-même un reflet, une expression et une manifestation de l'Esprit intrinsèque de la réalité du Réel.

C'est l'Esprit cosmique qui se pense au travers des esprits humains (du moins au travers de ceux qui ont dépassé le stade reptilien).

 

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Puisqu'un "il y a" existe bel et bien - il n'y a même que lui qui existe -, il est impérieux de faire confiance à ses sens et à son intuition comme des percepteurs de reflets (analytiques et holistiques, respectivement) du "il y a" qui existe et dont ces sens et cette intuition sont parties intégrantes et prenantes.

Les choses existent bel et bien au-delà des perceptions que l'on peut en avoir : les perceptions en proposent des reflets qui confirment leur existence et leur accessibilité.

 

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L'esprit humain ne perçoit pas le Réel, il n'en perçoit que des reflets médiatisés (par ses systèmes sensoriels et intuitionnel).

 

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Le 11/05/2020

 

La grande métaphore des trois stades de l'homme (Nietzsche dans "Ainsi parla Zarathoustra"), décrit les trois stades de la libération de l'esprit humain :

  • Le Chameau prend conscience qu'il SUBIT le monde des apparences chargé sur son dos.
  • Le Lion SE RÉVOLTE contre le monde des apparences qu'il saccage pour s'en débarrasser.
  • L'Enfant DÉCOUVRE, avec un pur émerveillement innocent, la Vie derrière le monde des apparences.

 

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De Stéphane Germain :

 

" Rappelons brièvement ce qu'est un anar de droite en cernant d'abord l'anarchiste de gauche. Philanthrope autoproclamé, l'anar de gauche professe un amour immodéré de l'humanité en général, tout en ayant parfois du mal à appliquer ses préceptes à son entourage immédiat. L'anar de droite, quant à lui, est résolument misanthrope et affiche volontiers une exécration assumée pour l'ensemble de l'espèce humaine. Honte sur lui. (…) il sait pourtant se montrer aimable, compréhensif et, à l'occasion, discrètement généreux avec les rares congénères à qui il a accordé son amitié."

 

Je m'y reconnais bien !

 

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D'Olivier de Kersauson :

 

" Le jour où je vais disparaître, j’aurai été poli avec la vie car je l’aurai bien aimée et beaucoup respectée. Je n’ai jamais considéré comme chose négligeable l’odeur

des lilas, le bruit du vent dans les feuilles, le bruit du ressac sur le sable lorsque la mer est calme, le clapotis. Tous ces moments que nous donne la nature, je les ai aimés, chéris, choyés. Je suis poli, voilà. Ils font partie de mes promenades et de mes étonnements heureux sans cesse renouvelés. Le passé c’est bien, mais l’exaltation du présent, c’est une façon de se tenir, un devoir. Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l’on voudrait avoir, on ne s’émerveille plus de ce que l’on a. On se plaint de ce que l’on voudrait avoir. Drôle de mentalité ! Se contenter, ce n’est pas péjoratif. Revenir au bonheur de ce que l’on a, c’est un savoir-vivre."

 

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D'après le SICS :

 

" Le nombre de personnes souffrant de maladies infectieuses diminue, mais le nombre d’épidémies augmente. Nous envahissons les forêts tropicales et autres paysages sauvages, qui abritent tant d’espèces animales et végétales – et au sein de ces créatures, tant de virus inconnus. Nous coupons les arbres ; nous tuons les animaux ou les capturons. Nous perturbons les écosystèmes et privons les virus de leurs hôtes naturels. Quand cela se produit, ils ont besoin d’un nouvel hôte. Souvent, ce nouvel hôte c’est nous. La liste des virus émergents qui passent ainsi

de la faune à l’humain résonne comme un sinistre roulement de tambours :  Machupo, Bolivie, 1961 ; Marburg, Allemagne, 1967 ; Ebola, Zaïre et Soudan, 1976 ; SIDA, New-York et Californie, 1981 ; Sin Nombre (« sans nom »), canyon del Muerte au sud-ouest des Etats-Unis, 1993 ; Hendra, Australie, 1994 ; Nipah, Malaisie, 1998 ; SARS, Chine, 2002 ; Mers, Arabie saoudite, 2012…

Le dernier coup de tambour est le Covid-19. En 2018, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) avait annoncé l’arrivée d’une maladie X, résultant d’un virus animal qui se transmettrait à l’homme là où la déforestation – 250 millions d’hectares de forêts ont disparu en quarante ans – , la conversion des terres agricoles et l’intensification des cultures rapproche les humains de la faune sauvage. Covid-19 est la maladie X. Les forêts tropicales, riches en biodiversité, sont aussi riches en micro-organismes. La plupart ont des fonctions positives. Mais certains sont pathogènes et particulièrement dangereux pour des populations à risque, mal nourries, pas vaccinées, ayant peu d’accès aux soins. Le virus Nipah était hébergé par des chauves-souris frugivores du nord de la Malaisie. Des élevages porcins industriels se sont établis dans la région, avec, en plus, des plantations de manguiers pour assurer aux éleveurs un deuxième revenu. Chassées des forêts en raison de l’exploitation de l’huile de palme, les chauves-souris s’installent sur les manguiers, leur salive et leurs excréments tombent dans les enclos des porcs, qui mangent tout. Le virus se propage et infecte l’homme. Quand on déséquilibre l’écosystème, les prédateurs sont les premiers à disparaître. En Inde, les vautours, capables de digérer toutes sortes de charognes et les bactéries qu’elles contiennent, ont longtemps fait office de croquemorts naturels. Dans les années 1990, un anti-inflammatoire administré au bétail a empoisonné les vautours, les carcasses ont contaminé les points d’eau, les chiens errants se sont multipliés et, avec eux, le virus de la rage. Les tragédies épidémiologiques sont le résultat d’une cascade d’incidents.

La pandémie sans précédent que nous vivons en ce moment sera-elle enfin l’occasion d’une prise de conscience ?"

 

La pandémies ne sont qu'une des manifestations - comme le dérèglement climatique ou la dérégulation des océans - de la chaotisation de notre écosystème du fait de nos activités financiaro-industrielles répondant à l'hyperconsommation d'une démographie humaine absurde.

 

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De Christophe Fauré :

 

" On s'est jusque là construit un monde très "extérieur", tourné vers le monde en quête de son approbation. Au milieu de la vie, on observe un mouvement naturel de balancier, vers un mode plus intérieur... un mouvement vers plus d'intérieur, d'intime, d'authenticité."

 

Il est alors urgent que le milieu de la vie commence … à 15 ans !

 

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Le Dieu de la Bible est pluriel. Il est les Elohim : des Puissances qui engendrent tout ce qui existe sous l'impulsion d'un "Il" - le "il" de "il y a" - que la Qabale nommera Eyn-Sof : le Sans- Limite. Et parmi les Elohim, il en est un qui fait force de Loi. Son nom - imprononçable, indicible, ineffable - est un symbole fait de quatre lettres hébraïques : le Tétragramme c'est-à-dire YHWH, dérivé d'un nom plus ancien : Yah, dont la parèdre fut Ashérah.

La Bible hébraïque est polythéiste, mais monolâtre. Il y a plusieurs dieux (la Qabale en dénombre dix), mais la Maison d'Israël ne vénère qu'un seul d'entre eux : YHWH, celui qui révèle la Loi toraïque et sinaïtique.

 

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La Bible n'est ni une monographie historique, ni une somme théologique, ni un traité dogmatique. Rien ne doit y être pris à la lettre. Elle est une magnifique mosaïque de récits mythologiques ou prophétiques ou symboliques ou ésotériques qui ne prennent sens et valeur qu'au travers d'une libre herméneutique.

 

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La rationalité ou le principe de raison stipulent simplement l'idée que tout ce qui existe a une bonne raison d'exister … et donc que des principes de rationalité et de cohérence régissent le Réel.

C'est un pur acte de Foi ; le seul que je m'autorise. Tout le reste en découle.

 

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Tout phénomène manifeste un noumène.

 

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Tout ce qui existe, a une bonne raison d'exister.

Tout ce qui existe, advient et devient.

Tout ce qui advient, a une bonne raison de devenir.

 

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Si tout ce qui existe, existe, il doit y en avoir une "bonne raison" car l'idée que tout serait absurde, est absurde.

 

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Il y a une différence colossale entre dire ce que l'on sait (l'érudition experte) et dire ce que l'on croit (la conviction intime).

 

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Le 12/05/2020 (Lag ba'Omer)

 

Selon le comput juif qui décompte le temps à partir de la naissance de la culture humaine (fixée "bibliquement", en l'an -3760 : la sortie du Jardin d'Eden qui était le royaume de la vitalité inconsciente), nous sommes au 58ème siècle (5+8=13 à 4 : Matricité).

En 2040, nous passeront au 59ème siècle (5+9=14 è 5 : Vérité).

Cela colle assez bien avec le calendrier du changement de paradigme … Le 58ème siècle (de 1940 à 2040) est celui de la grossesse du nouveau paradigme (la période chaotique) alors que le 59ème sera celui de l'enfantement et de l'allaitement.

 

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A l'heure des réseaux sociaux (ces dépotoirs psychotiques de l'émotionnel reptilien), il n'est pas étonnant que les opinions "bobos" des saltimbanques (presque tous gauchisants … que voulez-vous, sensibilité et émotivité obligent …) aient plus de poids que les connaissances des experts compétents ou que les démonstrations des intellectuels authentiques.

 

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Rappel d'un joli dicton canadien …

Qui n'est pas de gauche à 15 ans, n'a pas de cœur ; qui l'est toujours à 25 n'a pas d'esprit.

 

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Il ne faut jamais confondre la renommée (le fait d'être reconnu pour ses travaux) et la notoriété (le fait d'être reconnu par son visage).

 

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Du Point :

 

"L'effondrement des prix des hydrocarbures lié à l'arrêt de l'économie mondiale met en danger la stabilité des régimes kleptocrates qui vivent de la rente pétrolière ou gazière, en Russie mais aussi en Iran, au Venezuela, au Qatar ou en Algérie."

 

Et l'Arabie saoudite ? Et, d'une certaine façon, les Etats-Unis (dont la prédation et l'impérialisme s'affichent par des voies financiaristes) …

Les hydrocarbures (comme les drogues) financent les dictatures et les terrorismes du monde entier.

 

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L'histoire de la philosophie occidentale tourne autour de deux grands pôles : le conceptualisme grec des 6ème et 5ème siècles, et l'intuitionnisme allemand des 18ème et 19ème siècles.

Quant aux latins et aux anglo-saxons, ils ne sont pas philosophes ; ils sont idéologues (respectivement politiques et économiques).

La métaphysique ne les intéresse pas.

 

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Philosophie allemande …

  • Leibniz a monadisé le tout …
  • Kant a dualisé le tout …
  • Fichte a subjectivé le tout …
  • Schelling a divinisé le tout …
  • Hegel a dynamisé le tout …
  • Schopenhauer a rejeté le tout …
  • Nietzsche a tragédisé le tout …
  • Husserl a fragmenté le tout …

 

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Le Réel est le nom donné à la source ultime de tous les signaux que l'esprit humain peut percevoir.

Le Réel est la source ultime, le support ultime et le moteur ultime de toutes ses propres manifestations (et il n'y en a aucune autre) que l'on appelle les "phénomènes" ("ce qui apparaît, ce qui se manifeste, ce qui se perçoit" du verbe grec Phaïnô : "faire voir, rendre visible, découvrir, …" qui a aussi donné "épiphanie, théophanie, etc …").

Le Réel engendre donc tous les phénomènes, perceptibles ou non.

L'esprit humain est un phénomène, une manifestation du Réel comme les autres.

 

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La métaphore de Francis Bacon est pertinente : pour comprendre l'architecture d'un Temple, il vaut mieux y allumer un grand lustre central que de se promener partout avec une petite lanterne.

Si ce Temple est l'Univers, il est donc préférable d'allumer le grand lustre holistique de la métaphysique et de la cosmologie, que de sombrer dans des spécialisations analytiques.

 

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Le grand acte de Foi, tant en métaphysique qu'en cosmologie (mais où se place la frontière entre elles, si tant est qu'il y en ait une), est de postuler l'existence d'un principe de cohérence au cœur du Réel.

Comment justifier cet indémontrable (par définition) axiome ? Par le rasoir d'Occam, tout simplement. Cet axiome dit que tout tient ensemble, tant dans l'étendue que dans la durée et la forme ; si ce n'était pas le cas, l'univers serait un "tas" désordonné et non un "tout" ordonné, et un "tas" désordonné n'est ni connaissable et ni compréhensible, n'ayant aucun principe ni de rationalité, ni de logicité, ni d'unité.

 

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La métaphysique parle du Divin alors que la cosmologie parle de l'Univers. Leur unité foncière implique que le Divin et l'Univers se fondent en le Réel à la fois divin et universel.

 

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Toutes les théologies occidentales sont théistes et dualistes. Elles postulent l'existence d'un Dieu personnel surnaturel en relations diverses avec notre Univers physique naturel.

Cette posture théologique ne résiste pas au principe de simplicité du rasoir d'Occam. En cela, la supposée réplique de Laplace à Bonaparte se justifie : "Dieu est une hypothèse dont je n'ai pas eu besoin".

Mais il s'agit bien de l'hypothèse d'un Dieu personnel et surnaturel qui s'oppose, en tout, à l'inhérence d'un Divin impersonnel et naturel, immanent au Réel.

Ce Divin impersonnel et naturel, immanent et inhérent au Réel, en est le principe de cohérence même, son Logos, son Âme, son Esprit, son Moteur immobile, etc …

 

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Toutes les théologies (même apolitiques) sont des idéologies.

Toutes les idéologies (même athées) sont des théologies.

Il serait bon que se taisent, définitivement, tous ces discours théologico-idéologiques qui, l'histoire le démontre, débouchent toujours, dès que les circonstances le permettent, sur des totalitarismes odieux et nauséabonds.

 

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Puisque le Réel est cohérent, la science qui veut le modéliser, doit utiliser un langage dont la cohérence intrinsèque est de même niveau et de même nature que la sienne.

Longtemps, on a postulé que ce langage devait être mathématique. Maintenant on pencherait plus vers un langage algorithmique. Soit. Mais la problématique profonde reste entière : que signifie "une cohérence de même nature et de même niveau" ?

Ce langage scientifique devrait avoir les mêmes huit attributs que le Réel, à savoir :

  1. unitarisme (non pluralisme)
  2. continuisme (non atomisme)
  3. holisme (non analycisme)
  4. constructivisme (non instantanéisme)
  5. intentionnalisme (non causalisme)
  6. émergentisme (non mécanicisme)
  7. créativisme (non déterminisme)
  8. optimalisme (non hasardisme)

 

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De Buffon :

 

"Nous devons supposer que tout ce qui peut être, est."

 

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Avec le mécanique, l'ensemble des parties prime le Tout.

Avec l'organique, le Tout prime l'ensemble des parties.

Dans le Réel, tout est organique !

 

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Les "lois universelles" de la physique sont secondes ; elles sont impliquées par des principe encore plus fondamentaux qui devraient découler des idées mêmes d'Intention (principe évolutif et créatif) et de Mémoire (principe accumulatif et conservatif) propres au Réel.

 

Ainsi, si l'inertie mémorielle devenait trop puissante, l'effervescence intentionnelle viendrait à s'épuiser … et réciproquement : si l'effervescence intentionnelle devenait trop puissante, l'inertie mémorielle viendrait à se chaotiser.

 

L'inertie mémorielle tend à contrôler l'effervescence intentionnelle et à garder son activité constante : c'est le fondement de toutes les lois de conservation dont, au premier chef , celle de la conservation de l'énergie puisque, par définition, l'énergie mesure le taux d'activité (celle de l'effervescence intentionnelle).

 

De son côté, l'effervescence intentionnelle tend à combattre l'inertie mémorielle et à se concentrer en zones actives restreintes afin de s'y déployer sans trop léser, statistiquement, l'inertie mémorielle ; c'est la raison pour laquelle l'univers est un immense océan de vide (signant, apparemment, la victoire globale de l'inertie mémorielle, théorisée par le second principe de la thermodynamique) clouté d'îlots galactiques où se concentre toute l'activité de l'effervescence intentionnelle.

 

L'inertie mémorielle va combattre ces îlots d'effervescence intentionnelle en tentant de les diluer dans un Réel toujours plus vaste : c'est la loi de l'expansion universelle.

De son côté, l'effervescence intentionnelle va préserver ses îlots galactiques en tentant d'y concentrer le maximum d''activité : c'est la loi de la gravitation universelle.

 

Au sein des îlots galactiques où se déploie l'activité de l'effervescence intentionnelle va surgir une nouvelle voie. Il ne s'agit plus d'un combat de titans, à l'échelle gigascopique, entre les îlots galactiques (gravitation) et le vide intergalactique (expansion) ; il s'agit d'une ruse nanoscopique, l'effervescence intentionnelle espérant passé, là, inaperçue aux yeux de la lente et passive inertie mémorielle. Et cette ruse engendrera des petits "grains" de Matière … : les protéus (que l'on conceptualisera, plus tard, comme couples protéiformes faits d'un gros proton chargé positivement, et d'un petit électron chargé négativement, qui, ensemble, peuvent donc prendre plusieurs formes comme le neutron ou l'atome d'hydrogène).

 

Alors commence, dans les îlots galactiques, une valse évolutive à mille temps. Du grand vers le petit, on voit l'émergence de composants galactiques différenciés, stellaires, puis planétaires … Et du petit vers le grand, on voit l'émergence de structures matérielles de plus en plus sophistiquées, appelées atomes, puis molécules ou cristaux, … puis cellules d'abord procaryotes puis eucaryotes, puis organismes multicellulaires, puis communautés d'organismes, puis langages de communication, puis cultures organisées …

Tous sont de purs produits temporaires de l'effervescence intentionnelle.

 

La bipolarité fondamentale entre l'inertie mémorielle et l'effervescence intentionnelle, induit des tensions qui doivent être dissipées, d'une façon ou d'une autre, afin d'éviter des effondrements ; de là l'émergence naturelle des deux principes dissipatifs, l'un entropique par uniformisation (plutôt dans le camp de l'inertie mémorielle, mais trop lent parce que global) et l'autre néguentropique par complexification (plutôt dans le camp de l'effervescence intentionnelle, mais peu gênant puisque très local).

 

Mais l'opposition de ces deux principes dynamiques, le premier plus global et lent, et le second plus local et subit, requiert un arbitrage optimal entre eux.

De là, émerge naturellement le principe d'optimalité. Cependant une solution optimale locale et ponctuelle ne fait pas une loi universelle … sauf que, sitôt cette solution réalisée, elle est mémorisée et peut servir de canevas à la résolution d'autre nœuds de tension de configurations similaires.

 

Progressivement cette solution locale contamine le Réel en entier et peu devenir une loi universelle (qui n'est, en fait, que l'illustration du principe d'inertie mémorielle). Et de fait, toutes les lois physiques déterminent des trajectoires d'état qui soient optimales parmi toutes les trajectoires d'état possibles.

 

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Extraits de ma conférence BeBooda d'hier :

"Quelle est ma bonne raison de vivre ?" :

 

"Est-ce que ma vie a du sens ? Est-ce que je peux lui donner du sens ? Est-ce que la Vie a du sens ? Est-ce que le monde, l'univers qui m'entoure ont du sens ?  Est-ce que ce que je fais tous les jours a du sens ? Est-ce que l'œuvre que je construis a du sens ? Pourquoi je me lève le matin ? …

 

Répondre à la question de base, "Est-ce que la Vie a du sens ?"

 

 Si la vie n'avait pas de sens elle n'aurait aucune raison d'être et donc elle n'existerait pas !

 

Nier le divin c'est nier la source du sens, c'est affirmer l'insensé, l'absurde absolu !

 

Pour nous aider à trouver la réponse à la question centrale de cette conférence "Quelle est ma bonne raison de vivre ?" :  Je crois que nous avons tous, chacun d'entre nous, une vocation intime, quelque chose qui nous appelle à nous dépasser, à servir une cause plus grande que nous-mêmes.

 

A propos du chemin proposé par la spiritualité :  La spiritualité a pour but de relier chacun d'entre à tout ce qui se passe autour de nous et en nous

 

Pour nous aider à trouver la bonne attitude à adopter pour donner du sens à notre vie, trouver notre chemin et notre vocation profonde :  Il s'agit d'accorder sa vie avec le monde qui nous entoure, le vivre ici et maintenant tel qu'il est, en en tirant un maximum de joie ; mettre une harmonie en place en ma vie et la Vie...

 

 Nous entrons dans un paradigme de l'esprit, de l'immatérialité, de la joie. Il faut mettre notre existence personnelle au service de la Vie sous toutes ses formes, au service de l'émergence de l'esprit, rechercher et cultiver la joie.

 Spinoza nous suggère une méthode pour trouver notre vocation profonde : Quels sont les moments où j'ai ressenti une joie profonde ? Rappelez-vous de ces moments, pourquoi vous avez ressenti cette grande joie ? A ce moment là vous étiez en phase avec votre vocation intime !

 

Nous avons désacralisé le monde, la vie, tout ce qui nous entoure, et il est urgent de (re)sacraliser tout ce que nous sommes, tout ce que nous faisons..."

 

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La question de l'émerveillement ou de "l'émerveillabilité" ... C'est un mystère.

Certains humains sont fermés : ils vivent autour de leur nombril.

Certains sont ouverts négativement : la peur morbide du monde et de tout.

Certains sont ouverts positivement : l'émerveillement de la Vie et de l'Esprit.

Je pense que tout cela relève d'une capacité de hauteur existentielle, d'élitarisme vital, de vitalité spirituelle.

Ce problème me tracasse depuis fort longtemps : pourquoi certains humains sont-ils ouverts au Divin ou au Sacré, et d'autres (beaucoup d'autres) pas ?

 

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De toutes les façons, l'humanisme, quelle que soient sa beauté et sa bonté, son idéalité et son charme, est une impasse car l'homme n'est ni le but, ni le sommet, ni le centre du Réel. L'homme est au service du Réel, de la Vie et de l'Esprit, et non le contraire.

 

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Les 85% débiles de l'humanité sont, au mieux, des idiots utiles et, au pire, des prédateurs destructeurs, mais ils sont la condition statistique de l'existence des 15 % qui sont (seront) les locomotives de l'évolution de la Vie et de l'Esprit sur cette planète.

 

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Le 13/05/2020

 

Le principe de frugalité implique de se contenter de ce que l'on a (et de bien l'utiliser, sans gaspillage ni futilités), de ce que l'on est (être soi et assumer sa généalogie, sa culture, son caractère, sa personnalité), de ce que l'on devient (de cultiver, incessamment la rencontre entre nos potentialités intérieures et les opportunités extérieures, dans chaque ici-et-maintenant).

Economiser son énergie mentale pour la mettre au service, non pas du paraître social, mais pour la mettre au service de l'Esprit et de son accomplissement en moi.

Développer sa profonde capacité d'émerveillement et s'étonner joyeusement de ce qui semble banal : une main, un œil, un sourire ... voilà une source infinie de joie (et de gratitude envers le Réel et la Vie).

 

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La technologie permet d'admirer l'ingéniosité humaine, mais aussi de découvrir sa soif de conquête et de domination. La technologie rend de vrais services utiles, mais elle est aussi, dans la grande majorité des cas, au service de myriades de caprices futiles voire nocifs : les réseaux sociaux, les jeux vidéos, les téléphones portables, les FaceBook, Netflix, Instagram, WhatsApp, Twitter, etc ... sont devenus les dépotoirs psychotiques des émotions reptiliennes de nos contemporains abrutis et sous-cultivés.

 

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D'un anonyme :

 

"Le préjugé qui est à la base du socialisme est simple : la richesse est un gâteau, fruit du hasard, de sorte que pour que tout le monde puisse en manger ; pour qu'il n'y ait plus de pauvres, il suffit de le partager en tranches. Si vous considérez que le gâteau est fini, limité, plus la tranche des uns est grosse, plus celle des autres est fine. A partir de ce même postulat, vous affirmez que le bonheur des uns fait le malheur des autres, ce qui conduit à vouloir punir ceux qui sont présumés profiter trop amplement des bienfaits de la nature, pour venger ceux qui sont présumés ne pas en profiter, en étant convaincu que ce transfert permettra de rendre les seconds plus heureux.

Le socialisme n'est que l'extrapolation de ce malthusianisme et de l'idéologie du partage.

Mais, ce qui se traduisait dans le christianisme par l'incitation à la charité, sentiment de générosité spontanée, a été totalement dévoyé par l'idéologie socialiste qui en a fait une obligation collective imposée par l'Etat, dénaturant ainsi la noblesse de la générosité individuelle, avec tous les effets pervers au l'on connaît (rentes de situation, opacité, coûts de fonctionnement élevés, détournement de l'objectif initial).

Les écologistes politisés ne sont en vérité que des marionnettes du socialisme, en reprenant les raisonnements simplistes et faux du malthusianisme, pour considérer que la planète est un gâteau tombé du ciel, sans voir ce que le génie et le travail humains en ont fait, depuis de millénaires...

Hélas, ce sont ses simplismes qui on été enseignés à la population française depuis toujours, alors que les peuples de tous les pays qui réussissent, ont compris au contraire que ce n'est pas tant le partage, qui résout les maux matériels des hommes, mais d'abord la fabrication du gâteau.

Tant que la population française et ses élites continueront à croire en des postulats erronés, en diabolisant la fabrication du gâteau, point d'espoir d'amélioration ..."

 

Dommage cette allusion déplacée au malthusianisme qui ne dit qu'une seule chose simple : la capacité de production de la Terre croît beaucoup moins vite que la démographie humaine. Le gâteau devient donc chaque jour relativement plus petit que le nombre ahurissant de convives.

La capacité de production de la Terre est conditionnée par trois facteurs :

  • elle est amplifiée par la technologie, mais celle-ci commence à atteindre, un peu partout le rendement maximal théorique de Carnot ;
  • elle est gravement grevée, dans certains pays, par le peu d'ardeur au travail (comme ces maudites 35 heures à la française) ;
  • elle doit diminuer rapidement du fait de la raréfaction des ressources non renouvelables et de la piètre qualité énergétique des ressources renouvelables.

Le problème n'est plus alors de diminuer les portions individuelles de gâteau, mais de diminuer drastiquement la fécondité nette humaine.

 

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Il nous faut vraiment et massivement quitter l'angélisme abondantiel (et le déni de réalité qu'il suppose) et assumer un malthusianisme serein et lucide. L'anthroposphère doit être réduite par cinq dans toutes les dimensions (démographie, activités matérielles, ponction de ressources, surfaces dénaturées, transports divers, …).

Il faut cesser de vivre à crédit sur une Terre qui ne nous appartient pas !

 

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Les rapports entre l'humanité et la Terre doivent, désormais, relever de l'échange équitable et non plus de la prédation éhontée. Il en va de la survie de cette humanité.

 

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La métaphysique et la cosmologie étant en train de fusionner, ce faisant, elles fusionnent aussi le regard rationnel et le regard intuitionnel. Le cartésianisme analytique et le rationalisme logiciste, ainsi, sont enfin dépassés. Le champ de la philosophie efficiente se restreint dès lors à deux sous-domaines de la pensée : l'épistémologie (comment valider la cohérence de la science du Réel ?) et l'éthique (comment vivre dans le Réel ?) … et à tous les sous-produits de l'éthique : le sociétique, le politique, l'économique, l'écologique, le noétique …

Du côté de la science, enfin redevenue le champ unique et primordial de la pensée fondamentale, la cosmologie se présente comme un arbre immense, dont les racines sont cosmo-mystico-théo-métaphysiques, dont le tronc est la physique fondamentale et dont les nombreuses branches et les myriades de rameaux déclinent des multitudes de spécialités tant théoriques que pratiques, qui parcourent les domaines de la Matière, de la Vie et de l'Esprit.

Et, de grâce, que l'on m'épargne les débats infantiles entre déisme et matérialisme, entre déterminisme et libre-arbitre, entre providentialisme et mécanicisme, entre finalisme et causalisme … tous ces débats sont clos, obsolètes et surannés. Il est temps de passer à autre chose.

Les caractéristiques fondamentales du Réel sont maintenant bien connues et il est inutiles de sempiternellement revenir dessus avec des regards venus de paradigmes dépassés.

Il est temps de tourner la page : Parménide, Pythagore, Démocrite, Platon, Epicure, Augustin, Thomas, Descartes, Hobbes, Kant, Fichte, Schopenhauer, Rousseau, Bentham, Locke, Stuart-Mill, Marx, Comte, Carnap, Husserl, Russell, … et les pitres gauchistes français de la seconde moitié du 20ème siècle (Sartre, Beauvoir, Merleau-Ponty, Althusser, Derrida, Deleuze, ,Foucault, Badiou, etc …) n'ont absolument plus rien à nous dire (ils n'ont d'ailleurs jamais eu rien à dire à personne) : apologie de la masturbation dans une impasse absolue … Rayons tout cela d'un trait définitif : le sujet n'existe pas. Il n'existe que le "il y a" du Réel dont tout le reste n'est que manifestation superficielle, comme vagues à la surface de l'océan.

 

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Ne peut se prévaloir du statut de science que les approches d'un domaine particulier qui appliquent scrupuleusement les méta-modèles fondamentaux de la cosmologie complexe, essentiellement les cinq piliers : accumulation mémorielle (généalogie), activité intentionnelle (téléologie), cohérence régulatoire (axiologie), interrelations dialectiques  (écologie) et optimalité créatrice (métabolisme) … et les processus d'émergence et d'effondrement.

 

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Il n'y a que deux doctrines métaphysiques possibles :

 

celle du "il y a" et celle du "je".

 

Celle du "je" n'a conduit qu'à des impasses et des absurdités presque ridicules, de Kant à Sartre.

Il ne reste donc que celle du "il y a".

Dont acte ! Cessons de perdre notre temps.

 

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Le 14/05/2020

 

Non pas donner ou prêter un poisson, mais enseigner à pêcher.

Non pas la solidarité matérielle de l'argent, mais la solidarité immatérielle de l'intelligence et de la connaissance.

Non pas la pitié, mais l'exigence.

Non pas le partage, mais le travail.

Si tu veux vivre bien, œuvre bien.

Nourrir un fainéant par charité, c'est nourrir la fainéantise … et le ressentiment.

 

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Quelques réflexions impromptues d'un philosophe à propos du langage.

 

  • Le langage est le fondement de toute culture. A chaque culture, son langage.
  • Les langages humains sont nombreux : les langues parlées et écrites, les mathématiques, les couleurs peintes, les traits dessinés, la musique, les symboles religieux ou spirituels, …
  • Chaque langage possède un lexique (ses pierres élémentaires) et une syntaxe (ses règles architectoniques de construction). L'expression d'un message sera d'autant meilleure que les briques sont précisément taillées (choisir les bons mots avec leur sens précis) et que les règles architectoniques sont rigoureusement appliquées (les phrases traduisent exactement le plan de la pensée, selon les lois du "bon art").
  • Savoir d'où proviennent les pierres du langage (étymologie) aide à mieux comprendre leur texture et leur solidité.
  • En 1970, un bachelier maîtrisait le sens et utilisait convenablement environ 2000 mots français (un intellectuel confirmé maîtrise de l'ordre de 12.000 mots) ; en 2015, ce nombre est tombé à 800 (et à 300 dans les banlieues dites "difficiles"). Lorsque l'on n'a que 300 mots pour dire tout ce que l'on a sur le cœur, toutes les phrases se terminent par un poing (sic) final.
  • Tous les langages sont analytiques et linéaires ; ils sont donc inadéquats pour communiquer l'holistique et le complexe. Un seul langage échappe à cette règle : le langage des images (poétiques, graphiques, schématiques, photographiques, rituéliques, etc …). Les images ne "disent" pas ; elles suggèrent un Tout.
  • Les langages analytique passent par l'ouïe ; les langages holistiques passent par la vue. Il y a donc aussi deux types de mémorisation, l'une plutôt analytique et verbale, et l'autre plutôt holistique et visuelle.
  • Entre le message émis et le message reçu, il y a toujours un processus d'interprétation qui déforme le message. D'où l'importance des redondances et des reformulations.
  • Le processus d'interprétation consiste, en fait, à faire entrer le message reçu en résonance et en cohérence avec le contenu structuré de la mémoire du récepteur. Plus le message "colle" avec cette structure, plus le message sera bien intégré et compris : "nous nous comprenons" signifie : "je prends ton message avec (cum) moi". De là, la notion de connivence (cum invenire : "trouver ensemble") entre deux esprits dont les structures mentales sont similaires ou proches.
  • Il y a trois bonnes raisons, dans le chef du récepteur, pour qu'un message soit incompris ou négligé : il est mal formulé (lexique et syntaxe inadéquats), il n'entre pas en résonance avec les attentes (il n'est pas en cohérence avec ses désirs), ou il n'entre pas en résonance avec la structure mentale (il n'est pas en cohérence avec ses savoirs).
  • Au-delà du "phénomène humain", tout est signe, tout fait signe, donc tout signifie. "Correspondances" de Charles Baudelaire l'exprime magnifiquement :

 

La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles ;

L'homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l'observent avec des regards familiers.

 

  • Chaque mot ne prend son sens qu'en vertu de son contexte. Un mot seul signifie bien moins qu'un mot dans une phrase. De même pour un symbole qui, seul, ne signifie rien (il est un signifiant sans signifié), mais qui prend sens dès lors qu'il est en relation avec d'autres symboles au sein d'un rite ou d'une composition.
  • L'humour, souvent, provient d'une déviance ou d'une rupture lexicales ou syntaxiques : jeux de mots.
  • La conjugaison est significative de la relation au temps. Toutes les langues indo-européennes sont façonnées sur la tripartition passé, présent et futur, alors que les phrases sémitiques se construisent soit sur le mode accompli (l'action est terminée), soit sur le mode inaccompli (l'action est en cours, peut-être seulement en projet). Quant aux langues bantoues, elles ne connaissent que l'immédiateté ou l'éternité. Les langues dérivées du chinois, elles, n'ont pas de conjugaison : tous les verbes sont à l'infinitif, la temporalité se marquant au moyen d'adverbes. Ces divers styles de temporalité sont extrêmement symptomatiques des modes de vie et des relations au monde et à l'action.
  • La mathématique constitue un langage très particulier. D'abord, elle est le seul langage universel, commun à toutes les familles culturelles humaines : on parle et on écrit de diverses manières, mais on compte tous de même. Les chiffres (dits arabes alors qu'ils sont hébreux et phéniciens, le zéro ayant été importé des Indes) sont le lexique de base de ce langage, la logique aristotélicienne en étant la syntaxe fondamentale. Et tout le reste (et cela fait un continent immense) n'est que convention. C'est à ce titre qu'il faut bien comprendre que la mathématique n'est qu'un langage conventionnel, certes particulièrement sophistiqué, et non pas une science. Avec la mathématique on ne "sait" rien du Réel (science vient du verbe latin sciere : "savoir"), mais, avec elle, on peut exprimer ce que l'on sait du Réel de façon précise, logique et quantifiée ; c'est pour cette raison que la mathématique est devenue le langage de prédilection de la physique, mère de toutes les sciences.
  • La musique est un langage à deux dimensions, contrairement aux autres langages parlés ou écrits. Elle possède une dimension diachronique avec la mélodie (l'ensemble des notes jouées les unes après les autres) et une dimension synchronique avec l'harmonie (l'ensemble des notes jouées en même temps) ; si, de plus, on considère le tempo musical, on ouvre une troisième dimension rythmique ou dynamique, indépendante des dimensions mélodique et harmonique (la même partition peut être jouée selon des rythmes très différents).
  • Plus un langage est suggestif et holistique, moins il est univoque et analytique ; donc plus il appelle un profond processus d'interprétation (ou d'herméneutique). De là, sans doute, la différence entre "l'esprit" et "la lettre" d'un texte selon la manière dont on le lit : soit comme une description précise, soit comme une évocation symbolique. Ainsi, par exemple, la Qabale juive distingue quatre niveaux de lecture du texte biblique (en hébreu, bien entendu, qui est une langue écrite consonantiquement, laissant libre la vocalisation et donc le sens précis des mots). Le niveau Pshat est le niveau littéral. Le niveau Rémèz est le niveau moral. Le niveau Drash est le niveau philosophique. Et le niveau Sod ("secret" en hébreu) est le niveau ésotérique. Les initiales de ces quatre niveaux forment le mot PaRDèS qui signifie le "verger" et qui a donné "paradis" en français. Ce type d'échelle des interprétations s'applique à presque tous les textes (notamment juridiques). Il faut en retenir au moins ceci : les différents niveaux d'interprétations ne se rejettent pas mutuellement, mais se complètent réciproquement (ou, plutôt, doivent se compléter mutuellement pour conserver sa cohérence au message initial).

 

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Le 15/05/2020

 

Comme tous les 550 ans, en moyenne, nous vivons une bifurcation paradigmatique c'est-à-dire le déclin et la fin du paradigme "d'avant" et la montée progressive en puissance du paradigme "d'après".

Le paradigme "d'avant" avait nom de "modernité" et était né à la Renaissance sur les ruines de la "féodalité". Son déclin s'est accéléré à partir de la "Grande Guerre" de 14-18, immonde boucherie inutile qui enclencha le nihilisme du 20ème siècle et entama la mise à mort du mythe du "Progrès".

 

Comme toujours, à peu près à la même époque, un nouveau paradigme embryonnaire commença de germer avec la libération féminine, avec les révolutions scientifiques relativiste et quantique, avec la remise en cause des canons esthétiques (musique sérielle ou dodécaphonique, peinture cubiste ou abstraite, …), etc …

 

Tout paradigme, lorsqu'il atteint un certaine puissance, engendre lui-même des institutions de pouvoir. En l'occurrence, toutes les institutions de pouvoir de la "modernité" sont apparues entre 1500 et 1550, … et elles sont toujours aux manettes du pilotage de nos sociétés. Nommément, il s'agit des institutions étatiques, boursières, bancaires, patronales, ouvrières, académiques et médiatiques.

Ces institutions de pouvoir sont, en fait, des sous-systèmes de régulation visant à assurer la pérennité du paradigme qui les a engendré.

 

Lentement mais sûrement, toutes ces institutions de pouvoir ont commencé à se déglinguer dans les années 1970 (les prémisses en ont été les rébellions étudiantes de la fin des années 1960) avec l'arrivée de l'informatique, les crises pétrolières, les conséquences de la décolonisation, etc … La cause profonde de cette déglingue est que les institutions de pouvoir ont toutes été construites sur des modèles pyramidaux et hiérarchiques, procéduraux et électoralistes, qui ne sont efficients que dans un monde tranquille, stable et prévisible. Mais le monde, lui, s'est engouffré dans une voie de complexification accélérée où ces modèles, trop pauvres, trop simplistes, trop lents et trop lourds, devinrent de plus en plus inefficaces et inopérants.

 

Alors, faute des régulations adéquates, le système humain entra en zone chaotique, entraînant avec lui tout son écosystème.

Cette chaotisation globale et mondiale s'est accélérée dans les années 1980, du fait de l'effondrement des régimes socialistes totalitaires, notamment en Chine et en URSS, induisant une mondialisation (une américanisation, devrais-je dire) des modèles économiques (la financiarisation de l'économie, essentiellement).

Depuis, la chaotisation du monde ne fait que s'amplifier dans toutes les directions :

 

  • Au plan écologique : les pandémies virales, le dérèglement climatique, la dérégulation océanique, les déforestations massives, l'appauvrissement des sols, la désertification, la chute de la biodiversité, …
  • Au plan géopolitique : la continentalisation plus ou moins conflictuelle des grands bassins culturels (Euroland, Russoland, Indoland, Sinoland, Angloland, Latinoland, Afroland et Islamiland), les guerres locales pour la maîtrise des stocks naturels (surtout des hydrocarbures), les terrorismes religieux et idéologiques, le court-termisme et le clientélisme généralisés, la démagogie omniprésente, …
  • Au plan géoéconomique : la raréfaction de toutes les ressources naturelles, l'envahissement immaîtrisé des technologies numériques, les délocalisations en tous genres, la financiarisation outrancière et l'explosion spéculative qui l'accompagne, la dégradation des savoir-faire et des virtuosités professionnelles, …
  • Au plan culturel : la montée des illettrismes et des innumérismes, l'amoralité universelle, l'égocentrisme généralisé, l'hyperconsommation absurde, l'obsession du ludique, l'hédonisme primaire, la peste des réseaux sociaux devenus des dépotoirs psychotiques, la perte d'esprit critique, la chute du rationnel face à la montée d'un émotionnel reptilien, …

 

Nous sommes dans l'œil du cyclone et la pandémie du coronavirus Covid-19 n'en est qu'un épisode parmi beaucoup d'autres, passés ou encore à venir. Nous sommes au plein cœur de la grande crise paradigmatique. Et, on le sait, le mot "crise", vient du grec Krisis qui signifie "le tri, l'action de trier" … Car c'est bien d'un vaste tri à l'échelle mondiale qu'il s'agit : il y a ce qui disparaitra, irréversiblement, et il y a ce qui survivra …

Ce qui est certain, c'est que la "modernité" avec toutes ses idéologies et religions, avec tous ses modèles et "idéaux", avec toutes ses valeurs et morales, disparaîtra, irréversiblement.

La "modernité" subira le sort sempiternel de tous les paradigmes obsolètes : l'effondrement.

 

Mais l'effondrement de la "modernité" implique-t-elle nécessairement, l'effondrement de toute l'humanité, ce qui donnerait alors raison aux "collapsologues" qui le prédisent depuis quelques années ?

La réponse pourrait être négative, à la condition qu'un grand réveil s'opère. Car il n'y que deux chemins pour sortir d'une configuration chaotique (ô combien) : l'effondrement (la sortie par le bas) ou l'émergence (la sortie par le haut).

Mais, pour qu'émergence il y ait, il faut parcourir deux étapes difficiles.

 

La première étape est de faire "son deuil" de la "modernité" selon le schéma en cinq phases établi par Elisabeth Kübler-Ross : le déni (ce qui est la tactique de base des institutions de pouvoir), puis la colère (recherche d'un bouc émissaire), la tergiversation (on négocie du bois de rallonge comme le font les "gilets jaunes" ou les syndicats), le désespérance (la déprime, le découragement, l'abandon, le suicide, …) et, enfin, la sublimation.

 

La seconde étape embraie sur cette sublimation, retrousse ses manches et se met à construire le nouveau paradigme de l'après-modernité.

Pour cela, cinq conditions fondamentales doivent être satisfaites (voir mes autres travaux pour plus de détails) :

 

  1. La frugalité matérielle : en tout ce que l'on fait, faire moins mais mieux, économiser toutes les ressources, préférer la qualitatif au quantitatif.
  2. L'intelligence technologique : n'utiliser que les technologies vraiment utiles, vraiment saines, vraiment nécessaires.
  3. La réticulation organisationnelle : vivre et travailler en réseaux collaboratifs et marginaliser les modèles hiérarchiques et pyramidaux (dont l'Etat et ses administrations), favoriser l'autonomie et l'interdépendance.
  4. La révolution économique : passer de l'économie financiaro-industrielle basée sur des logiques de masses et de prix bas, à des économies basées sur le travail des intelligences et sur la valeur d'utilité réelle et durable des biens et des services.
  5. La spiritualisation de la vie : sortir des nihilismes passés ("tout se vaut" ou "rien ne vaut") et chercher à rendre du sens au le Réel vécu, répondre aux questions de la noble raison de vivre au service de ce qui nous dépasse (sans passer par les chemins religieux ou idéologiques).

 

A ce stade, il faut bien comprendre que ni les institutions de pouvoirs du paradigme "d'avant", ni les mouvements nostalgiques d'un passé révolu (comme les populismes et idéologismes en tous genres) ne seront d'aucune aide pour la construction du paradigme "d'après". Tout au contraire, ils en seront les ennemis déclarés, ne pouvant accepter de voir sciée la branche sur laquelle ils sont assis.

Le paradigme nouveau sortira de la confluence, de la congruence, de la coalescence et de la convergence des initiatives personnelles, locales, communautales, entrepreneuriales … Il ne s'agit pas de changer LE monde, il s'agit, plus prosaïquement, que chacun change SON monde et que les principes de responsabilité et d'exemplarité jouent à fond.

Notre futur est notre problème, pas celui des institutions.

 

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Une remarque intéressante de FOG à propos : "(…) des cultures qui ont idéologisé leurs traditions, en Chine, en Inde, en Russie, en terre d'Islam".

Cette idéologisation de la Tradition est-elle une si mauvaise chose face à l'idéologisation du "progrès" et de la "modernité", c'est-à-dire de l'abolition de toute tradition.

Est-ce la Tradition qui est en cause ? Ou sont-ce ceux qui, en son nom, instaurent leur pouvoir souvent totalitaire et toujours populiste ?

La Tradition rassure … et le "bon peuple" a besoin de rassurance pour se tenir coi (Panem et circenses). Vaut-il mieux qu'il ait peur et qu'il fiche tout en l'air par ignorance et bêtise ?

 

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Faudra-t-il donc que l'Europe bureaucratique des Nations explose et meure, pour que surgisse, enfin, l'Europe fédéralisée des Régions ? C'est probable.

 

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L'Administration française tue l'Economie française.

Prototype hallucinant du "phénomène bureaucratique" (cfr. Michel Crozier), c'est elle qui a le pouvoir réel ; pas les élus. Les élus passent, l'Administration reste … et elle sait être patiente.

La France est un pays qui n'est ni gouverné, ni piloté, ni géré ; il est administré.

 

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Le 16/05/2020

 

De Charles-Louis de Montesquieu :

 

"Le droit du sol est l'absurdité qui consiste à dire

qu'un cheval est une vache parce qu'il est né dans une étable."

 

Qu'importe le lieu de sa naissance ; ce qui forge l'homme, c'est sa généalogie.

La modernité, au nom de son égalitarisme absurde, a voulu gommer toutes les généalogie. La maladie du "progressisme" favorise l'amnésie.

Toutes les traditions, parce que décrétées surannées, devraient, selon le religion du "progrès", être abrogées.

 

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Je déteste les mondes de la fiction. La réalité est toujours infiniment plus riche, plus subtile, plus imaginative, plus surprenante, plus émouvante, plus inspirante, plus questionnante … que toutes les petites élucubrations humaines.

La littérature, comme tous les autres arts, en plus d'être inutile, est sans intérêt. Elle n'apprend jamais rien et elle ennuie toujours plus.

La philosophie, la science et l'histoire ; après, on tire l'échelle.

 

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Rien n'est pire que les pauvres qui veulent jouer aux riches, qui veulent vivre au-dessus de leur moyens, qui veulent dépenser plus qu'ils ne gagnent.

Rien n'est rien de pire que ces gagne-petit qui se prennent pour des nababs.

Rien n'est pire que ces parasites qui font des gosses pour avoir des allocations familiales, que ces fainéants qui se mettent au chômage et qui bricolent au noir, que ces menteurs qui simulent un handicap ou une maladie professionnelle pour toucher des aides.

Qui sont ces gens-là ? Il est, paraît-il, très politiquement incorrect de le dire …

Mais rien n'est pire, aussi, que ces administrations budgétivores qui n'ont pour seul objectif que d'amplifier leur emprise sur la société en favorisant et en amplifiant tous ces abus répugnants.

Il y a, en France, trente milliards de fraude sociale par an. Le rôle premier des administrations publiques devrait être de réduire ce chiffre à zéro !

La guerre aux tricheurs et aux parasites doit être déclarée, quels qu'en soient les conséquences sociales.

 

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Le 17/05/2020

 

Réflexions économiques en vrac, sans argumentations ...

  • Les agrégats macroéconomiques (PIB, taux de chômage, etc ...) sont des quantifications virtuelles purement statistiques qui ne reflètent que des choix idéologiques implicites ou inconscients. La macroéconomie, cela n'existe pas ; seulement une fiction, un fantasme. Il n'y a qu'une seule réalité économique : des entrepreneurs, tous différents et jamais réductibles à quelque indicateur statistique que ce soit. En statistique, les écarts-types sont infiniment plus essentiels que les moyennes.
  • L'économie politique ou la politique économique sont des oxymores : l'Etat et l'Economie doivent être et rester aussi séparés que l'Etat et l'Eglise.
  • L'économie est l'affaire exclusive des entreprises. Si les entrepreneurs français sont mauvais, ce n'est pas à l'Etat français de se substituer à eux. L'économie (la finance, l'emploi, la monnaie, les prix, les marchés, etc ...) ne regarde pas l'Etat.
  • Le seul rôle de l'Etat est de fournir les infrastructures communes et non pas d'agir en lieu et place des acteurs économiques (les entreprises, les ménages, les banques, les bourses et les marchés).
  • Si l'Etat se mêle d'économie, c'est pour optimiser sa ponction fiscale. Et si cette notion de ponction fiscale est nécessaire, c'est que l'Etat dépense trop. Il faut donc réduire à zéro les dépenses de l'Etat. L'Etat doit être un centre de décisions et de régulations globales au service du bien commun. Mais l'Etat ne doit et ne peut rien faire par et pour lui-même : tout ce qu'il y aurait à faire, il doit le déléguer à des entreprises privées qui se paient en faisant, selon le cahier strict des charges qu'elles auront reçues.
  • L'Etat a prouvé maintes fois, depuis 150 ans, sa totale incompétence à comprendre et à faire l'économie (de De Gaulle à Hollande en passant par Mitterrand et Chirac, le pouvoir élyséen a brillé par sa totale incompréhension du fait économique).
  • Il n'y a pas de pouvoir ou de puissance économiques nationaux ; il n'y a qu'un ensemble, plus ou moins efficace, d'entrepreneurs et d'entreprises sur le territoire national.
  • Les entreprises nationalisées et les services publics (qui ne sont qu'à leur propre service) doivent être intégralement privatisés de toute urgence : l'Etat est le pire des patrons et le pire des employeurs : il fait de la politique (démagogisme, électoralisme, clientélisme, syndicalisme, idéologisme), pas de la gestion. L'état de délabrement des établissements de santé "publique" tel qu'il est révélé par la pandémie, le démontre absolument.
  • En tout : moins d'Etat.
  • Le niveau national est obsolète. Il ne restera bientôt plus que le niveau continental et le niveau local. Les Etats sont des inventions délétères du 19ème siècle ; ils doivent disparaître.
  • Les remugles souverainistes et populistes actuels sont les moyens les plus efficaces pour tuer l'économie européenne.
  • En économie, une seule règle : travailler beaucoup plus et dépenser beaucoup moins.

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Souvent, dans le monde économique, on confond compétence (pour exécuter) et entrepreneuriat (pour déployer). L'entrepreneuriat n'est pas une compétence, mais un talent.

La compétence, ça s'acquiert, le talent pas.

 

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Un souvenir lointain …

Pour se rappeler les  chiffres du nombre Pi :

 

"Que j'aime à faire apprendre un nombre utile aux sages !
Illustre Archimède, artiste ingénieur,
Toi de qui Syracuse loue encore le mérite."

 

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Le 18/05/2020

 

Aujourd'hui, tout le monde (à quelques acéphales près) est darwinien, mais personne (sauf quelques rares lucides) ne veut être malthusien …

Or, Darwin n'existerait pas sans Malthus puisque son "Origine des espèces" et son principe de la sélection naturelle sont les héritiers directs du très fondateur "Essai sur le principe de population".

Sans malthusianisme, il ne peut y avoir de darwinisme : la compétition entre espèces n'a de sens que sur un territoire fini, doté de ressources limitées.

Et le malthusianisme et le darwinisme s'appliquent aussi intégralement à l'espèce humaine, que cela lui plaise ou non.

 

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Il ne reste de l'oral que ce que l'on en a écrit !

Mieux vaut alors écrire que parler.

 

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En réponse à toutes les misères, pas seulement matérielles, non pas la pitié, mais l'exigence.

 

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Le 19/05/2020

 

Je ne crois pas tant à un quelconque Messie personnel, homme providentiel mandaté par les dieux ou prophète miraculeux envoyé par Dieu. Mais je crois plus volontiers à la venue de temps messianiques lorsque l'humanité aura atteint un niveau de sagesse et de maturité tel qu'elle basculera dans une autre relation au Réel, dénuée d'infantilisme et de puérilité.

 

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Le Divin est la point ultime ou le cœur profond du Réel, là où les mots et les concepts sont devenus impuissants, là où l'apophatisme seul règne en maître.

 

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Le Divin, c'est ce qui ne peut être dit … l'au-delà de la Parole.

Le Sacré, c'est ce qui ne peut être enfreint … l'au-delà de l'Acte.

 

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La France est la patrie du socialisme … et le reste, bien malheureusement pour elle. Le socialisme est le moteur de la dégénérescence de la France depuis deux siècles.

L'histoire moderne de la France n'est qu'un long chapelet de socialismes tous plus destructeurs les uns que les autres.

 

  • Rousseau : socialisme paranoïde.
  • Saint-Just : socialisme psychotique.
  • Robespierre : socialisme sanglant.
  • Bonaparte : socialisme totalitaire.
  • Commune de Paris : socialisme populacier.
  • Troisième république : socialisme laïcard.
  • Front populaire : socialisme syndical.
  • Pétain : socialisme populiste et nationaliste.
  • De Gaulle : socialisme paternaliste.
  • Mitterrand : socialisme cynique.
  • Chirac : socialisme bourgeois.
  • Hollande : socialisme patachon.
  • Et tant d'autres dans les seconds rôles.

 

Et tout cela, sans parler de la kyrielle de socialismes utopistes ou marxistes qui ont passé deux siècles à rivaliser de bêtise, de naïveté, d'aveuglement, d'idéologisme, de déni de réalité et d'ignorance de la nature humaine.

Les chiffres sont éloquents : les taux d'endettement public, de législation, de fonctionnarisation, d'assistanat, d'étatisation, de judiciarisation, de normalisation, de procéduralisation non seulement sont parmi les plus élevés du monde développé, mais ils sont en constante augmentation ce qui marque l'effondrement progressif mais inexorable du système … malgré les discours permanents, mais lénifiants et faux, concernant "le meilleur système social du monde", "le meilleur système de santé du monde", etc … Risible ! Il faut n'avoir jamais quitté l'Île de France pour proférer des inepties pareilles.

En dehors des héros qui continuent d'y croire, il n'y a plus que les incompétents, les incultes, les immigrés, les retraités, les chômeurs et les esprits faibles qui ont envie de vivre en France. Les autres, s'ils en ont la jeunesse et/ou les moyens, ne cessent de fichent le camp et de s'expatrier un peu partout, dans les "enfers" libéraux et antisocialistes.

 

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Tout humain appartient à une culture, pas à un territoire ; à une communauté, pas à un état-nation ; à une matrie, pas à une patrie.

 

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Si une guerre se déclare, il faut choisir de la faire ou pas, non pas pour "défendre son pays", mais pour défendre sa culture contre l'invasion d'une autre culture jugée néfaste et nocive (ainsi que l'étaient le nazisme et le communisme, naguère, ainsi que le sont l'islamisme ou le financiarisme, aujourd'hui).

 

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De Matt Goldish (in : "Aux origines du Judaïsme") :

 

"il apparaît qu'à travers les âges, les Juifs ont généralement admis qu'il y a des principes auxquels les Juifs sont obligés de croire (…) ; mais comme ils ne se sont jamais mis d'accord sur ces principes, l'allégation d'hérésie devient inefficace, sinon presque dérisoire. (…) La notion de dogme semble avoir été inconnue des Hébreux de la Bible. Dans le Livre, le mode classique de relation à Dieu n'est pas la foi, la croyance ou la connaissance, mais l'expérience directe (…). L'idolâtrie se traduit à la fois par une croyance trop diversifiée et l'erreur d'essayer de communiquer avec le divin par le biais de faux intermédiaires."

 

Il y a là deux idées-clés à bien intégrer :

  • Le Judaïsme n'est pas une foi théologique et dogmatique, mais une pratique initiatique et personnelle de l'expérience d'une relation intérieure au Divin ; les rites et pratiques communautaires n'ont pas grand' chose à voir avec cette pratique intérieure, mais ont tout à voir avec le souci de mieux résister, ensemble que seul, à la pression oppressive et haineuse du monde extérieur et de son antisémitisme.
  • Le Judaïsme est essentiellement apophatique : le Divin se devine seulement au travers de tout ce qu'il n'est pas (le tétragramme sacré, le Nom, ha-Shem, YHWH, est ineffable et imprononçable). Le Judaïsme, plus qu'une religion, est une anti-idolâtrie radicale et un combat contre tous les esclavages qu'induisent ces idolâtries.

 

La double définition que Goldish donne de l'idolâtrie est utile :

  • "une croyance trop diversifiée" : toute la pratique juive tient en une phrase : "rétablir l'Alliance c'est-à-dire la reliance brisée entre l'humain et le Divin".
  • "de faux intermédiaires" : le seul intermédiaire authentique, pour le Judaïsme, est le texte hébreu de la Torah qu'il faut s'échiner à lire, étudier et comprendre sur les quatre niveaux herméneutiques traditionnels du "Verger" (littéral, moral, philosophique et mystique).

 

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L'humanisme est une idolâtrie : le culte de l'humain par l'humain et pour l'humain.

 

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Le 20/05/2020

 

Une curiosité …

Le mot grec magia  qui donne "magie", signifie "levure" …

La fermentation a effectivement quelque chose de magique.

 

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Il faut œuvrer à l'émergence d'un Empire européen au-delà des Etats-nations rachitiques et obsolètes de "l'union européenne".

 

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Macron et Merkel viennent de sauver l'Europe et l'Euro en adoptant une solidarité financière avec les pays faibles du sud européen.

Ils viennent de sauver la possibilité d'un empire européen et d'éviter la fragmentation populiste, nationaliste et souverainiste qui ferait de l'Europe une mosaïque ridicule jetée en pâture aux empires chinois et américains déjà bien continentalisés, et prêts à toutes les prédations (notamment en Afrique et en Amérique latine qui ne sont déjà plus que des territoires colonisés).

L'Europe, c'est la culture judéo-helléno-chrétienne. Elle doit s'affirmer comme telle.

 

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La notion de communauté culturelle, au-delà de toute attache territoriale, va devenir fondatrice du nouveau paradigme. La noosphère sera la communauté de toutes ces communautés.

 

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Au-delà de la sociosphère qui était le domaine du "vivre ensemble", émerge sous nos yeux une noosphère qui sera le domaine du "intelliger ensemble".

Ce néologisme "intelliger" renvoie au Noûs grec ("intelligence, connaissance" d'où dérivent "noétique" et "noosphère") et désigne l'action de faire émerger l'Esprit collectif au-delà des esprits individuels.

 

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Edition 2021 du "Petit Larousse illustrer" …

Heureusement que le ridicule ne tue plus ! ... dit-on.

Des mots comme "coolitude" (pour désigner une attitude très relaxée) ou "antivax" (pour signifier la mouvance anti-vaccination) et bien d'autres absurdités (blob, hygge, chatbot, …) font leur entrée.

Toute langue évolue tant en lexique qu'en syntaxe, soit ; mais alors qu'elle évolue fidèlement à ses étymologies fondatrices, afin de préserver une réelle cohérence interne. Il faut cesser d'importer en masse des mots dont l'origine n'est ni grecque, ni latine. Il faut cesser de légitimer des abréviations ou des acronymes. Etc ...

Je retiens cependant deux néologismes pertinents :

  • Frugalisme : Mode de vie consistant à vivre en dessous de ses moyens et à épargner afin de quitter la vie active bien avant l'âge légal de la retraite (à 35 ans environ), avec pour objectif de se soustraire à la société de consommation.
  • Illibéral : Qui est opposé au libéralisme, à ses principaux fondements, tels que la séparation des pouvoirs, l'indépendance de la justice, l'État de droit et les libertés individuelles.

 

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A remarquer que le socialisme et le populisme sont des quasi synonymes (au patriotisme près) et pratiquent tous deux intensément l'illibéralisme.

Le socialisme et le populisme sont les deux versants du même illibéralisme : tous deux haïssent l'idée de la construction, par chacun, de son autonomie personnelle, dans toutes les dimensions de son être.

L'autonomie n'implique aucun égocentrisme ou égoïsme, et s'inscrit parfaitement dans un tissu dense d'interdépendances réciproques entre les humains. Mais ces interdépendances n'impliquent aucunement une solidarité automatique et obligatoire entre eux.

 

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Les "droits de l'homme" se résument à un seul : l'imprescriptible droit de construire sa propre autonomie personnelle dans toutes les dimensions de son être.

Quant aux "devoirs de l'homme", il n'y en a qu'un : l'imprescriptible devoir de consacrer son existence au service de l'accomplissement de la Vie et de l'Esprit, sous toutes leurs formes.

 

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L'Alliance entre le Divin et l'humain n'est pas un problème de croyance à respecter (c'est l'option chrétienne), mais d'œuvre à construire (c'est l'option juive et maçonnique).

Le problème n'est pas la "vérité" des dogmes (la vérité n'existe pas et le dogma n'est qu'une "opinion"), mais bien la "pureté" des actes.

Peu importe la morale, pourvu que l'éthique préside à l'existence.

Peu importe au nom de quoi un acte est posé, pourvu qu'il soit "pur" c'est-à-dire au service de l'accomplissement de la Vie et de l'Esprit, sous toutes leurs formes.

 

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Dans son épitre aux Galates (3;19-26), Paul de Tarse mais le doigt sur l'incompatibilité entre son christianisme (qui, malheureusement, est devenu LE christianisme) et le judaïsme : l'opposition entre la Foi et la Loi.

Le judaïsme n'est pas une Foi, mais une Loi c'est-à-dire un ensemble de règles initiatiques de "pureté" qui permettent un cheminement spirituel vers le rétablissement de l'Alliance entre le Divin et l'humain, entre l'ineffable et le pensable, entre le global et le local, entre l'éternel et l'éphémère, entre l'illimité et le limité, entre la Vie et les vivants, entre l'Esprit et les pensants, etc ….

 

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Yossef Albo (1380-1440) a donné trois principes doctrinaux qui, selon lui, fondent le judaïsme rabbinique :

 

  1. L'unicité divine.
  2. La révélation divine.
  3. la providence divine.

 

Chacune de ces trois allégations est éminemment discutable.

 

L'unicité divine  : face au Dieu personnel unique des monothéismes, il y a la sacralisation de l'Un, inhérente aux monismes.

 

La révélation divine : face à ce Dieu personnel qui dicte la Torah à Moïse sur la montagne du désert de Sin, il y a le murmure de l'intuition inspirée parlant du Divin qui s'y révèle bien réel.

 

La providence divine : face aux interventions surnaturelles et miraculeuses de Dieu dans le monde (en réponse, ou non, à une prière quémandeuse), il y a les providentielles rationalités de l'Esprit divin qui rend possible et engendre toutes les merveilles du monde.

 

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Le judaïsme, encore aujourd'hui, est constitué de deux courants. Le premier, largement majoritaire, est passé par le pharisaïsme, le talmudisme et le rabbinisme : c'est un judaïsme populaire et exotérique. Le second, très minoritaire, est passé par le lévitisme (l'orthodoxie originelle), le sadducéisme, le karaïsme et le kabbalisme : c'est un judaïsme élitaire et ésotérique.

C'est, en gros, le lot de toutes les traditions spirituelles qui, toujours, opposent la religion des masses et la mystique des initiés.

 

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Le droit est un épiphénomène sans aucun intérêt : juste une collection de conventions morales, sociétales et sociales dont l'histoire des humains démontre qu'elle n'est qu'incroyablement relative à des idéologies très variables. Pascal disait déjà : "Vérité en-deçà des Pyrénées, mensonge au-delà".

 

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Ce n'est pas l'homme (et encore moins ses "politiques") qui doit être au centre de la réflexion spirituelle et philosophique.

L'homme, ses sociétés, ses morales, sa socialité ... ne sont qu'anecdotiques, en somme.

En bon nietzschéen, ce qui m'intéresse, c'est "ce qui dépasse l'humain".

 

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Le nazisme et le fascisme, comme le socialisme et le populisme (au fond, c'est tout un), sont des maladies mentales qui démontrent que l'humain est inadapté au Réel, qu'il refuse le Réel, qu'il fantasme sur d'autres mondes (parallèles ou à venir qui ne sont que des "branlettes"). Seul le Réel, ici et maintenant, est réel. Et il nous faut l'accepter et l'assumer, au-delà de nos caprices  infantiles et de nos rêveries puériles. Tout ce qui existe, tout ce qui advient, tout ce qui devient a une bonne raison d'exister, d'advenir et de devenir.

 

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La crise pandémique actuelle ne fait que révéler et accentuer notre inadaptation humaine à la réalité de la vie. En détruisant massivement des écosystèmes partout sur Terre, nous acculons des virus (qui ont besoin d'un porteur pour se reproduire) à voir mourir leurs porteurs "naturels" pour lesquels ils sont inoffensifs, et à devoir trouver de nouveaux porteurs, de préférence immunitairement faibles : l'humain.

Les pandémies ont un bel avenir devant elles, surtout parmi les populations urbaines qui "vivent" totalement "hors sol", déconnectées de la réalité vitale.

 

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Leibniz a été rejeté par les "Lumières" (par ce crétin de Voltaire en tête) … ce qui prouve qu'il avait raison.

Les obscures "Lumières" … tout ce qu'il y a de plus erroné et faux dans l'histoire de la pensée humaine. Toute la déchéance de la pensée moderne en procède : humanisme, nihilisme, relativisme, indifférencialisme, mécanicisme, positivisme, subjectivisme, etc ….

 

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Je viens de me poser une question curieuse …

De la centaine de livres que j'ai écrite et publiée, quels en sont le souvenir ? La réponse est intrigante : aucun. Je ne sais quasi plus rien de ces livres que je n'ai jamais relus. En fait, ils sont des témoignages d'une démarche, d'un cheminement, d'une recherche qui, sitôt écrits, deviennent dépassés, comme des pierres laissées au bord d'un chemin où l'on ne repassera plus jamais.

Le seul livre qui m'intéresse, c'est celui que je suis en train d'écrire ou que je vais bientôt écrire et qui, sitôt après sa publication, sera oublié.

Les presque cent livres que j'ai écrits et publiés contiennent-ils des erreurs, des impasses, des approximations, des simplismes, des biais, des sophismes, etc … ?

A nul doute, oui ! Bien sûr ! Que celui qui a marché beaucoup sans jamais d'égarer parfois, me jette la première pierre.

Marcher beaucoup et loin, c'est forcément s'égarer dans des impasses ou des faux plats, de temps en temps. La montée vers le sommet de la montagne est à ce prix …

 

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Le 21/05/2020

 

Je me méfie comme de la peste de tous les psychologismes et neuroscientismes (lire mon : "Les autres dimensions de l'esprit"). Je me méfie aussi des émotions, surtout primaires et reptiliennes, comme les véhiculent les réseaux sociaux, véritables dépotoirs psychotiques de nos névroses sociétales. Ce n'est donc pas tant le "cœur" qui m'intéresse, mais bien l'âme (ce qui "anime") le siège de l'intention, de la volonté et de la vocation.

 

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C'est l'âme que l'initiation ouvre et déploie.

 

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Sur le Progrès : tout ce qui progresse est en progression et connaît un progrès. Lorsque je parle de la fin du progrès, je ne parle que du progrès au sens moderniste c'est-à-dire le progrès matériel et technique, la progression de la conquête, par l'humain, à son seul profit infantile, de la Nature et de la Vie.

 

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La Franc-maçonnerie invite chacun à construire, pierre à pierre, son autonomie, surtout spirituelle.

La Fraternité maçonnique n'implique nullement une quelconque solidarité universelle, un quelconque "amour" du genre humain.

Le monde profane n'est plus notre affaire.

 

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Les institutions de pouvoir (étatiques, bancaires, boursières, patronales, syndicales, académiques et médiatiques), actuellement aux manettes de pilotage de nos sociétés, sont des purs produits de la modernité qui s'effondre sous nos yeux. Elles ne feront donc rien (au contraire) pour scier la branche sur laquelle elles sont assises et pour favoriser l'émergence d'un nouvel et indispensable paradigme qui les jettera aux orties.

Il faut donc cesser de croire en "la politique" et tout en attendre (maladie très française).

Il faut également cesser de dualiser le monde réel, façon "lutte des classes" : il n'y a pas les "puissants" qui exploitent, d'un côté, et les "victimes" oppressées de l'autre. Chaque humain est à la fois victime et oppresseur de son voisin.

 

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De Jean de Kervasdoué :

 

"En France, l'hôpital public est une institution corporatiste, centralisée et administrée. Une telle rigidité le dessert."

 

Et il n'y a pas que l'hôpital public qui soit ainsi. Tous les services publics et toutes les institutions étatiques sont du même infect tonneau.

Il est urgent que tous ces organismes se transforment en réseaux d'entités autonomes, sans gouvernance centrale.

Chaque hôpital, chaque école, lycée et collège, chaque université, chaque centre de recherche, chaque siège des entreprises publiques, etc …, pilotés par l'Etat, doit devenir radicalement autonome, avoir sa propre direction (managérialement professionnelle et non plus fonctionnairement bureaucratique), son propre budget, ses propres revenus, ses propres règles, sa propre organisation, sa propre stratégie locale, etc …

L'Etat est le plus exécrable de tous les gestionnaires ; c'est bien connu depuis très longtemps … depuis toujours, en fait. Son but n'est pas l'efficacité et la rentabilité, mais l'électoralisme, le clientélisme, le népotisme et le pouvoir.

 

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L'Etat n'est jamais au service d'un projet. En revanche, tous les projets devraient, à ses yeux, être au service de l'Etat.

 

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La mathématique n'est que convention, le droit n'est que convention, la morale n'est que convention ; ils n'ont qu'un intérêt anthropologique.

 

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Une équation mathématique exprime une relation "permanente" et "vraie" entre des grandeurs "adéquates" et "réelles".

Or ces "relations" et "grandeurs" sont de pures conjectures humaines puisque, dans le Réel, il n'y a ni grandeurs réelles, ni relations permanentes.

 

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L'équation  1+1=2 n'a aucun sens :

 

  • Le "1" n'existe pas sans unité : 1 pomme, 1 litre, 1 arbre … cela peut avoir un sens, mais le 1 sans unité derrière, n'en a aucun.
  • Le "+" n'existe pas dans le Réel où rien n'est additif du fait que tout interagit avec tout, tout le temps.
  • Le "=" exprime une égalité stricte entre deux choses symbolisées par le membre de droite et le membre de gauche ; or, da         ns le Réel, rien n'est jamais l'égal de rien.
  • Le "2" est une pure convention de langage qui fait de l'équation initiale, une pure tautologie.

 

Mais si le 1+1=2 n'a aucun sens, c'est tout l'édifice mathématique qui s'effondre.

La mathématique est un langage conventionnel dont le lexique (les définitions) et la syntaxe (la logique déductive) sont notoirement incompatibles avec la réalité du Réel où il n'existe aucune "grandeur" intrinsèque, ni aucune additivité, ni aucune égalité.

 

 

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Rien de ce qui est conventionnel ne peut être ni absolu, ni réel.

 

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Les conventions sont utiles, mais elles ne sont jamais justes (tant au sens de "correctes" qu'au sens de "équitables").

Utiles pour qui et pour quoi ?

Détenir un pouvoir, c'est être maître des conventions.

Tout le monde subit, au nom des conventions, le pouvoir de ceux qui les détiennent. Et eux-mêmes en premier lieu.

Détenir un pouvoir est un esclavage.

 

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Les "passions", c'est ce que l'on subit (du latin patior qui signifie "souffrir").

Dans les rituels de la Franc-maçonnerie du 18ème siècle, on demandait : "Que venez-vous faire en Loge ?". La réponse était : "Vaincre mes passions et faire de nouveaux progrès en Maçonnerie".

Vaincre ses passions … c'est donc veiller à ne plus rien subir, à atteindre la juste maîtrise de son existence et à construire sa propre autonomie dans toutes les dimensions de son être et de son devenir.

 

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L'Empire fédéral européen doit s'imposer aux Etats nationaux.

Il faut éradiquer tous les nationalismes, tous les souverainismes, tous les patriotismes au sein du continent européen.

Nous sommes Européens (c'est-à-dire de culture judéo-helléno-chrétienne) et rien d'autre.

 

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Le 22/05/2020

 

De Laurent Mucchielli, sociologue du CNRS :

 

"Notre époque contemporaine vit dans mythe technologique, la croyance que les technologies révolutionnent tout et améliorent fondamentalement nos vies. Cette crédulité est alimentée d'un côté par le marketing des industriels qui produisent ce technologies, et de l'autre par des responsables politiques qui promettent (…). Ces technologies sont par ailleurs très intrusives, elles menacent notre vie privée, elles infantilisent et déresponsabilisent l'individu. Alors que l'idéal démocratique me semble au contraire de chercher la progression en termes d'autonomie et de liberté (…)."

 

La technologie doit amplifier l'humain mais ni le remplacer, ni le soumettre, ni l'hypnotiser, ni le tétaniser !

Quant au mythe technologique, il est bien réel : il entretient l'illusion risible du "progrès", et le rêve niais d'un monde et d'une vie débarrassés de toute souffrance

Il ne faut pas oublier qu'une technologie n'est jamais que la transcription matérielle d'une solution conçue par un humain à un problème ressenti par un humain.

Mais les seuls vrais problèmes de fond de l'humanité sont totalement étrangers à toute technologie, quelle qu'elle soit.

 

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Il y a deux manières de travailler : l'une en autonomie, l'autre en subordination.

Ceux qui acceptent cette seconde manière, ne méritent que du mépris car ils forment les hordes parasitaires qui alimentent les idéologies du socialisme et les morales du ressentiment.

Il est urgent d'abattre d'idole du salariat.

 

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De FOG :

 

"La civilisation de masse est derrière nous."

 

Et si elle ne l'est pas encore, il est urgent qu'elle le soit.

Production de masse, produits de masse, marketing de masse, distribution de masse, médias de masse, tourisme de masse, loisirs de masse, opinion de masse, politique de masse, mouvement de masse, enseignement de masse, … tout cela qui a fait le 20ème siècle, doit disparaître.

Des notions comme "peuple" ou "état-nation", n'ont plus aucun sens.

L'heure est à l'autonomie, au sur-mesure et à la personnalisation.

L'heure est aux communautés et aux solidarités sélectives et électives.

 

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D'Emile Durkheim :

 

" Le lien qui unit ces frères électifs est plus fort même

que celui qui dérive de la fraternité naturelle."

 

C'est bien de cela que ressortit la Fraternité maçonnique.

 

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Un bel adage :

 

"C'est à la fin de la foire que l'on compte les bouses."

 

C'est donc à la fin d'un processus que l'on comptabilise les erreurs et les dégâts, que l'on fait le tri entre ceux qui ont combattu et ceux qui ont parasité.

Ainsi en sera-t-il à la fin de la pandémie actuelle … en attendant le suivante.

 

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De Claude Malhuret :

 

"Dans ce pays où beaucoup préfèrent Robespierre à Tocqueville, où l'on préfèrera toujours se tromper avec Sartre qu'avoir raison avec Aron, c'est toujours le libéralisme qui porte le chapeau."

 

Pourquoi donc la mentalité dominante en France est-elle gauchisante, alors que l'histoire montre que, depuis des siècles, le socialisme, sous toutes ses formes, est une calamité socioéconomique ?

Une telle obstination dans l'erreur est proprement ahurissante, incompréhensible.

Tout le monde le sait, à présent - ou, du moins, devrait le savoir -, le socialisme est l'héritier direct et laïcisé du christianisme latin. Les mots-clés, mais revisités, en sont communion et charité, devenus solidarité et assistanats.

La France était la "fille ainée de l'Eglise" ; elle a gardé son titre, mais traduit en "fille ainée du Socialisme". C'est ce que l'on appelle de la continuité et de l'obstination dans l'égarement sectaire.

 

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Il est temps de penser une éthique du télétravail c'est-à-dire les règles de comportement dans le cadre de cette nouvelle et irréversible manière d'assumer ses missions professionnelles.

Voici dix de ces indispensables règles :

 

  1. Rien par téléphone, tout par courriel. Le téléphone dérange toujours. Lorsque vous téléphonez, sachez que votre interlocuteur est en train de faire quelque chose de bien plus important que d'écouter votre babil.
  2. En tout, la plus extrême frugalité : le moins de messages possible vers le moins de personnes possible.
  3. Principe d'utilité : seulement des messages vraiment utiles vers des personnes pour lesquelles ces messages sont vraiment utiles.
  4. Evitez toujours la fonction "répondre à tous".
  5. En tout, faire simple. Eradiquez l'usage ou le recours à des gadgets et à des "fonctions" qui prétendent faciliter la vie, mais qui compliquent tout.
  6. Souvenez-vous toujours que votre interlocuteur, pour comprendre que votre message lui est inutile, doit d'abord perdre son temps à le lire.
  7. Concision et précision : un message doit être court et vrai et utilisez les pièces jointes pour adjoindre d'autres documents, plus détaillés ou plus techniques. Ainsi votre interlocuteur, en très peu de temps (son temps est au moins aussi précieux que le vôtre), peut saisir l'essentiel quitte à regarder les détails à un meilleur moment.
  8. Lorsque tout est urgent, plus rien ne l'est. Lorsque tout est important, plus rien ne l'est. Cessez donc de vous prendre pour le nombril du monde. L'important et l'urgent sont rares … et doivent le rester.
  9. Demander de l'aide à un virtuose, n'a rien de dégradant. Mais en demander tout le temps relève soit de l'incompétence, soit du parasitisme.
  10. Dans les cas anodins ou anecdotiques, le meilleur message est celui qu'"on envoie pas.

 

A bon entendeur …

 

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Une des conséquences de la pandémie et de la crise économique qui s'ensuivra, sera l'accélération de la robotisation et de l'algorithmisation des tâches banales et routinières, inintelligentes et dangereuses, séquentielles et fastidieuses.

 

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La grande leçon de cette pandémie : c'est la Nature qui règne et décide quant à la Vie ; pas l'humain.

 

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La vraie élite n'est ni politique, ni médiatique, ni économique ; elle est scientifique, philosophique et spirituelle.

Ne jamais confondre "élite" et "pouvoir", "renommée" et "notoriété".

Le pouvoir n'intéresse pas les élites authentiques : le culte du pouvoir est la pire des idolâtries.

 

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Relativiser les faits sans les minimiser.

 

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Pour 85% de l'humanité, l'essentiel de l'existence se passe entre diaphragme et symphyse pubienne : l'estomac pour le matériel, les tripes pour l'émotionnel et le sexe pour l'orgasmique.

Au-dessus, il y a de la logistique et du vide. Au-dessous il y a des jambes pour faire du sport.

 

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Quand on est ignorant, on se suicide ou on obéit, mais on ferme sa gueule.

 

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Plus on a besoin des choses, plus on est esclave des choses ...

Plus on a besoin des gens, plus on est esclave des gens …

 

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La montée en complexité du monde est un fait et hors de contrôle des humains ... et elle implique, sauf effondrement global, une mutation de paradigme et l'éradication "naturelle" de tout ce que l'on peut dénoncer, à tort ou à raison. Ceux que l'on désigne encore comme les "puissants" d'aujourd'hui, ne sont que des "tigres de papier" et des "géants aux pieds d'argile" qui seront emportés au même titre que le furent l'empire romain, l'empire carolingien ou la féodalité. Aucune construction ne résiste à un tsunami.

La modernité (et toutes ses idéologies tant de gauche que de droite) est déjà morte ; il ne reste plus que son cadavre en décomposition ... d'où l'irrespirabilité de l'atmosphère politico-socio-économique actuel et la résurgence probable de mouvements insurrectionnels débiles du genre ultragauche, rétro-activisme, gilet-jaunisme, souverainisme, populisme et autres crétineries dont l'ignorance est aussi abyssale que la bêtise.

 

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Le 23/05/2020

 

La meilleure traduction de Tao est "processus" que ce soit le Tao/processus cosmique ou le Tao/processus personnel ; pour le taoïsme, ces deux Taos doivent évoluer en parfaite harmonie l'un avec l'autre. C'est le grand secret de la culture chinoise : une rencontre ou une collaboration entre deux personnes ou entre deux entreprises ayant chacune leur Tao propre, doivent impérativement maintenir, dans l'ici et maintenant, une volonté d'harmonisation équitable : la "voie du milieu

 

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Le 24/05/2020

 

 De Hannah Arendt :

 

"Le totalitarisme est une dynamique bien plus qu’un état, un mouvement qui vise à la destruction, voire à la dissolution des structures sociales."

 

Le totalitarisme, c'est l'autoritarisme total c'est-à-dire la volonté de l'autorité de prendre le contrôle de toutes les dimensions, tant extérieures qu'intérieures, de la vie de chaque personne.

 

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Le concept même de transhumanisme est totalitaire.

 

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La noosphère n'est que le lieu de l'Esprit où tous les pensants apprennent à "intelliger" ensemble (comme la biosphère n'est que le lieu de la Vie où tous les vivants apprennent à vivre ensemble).

 

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Je crois que 85% des humains sont des crétins qui feraient de se suicider que de piller la planète et de se mêler de ce qu'ils ne comprennent pas.

 

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Ce que je croyais être un néologisme n'en est pas un : le verbe "intelliger" existe  bel et bien et est ainsi défini dans le Wiktionnaire : "(Philosophie) Comprendre par l’intellect" et de cette autre manière dans les dictionnaires Universalis et Reverso : "en philosophie, percevoir par l'intelligence".

Ces deux définitions ne me satisfont pas : "Intelliger", c'est plus que seulement penser intelligemment. Intelliger, c'est activer les cinq fonctions mentales (mémoire, volonté, intelligence, sensibilité et conscience) afin de construire toutes les reliances (inter ligare ou inter legere) entre tous les noèmes perçus, conçus, mémorisés, conscientisés et recherchés. L'acte d'intelliger peut être personnel ou collectif. Le lieu global de "l'intelligation" collective est la noosphère.

 

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Le 25/05/2020

 

L'illibéralisme, qu'il soit socialiste ou populiste, promeut l'idéologisme, l'étatisme et l'autoritarisme.

Le libéralisme promeut l'autonomie personnelle, l'interdépendance communautale et l'initiative privée, individuelle ou collective.

 

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L'immaturité (d'une personne ou d'un peuple), c'est son incapacité ou son inaptitude à l'autodiscipline.

L'amusement et le plaisir d'abord, tout le reste bien après.

La génération Y est globalement immature.

Beaucoup d'Italiens (surtout) et de Français (moins) sont immatures. Beaucoup d'Africains aussi.

 

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"Une fois, dans un village, un homme apparut et annonça aux villageois qu’il achèterait des singes pour 10 $ chacun. Les villageois, sachant qu’il y avait des singes dans la région, partirent dans la forêt et commencèrent à attraper les singes. L’homme en acheta des centaines à 10 $ pièce et comme la population de singes diminuait, les villageois arrêtèrent leurs efforts. Alors l’homme annonça qu’il achetait désormais les singes 15 $. Les villageois recommencèrent à chasser les singes. Mais bientôt le stock s’épuisa et les habitants du village retournèrent à leurs occupations. L’offre monta à 20 $ et la population de singes devient si petite qu’il devint rare de voir un singe, encore moins d’en attraper un. L’homme

annonça alors qu’il achèterait les singes 50 $ chacun. Cependant, comme il devait aller en ville pour affaires, son assistant s’occuperait des achats. L’homme étant parti, son assistant rassembla les villageois et leur dit : - «Regardez ces cages avec tous ces singes que l’homme vous a achetés. Je vous les vends 35 $ pièce et lorsqu’il reviendra, vous pourrez lui vendre 50 $.» Les villageois réunirent tout l’argent qu’ils avaient, certains vendirent tout ce qu’ils possédaient, et achetèrent tous les singes. La nuit venue, l’assistant disparut. On ne le

revit jamais, ni lui ni son patron, que des singes qui couraient dans tous les sens. Bienvenue dans le monde de la bourse !!!"

 

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Confondre "histoire" et "Tradition" est une erreur gravissime ! Et le rationalisme ambiant dénigre souvent la Tradition sous prétexte de son incompatibilité avec l'historicité factuelle donnée par l'historiographie.

Ce point mérite méditation et discussion. L'histoire existe et la Tradition existe, mais elles ne parlent pas de la même chose.

Ainsi, dans le christianisme, l'histoire historienne de Jésus est quasi inconnue (il n'y en a aucune trace ni dans les archives romaines, ni dans les archives juives ; tous les "témoignages" sont tardifs et d'après la fin du 1er siècle). En revanche, la Tradition christique inventée par Paul de Tarse est toujours fondatrice de la sensibilité et de la spiritualité chrétiennes, ... et ce malgré l'importance du courant alexandrin des évangiles gnostiques et johannistes que les pauliniens ont déclarés "apocryphes".

Paul de Tarse, dans SES évangiles synoptiques, a amalgamé plusieurs personnages pour se construire SON Jésus que l'on dit, depuis des siècles, de Nazareth. Preuve s'il en est du détournement de l'histoire : le village de Nazareth n'a été fondé qu'au deuxième siècle après JC. Tout cela vient de la confusion entre Nazaréen (de Nazareth) et naziréen qui est quelqu'un qui a fait, dans le judaïsme, des vœux d'ascétisme. Paul de Tarse, comme beaucoup de fondateurs de religion, a inventé beaucoup pour consolider ses thèses.

De même, l'histoire dit que les rituels maçonniques, si ardemment transmis, ne sont que des "inventions" du 18ème siècle tardif ... mais la Tradition sait que ces rituels ne font que retranscrire dans un autre langage des "catéchismes" bien plus anciens, eux-mêmes transcriptions des Traditions des Maçons opératifs d'il y a mille ans et des pratiques rituelles desquels, factuellement, on ne sait presque rien avant la fin du 15ème siècle (manuscrit Regius, Cook, etc ...).

Ce qui importe, c'est que ces pratiques aient été réelles et transmises ; la véridicité des transcriptions importe bien moins.

Ce qui importe, c'est que la rivière coule et irrigue, et non de connaître avec exactitude la localisation précise de la "source" originelle.

 

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Le 26/05/2020

 

La science est une chose, le Mythe en est une autre.

La science apporte des faits intellectuels, le Mythe apporte des nutriments spirituels.

Le Mythe apporte des structures mentales où les faits peuvent venir prendre leur place.

Le Mythe offre des images holistiques alors que la science donne des éléments analytiques.

Le Mythe et la Tradition véhiculent tous deux le Sacré qui est le chemin vers le Divin. Ils ne sont en rien contradictoires avec la science pourvu que l'on comprenne bien le Mythe, la Tradition et le Sacré dans leur sens structuraliste et holistique : ils constituent des grilles de lecture globale, comme autant de villes avec leurs palais, monuments, maisons, HLM, rues, ponts, fleuve et places. Le plan de la ville ne dit rien de la vie de ceux qui l'habitent, mais il existe un rapport dialectique entre cette ville et cette vie, comme entre l'holistique et l'analytique, comme entre contexte et texte.

En ce sens, les Mythes constituent un langage conventionnel au même titre que les mathématiques : ils ne disent rien du Réel, mais ils aident à en organiser l'aperception, respectivement : les premiers d'un point de vue qualitatif, les secondes d'un point de vue quantitatif.

 

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D'Ernst Haeckel :

 

"(…) la conception unitaire de la Nature entière, que nous désignons d'un mot sous le nom de Monisme. Nous exprimons ainsi sans nul doute la conviction qu'un esprit est en tout, et que tout le monde connaissable existe et se développe d'après une loi fondamentale commune. [Les différents monismes reposent sur] les idées fondamentales communes de l'unité cosmique, de la solidarité inséparable de la force et de la substance, de l'esprit et de la matière ou, comme on peut le dire aussi bien, de Dieu et du monde."

 

Unicité et cohérence globales, voilà tout !

 

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Le Mythe de la Genèse qui explicite l'émanation du monde à partir du "Il" divin, est fondateur stéréotypique de toutes les cosmogonies évolutionnistes (et non pas créationnistes puisque le verbe BaR'A, que l'on traduit erronément par "créer", signifie en fait "ensemencer (BâR est le "grain de blé")" ou "engendrer (BaR est le "fils")").

 

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D'André Cresson :

 

"Un naturalisme, c'est, avant tout, une doctrine d'après laquelle le monde n'a pas été créé et n'est pas ordonné en vue d'un but par une Providence divine parfaitement intelligente et bonne. (…)

 

Face au naturalisme, Cresson pose l'idéalisme dualiste (qu'il appelle erronément "spiritualisme") qui oppose le monde naturel à un monde surnaturel de la Perfection (celle du Dieu ou celle des Idées).

Face au naturalisme et à l'idéalisme, il pose enfin le spiritualisme (qu'il appelle, toujours erronément, "idéalisme") auquel il n'a visiblement rien compris (puisqu'il affirme que le spiritualisme est la négation pure et simple de la réalité de la matière, ce qui est absurde) ; en fait, le spiritualisme est une forme de synonyme de "panenthéisme" et pose que tout ce qui existe (matière comprise) émane d'un Principe spirituel pré-matériel (Esprit, Intelligence, Divin, Âme cosmique, etc …) ; la matière existe bel et bien, mais elle est seconde, elle est un "produit".

Le spiritualisme s'oppose au naturalisme sur un seul point : celui de la téléologie.

Et sur ce point, le naturalisme devient indigent puisqu'en suivant Leibniz : si tout ce qui existe, existe et évolue, c'est que tout a une bonne raison d'exister et d'évoluer … et donc que tout est mû par une intention spirituelle fondatrice qui induit le Devenir et toute évolution, tant globale que locale.

 

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Les principes architectoniques que Leibniz met au cœur de sa cosmologie sont encore parfaitement d'actualité : principe d'intention (de finalité), principe d'unité (monisme radical du Réel comme mémoire intégrale de lui-même), principe de cohérence (la raison suffisante) et principe d'optimalité (toute évolution est la meilleure possible).

Pour être complet, Leibniz aurait dû ajouter ce cinquième principe : principe dialectique ou bipolaire (entre global et local, etc …).

 

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La nuance profonde entre "la raison de quelque chose" et "la cause de quelque chose" est subtile. Ce quelque chose ne peut avoir d'existence réelle qu'aux deux conditions qu'il ait une bonne raison d'exister et qu'une cause ait déclenché sa réalisation en vue d'accomplir cette bonne raison d'exister.

Le causalisme classique (mécaniciste des causes déterminantes) récuse tout intentionnalisme (avoir une bonne raison de venir à exister) ; c'est en cela qu'il est une impasse car quelle serait la nécessité d'une telle nécessité mécaniste ?

 

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De Joseph Moreau :

 

" Pour Spinoza, Dieu seul est substance, c'est-à-dire que tous les êtres particuliers ne sont que des expressions de son existence infinie, éternelle, nécessaire, et toutes ces expressions dérivent nécessairement de la nature divine."

 

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La nécessité dans la Nature n'est que l'expression de l'Intention divine.

 

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Toute la pensée moderniste, depuis les Descartes, Spinoza ou Leibniz, en suite d'Aristote, est une approche objectale du Réel. Le Réel serait, selon eux, constitué d'objets (de "choses"), causants et causés, disposant d'une essence et d'une existence et jouet des rapports d'actualisation entre ces deux.

La grande innovation de la pensée après-moderniste est d'avoir compris que les objets (et donc aussi les sujets qui parlent des objets) ne sont que les reflets instantanés de processus dynamiques où les catégories d'essence et d'existence, de cause et d'effet, de force et de mouvement, etc … n'ont plus aucun sens.

Le Réel est un processus global unique, tendu entre mémoire d'accumulation et intention d'accomplissement, au sein duquel, des sous-processus, individués et intriqués "en poupées russes", s'accomplissent au service du processus cosmique global unique.

 

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Le structuralisme a relégué la phénoménologie et l'existentialisme, et plus généralement, toutes les philosophies du sujet, dans les poubelles de l'histoire de la pensée. Il préfigure ce qui deviendra, sous l'influence de la philosophie des processus et de la pensée cybernétique,  la philosophie systémique et les métaphysique de la complexité.

 

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Il n'y a pas de physique sans métaphysique !

Il faut le répéter sans cesse … La physique ne fait que décrire et modéliser les modalités d'évolution d'un Réel gouverné par des principes qui les fondent (accumulativité, intentionnalité, dialecticité, rationalité, optimalité).

 

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Whitehead : monisme et organicisme. Stoïcisme, donc.

Héraclite ressuscité !

 

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Le 27/05/2020

 

Le design désigne l'activité humaine dont l'essence est, sous prétexte d'esthétique, de rendre inutilisable des choses pourtant parfaitement utiles.

L'art, c'est de l'hyper-design poussé jusqu'à l'inutile.

 

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La mission de la FM n'est pas de sauver le monde par un messianisme réinventé ; la mission de la FM est d'inciter à construire une intériorité suffisamment riche pour que l'élite des humains s'attachent à donner du sens au Monde, à la Vie et à l'Esprit.

 

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Le Qaraïsme - branche dissidente du Judaïsme qui rejette le talmudisme et le rabbinisme pour ne considérer que la Torah, rien que la Torah … et dont je me sens si proche - voit son nom dériver du mot hébreu QR'A qui signifie "verset", mais qui signifie aussi : "crier, appeler, nommer, se produire, arriver" …

 

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Le symbole de la quintessence métaphysique du Réel est la pyramide à base carrée.

 

D'un point de vue synchronique, à chaque instant t, le Réel est quadripolaire (généalogie, téléologie, écologie et axiologie) et processuel (métabolisme d'optimisation permanente des quatre pôles).

Du point de vue diachronique, le Réel est une accumulation mémorielle dans la durée.

 

Pour être plus précis, les quatre pôles processuels sont :

  • une généalogie accumulative
  • une téléologie accomplissante
  • une écologie dialectique
  • une axiologie cohérentielle

et le travail processuel est :

  • un métabolisme optimisateur.

 

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La notion d'objet est la plus fallacieuse de toute l'histoire de la pensée. Il n'existe ni un "je", ni un "ça" qui soient fixes ; il n'y a que des processus évolutifs et transformatifs dont certaines caractéristiques sont simplement un peu plus stables et durables que d'autres.

Ce sont ces caractéristiques évoluant plus lentement que les autres, qui ont permis, aux langues des hommes, de parler d'objet, d'identité, d'essence ; mais ces notions sont des simplifications (qui veulent  "faire simple" jusqu'à la stylisation d'une vague squelette, et donc rejeter la complexité réelle) et des abstractions (qui veulent "tirer dehors" des semblants de constance et d'immuabilité, et ainsi faire l'économie du transformisme universel).

 

Les langues humaines, quels que soit leur type (indo-européen, sémitique, bantou, sino-japonais, …), sont toutes construites sur l'idée centrale du substantif (l'objet dont on parle) ; les substantifs étant posés, leur comparaison (dans l'espace et dans le temps) induit la construction, respectivement, des qualificatifs (les caractéristiques momentanées ou durables) et des verbes (les activités momentanées et durables) dont la comparaison seconde engendre les adverbes.

Ainsi, toutes les langues humaines - et, partant, toute la pensée humaine - sont construites sur l'idée fausse, sur l'illusion grave, sur l'apparence simpliste de la a notion de l'objet possédant une essence, une identité, une constance voire une immuabilité.

Et face à un objet "extérieur", il est un autre objet "intérieur" qui l'observe, le pense, le représente ou le décrit ; ainsi naît, face à l'objet, cet autre objet qu'est le sujet : "moi", "toi", "nous" ….

 

Dans le Réel, il n'y a ni objets ni sujets, ni choses ni personnes, ni essences ni identités. Toutes ces notions ne sont que des illusions langagières certes commodes, mais fausses.

Dans le Réel, il n'existe que des processus intriqués qui accomplissent le processus cosmique global et unique.

 

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Le processualisme …

En voici toute l'histoire : l'intuition d'Héraclite, les balbutiements de Spinoza, l'exploration de Hegel, les tentatives de Bergson et, surtout, de Whitehead …

Il est temps, à présent, d'en construire des fondements si solides que toutes les philosophies et métaphysiques de l'objet en deviendront désuètes (entrainant dans leur effondrement, leurs parèdres artificielles, basées sur l'idée du "sujet face à l'objet").

 

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Un langage proprement processualiste devra abandonner jusqu'aux notions mêmes de substantif et de qualificatif pour ne garder que les verbes et les adverbes, et les relations de précédences, d'inclusions, d'interférences ou de concomitances entre eux.

Le seul sujet de tous les verbe sera le "il" impersonnel de "il pleut" ou de "il y a" … ou le "il se" tout aussi impersonnel de "il se passe".

Ainsi, "Là est le sapin résineux pousse" deviendra : "Là, il s'en sapine résineusement".

 

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Pour Whitehead, le matérialisme est la doctrine qui croit en l'existence des objets matériels. Le problème, pour lui, n'est pas tant l'idée de matérialité, que celle d'objectalité.

Comme souvent, du fait de son manque de formation philosophique, Whitehead détourne les termes techniques de la philosophie de leur sens rigoureux, ce qui induit des difficultés de langage et des malentendus de compréhension.

 

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Il y a une différence cruciale entre "être en relation avec, avoir une influence sur" (version objectale) et "participer dans, contribuer à" (version processuelle).

 

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Il est impossible de prévoir ni la forme future d'un arbre, ni le trajet de ses racines, ni sa quantité produite de fruits d'une année à l'autre.

Plus généralement, il en va de même pour chaque processus particulier qui se fraie un chemin, comme il peut, dans le tissu dense de toutes les influences, contraintes et opportunités qui surgissent devant lui.

Dans l'espace des états, la mathématisation de la trajectoire d'un processus quelconque n'est possible qu'en éliminant (par simplification et idéalisation) toutes ces influences, contraintes et opportunités. Dans le Réel, rien n'est déterministe ; tout pousse de l'intérieur, selon les conditions et circonstances ; tout s'invente et se crée, pas à pas, selon des règles globales de rationalité, de cohérence, de répétitivité, d'optimalité et de simplicité.

 

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Le 28/05/2020

 

De Brice Teinturier en parlant des socialistes (Ségolène Royal, les Insoumis") et des populistes (le "Front National") français :

 

" Ils jouent depuis longtemps, par conviction ou par opportunisme,

la carte du peuple contre les élites."

 

C'est jouer avec le feu … qui les brûlera !

Un train sans locomotive ne va nulle part.

 

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De Guillaume Pitron à propos des énergies soi-disant "vertes" ou renouvelables :

 

"Pour la même production d’énergie, les technologies utilisées aujourd’hui consomment davantage de ressources que les technologies précédentes. Plus nous irons vers les technologies vertes, plus nous aurons besoin de ressources. La transition énergétique veut prôner la sobriété, mais nécessite l’inverse pour être rendue possible. En clair :  elle nécessite davantage de ressources (…)"

 

Cela fait des années que je m'éreinte à le répéter !

 

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D'Alfred North Whitehead :

 

"Il est aussi vrai de dire que le monde est immanent en Dieu et que Dieu immanent dans le monde.

Il est aussi vrai de dire que Dieu transcende le monde, et que le monde transcende Dieu.

Il est aussi vrai de dire que Dieu crée le monde et que le monde crée Dieu."

 

Cette "théologie" processuelle revient, au fond, à poser une bipolarité métaphysique au sein du Réel entre, d'une part, la quadruple tension éternelle et immuable (Dieu), et d'autre part, la manifestation dynamique et métabolique (le Monde) que cette quadruple tension induit dans la durée.

 

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Dieu est à la fois Télos (l'Intention cosmique), Mnésis (la Mémoire cosmique), Logos (la Rationalité cosmique)et Dialektos (la Dialectique cosmique).

De lui émane le Métabolisme cosmique (le Processus cosmique) qui induit toutes les manifestations (les processus singuliers).

Ainsi : Dieu engendre le Monde pour que le Monde accomplisse Dieu.

 

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Le Divin est quadripolaire ! … et non ternaire.

La Trinité divine des chrétiens n'était qu'une vue partielle du Divin : le Père (le Logos), l'Esprit (le Dialektos) et le Fils qui en est la manifestation mondaine.

Et le Divin, lui-même, n'est que la fondation quadrangulaire du Réel.

Le Sacré est une quadruple voie vers le Divin : le culte de la volonté cosmique (l'Intention), le culte de la réalité cosmique (la Mémoire), le culte de la rationalité cosmique (la Loi) et le culte de la binarité cosmique (la Dialectique).

 

Chacun de ces quatre cultes s'est déjà incarné dans des traditions spirituelles toujours vivantes :

  • le culte de la volonté cosmique (le Destin) : l'hellénisme.
  • le culte de la réalité cosmique (le Brahman) : l'hindouisme.
  • le culte de la rationalité cosmique (la Loi) : le judaïsme.
  • le culte de la binarité cosmique (le Yin-yang) : le taoïsme.

Les traditions secondes (christianisme ou bouddhisme) voire tierce (islamisme) n'en sont que des hybrides.

 

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Le christianisme et, à sa suite, l'islamisme ont fait, du Divin, un Dieu-Empereur assis sur le Trône de son Palais, très en dehors du monde. C'est un Dieu de Pouvoir qui règne et juge, et non un Divin qui suscite des émergences, qui fait pousser, qui fait naître (Natura , participe futur de nascor, en latin).

"Deus sive Natura" écrivait Spinoza : "Dieu autrement dit ce qui fait naître".

 

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Le "Mal", au sens métaphysique, n'a rien de métaphysique puisqu'il n'est, en fait, que du mal (de la souffrance, de la douleur) ressenti par certains hommes, comme victimes ou comme juges.

Le Mal en soi, comme le Bien en soi, (ou le Beau et le Laid, ou le Vrai et le Faux, etc …) n'existe tout simplement pas.

Il n'y a aucune Morale naturelle, ni aucune Valeur absolue.

Il existe seulement, relativement à l'humain, des comportements bénéfiques et des comportements nocifs, relativement à ce ou ceux qu'ils concernent.

 

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Dieu n'est pas avant le Monde. Dieu est avec le Monde, dans le Monde. Ensemble ils constituent le Réel.

 

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Conservativité (ou globalité ou intégration ou uniformité ou entropie ou inertie) et créativité (ou localité ou individuation ou complexité ou néguentropie ou potentiel) constituent la binarité fondamentale qui bipolarise le Réel.

Cette binarité fondamentale est, en somme, le "carburant" qui va alimenter le processus cosmique dont le principe est la dissipation optimale de ces tensions bipolaires dans le respect des principes logiques inhérents au Réel.

 

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La vraie réalité du Réel, c'est sa Mémoire. Elle est sa substance qui est soumise, tout à la fois, à son Intention de plénitude et à sa triple Logicité d'accomplissement.

 

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Lu dans Atlantico (peu suspect de populisme) :

 

" Trump et les conservateurs partent en guerre contre les réseaux sociaux … et ont de vraies raisons de le faire"

 

Oui, il faut que la noosphère soit soumise à des règles éthiques et déontologiques au même titre que la sociosphère. C'est l'évidence même pour les réseaux sociaux ; il faut faire cesser la manipulation de masse que ces dépotoirs psychotiques permettent et favorisent.

 

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Du même :

 

" Après l’économie en 2008, la science prend une claque dans l’opinion en 2020 : quel avenir pour la connaissance ?"

 

On parle là de la perte de confiance en la médecine, après celle concernant l'économie (et, la pire de toutes, la psychologie). Soit. Mais il est évident que ni la médecine, ni l'économie, ni la psychologie ne sont des sciences au sens précis du terme. Les deux dernières ne sont que des tissus de conjectures. Quant à la médecine, elle n'est qu'un ensemble de pratiques empiriques qui marchent plus ou moins bien, dans certains cas ; personne, aujourd'hui, ne comprend le fonctionnement profond et réel d'une seule cellule procaryote, que dire alors d'organismes humains constitués de 80.000 milliards de cellules eucaryotes et d'au moins autant de bactéries symbiotiques.

 

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Avec l'aide de mon correspondant Hans-Jürgen Schreier, nous osons poser l'hypothèse suivante en réponse au mystère de la synchronicité des bifurcations paradigmatiques entre l'Europe, la Chine et l'Inde depuis des milliers d'années :

  • Lui : "Je m’imagine que c’est comme les métronomes sur une planche qui se synchronisent après un certain temps."
  • Moi : "Oui, cela est vrai aujourd'hui où nous sommes tous accrochés à la "même planche" mondialisée. Mais cela n'était pas vrai (du moins pratiquement), il y a 1000 ou 2000 ans. Cependant, j'accepte l'hypothèse d'une "planche commune" (l'évolution ?) où sont accrochées, depuis les origines, toutes les ethnies et cultures humaines ! L'idée me plaît beaucoup."

 

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Il ne fait pour moi que peu de doute que le qaraïsme et le qabalisme soient les héritiers du sadducéisme et donc du lévitisme élitaire originel.

Le rabbinisme et le talmudisme sont, quant à eux, les héritiers du pharisaïsme populaire hétérodoxe.

 

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Le 29/05/2020

 

En cette période d'explosion du chômage due à la récession induite par le pandémie, il faut répéter sans relâche trois vérités :

  1. Il ne faut surtout pas croire qu'un chômeur a forcément envie de travailler ; le chômage est devenu, pour beaucoup, un mode de vie.
  2. La finalité des entreprises n'est pas de créer des emplois salariés ; au contraire, moins une entreprise porte de CDI, mieux elle se porte.
  3. Du travail disponible, il y en a partout ; ce sont les vrais travailleurs qui manquent et qui doivent devenir leur propre entreprise pour intervenir en free-lance.

Il faut, maintenant, briser le mythe du salariat et du contrat d'emploi salarié.

Il faut éradiquer jusqu'à la notion de marché de l'emploi.

Il faut que les recruteurs deviennent des vendeurs de savoir-faire et de disponibilité : on ne recrute plus, on négocie des prestations, récurrentes ou pas, et on transige (au sens étymologique de "conclure une affaire", de "faire une transaction").

 

*

 

Il faudra bien un jour dire tout le mal qu'il faut penser des activités dites de "lobbying" fanatiquement pratiquées par les gros dinosaures de l'ancien monde qui dépensent beaucoup d'énergie et d'argent pour empêcher le monde politico-socio-économique de progresser et de construire un nouveau paradigme opposé au financiaro-industrialisme.

Dans cette logique-là, tous les coups sont permis, surtout les plus mafieux et les plus scélérats.

La pandémie a montré à suffisance la puissance des industries pharmaceutiques à alimenter les cabinets politiques et les réseaux sociaux en informations, "avis", "études" et interviews les plus fallacieux, de façon à favoriser leurs intérêts au détriment de gens qui meurent.

Mais il n'y a pas que les industries pharmaceutiques ; faut-il souligner encore les influences infectes des groupes de l'éolien, de l'automobile, de l'aérien, … et, plus que tout, de la grande distribution qui, depuis des décennies, au prétexte de "protéger" le consommateur et de "se battre" pour le pouvoir d'achat des masses, font passer les "normes" les plus lourdes et les plus absurdes, dans le seul but d'assassiner les petits producteurs locaux qui refusent de passer par elle.

Tous ces dinosaures obèses et nauséabonds - enfants de l'industrialisme de masse et du financiarisme le plus infâme qui eurent leur heure de gloire entre 1960 et 1990 -, sont aujourd'hui des géants aux pieds d'argile. Ils vont s'effondrer, les uns après les autres, comme déjà aujourd'hui, Hertz, Renault, Air France et tant d'autres. Il ne faut surtout pas tenter de les "sauver" avec les deniers publics, c'est-à-dire avec l'argent des contribuables. Qu'ils crèvent ! Ils sont des archaïsmes puant le formol qui empêchent la nouvelle économie (de la frugalité, de l'utilité, de la proximité, de la qualité, de la virtuosité, …) de s'épanouir.

 

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La Chine (16,4%), les Etats-Unis (16,3%) et l'Union européenne (16,0%) sont, aujourd'hui (2017) et dans cet ordre, les trois plus grosses puissances économiques du monde (les autres régions se partageant les 50% restants).

Une nouvelle Union européenne, fortement fédérée, débarrassée des archaïques Etats nationaux, serait, et de loin, la première puissance mondiale, et pour longtemps. Qu'est-ce que nous attendons ?

 

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Le sunnisme est, de toutes les traditions religieuses et spirituelles que je connais, la plus pauvre, la plus primaire et la plus simpliste. Une religion d'un analphabète (Mu'hammad) pour des analphabètes (c'est cela qui a fait son succès dans les contrées illettrées).

Il n'en va pas de même pour le chiisme qui, quant à lui, a eu la chance de pouvoir se greffer sur le zoroastrisme et la riche culture persane.

 

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Le confinement : mon art de vivre depuis vingt ans dans ma longère morvandelle.

Le distanciation des autres humains : mon idéal de vie permanent.

 

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Le notion d'occident liée à une vague origine chrétienne commune, a explosé en quatre continents (Euroland, Angloland, Latinoland et Russoland) qui sont devenus indépendants.

 

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Les quatre âges de l'homme …

Jusqu'à 25 ans, il grandit.

Jusqu'à 50 ans, il construit.

Jusqu'à 75 ans, il mûrit.

Jusqu'à sa mort, il bénit.

Chaque passage d'un âge au suivant, est une crise existentielle qui est une période chaotique. Et il n'est que deux manières de sortir du chaos : par la bas avec un effondrement régressif et par le haut avec une émergence créative.

 

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De Bertrand Saint-Sernin à propos de la pensée de Whitehead :

 

"L'univers conduit, de l'intérieur, son autocréation."

 

Comme un arbre qui pousse de l'intérieur, l'univers se fait naître naturellement.

 

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La pensée a trois racines profondes : la spiritualité, la cosmologie et la philosophie. Tout le reste est secondaire, voire anecdotique ou inutile.

Ces trois racines cognitives visent à comprendre le Réel et ses fondements ultimes.

La spiritualité est une approche holistico-intuitive.

La science est une approche empirico-théorique.

La philosophie est une approche logico-conceptuelle.

Ces trois approches sont fondamentalement complémentaires et doivent absolument converger car leur degré de convergence indique la progression de la pensée vers toujours plus de cohérence globale de la connaissance véridique du Réel.

La science met en œuvre, méthodiquement, les concepts de la philosophie pour valider les intuitions de la spiritualité.

 

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Trop longtemps, la philosophie s'est cantonnée à affirmer que la réalité du Réel était inconnaissable. Et beaucoup l'ont cru en croyant sur parole les sceptiques et les kantiens.

Il faut à présent inverser cette croyance et affirmer, au contraire, que la pensée humaine étant consubstantielle à l'Esprit cosmique (comme la vie humaine est consubstantielle à la Vie cosmique), la connaissance absolue est possible et souhaitable.

 

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L'Esprit cosmique se révèle (aux sens photographique et épiphanique) dans la pensée humaine.

 

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Ne jamais confondre la force et la puissance … ni en cosmologie, ni en anthropologie, ni en sociologie, ni en noologie.

 

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Le Réel est un vaste réseau d'entités individuées et autonomes. Et chacune de ces entités, est elle-même un réseau d''autres entités autonomes, plus petites. Etc … Cette structure gigogne est capitale et la notion de réseau l'est plus encore dès lors que l'on comprend que c'est le réseau qui fonde et engendre les entités (c'est cela le processualisme par émergence organique), et non l'inverse (qui est le mécanicisme par assemblage mécanique).

Les entités sont des émergences c'est-à-dire des structures dissipatives qui absorbent, en les transformant, le trop-plein des tensions du réseau sous-jacent.

 

*

 

Toute entité est le produit de son milieu (du réseau qui lui est sous-jacent) sur lequel elle rétroagi. Cette rétroaction peut être positive ou négative, bénéfique ou nocive, génératrice de tensions constructives ou destructives.

Telle est l'essence de la première dialectique profonde qui anime l'évolution du Réel ; cette dialectique constitue l'écologie de l'entité considérée.

Mais toute entité est aussi le produit d'une rationalité qui est son germe le plus intime et sur laquelle elle rétroagi également ; cette autre dialectique profonde qui anime l'évolution du Réel affirme l'axiologie de l'entité considérée.

 

*

 

La dynamique du Réel est une suite sans fin d'évanescences et de résurgences, toujours inédites, mais semblables du point de vue de la logique processuelle.

 

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Chaque entité participe et contribue à son réseau. Et réciproquement.

 

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Une émotion noble et élevée ne se suffit pas ; encore doit-elle être interprétée pour prendre sens et consistance.

 

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La cosmologie de Whitehead n'identifie que trois des cinq piliers du Réel, à savoir l'intentionnalité ("Dieu"), la rationalité ("les entités idéales ou formes") et la créativité ("la créativité").  Il y manque la réalité du Réel qui est la mémoire substantielle cosmique (que Whitehead néglige totalement, semble-t-il) et la tensorialité du Réel (les bipolarités dialectiques que Whitehead esquisse dans le rapport dialectique entre l'entité et son réseau originel)  qui y induit toutes ses tensions (le carburant du métabolisme évolutionnaire).

 

*

 

La métaphore du "voyage" permet de faire mieux comprendre les cinq piliers de tout processus. Pour faire un "voyage", il faut :

  • un véhicule (qui existe, qu'on l'utilise ou pas : il est là, réel)
  • une destination (même si celle-ci c'est "faire un tour", ou "visiter", etc …)
  • un carburant (qui vient de l'extérieur et qui fait avancer)
  • un code (qui exprime les règles et méthodes d'un voyage réussi)
  • une conduite (le travail à assumer pour réaliser le voyage).

Ces cinq piliers correspondent, respectivement, à la mémoire généalogique, à l'intention téléologique, au nourrissement écologique, à l'ordre axiologique et à l'activité métabolique qui doit optimiser le "voyage" entre les contraintes des quatre autres piliers.

Les quatre premiers piliers existent indépendamment de l'éventuelle activité qui les mettra en branle ; ils constituent le fondement de l'univers du "voyage", mais si ces quatre fondements n'induisent aucune concomitance, rien ne se passera.

 

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Le 30/05/2020

 

Être socialiste ou populiste (deux termes pour moi synonymes, au nationalisme près … et encore), c'est inféoder la réalité à l'égalité, c'est inféoder la liberté à la sécurité, c'est inféoder la personne à la communauté, c'est inféoder l'éthique au pouvoir, c'est inféoder l'élite à la masse, c'est inféoder l'économie à l'idéologie, c'est inféoder le pragmatisme à l'idéalisme ; c'est aussi rêver de totalitarisme.

Le libéralisme est l'exact contraire de tout cela.

 

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Le revenu universel est une bonne solution à la condition expresse qu'il remplace toutes les autres allocations et tous les autres assistanats, et que l'on vire les hordes de fonctionnaires qui, aujourd'hui, administrent lesdites allocations et lesdits assistanats. Dans ces conditions, le revenu universel coûtera, à la collectivité, bien moins cher que les "systèmes sociaux" actuels (la fraude sociale actuelle en France est de 30 milliards d'euros chaque année). Quand j'étudiais cette solution du revenu universel dans les années 1990, la conclusion était que l'on pouvait allouer un petit SMIG à tous les citoyens, de leur naissance à leur décès, grâce à une TVA augmentée à 30% et avec la suppression de tous les autres impôts et taxes des ménages (il faudrait, bien sûr, réactualiser cette étude). Cela avait le double avantage de permettre à chacun de survivre raisonnablement et d'inciter chacun à consommer beaucoup moins. Avec la conséquence immense que chacun devenait autonome et responsable de soi.

 

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Mes 15 dettes conceptuelles les plus grandes :

  • A Héraclite d'Ephèse : la fluidité.
  • A Lao-Tseu : la bipolarité.
  • A Aristote : l'intention.
  • A Zénon de Cittium : la vitalité.
  • A Shankara : l'unité.
  • A Pascal : l'intériorité.
  • A Spinoza : l'accomplissement.
  • A Lamarck : l'évolution.
  • A Leibniz : la rationalité.
  • A Schelling : l'âme cosmique.
  • A Hegel : le processus.
  • A Nietzsche : la généalogie.
  • A Einstein : la cosmologie.
  • A Teilhard de Chardin : la noosphère.
  • A Prigogine : l'émergence.

 

*

 

L'unité cohésive et cohérente de l'univers est induite et maintenue par l'unicité et la cohérence de l'Intention cosmique.

 

*

 

Pour les entités néguentropiques que nous sommes, la puissance entropique qui cause la mort, la désagrégation, la destruction, l'anéantissement, etc ..., pourrait être ressentie comme le Mal absolu et être personnifiée par Satan ...

Il faut bien se garder de ce genre de projections morales sur le Réel qui est absolument amoral. Sa seule Loi est celle de l'accomplissement en plénitude.

Plus profondément, il ne pourrait exister des entités organisées (notamment vivantes et pensantes), s'il n'y avait, conjointement, partout, une puissance néguentropique ET une puissance entropique. C'est de leur conjonction qu'émergent toutes les entités organisées.

 

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Il faut encore et toujours insister sur la différence essentielle entre dualité (les deux charges électriques opposées, positive et négative, des particules) et bipolarité (les deux pôles inséparables et indissociables d'un aimant).

 

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De Bertrand Saint-Sernin, toujours à propos de Whitehead :

 

"Dieu (…) est à la fois fondement et vision : Il est, mais n'existe pas complètement. Il est inachevé. Sa vision est aussi son inachèvement, son incomplétude. Dans un monde en devenir, Dieu n'est pas l'Être suprême ; Il est la voie, le chemin (…). Il y a un Logos inhérent au monde, et ce Logos est Dieu. Dieu en quelque sorte inachevé, et pâtissant du devenir que Lui-même inspire et anime du dedans. (…) Ce qui est ultime, c'est le processus."

 

Je découvre que la grande différence entre Whitehead et moi est :

  • que son "Dieu" est personnel et anglican, distinct du monde mais partie prenante de la même unité réelle et transcendante,
  • qu'il moralise le Réel en y définissant le Bien et le Mal,
  • qu'il n'a pas compris le caractère mémoriel et accumulatif du Réel,
  • qu'il perpétue l'erreur galiléenne de croire que les mathématiques sont le langage du Réel.

 

*

 

Les mathématiques (le pluriel doit être maintenu) relient deux domaines disjoints (toutes les autres branches des mathématiques - théorie des ensembles, des catégories, des structures, etc … - sont des jeux abstraits et vains, n'ayant aucune rapport avec la réalité du Réel).

Celui de l'algèbre qui est le langage des quantités (des nombres).

Celui de la géométrie qui est le langage des formes.

Moyennant certaines conventions (par exemple celle des coordonnées), dans certains cas (lorsqu'on parle de quantités géométriques comme des distances, longueurs, angles, etc …), il est possible de passer du langage géométrique au langage algébrique (numérique). La réciproque est vraie dans le cas, par exemple, de l'analyse fonctionnelle où on peut "géométriser" une fonction algébrique.

Mais il est essentiel de comprendre que le domaine géométrique est infiniment plus vaste et plus riche que le domaine algébrique qui n'est qu'analytique et quantitatif.

 

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Un processus n'est possible et ne s'accomplit qu'en interdépendance avec les autres processus qui interfèrent avec eux.

 

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31/05/2020

 

Les mots-clés : progressisme, humanisme, idéalisme, universalisme, égalitarisme, ... sont typiques du 19ème siècle et ont conduit au nihilisme du 20ème siècle (et à toutes les catastrophes inhumaines que l'on connaît ; Verdun, Auschwitz, Kolyma, Hiroshima, Tien'anmen, Khmers rouges, Bhopal ... et tant d'autres).

Le nouveau paradigme en émergence doit éteindre ces obscures "Lumières" de la Modernité qui ont désacralisé tout ce qui est essentiel dans le monde, dont la Vie et l'Esprit.

Les ennemis du genre humain, aujourd'hui, ce sont le socialisme, le populisme, l'étatisme, l'indifférencialisme et l'indifférentisme, sous toutes leurs formes. Les impératifs sont la décroissance démographique et la décroissance matérielle. Les vertus : la frugalité consommatoire, l'autonomie personnelle, l'interdépendance élective et sélective, la spiritualité (la respiritualisation et la resacralisation du monde, de la Vie et de l'Esprit), l'intériorité.

L'humanité doit urgemment se mettre au service de ce qui la dépasse et cesser cette contemplation narcissique de nombril que l'on nomme "humanisme" et qui n'est que le déguisement d'un anthropocentrisme puéril.

 

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Abraham Lincoln aurait dit :

 

"Si vous trouvez que l'éducation coûte trop cher, essayez l'ignorance !"

 

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La pureté, c'est le contraire de l'hétérogénéité.

 

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Je suis assez partisan d'une conception intériorisée du Messie.

Le Messie est en moi (comme en chacun) ! A moi de le trouver et de le faire s'accomplir.

 

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Beaucoup de Français n'ont toujours pas compris que l'Etat français, c'est énormément d'administration enrobée d'un peu de gouvernement pour faire légitime.

Le pouvoir, en France, est bureaucratique et administratif (donc de gauche), et très peu démocratique. Les gouvernements passent mais l'administration reste. Les gouvernants, en France, ce sont les énarques et non les élus.

 

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La noosphère : depuis longtemps, c'est la communauté des esprits qui ont modelé notre vision du monde.

Jusqu'il y a peu, le lieu de la noosphère était les bibliothèques, surtout universitaires. Depuis quelques décennies, c'est la Toile qui a pris le relais.

 

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Face au Réel, quelque langage que ce soit, même mathématique, ne peut qu'être allusif ou suggestif : l'unité organique et processuelle du Réel échappe à tout langage. Le Réel se vit, mais ne peut se dire dans sa plénitude.

 

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Le Réel est en voie d'accomplissement ; il n'est donc pas accompli.

Ce simple constat fonde toute la théodicée de demain.

Le bien, c'est ce qui accomplit ou ce qui s'accomplit.

Le mal, c'est ce qui désaccomplit ou ce qui ne s'accomplit pas.

 

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Lorsque le huitième jour de sa naissance, jour de sa circoncision sacrée, tombe un shabbat qui interdit tous travaux, peut-on ou non circoncire le nouveau-né ? Voilà, typiquement, le prototype d'une question talmudique. Dans l'ordre de la pratique, il vaut mieux laisser le rabbin local et la famille en décider librement. Mais dans l'ordre de la pensée, le problème posé par cette incompatibilité entre deux mitzwot (la circoncision obligatoire le huitième jour et l'interdiction formelle de tout travail - et la circoncision en est un - le jour du shabbat), pose la difficile question de l'ordre de prééminence des mitzwot les unes par rapport aux autres : laquelle des deux est prioritaire et pourquoi ? Les textes talmudiques, en général, ne tranchent pas et se contentent d'exposer les opinions des sages.

Il faut se garder de prendre ces questionnements à la légère, malgré l'apparence désuète des problématiques (il en est bien d'autres d'aspect encore beaucoup plus vétillard).

La question centrale est : comment servir l'accomplissement divin de la manière la plus efficiente lorsque deux chemins contradictoires s'ouvrent ? Les deux Talmuds n'ont pas d'autre objet.

 

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Le 01/05/2020

 

Premier mai …

La "fête du travail" (qui est, symptomatiquement, un jour de congé) perpétue le culte idéologique et apologétique du Socialisme (comme la fête de Jeanne d'Arc perpétue celui du Nationalisme).

Socialisme et Nationalisme : les deux cancers mentaux produits par une modernité dégénérée.

Le Socialisme et le Nationalisme sont frères de lait.

Tous deux nés vers 1848.

Tous deux héritiers de Thomas More et de Tommaso Campanella via Jean-Jacques Rousseau et Maximilien de Robespierre.

Tous deux pères du National-Socialisme, du Fascisme, des Communismes, de tous les Populismes et de tous les Gauchismes.

 

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Tous les Socialismes reposent sur l'idée de la Justice sociale comme résultat de l'Egalité sociale.

En fait, "Justice" et "Egalité" sont devenus, dans la phraséologie socialiste, de quasi synonymes ; la Justice, c'est l'Egalité, et l'Egalité n'est que Justice.

Nulle part, dans le Réel, rien n'est l'égal de quoique ce soit. Les hommes ne sont ni ne seront jamais égaux en rien, étant tous différents dans toutes les dimensions de leur être. Le Socialisme est donc contre-nature et ne peut s'imposer que par la contrainte démagogique et se maintenir que dans la violence totalitaire.

A l'exact opposé de cette délétère Egalité/Justice, il y a le principe d'Equité qui pose : de chacun selon ses talents, à chacun selon ses œuvres (ou mérites).

 

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De Véronique Guillemard :

 

"L’aéronautique tombe de haut. Longtemps, cette industrie s’est grisée de perspectives stratosphériques. Tous les quinze ans, la flotte d’avions en service doublait de taille. La demande en appareils neufs était estimée à plus de 40.000 exemplaires d’ici à 2040. Les compagnies aériennes étaient priées d’attendre entre cinq et sept ans pour recevoir leurs nouveaux appareils, tandis qu’Airbus et Boeing tentaient, à marche forcée, d’augmenter leurs cadences de production. L’appétence pour les voyages n’était jamais assouvie, grâce aux nouvelles classes moyennes en Chine et en Inde, impatientes de découvrir la planète. Le nombre de passagers devait doubler pour franchir le cap hallucinant des 8 milliards par an d’ici à 2040… Peu importe que les aéroports soient saturés, les avions bondés et leur accès, un parcours du combattant avec ces interminables points de contrôle. L’avion était roi."

 

Et c'est fini ! Et c'est tant mieux !

Les voyages en avion sont des absurdités archaïques.

Comme tous les voyages lointains, d'ailleurs …

 

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D'Anne Frank :

 

"La chose importante à garder en tête est qu'il ne faut jamais attendre

une minute pour commencer à changer le monde."

 

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Avec la crise pandémique, c'est le procès de la promiscuité qu'il faut instruire.

 

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La grande  est une invention monstrueuse de la modernité. Elles doivent disparaître ensemble.

 

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La finance sous toutes ses formes (bancaire ou boursière) n'appartient pas au corps de l'économie. Elle en est le chancre et le parasite, parfois utile (financement de projets), mais plus souvent morbide (spéculations vénales).

Il est tellement dommage que nos contemporains ne comprennent pas la différence cruciale qui existe entre le libéralisme (la seule doctrine socioéconomique qui vaille, construite sur l'autonomie personnelle et l'interdépendance de tous les acteurs), le capitalisme (qui privilégie le financement privé des investissement privé) et le financiarisme(qui est le cancer spéculatif, cupide et prédateur de l'économie réelle).

 

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Quelques chiffres à avoir en tête, en termes de population :

  1. Chine : 1.400 millions.
  2. Inde : 1.370 millions.
  3. Europe : 447 millions.
  4. USA : 329 millions.

 

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Imaginons qu'un esprit humain atteigne la connaissance absolue et parfaite de la rationalité cosmique du Réel. Il détiendrait dès lors la "vérité" au moins au sens d'une représentation véridique et cohérente, avérée et infalsifiable.

Si cela était, cela éteindrait définitivement toutes les doctrines métaphysiques, philosophiques et scientifiques qui ne lui serait pas strictement conformes.

Tout ce qui serait pensé ou dit ou écrit hors de cette conformité, serait clairement faux donc condamnable. Il ne s'agirait pas d'une croyance, mais de la certitude avérée et incontestable.

Certains crieraient, alors, au totalitarisme de la vérité et à l'intolérance radicale envers le mensonge, la fausseté et l'erreur (l'utopie et le rêve, le fantasme et les conjectures).

Il n'y aurait plus, alors, qu'une seule doctrine, ouverte sur une infinité d'applications et de commentaires de plus en plus fins et spécifiques.

Je pense que ce moment est arrivé !

 

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Le 02/05/2020

 

De Charles Prats :

 

"L’Allemagne a beaucoup plus de lits d’hospitalisation par rapport à sa population que la France, et il y a plus de médecins et moins de personnels administratifs dans les établissements de santé. Schématiquement, en Allemagne, on dépense plus d’argent pour soigner que pour administrer. En France, le débat se focalise souvent sur les impôts. On se chamaille pour savoir qui va se faire taxer et de combien. La question fondamentale devrait d’abord être : comment l’argent public est-il dépensé ?"

 

Il est temps que la France prenne ses dispositions pour que la gabegie administrative, fonctionnaire et bureaucratique cesse.

 

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A côté de la fraude fiscale des soi-disant "riches", il y a surtout, et beaucoup plus, la fraude sociale des soi-disant "pauvres", c'est-à-dire toutes les allocations, toutes les aides et tous les assistanats détournés qui aboutissent indûment dans la poche de tricheurs dont le détournement de la manne sociale est devenu le métier … en plus de leurs autres activités "au noir".

Cette fraude sociale, en France, représente de l'ordre de 30 milliards d'euros par an.

 

*

 

Il paraît qu'au cœur de la mentalité française, il y aurait l'obsession égalitaire et le sens aigu de la "justice sociale".

Non, je ne le pense pas ou, du moins, pas de cette manière : le cœur de la mentalité française, c'est la jalousie, l'animosité et le ressentiment.

"Pourquoi lui aurait-il plus que moi ?"

Faire le moins possible pour recevoir le plus possible.

Et pour ça, l'astuce, le passe-droit, le clientélisme, le système-D, la triche …

 

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La caractéristique dominante de chaque Européen :

 

  • Le Français est jaloux.
  • L'Italien est hâbleur.
  • L'Espagnol est hautain.
  • Le Portugais est bosseur.
  • Le Belge est bon-enfant.
  • Le Luxembourgeois est fonctionnaire.
  • Le Néerlandais est arrogant.
  • L'Anglais est malin.
  • L'Irlandais est fêtard.
  • L'Allemand est discipliné.
  • Le Danois est propret.
  • Le Suédois est assisté.
  • Le Norvégien est franc-buveur.
  • Le Suisse est prospère.
  • Etc …

 

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La Chine est le nouveau riche de la planète (elle en a l'arrogance, la prétention, le mépris, la suffisance, l'avanie, …), mais sa fortune est artificielle et ne tient qu'à un cheveu.

Bientôt, la Chine s'effondrera (la révolte hongkongaise et le bordel pandémique le préfigure).

On ne peut être, longtemps et en même temps, capitaliste et communiste, libéral et dictatorial, libertaire et totalitaire …

Ce sera la fin de ce mythe journalistique nommé les BRIC dont le Brésil (ses ressources forestières s'effondre), la Russie (ses ressources d'hydrocarbures s'épuisent) et l'Inde (son inefficience la perd) sombrent déjà …

La seule chose qui unit encore les quatre BRIC, c'est leur populisme dictatorial.

 

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C'est la science qui nourrit la philosophie depuis après les présocratiques (Héraclite, Anaximandre, Anaxagore, …) qui avaient déjà bien posé toutes les bonnes questions.

En abandonnant le mécanicisme qui l'engluait, la science a réalisé un saut gigantesque, surtout depuis 50 ans … alors que la philosophie régresse en bavardages stériles depuis près de deux siècles.

Il est temps de rectifier la situation. L'avenir de la philosophie est devant elle : adieu Platon, Epicure, Augustin, Thomas, Descartes, Kant, Comte, Kierkegaard, Husserl, Sartre, Derrida et autres …

L'itinéraire entre la vieille philosophie présocratique et la future philosophie noétique passe rapidement par Aristote, Jean Scot Erigène, Leibniz, Pascal, Schelling, Hegel, Nietzsche, Teilhard de Chardin … mais ils n'ont plus grand' chose à nous apprendre : ils sont des tentatives inspirantes, mais non des apporteurs de solutions véritables.

 

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L'opulence est amorale ... La morale naît de la nécessité.

 

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Il est peut-être temps que les franciliens comprennent qu'il n'y a qu'eux qui se sentent "français". Ailleurs on est normand, breton, basque, alsacien, lorrain, savoyard, périgourdin, bourguignon, morvandiau, provençal, aquitain, languedocien, ardennais, auvergnat … et autres. Mais pas français. Le France, comme les autres nations européennes, sont des  constructions artificielles du 19ème siècle qui n'ont plus aucune signification aujourd'hui. L'Etat-Nation est obsolète et il doit disparaître. Il y a l'Europe comme continent culturel et historique ; il y a les régions locales comme bassins socioéconomiques ; et, entre ces deux niveaux, il n'y a rien !

 

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Le 03/05/2020 (Aujourd'hui démarre ma 68ème année)

 

La science est-elle une religion ?

Je ne sais si "La Science" cela existe.
Le domaine des sciences est comme un vaste arbre, pourvu de très nombreuses branches qui se ramifient toutes en de multiples spécialités.
Cet arbre possède un tronc unique : la Physique, et un ensemble racinaire : la Cosmologie qui va chercher ses nutriments dans le terreau de la Métaphysique.
Je crois que l'on peut parler d'une approche scientifique du Réel en parallèle avec l'approche philosophique du Réel et avec l'approche spirituelle du Réel. Ces trois approches se distinguent par leur méthode (ratio-empirique, ratio-conceptuelle et intuitionnelle). Il est indispensable de faire converger ces trois approches de façon à assurer la cohérence globale de la Connaissance et à la faire tendre vers la Gnose.

La religion n'a pas grand' chose à voir avec tout cela.
Une religion est un système exotérique (destiné aux masses populaires) de croyances et de pratiques cultuelles et/ou ascétiques, greffé sur une souche mystique ou spirituelle plus ou moins ésotérique (réservée aux "initiés").
Dans toute religion, il existe un axe vertical (reflet de ses sources mystico-spirituelles) qui relie chaque croyant à la Divinité, tant par le plus profond de l'âme (méditation) que par le plus élevé de l'âme (contemplation). Et il existe un axe horizontal qui relient, entre eux, l'ensemble des croyants par les pratiques traditionnelles.
La métaphore de l'arbre s'applique à chaque religion, comme au domaine scientifique : les racines en sont ses sources mystico-spirituelles, le tronc en est le Crédo fondateur exprimant le fond de la tradition, et les branches et rameaux en sont les diverses écoles, doctrines, églises, chapelles ou hérésies qui se sont déployées au fil de l'histoire de cette tradition.

L'intention de l'approche scientifique (comme des approches philosophique ou spirituelle) est la connaissance véridique du Réel tel qu'il est et tel qu'il va. Ce n'est aucunement l'intention des religions qui, en très gros, sont des systèmes de croyances permettant aux masses de "supporter" le Réel qu'elles ne comprennent pas et qu'elles ressentent soit comme une source de peur et de souffrance, soit comme un obstacle à la réalisation de leurs désirs.

 

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Depuis fort longtemps, les philosophes antiques parlaient des relations de sympathie et d'antipathie entre tout ce qui existe, pas seulement entre les êtres vivants ou pensants.

Un électron attire le proton mais repousse l'autre électron. Une masse matérielle attire toutes les autres masses matérielles.

Ces sympathies et antipathies traduisent, en fait, respectivement la complémentarité ou l'incompatibilité des conformations qui, toutes, tendent vers leur accomplissement en plénitude et cherchent à se "compléter" grâce à la conformation de l'autre.

 

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Le domaine scientifique s'étage sur quatre niveaux :

  • La Cosmologie qui étudie les fondements de la rationalité du Réel-Un.
  • La Physique qui étudie la Matière.
  • La Biologie qui étudie la Vie.
  • La noologie qui étudie l'Esprit (tant individuel que collectif).

Ces quatre niveaux ne sont pas étanches et chacun est connecté aux trois autres par des interfaces spécifiques.

Ainsi, la Matière est inhérente au Réel, mais n'a pu se manifester et émerger comme telle qu'au départ d'une Hylé suffisamment complexifiée.

De même, la Vie est inhérente au Réel, mais elle n'a pu se manifester et émerger comme telle qu'au départ d'une Matière suffisamment complexifiée.

Enfin, l'Esprit est inhérent au Réel, mais n'a pu se manifester et émerger comme tel qu'au départ d'une Vie suffisamment complexifiée.

 

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Si l'on veut bien considérer qu'il existe trois approches vers la réalité du Réel, à savoir les approches scientifique, philosophique et spirituelle, et sans nier - loin s'en faut - les connexions, interfaces et compénétrations de ces trois approches (combien de grands physiciens, comme Einstein, ne sont-ils pas aussi des mystiques à leur manière ?), la question est de savoir ce qui distingue ces trois approches.

Sans doute est-ce le langage qu'elles utilisent préférentiellement. L' approche scientifique privilégiait le langage mathématique alors que la philosophie et la spiritualité préféraient, respectivement, les langages conceptuel et symbolique.

Aujourd'hui, cette différenciation devient chaque jour moins pertinente depuis que l'approche scientifique a pris conscience que la part quantifiable (donc mathématisable) des phénomènes physiques en est la part congrue.

 

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Le 04/05/2020

 

Lettre à Michel O. :

 

Bonjour Michel.
Je trouve que ton discours tourne à l'invective primaire, tout en contradiction avec la tradition philosophique.
Tu n'as pas compris que les États-nations sont des purs produits récents de la modernité (ils vont succomber avec elle) et que l'heure est à la continentalisation (si l’Union européenne ne se fédéralise pas profondément, elle restera le terrain de jeu des grands continents agressifs  comme les USA et la Chine qui, eux, sont déjà continentalisés).
Tu n'as pas compris Nietzsche dont la pensée est orientée par la "Volonté de Puissance" c'est-à-dire par l'énergie du dépassement de soi (individuel ou collectif) au service d'autre chose que le nombril humain.
Tu n'as pas compris que la dichotomie de 1792 entre gauche et droite (entre égalitarisme et libéralisme, entre jacobinisme et girondisme, entre assistanat et autonomie) est morte aujourd'hui.
Tu n'as pas compris que le gauche (l'absurde croyance en la "justice sociale" qui n'est que la jalousie des fainéants) est morte avec Mitterrand et Hollande.
Tu n'as pas compris que Macron, avec tous ses défauts et toutes ses faiblesses, est en train d'essayer de sortir le "système français" de son archaïsme délétère, de son nationalisme franchouillard (qui est un pur mythe, sauf pour les franciliens qui s'y raccroche - la France est une invention du 19ème siècle. ... à part les parisiens, je ne connais pas de Français, mais je connais des normands, comme toi, des morvandiaux, comme moi, des alsaciens, des bretons, des savoyards, etc ... mais pas de "français" qui est un pur mythe de la troisième république).
Tu n'as pas compris que ton libertarisme affiché et ton nationalisme montant sont totalement incompatibles.
Tu n'as pas compris que tu es en train d'adhérer à un populisme exécrable qui est le cancer de notre époque.
Tu n'as pas compris qu'en faisant l’apologie du "petit peuple" dont je sors, comme toi, et sans honte, comme toi, tu fantasmes ; tu idéalises une médiocrité radicale au nom de ceux qui ont travaillé comme des fous pour s'en sortir.
Reviens à toi, Michel. Il est temps. Tu déconnes !
Amitiés sincères,

 

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Le monde humain saura-t-il prendre la leçon de la pandémie ?

Faut-il ou pas avoir confiance en l'humain ? Sera-t-il capable de cet indispensable sursaut salvateur ?

Ma mère disait que "la vie trouve toujours son chemin". Oui, mais la vie peut aussi choisir de continuer son chemin sans l'homme ...

Certains signes vont dans le bon sens. D'autres vont en sens inverse ...

Nous en saurons plus dans un an.

 

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L'évolution de la Culture, donc ...

Je crains que la crétinisation du monde humain soit en bonne voie. Il suffit de voir le contenu des rubriques "culturelles" des journaux et magasines pour comprendre que ce terme "culturel" couvre essentiellement la soi-disant "culture" populaire c'est-à-dire, outre les tags et autres "street arts",  les trémoussements des "vedettes" du cinéma, de la télévision, de la chanson (si l'on peut appeler "chanson" les bruits et borborygmes des rappeurs ou autres "technos") et autres "artistes" de variété et de divertissement de masse.

La vraie Culture est évidemment ailleurs et elle intéresse de moins en moins de monde (mais la quantité n'a jamais fait la qualité).

Je connais mieux le monde des livres que le monde des arts. Et je constate la navrante pauvreté de 99% des livres édités actuellement. Les gens ne lisent plus et lisent mal.

Je crains que la vie réellement culturelle, la vie de l'Esprit, ne demande tant d'efforts sérieux qu'elle rebute de plus en plus de nos contemporains allergiques au mot même d'effort (nous vivons un monde obsédé de facilité) ; la Culture est donc condamnée à devenir de plus en plus élitaire. Est-ce un mal ? Cela n'a-t-il pas toujours été le cas ?

 

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Les sept enseignements de la pandémie selon Jérôme Béglé du "Point" [les commentaires entre crochets sont de moi] :

 

  • Les Français se sont montrés obéissants et respectueux [sauf les jeunes musulmans et africains des banlieues dont les trafics illicites, surtout de drogues, étaient très perturbés par le confinement]
  • Nos économies sont plus fragiles qu'on ne l'imagine [il était temps de s'en rendre compte : le modèle financiaro-industriel est en phase finale].
  • L'avènement des médecins superstars [c'est ridicule, mais c'est ainsi : la populace a besoin de héros].
  • L'Europe a été à sa place [mais, comme toujours, du fait des freins nationaux, la réaction a été trop lente].
  • Les nationalistes [populistes chinois, russe, anglais, américain, hongrois ou brésiliens] ne sont pas plus efficaces [au contraire !].
  • Ce que les masques nous enseignent sur la France : un terrible constat d'échec [la logistique étatisée est dramatiquement lamentable ; heureusement que les entreprises privées ont été là].
  • Les politiques … ont bouché les trous et pris conscience que le rôle protecteur de l'État était un mythe [les limites du centralisme jacobin ont été vite atteintes et sont devenues évidentes ; le plus grand responsable en termes de décès pandémiques, a été et est la bêtise bureaucratique de l'Administration].

 

Il reste à espérer que cette crise pandémique ait comme effet durable et profond, de faire comprendre trois choses :

 

  • L'absolue nécessité d'une continentalisation européenne fédérale et forte, et d'une marginalisation des Etats nationaux.
  • L'absolue nécessité d'un renforcement économique et technologique en Europe où il faut développer des centres d'algorithmie, de progiciels, de robotique, etc …, où il faut travailler plus et plus longtemps, où il faut laisser les entreprises régler leurs affaires elles-mêmes et où il faut faire taire, une fois pour toutes, la racaille syndicale (CGT et Sud, par exemple, dont le niveau d'infamie a été dantesque).
  • L'absolue nécessité de mettre un ordre strict dans les cités et banlieues, d'y passer, comme le préconisait Nicolas Sarkozy, "un bon coup de karcher", d'y démanteler tous les trafics et d'en expulser tous les illégaux.

 

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Le Réel, le Cosmos, la Vie et l'Esprit s'inscrivent dans la durée. Ils ne sont qu'accumulation de mémoire vivante.

Ce n'est pas moi qui vit ; c'est la Vie qui se vit à travers moi.

Ce n'est pas moi qui pense, c'est l'Esprit qui pense à travers moi.

C e n'est pas moi qui m'accomplit, c'est l'Intention qui s'accomplit à travail moi.

Ce n'est pas moi qui agit, c'est l'Evolution qui agit à travers moi.

Chaque être, chaque entité du monde n'est qu'un porteur éphémère de ce qui le dépasse infiniment. Et cet éphémère même participe à et de l'éternité qui s'y manifeste.

Ce n'est pas ma vie qui compte, mais bien la Vie qui forge et accomplit cette vie.

 

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L'analytique sans l'holistique, c'est voir les parties et oublier le tout.

L'holistique sans l'analytique, c'est voir le tout et oublier les parties.

 

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Lorsque tout bouge, lorsque tout change, lorsque tout évolue tout le temps, - surtout en nos temps d'extrême turbulence et de chaotisation générale - une grande qualité d'éveil s'avère vitale.

Il faut apprendre cet éveil, cette vigilance de tous les instants, mais sans stress. C'est difficile ? Oui, mais c'est cela qui fait le sel de la vie. C'est incertain ? Oui, comme tout ce qui est complexe, donc imprévisible.

Il faut apprendre cette sagesse qui voit tout et comprend beaucoup, mais qui n'a peur de rien. Car cette sagesse sait que la peur paralyse, que le peur tue, que le peur fait perdre plus de soixante pourcents des moyens, que la peur aveugle, que la peur brise les relations à l'autre, etc …

La sagesse stoïcienne ne proclamait-elle pas qu'il ne faut se préoccuper que de ce que l'on peut maîtriser. La sagesse confucéenne complète : si le problème a une solution, ce n'est pas un problème et si le problème n'a pas de solution, ce n'est pas ton problème.

 

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La modernité a adoré le gigantisme. Elle l'a voulu. Elle l'a fabriqué. Le gigantisme des s ou des multinationales. Le gigantisme de l'économie de masse, de la production de masse, de la consommation de masse, du marketing de masse, de la distribution de masse, des médias de masse, etc …

Mais la modernité s'étiole sous nos yeux : les ressources s'épuisent, et elle ne vivait que d'abondance, les systèmes robotiques et algorithmiques vont abattre soixante pourcents du boulot, et elle ne vivait que d'exploitation humaine, les réseaux organisent déjà le monde, et elle ne vivait que de pyramides hiérarchiques, la logique économique vire déjà vers la valeur d'utilité, la frugalité et la durabilité, et elle ne vivait que de masses et de prix, la spiritualité, l'intériorité et le sens reprennent leur droits, et elle ne vivait que de ce nombrilisme narcissique humain qu'elle appelait "humanisme".

L'après-modernité ne vivra plus jamais à l'heure du gigantisme d'antan. Tout reprendra sa juste place, par nécessité ou par sagesse. Le monde humain sera un vaste réseau très interconnecté de petites communautés (réelles ou virtuelles) vivant selon le principe de frugalité et de proximité.

Est ainsi venu le temps du minimalisme, du miniaturisme, du nanisme …

Pour être belle et grande, la vie doit devenir intériorisée, confinée, proche.

"Rien de trop" était-il écrit sur le fronton du temple d'Apollon à Delphes, juste à côté du "Connais-toi toi-même et tu connaîtra l'univers et les dieux".

 

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Savoir, connaître et comprendre forment un trépied indispensable. Savoir les données, connaître leur structure et comprendre leur dynamique.

 

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Avoir le sens de la vie est une expression à double tranchant. D'une part, il s'agit de sentir la Vie, de la comprendre, de la deviner, de la percevoir au travers des mille signes de sa manifestation silencieuse et discrète. D'autre part, il s'agit de donner un sens ou du sens à sa propre vie, et à celle de son entreprise ; il s'agit d'inscrire leur existence dans le flux, plus global, de la Vie au sens quasi cosmique du terme.

La sagesse taoïste disait simplement qu'une vie joyeuse résultait de la mise en concordance de son propre tao intérieur avec le Tao cosmique. Et ce mot "Tao" est bien difficile à saisir ; il est plus symbole de signifié. Il indique la "voie", le "chemin", le "cheminement" ou, plus prosaïquement, le "processus".

Mon existence est un processus constructif. Mon entreprise aussi. Pour résister à l'usure du temps, même une cathédrale gothique a dû respecter les lois cosmiques de la pesanteur, de la résistance des matériaux, de la géométrie sacrée.

Pourquoi en irait-il différemment pour ma propre vie ou pour celle de mon entreprise ?

Il faut alors cultiver la modestie pour respecter ce qui nous dépasse … et la Vie nous dépasse infiniment.

 

 

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C'est la grande loi de l'accomplissement réciproque : l'accomplissement de soi passe par l'accomplissement de l'autour de soi.

 

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Le Réel, le Cosmos, la Vie et l'Esprit s'inscrivent dans la durée. Ils ne sont qu'accumulation de mémoire vivante.

Ce n'est pas moi qui vit ; c'est la Vie qui se vit à travers moi.

Ce n'est pas moi qui pense, c'est l'Esprit qui pense à travers moi.

C e n'est pas moi qui m'accomplit, c'est l'Intention qui s'accomplit à travail moi.

Ce n'est pas moi qui agit, c'est l'Evolution qui agit à travers moi.

Chaque être, chaque entité du monde n'est qu'un porteur éphémère de ce qui le dépasse infiniment. Et cet éphémère même participe à et de l'éternité qui s'y manifeste.

Ce n'est pas ma vie qui compte, mais bien la Vie qui forge et accomplit cette vie.

 

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Le philosophe Henri Bergson avait bien senti la différence essentielle entre le temps artificiel et convention des horloges qui est le temps qui passe, et la durée du temps vécu qui s'inscrit dans la mémoire.

 

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La vie est un chemin qui n'a aucune destination fixée, un chemin qui ne va nulle part, un chemin qui n'a aucun but et qui continuera tant que celui qui y marche, marchera.

Mais le cheminement, lui, recèle un vrai secret. Connu depuis toujours. Et oublié le plus souvent.

Ce n'est pas le chemin qui compte, mais le cheminement du chemineau.

La Joie n'est pas au bout du chemin, elle est le chemin, elle est le cheminement lui-même.

 

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Le 05/05/2020

 

A force de chercher midi à quatorze heure, chacun finit par voir midi à sa porte.

 

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Le toit dégoutte.

Le moi dégoûte.

 

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Echanger ?

Echanger avec un supérieur, ça s'appelle apprendre.

Echanger avec un inférieur, ça s'appelle enseigner.

Echanger avec des "égaux", ça s'appelle perdre son temps.

L'intelligence collective, ça n'existe pas ; juste une resucée d'égalitarisme qui permet aux crétins de croire qu'ils sont géniaux.

L'intelligence collective, c'est une ou deux locomotives qui tirent des wagons derrière eux et leur font croire qu'ils sont intelligents.

Le génie n'est jamais collectif !

 

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Le 06/05/2020

 

De Lucain :

 

"Mens sana timetur"

 

"Un esprit sain fait peur …". La lucidité, la véridicité, la réalité font peur. L'humain est un animal qui s'enferme dans ses illusions pour ne pas devoir constater son insignifiance.

 

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Le 07/05/2020

 

Il faut rejeter aussi radicalement le modèle américain que le modèle chinois. Tous deux appartiennent à l'ancien paradigme de la Modernité, donc de la matérialité, de l'anthropocentrisme. Tous deux assassinent la Terre, la Nature, la culture, la science, la philosophie. Tous deux cultivent l'impérialisme sur toutes ses facettes : commerciales, technologiques, monétaires, idéologiques, militaires, … Tous deux cultivent au plus haut point l'absurdité idéologique, mais selon des chemins très différents. Tous deux aspirent à une hyperconsommation matérielle qui, pourtant, commence à s'éteindre déjà et s'éteindra radicalement sous peu ; chant du cygne de la modernité moribonde.

 

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A l'échelle mondiale, trois continents s'obstinent, dans leur délirant déni de réalité, à vouloir perpétuer le paradigme moderniste et à financer la chape de plomb qui empêche le nouveau paradigme d'émerger.

Ces trois continents sont l'Angloland, le Sinoland et l'Islamiland … et dans une bien moindre mesure : le Russoland (qui essaie, tant bien que mal, pour ne pas se faire larguer - le Russoland vit de ses réserves d'hydrocarbures qui, bientôt, seront épuisées - et tente de s'acoquiner tant avec le Sinoland qu'avec l'Islamiland … qui le méprisent tous deux).

La Latinoland et l'Afroland ne jouent plus avec, depuis longtemps, et ils se vendent au plus offrant. Et l'Indoland est en train de les rejoindre.

Il ne reste donc que l'Euroland pour faire émerger le nouveau paradigme et, ainsi, éviter l'effondrement de toute l'humanité.

 

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Les grosses entreprises pratiquant la logique de masse et de prix, sont condamnées à devenir de plus en plus pauvres (tant financièrement qu'humainement), produisant, à très faible marge, des commodities utiles, mais de low interest.

 

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Le 08/05/2020

 

Ce jour commémore la fin de la seconde guerre mondiale, celle des national-socialismes contre le libéralisme, guerre immonde et hallucinante qui a accéléré l'effondrement de la Modernité déjà enclenché par la première guerre mondiale.

 

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Les GAFA (et quelques autres) ont inventé un terrible cheval de Troie pour pénétrer dans la forteresse de nos vies intimes, pour rompre les portes sacrées de nos privances, pour mettre la main sur nos existences mentales.

Les réseaux sociaux populaires sont devenus les dépotoirs psychotiques de nos sociétés incultes et déboussolées.

Le numérique ludique est devenu la drogue des esprits faibles (et il y en a des milliards) en y ensemençant des addictions d'abord pitoyables, puis dramatiques.

Les "fausses nouvelles", les délires complotistes, l'éradication du rationnel au profit de l'émotionnel reptilien mettent à mal nos démocraties déjà affaiblies par le démagogisme et le carriérisme qui les rongent.

Bref : "Timeo GAFAos et dona ferentes"

Cadeaux ? Si c'est gratuit, c'est vous le produit !

 

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La puissance du Sinoland : sa population obéissante à bas salaires.

La puissance du Russoland et de l'Islamiland : leurs hydrocarbures à bas prix.

La puissance de l'Angloland : sa finance tentaculaire.

La faiblesse de l'Indoland, de l'Afroland et du Latinoland : leur inefficience.

La chance de l'Euroland : son intelligence créatrice.

 

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Tout qui s'obstinera dans l'ancien paradigme, s'effondrera avec lui.

 

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Pour vendre de la non-qualité : le prix.

Pour vendre des effets d'annonces : la spéculation.

Pour vendre du fantasme gratuit : la publicité.

Pour vendre le la valeur : la virtuosité.

 

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Avec l'âge, la tendresse prend la pas sur la sexualité, sans l'éliminer.

 

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Tous les socialismes - qu'ils soient de "classes" ou de "races" - reposent sur un égalitarisme intérieur et un ostracisme extérieur. Il y a les "égaux" et il y a les "salauds". Cela dure depuis plus de deux siècles, avec des nuances et des variantes à l'infini. Mais tous ces socialismes, parce que leur égalitarisme est contrenature, ne peuvent accéder et se maintenir au pouvoir que dans la violence des mots ou des maux, dans la violence d'Etat ou des tas.

 

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La France est un pays viscéralement socialiste depuis 1870 ; il a largement collaborer avec Hitler, un autre socialiste, et avec l'URSS, un autre socialisme, pour cette raison ; il hait le libéralisme, la libre entreprise, l'autonomie personnelle pour cette raison ; il a le culte de l'Etat, de la bureaucratie et des assistanats paternalistes pour cette raison.

 

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Il faut donner raison à Max Weber : le catholicisme est socialiste et le protestantisme est libéral … et l'anglicanisme n'est ni l'un ni l'autre et a inventé le financiarisme spéculatif, histoire de tirer ses marrons du feu et de vivre aux crochets du travail des autres..

L'Europe était en train de se rompre en trois pour cette raison.

Mais cette rupture n'est plus certaine grâce à la pandémie … La Grande-Bretagne par financiarisme cupide, d'une part, et la France, l'Espagne et l'Italie par inefficience étatiste ont provoqué, chez eux, une hécatombe, alors que les pays protestants (Allemagne, Scandinavie, Pays-Bas, …) s'en est plutôt très bien sorti.

La leçon portera-t-elle ses fruits ?

Les latins et les anglo-saxons comprendront-ils enfin qu'il leur faut sortir de leurs fantasmes respectifs ?

La seule voie : l'éthique libérale et le libéralisme éthique, l'autonomie interdépendante et l'interdépendance autonome, le respect de toutes les différences, la reconnaissance du mérite personnel, et l'encouragement des toutes les vocations, tant individuelles que collectives.

 

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Il me paraît de plus en plus clair que le monde des doctrines socioéconomiques est ternaire : le libéralisme, le financiarisme et le socialisme.

Le libéralisme repose sur l'autonomie interdépendante et l'initiative privée.

Le financiarisme repose sur l'obsession du profit matériel à court-terme.

Le socialisme repose sur un étatisme égalitariste et paternaliste.

 

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Il a été trop facile aux démagogismes socialistes (de races ou de classes) de faire croire, au "bon" peuple,  l'équivalence entre libéralisme et financiarisme. Il faut que cette imposture cesse !

Le financiarisme, comme le socialisme, est la négation du libéralisme.

Le libéralisme refuse toute inféodation de la personne à un quelconque "maître", que ce soit l'Etat ou l'Argent.

 

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Le 09/05/2020

 

Les mathématiques sont un langage de représentation qui est, intrinsèquement, à la fois analytique et additif. Le Réel n'est ni l'un ni l'autre ; il n'est pas un assemblage ; il est un organisme vivant réclamant des approches holistiques dont les mathématiques sont incapables.

Le langage mathématique n'est précieux que pour les parties du Réel qui sont mécanistes, c'est-à-dire du niveau le plus bas de complexité.

Dans le Réel, ni le Zéro, ni l'Infini n'existent (l'un n'étant que l'inverse de l'autre).

 

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Soyons clairs : 90% des Francs-maçons du monde sont réguliers (c'est-à-dire respectent scrupuleusement les "anciens devoirs" - les "Old Charges" - et les "règles du métier" - les "Landmarks") et reconnus, c'est-à-dire qu'ils appartiennent à une Loge, appartenant à une Grande Loge (une seule par État) qui est reconnue par toutes les autres Grandes Loges régulières du monde (et non par la seule Grande Loge Unie d'Angleterre comme le colporte éhontément le GOF).

En France, il n'y a qu'une seule obédience régulière et reconnue : le GLNF, mais, du fait de l’incapacité atavique française de respecter convenablement des Règles traditionnelles (et du fait de la prééminence des affaires de personnes et de pouvoirs, sur la vocation initiatique), le paysage "maçonnique" français est "multiple". Il y a aussi des Grandes Loges Régulières mais non encore reconnues (GLdF, GLAMF et deux ou trois autres) et il y a, surtout et très malheureusement, 220 "obédiences" dites "dissidentes" ou "libérales" (suite, notamment, à des récupérations politiques comme celle de Napoléon) qui se proclament maçonniques et qui ne le sont pas (en tête desquelles ces deux fumisteries nommées GOF et DH).

Soyons très clairs : ces 220 "obédiences" qui se disent maçonniques, ne le sont pas : elles sont des simulacres, des impostures, des plagiats, des détournements ... et leurs membres ne sont pas des Frères (et encore moins des Sœurs). On parle de "Franc-maçonnerie universelle" ; elle existe et c'est l'ensemble des Grandes Loges Régulières et Reconnues du monde.

Tout le monde a le droit de jouer au ballon, mais il est inacceptable que ceux qui jouent au rugby se proclament footballeurs.

Il est extrêmement dommageable pour la Franc-maçonnerie authentique que la France et ses anciennes colonies ou conquêtes, s'obstinent à perpétuer des ersatz de pseudo-maçonneries sans queue ni tête ... qui fassent la une des journaux et magasines en étalant leur affairisme, leur gauchisme, leur laïcisme, leur clientélisme, leurs copinages exécrables ! Il faut que cela cesse.

La Franc-maçonnerie est ce qu'elle est et ne peut être autrement que ce qu'elle a toujours été, depuis mille ans. Elle est intemporelle. Elle est un Ordre initiatique traditionnel, donc immuable et inamovible.

En Franc-maçonnerie, ne sont Frères que ceux nés de même Père, le Grand Architecte de l'Univers tel que présenté par la Bible, et de même Mère, l'Initiation traditionnelle et régulière. Tout le reste n'est que bavardage stérile.

On me reproche parfois mon "intolérance" envers les mouvances pseudo-maçonniques … je n'irai pas jusqu'à répondre, comme Georges Clémenceau, que : "La tolérance ! La tolérance ! Il y a des maisons pour cela". Mais la Franc-maçonnerie n'est pas là pour être tolérante ou intolérante ; elle est là pour faire son boulot spirituel et initiatique, loin des mondes et des modes profanes qui ne la concernent pas.

Ce que je ne tolère pas, c'est que des usurpateurs, des faussaires et des imposteurs bafouent, tous les jours, ce qu'il y a de plus précieux et de plus sacré pour moi.

 

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Je hais le téléphone non pour des raisons psychologiques (d'ailleurs les psycho-machins ignorent tout du fonctionnement de l'esprit) mais parce que je déteste perdre mon temps en bavasseries stériles. Je suis un textuel et pas un oral. Je n'ai aucun attrait pour les "relations humaines", pour les "échanges", pour les "partages", pour les "débats" et autres cornichonneries à la mode. Mes interlocuteurs quotidiens s'appellent Héraclite, Anaximandre, Spinoza, Hegel, Nietzsche ou Einstein. Mes contemporains m'indiffèrent copieusement à l'exception de quelques uns, spirituellement et initiatiquement très proches.

 

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L'effet pandémique - et l'ennui qu'engendre le confinement chez ceux qui sont incapables de se contenter d'eux-mêmes - induit une croissance phénoménale du nombre de gens qui prétendent "donner leur avis", exprimer des "critiques" et "discuter" avec des spécialistes,  de ce à quoi ils ne comprennent rien et de ce qu'ils ne connaissent pas.

C'est sans doute un dégât collatéral de la vogue des réseaux sociaux : "Je n'y connais ni n'y comprends rien, mais j'ai le droit de donner mon avis et d'emmerder, avec mes ignorances, ceux qui s'y connaissent".

Egalitarisme oblige !

Quand donc les ignares comprendront-ils qu'on ne leur demande qu'une seule chose : fermer leur gueule !

 

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Ceux qui s'emmerdent avec eux-mêmes, ont le chic, au nom de l'amitié ou de la bienveillance, de faire chier ceux qui ne s'emmerdent pas et qui ont autre chose à faire que d'écouter leurs fadaises.

 

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Le 10/05/2020

 

De Georg Cantor :

 

“L’essence des mathématiques, c’est la liberté.”

 

Et c'est bien ça le problème. Les mathématiques sont un langage purement conventionnel, sans aucune contrainte, complètement détaché du Réel et de ses réalités. On peut le faire aller n'importe où et lui faire dire n'importe quoi.

La théorie des ensembles est une loufoquerie pour esprits éthérés et "hors sol" ; il faut revenir à l'usage et à l'enseignement des mathématiques appliquées, des mathématiques utiles, au plus des réalités physiques.

Quand on apprend la langue française, ce n'est pas pour composer des poèmes surréalistes, mais pour s'exprimer et communiquer et être compris dans le monde réel. Les poèmes surréalistes ne sont qu'une petite cerise sur le gâteau.

 

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Il n'y a que deux métaphysiques possibles : celle du "il y a" et celle du "je".

Le "il y a" exclut tout "je" et le "je" exclut tout "il y a".

Toutes les tentatives dualistes d'un "je" face à un "il y a" (comme chez Platon, Descartes ou Kant) sont vouées à l'échec et aux bavardages stériles (Husserl).

Entre monisme radical et solipsisme radical (parfois appelé "ipséisme"), il n'y a rien.

Soit le "il y a" est tout et le "je" n'est rien qu'un mirage ; soit le "je" est tout et le "il y a" n'est rien qu'un fantasme.

 

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Toutes ces qualifications que mon "je" croit être, ne sont que des caractéristiques communes, mais variables, de tout ce qui existe, donc des caractéristiques du Réel, du "il y a".

Ainsi, la Matière, la Vie, l'Esprit et, dans l'Esprit, la Mémoire, la Volonté, l'Intelligence, la Sensibilité et la Conscience, etc …

Et ce Réel ou ce "Il y a" sont Dieu même.

Mon "Je" n'est que du Dieu local et éphémère, simple ustensile d'accomplissement de Lui, de son Soi en quête de plénitude.

 

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"Je" s'accomplit dans Tout et Tout s'accomplit en "Moi".

Chaque vague reflète tout l'Océan. Tout l'Océan s'incarne dans chaque vague.

 

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Le mental invente les couleurs pour distinguer des fréquences ; il invente de l'espace pour y ranger des formes ; etc … Et ainsi de même pour tous les sens et toutes les sensations.

La perception est donc totalement subjective et conventionnelle, mais cela n'implique nullement que le Réel en soi, dont ce processus perceptif fait intégralement partie et tente de rendre compte, ne soit pas un "il y a" totalement au-delà de ces perceptions locales et partielles qui n'en sont que des reflets. Comme cela n'implique nullement que la pensée humaine, au départ de ces reflets, ne puisse remonter jusqu'à la compréhension et la connaissance fidèles du Réel tel qu'il est et tel qu'il va : l'esprit humain est lui-même un reflet, une expression et une manifestation de l'Esprit intrinsèque de la réalité du Réel.

C'est l'Esprit cosmique qui se pense au travers des esprits humains (du moins au travers de ceux qui ont dépassé le stade reptilien).

 

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Puisqu'un "il y a" existe bel et bien - il n'y a même que lui qui existe -, il est impérieux de faire confiance à ses sens et à son intuition comme des percepteurs de reflets (analytiques et holistiques, respectivement) du "il y a" qui existe et dont ces sens et cette intuition sont parties intégrantes et prenantes.

Les choses existent bel et bien au-delà des perceptions que l'on peut en avoir : les perceptions en proposent des reflets qui confirment leur existence et leur accessibilité.

 

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L'esprit humain ne perçoit pas le Réel, il n'en perçoit que des reflets médiatisés (par ses systèmes sensoriels et intuitionnel).

 

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Le 11/05/2020

 

La grande métaphore des trois stades de l'homme (Nietzsche dans "Ainsi parla Zarathoustra"), décrit les trois stades de la libération de l'esprit humain :

  • Le Chameau prend conscience qu'il SUBIT le monde des apparences chargé sur son dos.
  • Le Lion SE RÉVOLTE contre le monde des apparences qu'il saccage pour s'en débarrasser.
  • L'Enfant DÉCOUVRE, avec un pur émerveillement innocent, la Vie derrière le monde des apparences.

 

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De Stéphane Germain :

 

" Rappelons brièvement ce qu'est un anar de droite en cernant d'abord l'anarchiste de gauche. Philanthrope autoproclamé, l'anar de gauche professe un amour immodéré de l'humanité en général, tout en ayant parfois du mal à appliquer ses préceptes à son entourage immédiat. L'anar de droite, quant à lui, est résolument misanthrope et affiche volontiers une exécration assumée pour l'ensemble de l'espèce humaine. Honte sur lui. (…) il sait pourtant se montrer aimable, compréhensif et, à l'occasion, discrètement généreux avec les rares congénères à qui il a accordé son amitié."

 

Je m'y reconnais bien !

 

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D'Olivier de Kersauson :

 

" Le jour où je vais disparaître, j’aurai été poli avec la vie car je l’aurai bien aimée et beaucoup respectée. Je n’ai jamais considéré comme chose négligeable l’odeur

des lilas, le bruit du vent dans les feuilles, le bruit du ressac sur le sable lorsque la mer est calme, le clapotis. Tous ces moments que nous donne la nature, je les ai aimés, chéris, choyés. Je suis poli, voilà. Ils font partie de mes promenades et de mes étonnements heureux sans cesse renouvelés. Le passé c’est bien, mais l’exaltation du présent, c’est une façon de se tenir, un devoir. Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l’on voudrait avoir, on ne s’émerveille plus de ce que l’on a. On se plaint de ce que l’on voudrait avoir. Drôle de mentalité ! Se contenter, ce n’est pas péjoratif. Revenir au bonheur de ce que l’on a, c’est un savoir-vivre."

 

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D'après le SICS :

 

" Le nombre de personnes souffrant de maladies infectieuses diminue, mais le nombre d’épidémies augmente. Nous envahissons les forêts tropicales et autres paysages sauvages, qui abritent tant d’espèces animales et végétales – et au sein de ces créatures, tant de virus inconnus. Nous coupons les arbres ; nous tuons les animaux ou les capturons. Nous perturbons les écosystèmes et privons les virus de leurs hôtes naturels. Quand cela se produit, ils ont besoin d’un nouvel hôte. Souvent, ce nouvel hôte c’est nous. La liste des virus émergents qui passent ainsi

de la faune à l’humain résonne comme un sinistre roulement de tambours :  Machupo, Bolivie, 1961 ; Marburg, Allemagne, 1967 ; Ebola, Zaïre et Soudan, 1976 ; SIDA, New-York et Californie, 1981 ; Sin Nombre (« sans nom »), canyon del Muerte au sud-ouest des Etats-Unis, 1993 ; Hendra, Australie, 1994 ; Nipah, Malaisie, 1998 ; SARS, Chine, 2002 ; Mers, Arabie saoudite, 2012…

Le dernier coup de tambour est le Covid-19. En 2018, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) avait annoncé l’arrivée d’une maladie X, résultant d’un virus animal qui se transmettrait à l’homme là où la déforestation – 250 millions d’hectares de forêts ont disparu en quarante ans – , la conversion des terres agricoles et l’intensification des cultures rapproche les humains de la faune sauvage. Covid-19 est la maladie X. Les forêts tropicales, riches en biodiversité, sont aussi riches en micro-organismes. La plupart ont des fonctions positives. Mais certains sont pathogènes et particulièrement dangereux pour des populations à risque, mal nourries, pas vaccinées, ayant peu d’accès aux soins. Le virus Nipah était hébergé par des chauves-souris frugivores du nord de la Malaisie. Des élevages porcins industriels se sont établis dans la région, avec, en plus, des plantations de manguiers pour assurer aux éleveurs un deuxième revenu. Chassées des forêts en raison de l’exploitation de l’huile de palme, les chauves-souris s’installent sur les manguiers, leur salive et leurs excréments tombent dans les enclos des porcs, qui mangent tout. Le virus se propage et infecte l’homme. Quand on déséquilibre l’écosystème, les prédateurs sont les premiers à disparaître. En Inde, les vautours, capables de digérer toutes sortes de charognes et les bactéries qu’elles contiennent, ont longtemps fait office de croquemorts naturels. Dans les années 1990, un anti-inflammatoire administré au bétail a empoisonné les vautours, les carcasses ont contaminé les points d’eau, les chiens errants se sont multipliés et, avec eux, le virus de la rage. Les tragédies épidémiologiques sont le résultat d’une cascade d’incidents.

La pandémie sans précédent que nous vivons en ce moment sera-elle enfin l’occasion d’une prise de conscience ?"

 

La pandémies ne sont qu'une des manifestations - comme le dérèglement climatique ou la dérégulation des océans - de la chaotisation de notre écosystème du fait de nos activités financiaro-industrielles répondant à l'hyperconsommation d'une démographie humaine absurde.

 

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De Christophe Fauré :

 

" On s'est jusque là construit un monde très "extérieur", tourné vers le monde en quête de son approbation. Au milieu de la vie, on observe un mouvement naturel de balancier, vers un mode plus intérieur... un mouvement vers plus d'intérieur, d'intime, d'authenticité."

 

Il est alors urgent que le milieu de la vie commence … à 15 ans !

 

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Le Dieu de la Bible est pluriel. Il est les Elohim : des Puissances qui engendrent tout ce qui existe sous l'impulsion d'un "Il" - le "il" de "il y a" - que la Qabale nommera Eyn-Sof : le Sans- Limite. Et parmi les Elohim, il en est un qui fait force de Loi. Son nom - imprononçable, indicible, ineffable - est un symbole fait de quatre lettres hébraïques : le Tétragramme c'est-à-dire YHWH, dérivé d'un nom plus ancien : Yah, dont la parèdre fut Ashérah.

La Bible hébraïque est polythéiste, mais monolâtre. Il y a plusieurs dieux (la Qabale en dénombre dix), mais la Maison d'Israël ne vénère qu'un seul d'entre eux : YHWH, celui qui révèle la Loi toraïque et sinaïtique.

 

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La Bible n'est ni une monographie historique, ni une somme théologique, ni un traité dogmatique. Rien ne doit y être pris à la lettre. Elle est une magnifique mosaïque de récits mythologiques ou prophétiques ou symboliques ou ésotériques qui ne prennent sens et valeur qu'au travers d'une libre herméneutique.

 

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La rationalité ou le principe de raison stipulent simplement l'idée que tout ce qui existe a une bonne raison d'exister … et donc que des principes de rationalité et de cohérence régissent le Réel.

C'est un pur acte de Foi ; le seul que je m'autorise. Tout le reste en découle.

 

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Tout phénomène manifeste un noumène.

 

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Tout ce qui existe, a une bonne raison d'exister.

Tout ce qui existe, advient et devient.

Tout ce qui advient, a une bonne raison de devenir.

 

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Si tout ce qui existe, existe, il doit y en avoir une "bonne raison" car l'idée que tout serait absurde, est absurde.

 

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Il y a une différence colossale entre dire ce que l'on sait (l'érudition experte) et dire ce que l'on croit (la conviction intime).

 

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Le 12/05/2020 (Lag ba'Omer)

 

Selon le comput juif qui décompte le temps à partir de la naissance de la culture humaine (fixée "bibliquement", en l'an -3760 : la sortie du Jardin d'Eden qui était le royaume de la vitalité inconsciente), nous sommes au 58ème siècle (5+8=13 à 4 : Matricité).

En 2040, nous passeront au 59ème siècle (5+9=14 è 5 : Vérité).

Cela colle assez bien avec le calendrier du changement de paradigme … Le 58ème siècle (de 1940 à 2040) est celui de la grossesse du nouveau paradigme (la période chaotique) alors que le 59ème sera celui de l'enfantement et de l'allaitement.

 

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A l'heure des réseaux sociaux (ces dépotoirs psychotiques de l'émotionnel reptilien), il n'est pas étonnant que les opinions "bobos" des saltimbanques (presque tous gauchisants … que voulez-vous, sensibilité et émotivité obligent …) aient plus de poids que les connaissances des experts compétents ou que les démonstrations des intellectuels authentiques.

 

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Rappel d'un joli dicton canadien …

Qui n'est pas de gauche à 15 ans, n'a pas de cœur ; qui l'est toujours à 25 n'a pas d'esprit.

 

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Il ne faut jamais confondre la renommée (le fait d'être reconnu pour ses travaux) et la notoriété (le fait d'être reconnu par son visage).

 

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Du Point :

 

"L'effondrement des prix des hydrocarbures lié à l'arrêt de l'économie mondiale met en danger la stabilité des régimes kleptocrates qui vivent de la rente pétrolière ou gazière, en Russie mais aussi en Iran, au Venezuela, au Qatar ou en Algérie."

 

Et l'Arabie saoudite ? Et, d'une certaine façon, les Etats-Unis (dont la prédation et l'impérialisme s'affichent par des voies financiaristes) …

Les hydrocarbures (comme les drogues) financent les dictatures et les terrorismes du monde entier.

 

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L'histoire de la philosophie occidentale tourne autour de deux grands pôles : le conceptualisme grec des 6ème et 5ème siècles, et l'intuitionnisme allemand des 18ème et 19ème siècles.

Quant aux latins et aux anglo-saxons, ils ne sont pas philosophes ; ils sont idéologues (respectivement politiques et économiques).

La métaphysique ne les intéresse pas.

 

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Philosophie allemande …

  • Leibniz a monadisé le tout …
  • Kant a dualisé le tout …
  • Fichte a subjectivé le tout …
  • Schelling a divinisé le tout …
  • Hegel a dynamisé le tout …
  • Schopenhauer a rejeté le tout …
  • Nietzsche a tragédisé le tout …
  • Husserl a fragmenté le tout …

 

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Le Réel est le nom donné à la source ultime de tous les signaux que l'esprit humain peut percevoir.

Le Réel est la source ultime, le support ultime et le moteur ultime de toutes ses propres manifestations (et il n'y en a aucune autre) que l'on appelle les "phénomènes" ("ce qui apparaît, ce qui se manifeste, ce qui se perçoit" du verbe grec Phaïnô : "faire voir, rendre visible, découvrir, …" qui a aussi donné "épiphanie, théophanie, etc …").

Le Réel engendre donc tous les phénomènes, perceptibles ou non.

L'esprit humain est un phénomène, une manifestation du Réel comme les autres.

 

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La métaphore de Francis Bacon est pertinente : pour comprendre l'architecture d'un Temple, il vaut mieux y allumer un grand lustre central que de se promener partout avec une petite lanterne.

Si ce Temple est l'Univers, il est donc préférable d'allumer le grand lustre holistique de la métaphysique et de la cosmologie, que de sombrer dans des spécialisations analytiques.

 

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Le grand acte de Foi, tant en métaphysique qu'en cosmologie (mais où se place la frontière entre elles, si tant est qu'il y en ait une), est de postuler l'existence d'un principe de cohérence au cœur du Réel.

Comment justifier cet indémontrable (par définition) axiome ? Par le rasoir d'Occam, tout simplement. Cet axiome dit que tout tient ensemble, tant dans l'étendue que dans la durée et la forme ; si ce n'était pas le cas, l'univers serait un "tas" désordonné et non un "tout" ordonné, et un "tas" désordonné n'est ni connaissable et ni compréhensible, n'ayant aucun principe ni de rationalité, ni de logicité, ni d'unité.

 

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La métaphysique parle du Divin alors que la cosmologie parle de l'Univers. Leur unité foncière implique que le Divin et l'Univers se fondent en le Réel à la fois divin et universel.

 

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Toutes les théologies occidentales sont théistes et dualistes. Elles postulent l'existence d'un Dieu personnel surnaturel en relations diverses avec notre Univers physique naturel.

Cette posture théologique ne résiste pas au principe de simplicité du rasoir d'Occam. En cela, la supposée réplique de Laplace à Bonaparte se justifie : "Dieu est une hypothèse dont je n'ai pas eu besoin".

Mais il s'agit bien de l'hypothèse d'un Dieu personnel et surnaturel qui s'oppose, en tout, à l'inhérence d'un Divin impersonnel et naturel, immanent au Réel.

Ce Divin impersonnel et naturel, immanent et inhérent au Réel, en est le principe de cohérence même, son Logos, son Âme, son Esprit, son Moteur immobile, etc …

 

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Toutes les théologies (même apolitiques) sont des idéologies.

Toutes les idéologies (même athées) sont des théologies.

Il serait bon que se taisent, définitivement, tous ces discours théologico-idéologiques qui, l'histoire le démontre, débouchent toujours, dès que les circonstances le permettent, sur des totalitarismes odieux et nauséabonds.

 

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Puisque le Réel est cohérent, la science qui veut le modéliser, doit utiliser un langage dont la cohérence intrinsèque est de même niveau et de même nature que la sienne.

Longtemps, on a postulé que ce langage devait être mathématique. Maintenant on pencherait plus vers un langage algorithmique. Soit. Mais la problématique profonde reste entière : que signifie "une cohérence de même nature et de même niveau" ?

Ce langage scientifique devrait avoir les mêmes huit attributs que le Réel, à savoir :

  1. unitarisme (non pluralisme)
  2. continuisme (non atomisme)
  3. holisme (non analycisme)
  4. constructivisme (non instantanéisme)
  5. intentionnalisme (non causalisme)
  6. émergentisme (non mécanicisme)
  7. créativisme (non déterminisme)
  8. optimalisme (non hasardisme)

 

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De Buffon :

 

"Nous devons supposer que tout ce qui peut être, est."

 

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Avec le mécanique, l'ensemble des parties prime le Tout.

Avec l'organique, le Tout prime l'ensemble des parties.

Dans le Réel, tout est organique !

 

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Les "lois universelles" de la physique sont secondes ; elles sont impliquées par des principe encore plus fondamentaux qui devraient découler des idées mêmes d'Intention (principe évolutif et créatif) et de Mémoire (principe accumulatif et conservatif) propres au Réel.

 

Ainsi, si l'inertie mémorielle devenait trop puissante, l'effervescence intentionnelle viendrait à s'épuiser … et réciproquement : si l'effervescence intentionnelle devenait trop puissante, l'inertie mémorielle viendrait à se chaotiser.

 

L'inertie mémorielle tend à contrôler l'effervescence intentionnelle et à garder son activité constante : c'est le fondement de toutes les lois de conservation dont, au premier chef , celle de la conservation de l'énergie puisque, par définition, l'énergie mesure le taux d'activité (celle de l'effervescence intentionnelle).

 

De son côté, l'effervescence intentionnelle tend à combattre l'inertie mémorielle et à se concentrer en zones actives restreintes afin de s'y déployer sans trop léser, statistiquement, l'inertie mémorielle ; c'est la raison pour laquelle l'univers est un immense océan de vide (signant, apparemment, la victoire globale de l'inertie mémorielle, théorisée par le second principe de la thermodynamique) clouté d'îlots galactiques où se concentre toute l'activité de l'effervescence intentionnelle.

 

L'inertie mémorielle va combattre ces îlots d'effervescence intentionnelle en tentant de les diluer dans un Réel toujours plus vaste : c'est la loi de l'expansion universelle.

De son côté, l'effervescence intentionnelle va préserver ses îlots galactiques en tentant d'y concentrer le maximum d''activité : c'est la loi de la gravitation universelle.

 

Au sein des îlots galactiques où se déploie l'activité de l'effervescence intentionnelle va surgir une nouvelle voie. Il ne s'agit plus d'un combat de titans, à l'échelle gigascopique, entre les îlots galactiques (gravitation) et le vide intergalactique (expansion) ; il s'agit d'une ruse nanoscopique, l'effervescence intentionnelle espérant passé, là, inaperçue aux yeux de la lente et passive inertie mémorielle. Et cette ruse engendrera des petits "grains" de Matière … : les protéus (que l'on conceptualisera, plus tard, comme couples protéiformes faits d'un gros proton chargé positivement, et d'un petit électron chargé négativement, qui, ensemble, peuvent donc prendre plusieurs formes comme le neutron ou l'atome d'hydrogène).

 

Alors commence, dans les îlots galactiques, une valse évolutive à mille temps. Du grand vers le petit, on voit l'émergence de composants galactiques différenciés, stellaires, puis planétaires … Et du petit vers le grand, on voit l'émergence de structures matérielles de plus en plus sophistiquées, appelées atomes, puis molécules ou cristaux, … puis cellules d'abord procaryotes puis eucaryotes, puis organismes multicellulaires, puis communautés d'organismes, puis langages de communication, puis cultures organisées …

Tous sont de purs produits temporaires de l'effervescence intentionnelle.

 

La bipolarité fondamentale entre l'inertie mémorielle et l'effervescence intentionnelle, induit des tensions qui doivent être dissipées, d'une façon ou d'une autre, afin d'éviter des effondrements ; de là l'émergence naturelle des deux principes dissipatifs, l'un entropique par uniformisation (plutôt dans le camp de l'inertie mémorielle, mais trop lent parce que global) et l'autre néguentropique par complexification (plutôt dans le camp de l'effervescence intentionnelle, mais peu gênant puisque très local).

 

Mais l'opposition de ces deux principes dynamiques, le premier plus global et lent, et le second plus local et subit, requiert un arbitrage optimal entre eux.

De là, émerge naturellement le principe d'optimalité. Cependant une solution optimale locale et ponctuelle ne fait pas une loi universelle … sauf que, sitôt cette solution réalisée, elle est mémorisée et peut servir de canevas à la résolution d'autre nœuds de tension de configurations similaires.

 

Progressivement cette solution locale contamine le Réel en entier et peu devenir une loi universelle (qui n'est, en fait, que l'illustration du principe d'inertie mémorielle). Et de fait, toutes les lois physiques déterminent des trajectoires d'état qui soient optimales parmi toutes les trajectoires d'état possibles.

 

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Extraits de ma conférence BeBooda d'hier :

"Quelle est ma bonne raison de vivre ?" :

 

"Est-ce que ma vie a du sens ? Est-ce que je peux lui donner du sens ? Est-ce que la Vie a du sens ? Est-ce que le monde, l'univers qui m'entoure ont du sens ?  Est-ce que ce que je fais tous les jours a du sens ? Est-ce que l'œuvre que je construis a du sens ? Pourquoi je me lève le matin ? …

 

Répondre à la question de base, "Est-ce que la Vie a du sens ?"

 

 Si la vie n'avait pas de sens elle n'aurait aucune raison d'être et donc elle n'existerait pas !

 

Nier le divin c'est nier la source du sens, c'est affirmer l'insensé, l'absurde absolu !

 

Pour nous aider à trouver la réponse à la question centrale de cette conférence "Quelle est ma bonne raison de vivre ?" :  Je crois que nous avons tous, chacun d'entre nous, une vocation intime, quelque chose qui nous appelle à nous dépasser, à servir une cause plus grande que nous-mêmes.

 

A propos du chemin proposé par la spiritualité :  La spiritualité a pour but de relier chacun d'entre à tout ce qui se passe autour de nous et en nous

 

Pour nous aider à trouver la bonne attitude à adopter pour donner du sens à notre vie, trouver notre chemin et notre vocation profonde :  Il s'agit d'accorder sa vie avec le monde qui nous entoure, le vivre ici et maintenant tel qu'il est, en en tirant un maximum de joie ; mettre une harmonie en place en ma vie et la Vie...

 

 Nous entrons dans un paradigme de l'esprit, de l'immatérialité, de la joie. Il faut mettre notre existence personnelle au service de la Vie sous toutes ses formes, au service de l'émergence de l'esprit, rechercher et cultiver la joie.

 Spinoza nous suggère une méthode pour trouver notre vocation profonde : Quels sont les moments où j'ai ressenti une joie profonde ? Rappelez-vous de ces moments, pourquoi vous avez ressenti cette grande joie ? A ce moment là vous étiez en phase avec votre vocation intime !

 

Nous avons désacralisé le monde, la vie, tout ce qui nous entoure, et il est urgent de (re)sacraliser tout ce que nous sommes, tout ce que nous faisons..."

 

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La question de l'émerveillement ou de "l'émerveillabilité" ... C'est un mystère.

Certains humains sont fermés : ils vivent autour de leur nombril.

Certains sont ouverts négativement : la peur morbide du monde et de tout.

Certains sont ouverts positivement : l'émerveillement de la Vie et de l'Esprit.

Je pense que tout cela relève d'une capacité de hauteur existentielle, d'élitarisme vital, de vitalité spirituelle.

Ce problème me tracasse depuis fort longtemps : pourquoi certains humains sont-ils ouverts au Divin ou au Sacré, et d'autres (beaucoup d'autres) pas ?

 

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De toutes les façons, l'humanisme, quelle que soient sa beauté et sa bonté, son idéalité et son charme, est une impasse car l'homme n'est ni le but, ni le sommet, ni le centre du Réel. L'homme est au service du Réel, de la Vie et de l'Esprit, et non le contraire.

 

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Les 85% débiles de l'humanité sont, au mieux, des idiots utiles et, au pire, des prédateurs destructeurs, mais ils sont la condition statistique de l'existence des 15 % qui sont (seront) les locomotives de l'évolution de la Vie et de l'Esprit sur cette planète.

 

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Le 13/05/2020

 

Le principe de frugalité implique de se contenter de ce que l'on a (et de bien l'utiliser, sans gaspillage ni futilités), de ce que l'on est (être soi et assumer sa généalogie, sa culture, son caractère, sa personnalité), de ce que l'on devient (de cultiver, incessamment la rencontre entre nos potentialités intérieures et les opportunités extérieures, dans chaque ici-et-maintenant).

Economiser son énergie mentale pour la mettre au service, non pas du paraître social, mais pour la mettre au service de l'Esprit et de son accomplissement en moi.

Développer sa profonde capacité d'émerveillement et s'étonner joyeusement de ce qui semble banal : une main, un œil, un sourire ... voilà une source infinie de joie (et de gratitude envers le Réel et la Vie).

 

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La technologie permet d'admirer l'ingéniosité humaine, mais aussi de découvrir sa soif de conquête et de domination. La technologie rend de vrais services utiles, mais elle est aussi, dans la grande majorité des cas, au service de myriades de caprices futiles voire nocifs : les réseaux sociaux, les jeux vidéos, les téléphones portables, les FaceBook, Netflix, Instagram, WhatsApp, Twitter, etc ... sont devenus les dépotoirs psychotiques des émotions reptiliennes de nos contemporains abrutis et sous-cultivés.

 

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D'un anonyme :

 

"Le préjugé qui est à la base du socialisme est simple : la richesse est un gâteau, fruit du hasard, de sorte que pour que tout le monde puisse en manger ; pour qu'il n'y ait plus de pauvres, il suffit de le partager en tranches. Si vous considérez que le gâteau est fini, limité, plus la tranche des uns est grosse, plus celle des autres est fine. A partir de ce même postulat, vous affirmez que le bonheur des uns fait le malheur des autres, ce qui conduit à vouloir punir ceux qui sont présumés profiter trop amplement des bienfaits de la nature, pour venger ceux qui sont présumés ne pas en profiter, en étant convaincu que ce transfert permettra de rendre les seconds plus heureux.

Le socialisme n'est que l'extrapolation de ce malthusianisme et de l'idéologie du partage.

Mais, ce qui se traduisait dans le christianisme par l'incitation à la charité, sentiment de générosité spontanée, a été totalement dévoyé par l'idéologie socialiste qui en a fait une obligation collective imposée par l'Etat, dénaturant ainsi la noblesse de la générosité individuelle, avec tous les effets pervers au l'on connaît (rentes de situation, opacité, coûts de fonctionnement élevés, détournement de l'objectif initial).

Les écologistes politisés ne sont en vérité que des marionnettes du socialisme, en reprenant les raisonnements simplistes et faux du malthusianisme, pour considérer que la planète est un gâteau tombé du ciel, sans voir ce que le génie et le travail humains en ont fait, depuis de millénaires...

Hélas, ce sont ses simplismes qui on été enseignés à la population française depuis toujours, alors que les peuples de tous les pays qui réussissent, ont compris au contraire que ce n'est pas tant le partage, qui résout les maux matériels des hommes, mais d'abord la fabrication du gâteau.

Tant que la population française et ses élites continueront à croire en des postulats erronés, en diabolisant la fabrication du gâteau, point d'espoir d'amélioration ..."

 

Dommage cette allusion déplacée au malthusianisme qui ne dit qu'une seule chose simple : la capacité de production de la Terre croît beaucoup moins vite que la démographie humaine. Le gâteau devient donc chaque jour relativement plus petit que le nombre ahurissant de convives.

La capacité de production de la Terre est conditionnée par trois facteurs :

  • elle est amplifiée par la technologie, mais celle-ci commence à atteindre, un peu partout le rendement maximal théorique de Carnot ;
  • elle est gravement grevée, dans certains pays, par le peu d'ardeur au travail (comme ces maudites 35 heures à la française) ;
  • elle doit diminuer rapidement du fait de la raréfaction des ressources non renouvelables et de la piètre qualité énergétique des ressources renouvelables.

Le problème n'est plus alors de diminuer les portions individuelles de gâteau, mais de diminuer drastiquement la fécondité nette humaine.

 

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Il nous faut vraiment et massivement quitter l'angélisme abondantiel (et le déni de réalité qu'il suppose) et assumer un malthusianisme serein et lucide. L'anthroposphère doit être réduite par cinq dans toutes les dimensions (démographie, activités matérielles, ponction de ressources, surfaces dénaturées, transports divers, …).

Il faut cesser de vivre à crédit sur une Terre qui ne nous appartient pas !

 

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Les rapports entre l'humanité et la Terre doivent, désormais, relever de l'échange équitable et non plus de la prédation éhontée. Il en va de la survie de cette humanité.

 

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La métaphysique et la cosmologie étant en train de fusionner, ce faisant, elles fusionnent aussi le regard rationnel et le regard intuitionnel. Le cartésianisme analytique et le rationalisme logiciste, ainsi, sont enfin dépassés. Le champ de la philosophie efficiente se restreint dès lors à deux sous-domaines de la pensée : l'épistémologie (comment valider la cohérence de la science du Réel ?) et l'éthique (comment vivre dans le Réel ?) … et à tous les sous-produits de l'éthique : le sociétique, le politique, l'économique, l'écologique, le noétique …

Du côté de la science, enfin redevenue le champ unique et primordial de la pensée fondamentale, la cosmologie se présente comme un arbre immense, dont les racines sont cosmo-mystico-théo-métaphysiques, dont le tronc est la physique fondamentale et dont les nombreuses branches et les myriades de rameaux déclinent des multitudes de spécialités tant théoriques que pratiques, qui parcourent les domaines de la Matière, de la Vie et de l'Esprit.

Et, de grâce, que l'on m'épargne les débats infantiles entre déisme et matérialisme, entre déterminisme et libre-arbitre, entre providentialisme et mécanicisme, entre finalisme et causalisme … tous ces débats sont clos, obsolètes et surannés. Il est temps de passer à autre chose.

Les caractéristiques fondamentales du Réel sont maintenant bien connues et il est inutiles de sempiternellement revenir dessus avec des regards venus de paradigmes dépassés.

Il est temps de tourner la page : Parménide, Pythagore, Démocrite, Platon, Epicure, Augustin, Thomas, Descartes, Hobbes, Kant, Fichte, Schopenhauer, Rousseau, Bentham, Locke, Stuart-Mill, Marx, Comte, Carnap, Husserl, Russell, … et les pitres gauchistes français de la seconde moitié du 20ème siècle (Sartre, Beauvoir, Merleau-Ponty, Althusser, Derrida, Deleuze, ,Foucault, Badiou, etc …) n'ont absolument plus rien à nous dire (ils n'ont d'ailleurs jamais eu rien à dire à personne) : apologie de la masturbation dans une impasse absolue … Rayons tout cela d'un trait définitif : le sujet n'existe pas. Il n'existe que le "il y a" du Réel dont tout le reste n'est que manifestation superficielle, comme vagues à la surface de l'océan.

 

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Ne peut se prévaloir du statut de science que les approches d'un domaine particulier qui appliquent scrupuleusement les méta-modèles fondamentaux de la cosmologie complexe, essentiellement les cinq piliers : accumulation mémorielle (généalogie), activité intentionnelle (téléologie), cohérence régulatoire (axiologie), interrelations dialectiques  (écologie) et optimalité créatrice (métabolisme) … et les processus d'émergence et d'effondrement.

 

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Il n'y a que deux doctrines métaphysiques possibles :

 

celle du "il y a" et celle du "je".

 

Celle du "je" n'a conduit qu'à des impasses et des absurdités presque ridicules, de Kant à Sartre.

Il ne reste donc que celle du "il y a".

Dont acte ! Cessons de perdre notre temps.

 

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Le 14/05/2020

 

Non pas donner ou prêter un poisson, mais enseigner à pêcher.

Non pas la solidarité matérielle de l'argent, mais la solidarité immatérielle de l'intelligence et de la connaissance.

Non pas la pitié, mais l'exigence.

Non pas le partage, mais le travail.

Si tu veux vivre bien, œuvre bien.

Nourrir un fainéant par charité, c'est nourrir la fainéantise … et le ressentiment.

 

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Quelques réflexions impromptues d'un philosophe à propos du langage.

 

  • Le langage est le fondement de toute culture. A chaque culture, son langage.
  • Les langages humains sont nombreux : les langues parlées et écrites, les mathématiques, les couleurs peintes, les traits dessinés, la musique, les symboles religieux ou spirituels, …
  • Chaque langage possède un lexique (ses pierres élémentaires) et une syntaxe (ses règles architectoniques de construction). L'expression d'un message sera d'autant meilleure que les briques sont précisément taillées (choisir les bons mots avec leur sens précis) et que les règles architectoniques sont rigoureusement appliquées (les phrases traduisent exactement le plan de la pensée, selon les lois du "bon art").
  • Savoir d'où proviennent les pierres du langage (étymologie) aide à mieux comprendre leur texture et leur solidité.
  • En 1970, un bachelier maîtrisait le sens et utilisait convenablement environ 2000 mots français (un intellectuel confirmé maîtrise de l'ordre de 12.000 mots) ; en 2015, ce nombre est tombé à 800 (et à 300 dans les banlieues dites "difficiles"). Lorsque l'on n'a que 300 mots pour dire tout ce que l'on a sur le cœur, toutes les phrases se terminent par un poing (sic) final.
  • Tous les langages sont analytiques et linéaires ; ils sont donc inadéquats pour communiquer l'holistique et le complexe. Un seul langage échappe à cette règle : le langage des images (poétiques, graphiques, schématiques, photographiques, rituéliques, etc …). Les images ne "disent" pas ; elles suggèrent un Tout.
  • Les langages analytique passent par l'ouïe ; les langages holistiques passent par la vue. Il y a donc aussi deux types de mémorisation, l'une plutôt analytique et verbale, et l'autre plutôt holistique et visuelle.
  • Entre le message émis et le message reçu, il y a toujours un processus d'interprétation qui déforme le message. D'où l'importance des redondances et des reformulations.
  • Le processus d'interprétation consiste, en fait, à faire entrer le message reçu en résonance et en cohérence avec le contenu structuré de la mémoire du récepteur. Plus le message "colle" avec cette structure, plus le message sera bien intégré et compris : "nous nous comprenons" signifie : "je prends ton message avec (cum) moi". De là, la notion de connivence (cum invenire : "trouver ensemble") entre deux esprits dont les structures mentales sont similaires ou proches.
  • Il y a trois bonnes raisons, dans le chef du récepteur, pour qu'un message soit incompris ou négligé : il est mal formulé (lexique et syntaxe inadéquats), il n'entre pas en résonance avec les attentes (il n'est pas en cohérence avec ses désirs), ou il n'entre pas en résonance avec la structure mentale (il n'est pas en cohérence avec ses savoirs).
  • Au-delà du "phénomène humain", tout est signe, tout fait signe, donc tout signifie. "Correspondances" de Charles Baudelaire l'exprime magnifiquement :

 

La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles ;

L'homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l'observent avec des regards familiers.

 

  • Chaque mot ne prend son sens qu'en vertu de son contexte. Un mot seul signifie bien moins qu'un mot dans une phrase. De même pour un symbole qui, seul, ne signifie rien (il est un signifiant sans signifié), mais qui prend sens dès lors qu'il est en relation avec d'autres symboles au sein d'un rite ou d'une composition.
  • L'humour, souvent, provient d'une déviance ou d'une rupture lexicales ou syntaxiques : jeux de mots.
  • La conjugaison est significative de la relation au temps. Toutes les langues indo-européennes sont façonnées sur la tripartition passé, présent et futur, alors que les phrases sémitiques se construisent soit sur le mode accompli (l'action est terminée), soit sur le mode inaccompli (l'action est en cours, peut-être seulement en projet). Quant aux langues bantoues, elles ne connaissent que l'immédiateté ou l'éternité. Les langues dérivées du chinois, elles, n'ont pas de conjugaison : tous les verbes sont à l'infinitif, la temporalité se marquant au moyen d'adverbes. Ces divers styles de temporalité sont extrêmement symptomatiques des modes de vie et des relations au monde et à l'action.
  • La mathématique constitue un langage très particulier. D'abord, elle est le seul langage universel, commun à toutes les familles culturelles humaines : on parle et on écrit de diverses manières, mais on compte tous de même. Les chiffres (dits arabes alors qu'ils sont hébreux et phéniciens, le zéro ayant été importé des Indes) sont le lexique de base de ce langage, la logique aristotélicienne en étant la syntaxe fondamentale. Et tout le reste (et cela fait un continent immense) n'est que convention. C'est à ce titre qu'il faut bien comprendre que la mathématique n'est qu'un langage conventionnel, certes particulièrement sophistiqué, et non pas une science. Avec la mathématique on ne "sait" rien du Réel (science vient du verbe latin sciere : "savoir"), mais, avec elle, on peut exprimer ce que l'on sait du Réel de façon précise, logique et quantifiée ; c'est pour cette raison que la mathématique est devenue le langage de prédilection de la physique, mère de toutes les sciences.
  • La musique est un langage à deux dimensions, contrairement aux autres langages parlés ou écrits. Elle possède une dimension diachronique avec la mélodie (l'ensemble des notes jouées les unes après les autres) et une dimension synchronique avec l'harmonie (l'ensemble des notes jouées en même temps) ; si, de plus, on considère le tempo musical, on ouvre une troisième dimension rythmique ou dynamique, indépendante des dimensions mélodique et harmonique (la même partition peut être jouée selon des rythmes très différents).
  • Plus un langage est suggestif et holistique, moins il est univoque et analytique ; donc plus il appelle un profond processus d'interprétation (ou d'herméneutique). De là, sans doute, la différence entre "l'esprit" et "la lettre" d'un texte selon la manière dont on le lit : soit comme une description précise, soit comme une évocation symbolique. Ainsi, par exemple, la Qabale juive distingue quatre niveaux de lecture du texte biblique (en hébreu, bien entendu, qui est une langue écrite consonantiquement, laissant libre la vocalisation et donc le sens précis des mots). Le niveau Pshat est le niveau littéral. Le niveau Rémèz est le niveau moral. Le niveau Drash est le niveau philosophique. Et le niveau Sod ("secret" en hébreu) est le niveau ésotérique. Les initiales de ces quatre niveaux forment le mot PaRDèS qui signifie le "verger" et qui a donné "paradis" en français. Ce type d'échelle des interprétations s'applique à presque tous les textes (notamment juridiques). Il faut en retenir au moins ceci : les différents niveaux d'interprétations ne se rejettent pas mutuellement, mais se complètent réciproquement (ou, plutôt, doivent se compléter mutuellement pour conserver sa cohérence au message initial).

 

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Le 15/05/2020

 

Comme tous les 550 ans, en moyenne, nous vivons une bifurcation paradigmatique c'est-à-dire le déclin et la fin du paradigme "d'avant" et la montée progressive en puissance du paradigme "d'après".

Le paradigme "d'avant" avait nom de "modernité" et était né à la Renaissance sur les ruines de la "féodalité". Son déclin s'est accéléré à partir de la "Grande Guerre" de 14-18, immonde boucherie inutile qui enclencha le nihilisme du 20ème siècle et entama la mise à mort du mythe du "Progrès".

 

Comme toujours, à peu près à la même époque, un nouveau paradigme embryonnaire commença de germer avec la libération féminine, avec les révolutions scientifiques relativiste et quantique, avec la remise en cause des canons esthétiques (musique sérielle ou dodécaphonique, peinture cubiste ou abstraite, …), etc …

 

Tout paradigme, lorsqu'il atteint un certaine puissance, engendre lui-même des institutions de pouvoir. En l'occurrence, toutes les institutions de pouvoir de la "modernité" sont apparues entre 1500 et 1550, … et elles sont toujours aux manettes du pilotage de nos sociétés. Nommément, il s'agit des institutions étatiques, boursières, bancaires, patronales, ouvrières, académiques et médiatiques.

Ces institutions de pouvoir sont, en fait, des sous-systèmes de régulation visant à assurer la pérennité du paradigme qui les a engendré.

 

Lentement mais sûrement, toutes ces institutions de pouvoir ont commencé à se déglinguer dans les années 1970 (les prémisses en ont été les rébellions étudiantes de la fin des années 1960) avec l'arrivée de l'informatique, les crises pétrolières, les conséquences de la décolonisation, etc … La cause profonde de cette déglingue est que les institutions de pouvoir ont toutes été construites sur des modèles pyramidaux et hiérarchiques, procéduraux et électoralistes, qui ne sont efficients que dans un monde tranquille, stable et prévisible. Mais le monde, lui, s'est engouffré dans une voie de complexification accélérée où ces modèles, trop pauvres, trop simplistes, trop lents et trop lourds, devinrent de plus en plus inefficaces et inopérants.

 

Alors, faute des régulations adéquates, le système humain entra en zone chaotique, entraînant avec lui tout son écosystème.

Cette chaotisation globale et mondiale s'est accélérée dans les années 1980, du fait de l'effondrement des régimes socialistes totalitaires, notamment en Chine et en URSS, induisant une mondialisation (une américanisation, devrais-je dire) des modèles économiques (la financiarisation de l'économie, essentiellement).

Depuis, la chaotisation du monde ne fait que s'amplifier dans toutes les directions :

 

  • Au plan écologique : les pandémies virales, le dérèglement climatique, la dérégulation océanique, les déforestations massives, l'appauvrissement des sols, la désertification, la chute de la biodiversité, …
  • Au plan géopolitique : la continentalisation plus ou moins conflictuelle des grands bassins culturels (Euroland, Russoland, Indoland, Sinoland, Angloland, Latinoland, Afroland et Islamiland), les guerres locales pour la maîtrise des stocks naturels (surtout des hydrocarbures), les terrorismes religieux et idéologiques, le court-termisme et le clientélisme généralisés, la démagogie omniprésente, …
  • Au plan géoéconomique : la raréfaction de toutes les ressources naturelles, l'envahissement immaîtrisé des technologies numériques, les délocalisations en tous genres, la financiarisation outrancière et l'explosion spéculative qui l'accompagne, la dégradation des savoir-faire et des virtuosités professionnelles, …
  • Au plan culturel : la montée des illettrismes et des innumérismes, l'amoralité universelle, l'égocentrisme généralisé, l'hyperconsommation absurde, l'obsession du ludique, l'hédonisme primaire, la peste des réseaux sociaux devenus des dépotoirs psychotiques, la perte d'esprit critique, la chute du rationnel face à la montée d'un émotionnel reptilien, …

 

Nous sommes dans l'œil du cyclone et la pandémie du coronavirus Covid-19 n'en est qu'un épisode parmi beaucoup d'autres, passés ou encore à venir. Nous sommes au plein cœur de la grande crise paradigmatique. Et, on le sait, le mot "crise", vient du grec Krisis qui signifie "le tri, l'action de trier" … Car c'est bien d'un vaste tri à l'échelle mondiale qu'il s'agit : il y a ce qui disparaitra, irréversiblement, et il y a ce qui survivra …

Ce qui est certain, c'est que la "modernité" avec toutes ses idéologies et religions, avec tous ses modèles et "idéaux", avec toutes ses valeurs et morales, disparaîtra, irréversiblement.

La "modernité" subira le sort sempiternel de tous les paradigmes obsolètes : l'effondrement.

 

Mais l'effondrement de la "modernité" implique-t-elle nécessairement, l'effondrement de toute l'humanité, ce qui donnerait alors raison aux "collapsologues" qui le prédisent depuis quelques années ?

La réponse pourrait être négative, à la condition qu'un grand réveil s'opère. Car il n'y que deux chemins pour sortir d'une configuration chaotique (ô combien) : l'effondrement (la sortie par le bas) ou l'émergence (la sortie par le haut).

Mais, pour qu'émergence il y ait, il faut parcourir deux étapes difficiles.

 

La première étape est de faire "son deuil" de la "modernité" selon le schéma en cinq phases établi par Elisabeth Kübler-Ross : le déni (ce qui est la tactique de base des institutions de pouvoir), puis la colère (recherche d'un bouc émissaire), la tergiversation (on négocie du bois de rallonge comme le font les "gilets jaunes" ou les syndicats), le désespérance (la déprime, le découragement, l'abandon, le suicide, …) et, enfin, la sublimation.

 

La seconde étape embraie sur cette sublimation, retrousse ses manches et se met à construire le nouveau paradigme de l'après-modernité.

Pour cela, cinq conditions fondamentales doivent être satisfaites (voir mes autres travaux pour plus de détails) :

 

  1. La frugalité matérielle : en tout ce que l'on fait, faire moins mais mieux, économiser toutes les ressources, préférer la qualitatif au quantitatif.
  2. L'intelligence technologique : n'utiliser que les technologies vraiment utiles, vraiment saines, vraiment nécessaires.
  3. La réticulation organisationnelle : vivre et travailler en réseaux collaboratifs et marginaliser les modèles hiérarchiques et pyramidaux (dont l'Etat et ses administrations), favoriser l'autonomie et l'interdépendance.
  4. La révolution économique : passer de l'économie financiaro-industrielle basée sur des logiques de masses et de prix bas, à des économies basées sur le travail des intelligences et sur la valeur d'utilité réelle et durable des biens et des services.
  5. La spiritualisation de la vie : sortir des nihilismes passés ("tout se vaut" ou "rien ne vaut") et chercher à rendre du sens au le Réel vécu, répondre aux questions de la noble raison de vivre au service de ce qui nous dépasse (sans passer par les chemins religieux ou idéologiques).

 

A ce stade, il faut bien comprendre que ni les institutions de pouvoirs du paradigme "d'avant", ni les mouvements nostalgiques d'un passé révolu (comme les populismes et idéologismes en tous genres) ne seront d'aucune aide pour la construction du paradigme "d'après". Tout au contraire, ils en seront les ennemis déclarés, ne pouvant accepter de voir sciée la branche sur laquelle ils sont assis.

Le paradigme nouveau sortira de la confluence, de la congruence, de la coalescence et de la convergence des initiatives personnelles, locales, communautales, entrepreneuriales … Il ne s'agit pas de changer LE monde, il s'agit, plus prosaïquement, que chacun change SON monde et que les principes de responsabilité et d'exemplarité jouent à fond.

Notre futur est notre problème, pas celui des institutions.

 

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Une remarque intéressante de FOG à propos : "(…) des cultures qui ont idéologisé leurs traditions, en Chine, en Inde, en Russie, en terre d'Islam".

Cette idéologisation de la Tradition est-elle une si mauvaise chose face à l'idéologisation du "progrès" et de la "modernité", c'est-à-dire de l'abolition de toute tradition.

Est-ce la Tradition qui est en cause ? Ou sont-ce ceux qui, en son nom, instaurent leur pouvoir souvent totalitaire et toujours populiste ?

La Tradition rassure … et le "bon peuple" a besoin de rassurance pour se tenir coi (Panem et circenses). Vaut-il mieux qu'il ait peur et qu'il fiche tout en l'air par ignorance et bêtise ?

 

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Faudra-t-il donc que l'Europe bureaucratique des Nations explose et meure, pour que surgisse, enfin, l'Europe fédéralisée des Régions ? C'est probable.

 

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L'Administration française tue l'Economie française.

Prototype hallucinant du "phénomène bureaucratique" (cfr. Michel Crozier), c'est elle qui a le pouvoir réel ; pas les élus. Les élus passent, l'Administration reste … et elle sait être patiente.

La France est un pays qui n'est ni gouverné, ni piloté, ni géré ; il est administré.

 

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Le 16/05/2020

 

De Charles-Louis de Montesquieu :

 

"Le droit du sol est l'absurdité qui consiste à dire

qu'un cheval est une vache parce qu'il est né dans une étable."

 

Qu'importe le lieu de sa naissance ; ce qui forge l'homme, c'est sa généalogie.

La modernité, au nom de son égalitarisme absurde, a voulu gommer toutes les généalogie. La maladie du "progressisme" favorise l'amnésie.

Toutes les traditions, parce que décrétées surannées, devraient, selon le religion du "progrès", être abrogées.

 

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Je déteste les mondes de la fiction. La réalité est toujours infiniment plus riche, plus subtile, plus imaginative, plus surprenante, plus émouvante, plus inspirante, plus questionnante … que toutes les petites élucubrations humaines.

La littérature, comme tous les autres arts, en plus d'être inutile, est sans intérêt. Elle n'apprend jamais rien et elle ennuie toujours plus.

La philosophie, la science et l'histoire ; après, on tire l'échelle.

 

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Rien n'est pire que les pauvres qui veulent jouer aux riches, qui veulent vivre au-dessus de leur moyens, qui veulent dépenser plus qu'ils ne gagnent.

Rien n'est rien de pire que ces gagne-petit qui se prennent pour des nababs.

Rien n'est pire que ces parasites qui font des gosses pour avoir des allocations familiales, que ces fainéants qui se mettent au chômage et qui bricolent au noir, que ces menteurs qui simulent un handicap ou une maladie professionnelle pour toucher des aides.

Qui sont ces gens-là ? Il est, paraît-il, très politiquement incorrect de le dire …

Mais rien n'est pire, aussi, que ces administrations budgétivores qui n'ont pour seul objectif que d'amplifier leur emprise sur la société en favorisant et en amplifiant tous ces abus répugnants.

Il y a, en France, trente milliards de fraude sociale par an. Le rôle premier des administrations publiques devrait être de réduire ce chiffre à zéro !

La guerre aux tricheurs et aux parasites doit être déclarée, quels qu'en soient les conséquences sociales.

 

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Le 17/05/2020

 

Réflexions économiques en vrac, sans argumentations ...

  • Les agrégats macroéconomiques (PIB, taux de chômage, etc ...) sont des quantifications virtuelles purement statistiques qui ne reflètent que des choix idéologiques implicites ou inconscients. La macroéconomie, cela n'existe pas ; seulement une fiction, un fantasme. Il n'y a qu'une seule réalité économique : des entrepreneurs, tous différents et jamais réductibles à quelque indicateur statistique que ce soit. En statistique, les écarts-types sont infiniment plus essentiels que les moyennes.
  • L'économie politique ou la politique économique sont des oxymores : l'Etat et l'Economie doivent être et rester aussi séparés que l'Etat et l'Eglise.
  • L'économie est l'affaire exclusive des entreprises. Si les entrepreneurs français sont mauvais, ce n'est pas à l'Etat français de se substituer à eux. L'économie (la finance, l'emploi, la monnaie, les prix, les marchés, etc ...) ne regarde pas l'Etat.
  • Le seul rôle de l'Etat est de fournir les infrastructures communes et non pas d'agir en lieu et place des acteurs économiques (les entreprises, les ménages, les banques, les bourses et les marchés).
  • Si l'Etat se mêle d'économie, c'est pour optimiser sa ponction fiscale. Et si cette notion de ponction fiscale est nécessaire, c'est que l'Etat dépense trop. Il faut donc réduire à zéro les dépenses de l'Etat. L'Etat doit être un centre de décisions et de régulations globales au service du bien commun. Mais l'Etat ne doit et ne peut rien faire par et pour lui-même : tout ce qu'il y aurait à faire, il doit le déléguer à des entreprises privées qui se paient en faisant, selon le cahier strict des charges qu'elles auront reçues.
  • L'Etat a prouvé maintes fois, depuis 150 ans, sa totale incompétence à comprendre et à faire l'économie (de De Gaulle à Hollande en passant par Mitterrand et Chirac, le pouvoir élyséen a brillé par sa totale incompréhension du fait économique).
  • Il n'y a pas de pouvoir ou de puissance économiques nationaux ; il n'y a qu'un ensemble, plus ou moins efficace, d'entrepreneurs et d'entreprises sur le territoire national.
  • Les entreprises nationalisées et les services publics (qui ne sont qu'à leur propre service) doivent être intégralement privatisés de toute urgence : l'Etat est le pire des patrons et le pire des employeurs : il fait de la politique (démagogisme, électoralisme, clientélisme, syndicalisme, idéologisme), pas de la gestion. L'état de délabrement des établissements de santé "publique" tel qu'il est révélé par la pandémie, le démontre absolument.
  • En tout : moins d'Etat.
  • Le niveau national est obsolète. Il ne restera bientôt plus que le niveau continental et le niveau local. Les Etats sont des inventions délétères du 19ème siècle ; ils doivent disparaître.
  • Les remugles souverainistes et populistes actuels sont les moyens les plus efficaces pour tuer l'économie européenne.
  • En économie, une seule règle : travailler beaucoup plus et dépenser beaucoup moins.

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Souvent, dans le monde économique, on confond compétence (pour exécuter) et entrepreneuriat (pour déployer). L'entrepreneuriat n'est pas une compétence, mais un talent.

La compétence, ça s'acquiert, le talent pas.

 

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Un souvenir lointain …

Pour se rappeler les  chiffres du nombre Pi :

 

"Que j'aime à faire apprendre un nombre utile aux sages !
Illustre Archimède, artiste ingénieur,
Toi de qui Syracuse loue encore le mérite."

 

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Le 18/05/2020

 

Aujourd'hui, tout le monde (à quelques acéphales près) est darwinien, mais personne (sauf quelques rares lucides) ne veut être malthusien …

Or, Darwin n'existerait pas sans Malthus puisque son "Origine des espèces" et son principe de la sélection naturelle sont les héritiers directs du très fondateur "Essai sur le principe de population".

Sans malthusianisme, il ne peut y avoir de darwinisme : la compétition entre espèces n'a de sens que sur un territoire fini, doté de ressources limitées.

Et le malthusianisme et le darwinisme s'appliquent aussi intégralement à l'espèce humaine, que cela lui plaise ou non.

 

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Il ne reste de l'oral que ce que l'on en a écrit !

Mieux vaut alors écrire que parler.

 

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En réponse à toutes les misères, pas seulement matérielles, non pas la pitié, mais l'exigence.

 

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Le 19/05/2020

 

Je ne crois pas tant à un quelconque Messie personnel, homme providentiel mandaté par les dieux ou prophète miraculeux envoyé par Dieu. Mais je crois plus volontiers à la venue de temps messianiques lorsque l'humanité aura atteint un niveau de sagesse et de maturité tel qu'elle basculera dans une autre relation au Réel, dénuée d'infantilisme et de puérilité.

 

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Le Divin est la point ultime ou le cœur profond du Réel, là où les mots et les concepts sont devenus impuissants, là où l'apophatisme seul règne en maître.

 

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Le Divin, c'est ce qui ne peut être dit … l'au-delà de la Parole.

Le Sacré, c'est ce qui ne peut être enfreint … l'au-delà de l'Acte.

 

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La France est la patrie du socialisme … et le reste, bien malheureusement pour elle. Le socialisme est le moteur de la dégénérescence de la France depuis deux siècles.

L'histoire moderne de la France n'est qu'un long chapelet de socialismes tous plus destructeurs les uns que les autres.

 

  • Rousseau : socialisme paranoïde.
  • Saint-Just : socialisme psychotique.
  • Robespierre : socialisme sanglant.
  • Bonaparte : socialisme totalitaire.
  • Commune de Paris : socialisme populacier.
  • Troisième république : socialisme laïcard.
  • Front populaire : socialisme syndical.
  • Pétain : socialisme populiste et nationaliste.
  • De Gaulle : socialisme paternaliste.
  • Mitterrand : socialisme cynique.
  • Chirac : socialisme bourgeois.
  • Hollande : socialisme patachon.
  • Et tant d'autres dans les seconds rôles.

 

Et tout cela, sans parler de la kyrielle de socialismes utopistes ou marxistes qui ont passé deux siècles à rivaliser de bêtise, de naïveté, d'aveuglement, d'idéologisme, de déni de réalité et d'ignorance de la nature humaine.

Les chiffres sont éloquents : les taux d'endettement public, de législation, de fonctionnarisation, d'assistanat, d'étatisation, de judiciarisation, de normalisation, de procéduralisation non seulement sont parmi les plus élevés du monde développé, mais ils sont en constante augmentation ce qui marque l'effondrement progressif mais inexorable du système … malgré les discours permanents, mais lénifiants et faux, concernant "le meilleur système social du monde", "le meilleur système de santé du monde", etc … Risible ! Il faut n'avoir jamais quitté l'Île de France pour proférer des inepties pareilles.

En dehors des héros qui continuent d'y croire, il n'y a plus que les incompétents, les incultes, les immigrés, les retraités, les chômeurs et les esprits faibles qui ont envie de vivre en France. Les autres, s'ils en ont la jeunesse et/ou les moyens, ne cessent de fichent le camp et de s'expatrier un peu partout, dans les "enfers" libéraux et antisocialistes.

 

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Tout humain appartient à une culture, pas à un territoire ; à une communauté, pas à un état-nation ; à une matrie, pas à une patrie.

 

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Si une guerre se déclare, il faut choisir de la faire ou pas, non pas pour "défendre son pays", mais pour défendre sa culture contre l'invasion d'une autre culture jugée néfaste et nocive (ainsi que l'étaient le nazisme et le communisme, naguère, ainsi que le sont l'islamisme ou le financiarisme, aujourd'hui).

 

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De Matt Goldish (in : "Aux origines du Judaïsme") :

 

"il apparaît qu'à travers les âges, les Juifs ont généralement admis qu'il y a des principes auxquels les Juifs sont obligés de croire (…) ; mais comme ils ne se sont jamais mis d'accord sur ces principes, l'allégation d'hérésie devient inefficace, sinon presque dérisoire. (…) La notion de dogme semble avoir été inconnue des Hébreux de la Bible. Dans le Livre, le mode classique de relation à Dieu n'est pas la foi, la croyance ou la connaissance, mais l'expérience directe (…). L'idolâtrie se traduit à la fois par une croyance trop diversifiée et l'erreur d'essayer de communiquer avec le divin par le biais de faux intermédiaires."

 

Il y a là deux idées-clés à bien intégrer :

  • Le Judaïsme n'est pas une foi théologique et dogmatique, mais une pratique initiatique et personnelle de l'expérience d'une relation intérieure au Divin ; les rites et pratiques communautaires n'ont pas grand' chose à voir avec cette pratique intérieure, mais ont tout à voir avec le souci de mieux résister, ensemble que seul, à la pression oppressive et haineuse du monde extérieur et de son antisémitisme.
  • Le Judaïsme est essentiellement apophatique : le Divin se devine seulement au travers de tout ce qu'il n'est pas (le tétragramme sacré, le Nom, ha-Shem, YHWH, est ineffable et imprononçable). Le Judaïsme, plus qu'une religion, est une anti-idolâtrie radicale et un combat contre tous les esclavages qu'induisent ces idolâtries.

 

La double définition que Goldish donne de l'idolâtrie est utile :

  • "une croyance trop diversifiée" : toute la pratique juive tient en une phrase : "rétablir l'Alliance c'est-à-dire la reliance brisée entre l'humain et le Divin".
  • "de faux intermédiaires" : le seul intermédiaire authentique, pour le Judaïsme, est le texte hébreu de la Torah qu'il faut s'échiner à lire, étudier et comprendre sur les quatre niveaux herméneutiques traditionnels du "Verger" (littéral, moral, philosophique et mystique).

 

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L'humanisme est une idolâtrie : le culte de l'humain par l'humain et pour l'humain.

 

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Le 20/05/2020

 

Une curiosité …

Le mot grec magia  qui donne "magie", signifie "levure" …

La fermentation a effectivement quelque chose de magique.

 

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Il faut œuvrer à l'émergence d'un Empire européen au-delà des Etats-nations rachitiques et obsolètes de "l'union européenne".

 

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Macron et Merkel viennent de sauver l'Europe et l'Euro en adoptant une solidarité financière avec les pays faibles du sud européen.

Ils viennent de sauver la possibilité d'un empire européen et d'éviter la fragmentation populiste, nationaliste et souverainiste qui ferait de l'Europe une mosaïque ridicule jetée en pâture aux empires chinois et américains déjà bien continentalisés, et prêts à toutes les prédations (notamment en Afrique et en Amérique latine qui ne sont déjà plus que des territoires colonisés).

L'Europe, c'est la culture judéo-helléno-chrétienne. Elle doit s'affirmer comme telle.

 

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La notion de communauté culturelle, au-delà de toute attache territoriale, va devenir fondatrice du nouveau paradigme. La noosphère sera la communauté de toutes ces communautés.

 

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Au-delà de la sociosphère qui était le domaine du "vivre ensemble", émerge sous nos yeux une noosphère qui sera le domaine du "intelliger ensemble".

Ce néologisme "intelliger" renvoie au Noûs grec ("intelligence, connaissance" d'où dérivent "noétique" et "noosphère") et désigne l'action de faire émerger l'Esprit collectif au-delà des esprits individuels.

 

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Edition 2021 du "Petit Larousse illustrer" …

Heureusement que le ridicule ne tue plus ! ... dit-on.

Des mots comme "coolitude" (pour désigner une attitude très relaxée) ou "antivax" (pour signifier la mouvance anti-vaccination) et bien d'autres absurdités (blob, hygge, chatbot, …) font leur entrée.

Toute langue évolue tant en lexique qu'en syntaxe, soit ; mais alors qu'elle évolue fidèlement à ses étymologies fondatrices, afin de préserver une réelle cohérence interne. Il faut cesser d'importer en masse des mots dont l'origine n'est ni grecque, ni latine. Il faut cesser de légitimer des abréviations ou des acronymes. Etc ...

Je retiens cependant deux néologismes pertinents :

  • Frugalisme : Mode de vie consistant à vivre en dessous de ses moyens et à épargner afin de quitter la vie active bien avant l'âge légal de la retraite (à 35 ans environ), avec pour objectif de se soustraire à la société de consommation.
  • Illibéral : Qui est opposé au libéralisme, à ses principaux fondements, tels que la séparation des pouvoirs, l'indépendance de la justice, l'État de droit et les libertés individuelles.

 

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A remarquer que le socialisme et le populisme sont des quasi synonymes (au patriotisme près) et pratiquent tous deux intensément l'illibéralisme.

Le socialisme et le populisme sont les deux versants du même illibéralisme : tous deux haïssent l'idée de la construction, par chacun, de son autonomie personnelle, dans toutes les dimensions de son être.

L'autonomie n'implique aucun égocentrisme ou égoïsme, et s'inscrit parfaitement dans un tissu dense d'interdépendances réciproques entre les humains. Mais ces interdépendances n'impliquent aucunement une solidarité automatique et obligatoire entre eux.

 

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Les "droits de l'homme" se résument à un seul : l'imprescriptible droit de construire sa propre autonomie personnelle dans toutes les dimensions de son être.

Quant aux "devoirs de l'homme", il n'y en a qu'un : l'imprescriptible devoir de consacrer son existence au service de l'accomplissement de la Vie et de l'Esprit, sous toutes leurs formes.

 

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L'Alliance entre le Divin et l'humain n'est pas un problème de croyance à respecter (c'est l'option chrétienne), mais d'œuvre à construire (c'est l'option juive et maçonnique).

Le problème n'est pas la "vérité" des dogmes (la vérité n'existe pas et le dogma n'est qu'une "opinion"), mais bien la "pureté" des actes.

Peu importe la morale, pourvu que l'éthique préside à l'existence.

Peu importe au nom de quoi un acte est posé, pourvu qu'il soit "pur" c'est-à-dire au service de l'accomplissement de la Vie et de l'Esprit, sous toutes leurs formes.

 

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Dans son épitre aux Galates (3;19-26), Paul de Tarse mais le doigt sur l'incompatibilité entre son christianisme (qui, malheureusement, est devenu LE christianisme) et le judaïsme : l'opposition entre la Foi et la Loi.

Le judaïsme n'est pas une Foi, mais une Loi c'est-à-dire un ensemble de règles initiatiques de "pureté" qui permettent un cheminement spirituel vers le rétablissement de l'Alliance entre le Divin et l'humain, entre l'ineffable et le pensable, entre le global et le local, entre l'éternel et l'éphémère, entre l'illimité et le limité, entre la Vie et les vivants, entre l'Esprit et les pensants, etc ….

 

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Yossef Albo (1380-1440) a donné trois principes doctrinaux qui, selon lui, fondent le judaïsme rabbinique :

 

  1. L'unicité divine.
  2. La révélation divine.
  3. la providence divine.

 

Chacune de ces trois allégations est éminemment discutable.

 

L'unicité divine  : face au Dieu personnel unique des monothéismes, il y a la sacralisation de l'Un, inhérente aux monismes.

 

La révélation divine : face à ce Dieu personnel qui dicte la Torah à Moïse sur la montagne du désert de Sin, il y a le murmure de l'intuition inspirée parlant du Divin qui s'y révèle bien réel.

 

La providence divine : face aux interventions surnaturelles et miraculeuses de Dieu dans le monde (en réponse, ou non, à une prière quémandeuse), il y a les providentielles rationalités de l'Esprit divin qui rend possible et engendre toutes les merveilles du monde.

 

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Le judaïsme, encore aujourd'hui, est constitué de deux courants. Le premier, largement majoritaire, est passé par le pharisaïsme, le talmudisme et le rabbinisme : c'est un judaïsme populaire et exotérique. Le second, très minoritaire, est passé par le lévitisme (l'orthodoxie originelle), le sadducéisme, le karaïsme et le kabbalisme : c'est un judaïsme élitaire et ésotérique.

C'est, en gros, le lot de toutes les traditions spirituelles qui, toujours, opposent la religion des masses et la mystique des initiés.

 

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Le droit est un épiphénomène sans aucun intérêt : juste une collection de conventions morales, sociétales et sociales dont l'histoire des humains démontre qu'elle n'est qu'incroyablement relative à des idéologies très variables. Pascal disait déjà : "Vérité en-deçà des Pyrénées, mensonge au-delà".

 

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Ce n'est pas l'homme (et encore moins ses "politiques") qui doit être au centre de la réflexion spirituelle et philosophique.

L'homme, ses sociétés, ses morales, sa socialité ... ne sont qu'anecdotiques, en somme.

En bon nietzschéen, ce qui m'intéresse, c'est "ce qui dépasse l'humain".

 

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Le nazisme et le fascisme, comme le socialisme et le populisme (au fond, c'est tout un), sont des maladies mentales qui démontrent que l'humain est inadapté au Réel, qu'il refuse le Réel, qu'il fantasme sur d'autres mondes (parallèles ou à venir qui ne sont que des "branlettes"). Seul le Réel, ici et maintenant, est réel. Et il nous faut l'accepter et l'assumer, au-delà de nos caprices  infantiles et de nos rêveries puériles. Tout ce qui existe, tout ce qui advient, tout ce qui devient a une bonne raison d'exister, d'advenir et de devenir.

 

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La crise pandémique actuelle ne fait que révéler et accentuer notre inadaptation humaine à la réalité de la vie. En détruisant massivement des écosystèmes partout sur Terre, nous acculons des virus (qui ont besoin d'un porteur pour se reproduire) à voir mourir leurs porteurs "naturels" pour lesquels ils sont inoffensifs, et à devoir trouver de nouveaux porteurs, de préférence immunitairement faibles : l'humain.

Les pandémies ont un bel avenir devant elles, surtout parmi les populations urbaines qui "vivent" totalement "hors sol", déconnectées de la réalité vitale.

 

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Leibniz a été rejeté par les "Lumières" (par ce crétin de Voltaire en tête) … ce qui prouve qu'il avait raison.

Les obscures "Lumières" … tout ce qu'il y a de plus erroné et faux dans l'histoire de la pensée humaine. Toute la déchéance de la pensée moderne en procède : humanisme, nihilisme, relativisme, indifférencialisme, mécanicisme, positivisme, subjectivisme, etc ….

 

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Je viens de me poser une question curieuse …

De la centaine de livres que j'ai écrite et publiée, quels en sont le souvenir ? La réponse est intrigante : aucun. Je ne sais quasi plus rien de ces livres que je n'ai jamais relus. En fait, ils sont des témoignages d'une démarche, d'un cheminement, d'une recherche qui, sitôt écrits, deviennent dépassés, comme des pierres laissées au bord d'un chemin où l'on ne repassera plus jamais.

Le seul livre qui m'intéresse, c'est celui que je suis en train d'écrire ou que je vais bientôt écrire et qui, sitôt après sa publication, sera oublié.

Les presque cent livres que j'ai écrits et publiés contiennent-ils des erreurs, des impasses, des approximations, des simplismes, des biais, des sophismes, etc … ?

A nul doute, oui ! Bien sûr ! Que celui qui a marché beaucoup sans jamais d'égarer parfois, me jette la première pierre.

Marcher beaucoup et loin, c'est forcément s'égarer dans des impasses ou des faux plats, de temps en temps. La montée vers le sommet de la montagne est à ce prix …

 

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Le 21/05/2020

 

Je me méfie comme de la peste de tous les psychologismes et neuroscientismes (lire mon : "Les autres dimensions de l'esprit"). Je me méfie aussi des émotions, surtout primaires et reptiliennes, comme les véhiculent les réseaux sociaux, véritables dépotoirs psychotiques de nos névroses sociétales. Ce n'est donc pas tant le "cœur" qui m'intéresse, mais bien l'âme (ce qui "anime") le siège de l'intention, de la volonté et de la vocation.

 

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C'est l'âme que l'initiation ouvre et déploie.

 

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Sur le Progrès : tout ce qui progresse est en progression et connaît un progrès. Lorsque je parle de la fin du progrès, je ne parle que du progrès au sens moderniste c'est-à-dire le progrès matériel et technique, la progression de la conquête, par l'humain, à son seul profit infantile, de la Nature et de la Vie.

 

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La Franc-maçonnerie invite chacun à construire, pierre à pierre, son autonomie, surtout spirituelle.

La Fraternité maçonnique n'implique nullement une quelconque solidarité universelle, un quelconque "amour" du genre humain.

Le monde profane n'est plus notre affaire.

 

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Les institutions de pouvoir (étatiques, bancaires, boursières, patronales, syndicales, académiques et médiatiques), actuellement aux manettes de pilotage de nos sociétés, sont des purs produits de la modernité qui s'effondre sous nos yeux. Elles ne feront donc rien (au contraire) pour scier la branche sur laquelle elles sont assises et pour favoriser l'émergence d'un nouvel et indispensable paradigme qui les jettera aux orties.

Il faut donc cesser de croire en "la politique" et tout en attendre (maladie très française).

Il faut également cesser de dualiser le monde réel, façon "lutte des classes" : il n'y a pas les "puissants" qui exploitent, d'un côté, et les "victimes" oppressées de l'autre. Chaque humain est à la fois victime et oppresseur de son voisin.

 

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De Jean de Kervasdoué :

 

"En France, l'hôpital public est une institution corporatiste, centralisée et administrée. Une telle rigidité le dessert."

 

Et il n'y a pas que l'hôpital public qui soit ainsi. Tous les services publics et toutes les institutions étatiques sont du même infect tonneau.

Il est urgent que tous ces organismes se transforment en réseaux d'entités autonomes, sans gouvernance centrale.

Chaque hôpital, chaque école, lycée et collège, chaque université, chaque centre de recherche, chaque siège des entreprises publiques, etc …, pilotés par l'Etat, doit devenir radicalement autonome, avoir sa propre direction (managérialement professionnelle et non plus fonctionnairement bureaucratique), son propre budget, ses propres revenus, ses propres règles, sa propre organisation, sa propre stratégie locale, etc …

L'Etat est le plus exécrable de tous les gestionnaires ; c'est bien connu depuis très longtemps … depuis toujours, en fait. Son but n'est pas l'efficacité et la rentabilité, mais l'électoralisme, le clientélisme, le népotisme et le pouvoir.

 

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L'Etat n'est jamais au service d'un projet. En revanche, tous les projets devraient, à ses yeux, être au service de l'Etat.

 

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La mathématique n'est que convention, le droit n'est que convention, la morale n'est que convention ; ils n'ont qu'un intérêt anthropologique.

 

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Une équation mathématique exprime une relation "permanente" et "vraie" entre des grandeurs "adéquates" et "réelles".

Or ces "relations" et "grandeurs" sont de pures conjectures humaines puisque, dans le Réel, il n'y a ni grandeurs réelles, ni relations permanentes.

 

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L'équation  1+1=2 n'a aucun sens :

 

  • Le "1" n'existe pas sans unité : 1 pomme, 1 litre, 1 arbre … cela peut avoir un sens, mais le 1 sans unité derrière, n'en a aucun.
  • Le "+" n'existe pas dans le Réel où rien n'est additif du fait que tout interagit avec tout, tout le temps.
  • Le "=" exprime une égalité stricte entre deux choses symbolisées par le membre de droite et le membre de gauche ; or, da         ns le Réel, rien n'est jamais l'égal de rien.
  • Le "2" est une pure convention de langage qui fait de l'équation initiale, une pure tautologie.

 

Mais si le 1+1=2 n'a aucun sens, c'est tout l'édifice mathématique qui s'effondre.

La mathématique est un langage conventionnel dont le lexique (les définitions) et la syntaxe (la logique déductive) sont notoirement incompatibles avec la réalité du Réel où il n'existe aucune "grandeur" intrinsèque, ni aucune additivité, ni aucune égalité.

 

 

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Rien de ce qui est conventionnel ne peut être ni absolu, ni réel.

 

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Les conventions sont utiles, mais elles ne sont jamais justes (tant au sens de "correctes" qu'au sens de "équitables").

Utiles pour qui et pour quoi ?

Détenir un pouvoir, c'est être maître des conventions.

Tout le monde subit, au nom des conventions, le pouvoir de ceux qui les détiennent. Et eux-mêmes en premier lieu.

Détenir un pouvoir est un esclavage.

 

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Les "passions", c'est ce que l'on subit (du latin patior qui signifie "souffrir").

Dans les rituels de la Franc-maçonnerie du 18ème siècle, on demandait : "Que venez-vous faire en Loge ?". La réponse était : "Vaincre mes passions et faire de nouveaux progrès en Maçonnerie".

Vaincre ses passions … c'est donc veiller à ne plus rien subir, à atteindre la juste maîtrise de son existence et à construire sa propre autonomie dans toutes les dimensions de son être et de son devenir.

 

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L'Empire fédéral européen doit s'imposer aux Etats nationaux.

Il faut éradiquer tous les nationalismes, tous les souverainismes, tous les patriotismes au sein du continent européen.

Nous sommes Européens (c'est-à-dire de culture judéo-helléno-chrétienne) et rien d'autre.

 

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Le 22/05/2020

 

De Laurent Mucchielli, sociologue du CNRS :

 

"Notre époque contemporaine vit dans mythe technologique, la croyance que les technologies révolutionnent tout et améliorent fondamentalement nos vies. Cette crédulité est alimentée d'un côté par le marketing des industriels qui produisent ce technologies, et de l'autre par des responsables politiques qui promettent (…). Ces technologies sont par ailleurs très intrusives, elles menacent notre vie privée, elles infantilisent et déresponsabilisent l'individu. Alors que l'idéal démocratique me semble au contraire de chercher la progression en termes d'autonomie et de liberté (…)."

 

La technologie doit amplifier l'humain mais ni le remplacer, ni le soumettre, ni l'hypnotiser, ni le tétaniser !

Quant au mythe technologique, il est bien réel : il entretient l'illusion risible du "progrès", et le rêve niais d'un monde et d'une vie débarrassés de toute souffrance

Il ne faut pas oublier qu'une technologie n'est jamais que la transcription matérielle d'une solution conçue par un humain à un problème ressenti par un humain.

Mais les seuls vrais problèmes de fond de l'humanité sont totalement étrangers à toute technologie, quelle qu'elle soit.

 

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Il y a deux manières de travailler : l'une en autonomie, l'autre en subordination.

Ceux qui acceptent cette seconde manière, ne méritent que du mépris car ils forment les hordes parasitaires qui alimentent les idéologies du socialisme et les morales du ressentiment.

Il est urgent d'abattre d'idole du salariat.

 

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De FOG :

 

"La civilisation de masse est derrière nous."

 

Et si elle ne l'est pas encore, il est urgent qu'elle le soit.

Production de masse, produits de masse, marketing de masse, distribution de masse, médias de masse, tourisme de masse, loisirs de masse, opinion de masse, politique de masse, mouvement de masse, enseignement de masse, … tout cela qui a fait le 20ème siècle, doit disparaître.

Des notions comme "peuple" ou "état-nation", n'ont plus aucun sens.

L'heure est à l'autonomie, au sur-mesure et à la personnalisation.

L'heure est aux communautés et aux solidarités sélectives et électives.

 

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D'Emile Durkheim :

 

" Le lien qui unit ces frères électifs est plus fort même

que celui qui dérive de la fraternité naturelle."

 

C'est bien de cela que ressortit la Fraternité maçonnique.

 

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Un bel adage :

 

"C'est à la fin de la foire que l'on compte les bouses."

 

C'est donc à la fin d'un processus que l'on comptabilise les erreurs et les dégâts, que l'on fait le tri entre ceux qui ont combattu et ceux qui ont parasité.

Ainsi en sera-t-il à la fin de la pandémie actuelle … en attendant le suivante.

 

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De Claude Malhuret :

 

"Dans ce pays où beaucoup préfèrent Robespierre à Tocqueville, où l'on préfèrera toujours se tromper avec Sartre qu'avoir raison avec Aron, c'est toujours le libéralisme qui porte le chapeau."

 

Pourquoi donc la mentalité dominante en France est-elle gauchisante, alors que l'histoire montre que, depuis des siècles, le socialisme, sous toutes ses formes, est une calamité socioéconomique ?

Une telle obstination dans l'erreur est proprement ahurissante, incompréhensible.

Tout le monde le sait, à présent - ou, du moins, devrait le savoir -, le socialisme est l'héritier direct et laïcisé du christianisme latin. Les mots-clés, mais revisités, en sont communion et charité, devenus solidarité et assistanats.

La France était la "fille ainée de l'Eglise" ; elle a gardé son titre, mais traduit en "fille ainée du Socialisme". C'est ce que l'on appelle de la continuité et de l'obstination dans l'égarement sectaire.

 

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Il est temps de penser une éthique du télétravail c'est-à-dire les règles de comportement dans le cadre de cette nouvelle et irréversible manière d'assumer ses missions professionnelles.

Voici dix de ces indispensables règles :

 

  1. Rien par téléphone, tout par courriel. Le téléphone dérange toujours. Lorsque vous téléphonez, sachez que votre interlocuteur est en train de faire quelque chose de bien plus important que d'écouter votre babil.
  2. En tout, la plus extrême frugalité : le moins de messages possible vers le moins de personnes possible.
  3. Principe d'utilité : seulement des messages vraiment utiles vers des personnes pour lesquelles ces messages sont vraiment utiles.
  4. Evitez toujours la fonction "répondre à tous".
  5. En tout, faire simple. Eradiquez l'usage ou le recours à des gadgets et à des "fonctions" qui prétendent faciliter la vie, mais qui compliquent tout.
  6. Souvenez-vous toujours que votre interlocuteur, pour comprendre que votre message lui est inutile, doit d'abord perdre son temps à le lire.
  7. Concision et précision : un message doit être court et vrai et utilisez les pièces jointes pour adjoindre d'autres documents, plus détaillés ou plus techniques. Ainsi votre interlocuteur, en très peu de temps (son temps est au moins aussi précieux que le vôtre), peut saisir l'essentiel quitte à regarder les détails à un meilleur moment.
  8. Lorsque tout est urgent, plus rien ne l'est. Lorsque tout est important, plus rien ne l'est. Cessez donc de vous prendre pour le nombril du monde. L'important et l'urgent sont rares … et doivent le rester.
  9. Demander de l'aide à un virtuose, n'a rien de dégradant. Mais en demander tout le temps relève soit de l'incompétence, soit du parasitisme.
  10. Dans les cas anodins ou anecdotiques, le meilleur message est celui qu'"on envoie pas.

 

A bon entendeur …

 

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Une des conséquences de la pandémie et de la crise économique qui s'ensuivra, sera l'accélération de la robotisation et de l'algorithmisation des tâches banales et routinières, inintelligentes et dangereuses, séquentielles et fastidieuses.

 

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La grande leçon de cette pandémie : c'est la Nature qui règne et décide quant à la Vie ; pas l'humain.

 

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La vraie élite n'est ni politique, ni médiatique, ni économique ; elle est scientifique, philosophique et spirituelle.

Ne jamais confondre "élite" et "pouvoir", "renommée" et "notoriété".

Le pouvoir n'intéresse pas les élites authentiques : le culte du pouvoir est la pire des idolâtries.

 

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Relativiser les faits sans les minimiser.

 

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Pour 85% de l'humanité, l'essentiel de l'existence se passe entre diaphragme et symphyse pubienne : l'estomac pour le matériel, les tripes pour l'émotionnel et le sexe pour l'orgasmique.

Au-dessus, il y a de la logistique et du vide. Au-dessous il y a des jambes pour faire du sport.

 

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Quand on est ignorant, on se suicide ou on obéit, mais on ferme sa gueule.

 

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Plus on a besoin des choses, plus on est esclave des choses ...

Plus on a besoin des gens, plus on est esclave des gens …

 

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La montée en complexité du monde est un fait et hors de contrôle des humains ... et elle implique, sauf effondrement global, une mutation de paradigme et l'éradication "naturelle" de tout ce que l'on peut dénoncer, à tort ou à raison. Ceux que l'on désigne encore comme les "puissants" d'aujourd'hui, ne sont que des "tigres de papier" et des "géants aux pieds d'argile" qui seront emportés au même titre que le furent l'empire romain, l'empire carolingien ou la féodalité. Aucune construction ne résiste à un tsunami.

La modernité (et toutes ses idéologies tant de gauche que de droite) est déjà morte ; il ne reste plus que son cadavre en décomposition ... d'où l'irrespirabilité de l'atmosphère politico-socio-économique actuel et la résurgence probable de mouvements insurrectionnels débiles du genre ultragauche, rétro-activisme, gilet-jaunisme, souverainisme, populisme et autres crétineries dont l'ignorance est aussi abyssale que la bêtise.

 

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Le 23/05/2020

 

La meilleure traduction de Tao est "processus" que ce soit le Tao/processus cosmique ou le Tao/processus personnel ; pour le taoïsme, ces deux Taos doivent évoluer en parfaite harmonie l'un avec l'autre. C'est le grand secret de la culture chinoise : une rencontre ou une collaboration entre deux personnes ou entre deux entreprises ayant chacune leur Tao propre, doivent impérativement maintenir, dans l'ici et maintenant, une volonté d'harmonisation équitable : la "voie du milieu

 

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Le 24/05/2020

 

 De Hannah Arendt :

 

"Le totalitarisme est une dynamique bien plus qu’un état, un mouvement qui vise à la destruction, voire à la dissolution des structures sociales."

 

Le totalitarisme, c'est l'autoritarisme total c'est-à-dire la volonté de l'autorité de prendre le contrôle de toutes les dimensions, tant extérieures qu'intérieures, de la vie de chaque personne.

 

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Le concept même de transhumanisme est totalitaire.

 

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La noosphère n'est que le lieu de l'Esprit où tous les pensants apprennent à "intelliger" ensemble (comme la biosphère n'est que le lieu de la Vie où tous les vivants apprennent à vivre ensemble).

 

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Je crois que 85% des humains sont des crétins qui feraient de se suicider que de piller la planète et de se mêler de ce qu'ils ne comprennent pas.

 

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Ce que je croyais être un néologisme n'en est pas un : le verbe "intelliger" existe  bel et bien et est ainsi défini dans le Wiktionnaire : "(Philosophie) Comprendre par l’intellect" et de cette autre manière dans les dictionnaires Universalis et Reverso : "en philosophie, percevoir par l'intelligence".

Ces deux définitions ne me satisfont pas : "Intelliger", c'est plus que seulement penser intelligemment. Intelliger, c'est activer les cinq fonctions mentales (mémoire, volonté, intelligence, sensibilité et conscience) afin de construire toutes les reliances (inter ligare ou inter legere) entre tous les noèmes perçus, conçus, mémorisés, conscientisés et recherchés. L'acte d'intelliger peut être personnel ou collectif. Le lieu global de "l'intelligation" collective est la noosphère.

 

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Le 25/05/2020

 

L'illibéralisme, qu'il soit socialiste ou populiste, promeut l'idéologisme, l'étatisme et l'autoritarisme.

Le libéralisme promeut l'autonomie personnelle, l'interdépendance communautale et l'initiative privée, individuelle ou collective.

 

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L'immaturité (d'une personne ou d'un peuple), c'est son incapacité ou son inaptitude à l'autodiscipline.

L'amusement et le plaisir d'abord, tout le reste bien après.

La génération Y est globalement immature.

Beaucoup d'Italiens (surtout) et de Français (moins) sont immatures. Beaucoup d'Africains aussi.

 

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"Une fois, dans un village, un homme apparut et annonça aux villageois qu’il achèterait des singes pour 10 $ chacun. Les villageois, sachant qu’il y avait des singes dans la région, partirent dans la forêt et commencèrent à attraper les singes. L’homme en acheta des centaines à 10 $ pièce et comme la population de singes diminuait, les villageois arrêtèrent leurs efforts. Alors l’homme annonça qu’il achetait désormais les singes 15 $. Les villageois recommencèrent à chasser les singes. Mais bientôt le stock s’épuisa et les habitants du village retournèrent à leurs occupations. L’offre monta à 20 $ et la population de singes devient si petite qu’il devint rare de voir un singe, encore moins d’en attraper un. L’homme

annonça alors qu’il achèterait les singes 50 $ chacun. Cependant, comme il devait aller en ville pour affaires, son assistant s’occuperait des achats. L’homme étant parti, son assistant rassembla les villageois et leur dit : - «Regardez ces cages avec tous ces singes que l’homme vous a achetés. Je vous les vends 35 $ pièce et lorsqu’il reviendra, vous pourrez lui vendre 50 $.» Les villageois réunirent tout l’argent qu’ils avaient, certains vendirent tout ce qu’ils possédaient, et achetèrent tous les singes. La nuit venue, l’assistant disparut. On ne le

revit jamais, ni lui ni son patron, que des singes qui couraient dans tous les sens. Bienvenue dans le monde de la bourse !!!"

 

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Confondre "histoire" et "Tradition" est une erreur gravissime ! Et le rationalisme ambiant dénigre souvent la Tradition sous prétexte de son incompatibilité avec l'historicité factuelle donnée par l'historiographie.

Ce point mérite méditation et discussion. L'histoire existe et la Tradition existe, mais elles ne parlent pas de la même chose.

Ainsi, dans le christianisme, l'histoire historienne de Jésus est quasi inconnue (il n'y en a aucune trace ni dans les archives romaines, ni dans les archives juives ; tous les "témoignages" sont tardifs et d'après la fin du 1er siècle). En revanche, la Tradition christique inventée par Paul de Tarse est toujours fondatrice de la sensibilité et de la spiritualité chrétiennes, ... et ce malgré l'importance du courant alexandrin des évangiles gnostiques et johannistes que les pauliniens ont déclarés "apocryphes".

Paul de Tarse, dans SES évangiles synoptiques, a amalgamé plusieurs personnages pour se construire SON Jésus que l'on dit, depuis des siècles, de Nazareth. Preuve s'il en est du détournement de l'histoire : le village de Nazareth n'a été fondé qu'au deuxième siècle après JC. Tout cela vient de la confusion entre Nazaréen (de Nazareth) et naziréen qui est quelqu'un qui a fait, dans le judaïsme, des vœux d'ascétisme. Paul de Tarse, comme beaucoup de fondateurs de religion, a inventé beaucoup pour consolider ses thèses.

De même, l'histoire dit que les rituels maçonniques, si ardemment transmis, ne sont que des "inventions" du 18ème siècle tardif ... mais la Tradition sait que ces rituels ne font que retranscrire dans un autre langage des "catéchismes" bien plus anciens, eux-mêmes transcriptions des Traditions des Maçons opératifs d'il y a mille ans et des pratiques rituelles desquels, factuellement, on ne sait presque rien avant la fin du 15ème siècle (manuscrit Regius, Cook, etc ...).

Ce qui importe, c'est que ces pratiques aient été réelles et transmises ; la véridicité des transcriptions importe bien moins.

Ce qui importe, c'est que la rivière coule et irrigue, et non de connaître avec exactitude la localisation précise de la "source" originelle.

 

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Le 26/05/2020

 

La science est une chose, le Mythe en est une autre.

La science apporte des faits intellectuels, le Mythe apporte des nutriments spirituels.

Le Mythe apporte des structures mentales où les faits peuvent venir prendre leur place.

Le Mythe offre des images holistiques alors que la science donne des éléments analytiques.

Le Mythe et la Tradition véhiculent tous deux le Sacré qui est le chemin vers le Divin. Ils ne sont en rien contradictoires avec la science pourvu que l'on comprenne bien le Mythe, la Tradition et le Sacré dans leur sens structuraliste et holistique : ils constituent des grilles de lecture globale, comme autant de villes avec leurs palais, monuments, maisons, HLM, rues, ponts, fleuve et places. Le plan de la ville ne dit rien de la vie de ceux qui l'habitent, mais il existe un rapport dialectique entre cette ville et cette vie, comme entre l'holistique et l'analytique, comme entre contexte et texte.

En ce sens, les Mythes constituent un langage conventionnel au même titre que les mathématiques : ils ne disent rien du Réel, mais ils aident à en organiser l'aperception, respectivement : les premiers d'un point de vue qualitatif, les secondes d'un point de vue quantitatif.

 

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D'Ernst Haeckel :

 

"(…) la conception unitaire de la Nature entière, que nous désignons d'un mot sous le nom de Monisme. Nous exprimons ainsi sans nul doute la conviction qu'un esprit est en tout, et que tout le monde connaissable existe et se développe d'après une loi fondamentale commune. [Les différents monismes reposent sur] les idées fondamentales communes de l'unité cosmique, de la solidarité inséparable de la force et de la substance, de l'esprit et de la matière ou, comme on peut le dire aussi bien, de Dieu et du monde."

 

Unicité et cohérence globales, voilà tout !

 

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Le Mythe de la Genèse qui explicite l'émanation du monde à partir du "Il" divin, est fondateur stéréotypique de toutes les cosmogonies évolutionnistes (et non pas créationnistes puisque le verbe BaR'A, que l'on traduit erronément par "créer", signifie en fait "ensemencer (BâR est le "grain de blé")" ou "engendrer (BaR est le "fils")").

 

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D'André Cresson :

 

"Un naturalisme, c'est, avant tout, une doctrine d'après laquelle le monde n'a pas été créé et n'est pas ordonné en vue d'un but par une Providence divine parfaitement intelligente et bonne. (…)

 

Face au naturalisme, Cresson pose l'idéalisme dualiste (qu'il appelle erronément "spiritualisme") qui oppose le monde naturel à un monde surnaturel de la Perfection (celle du Dieu ou celle des Idées).

Face au naturalisme et à l'idéalisme, il pose enfin le spiritualisme (qu'il appelle, toujours erronément, "idéalisme") auquel il n'a visiblement rien compris (puisqu'il affirme que le spiritualisme est la négation pure et simple de la réalité de la matière, ce qui est absurde) ; en fait, le spiritualisme est une forme de synonyme de "panenthéisme" et pose que tout ce qui existe (matière comprise) émane d'un Principe spirituel pré-matériel (Esprit, Intelligence, Divin, Âme cosmique, etc …) ; la matière existe bel et bien, mais elle est seconde, elle est un "produit".

Le spiritualisme s'oppose au naturalisme sur un seul point : celui de la téléologie.

Et sur ce point, le naturalisme devient indigent puisqu'en suivant Leibniz : si tout ce qui existe, existe et évolue, c'est que tout a une bonne raison d'exister et d'évoluer … et donc que tout est mû par une intention spirituelle fondatrice qui induit le Devenir et toute évolution, tant globale que locale.

 

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Les principes architectoniques que Leibniz met au cœur de sa cosmologie sont encore parfaitement d'actualité : principe d'intention (de finalité), principe d'unité (monisme radical du Réel comme mémoire intégrale de lui-même), principe de cohérence (la raison suffisante) et principe d'optimalité (toute évolution est la meilleure possible).

Pour être complet, Leibniz aurait dû ajouter ce cinquième principe : principe dialectique ou bipolaire (entre global et local, etc …).

 

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La nuance profonde entre "la raison de quelque chose" et "la cause de quelque chose" est subtile. Ce quelque chose ne peut avoir d'existence réelle qu'aux deux conditions qu'il ait une bonne raison d'exister et qu'une cause ait déclenché sa réalisation en vue d'accomplir cette bonne raison d'exister.

Le causalisme classique (mécaniciste des causes déterminantes) récuse tout intentionnalisme (avoir une bonne raison de venir à exister) ; c'est en cela qu'il est une impasse car quelle serait la nécessité d'une telle nécessité mécaniste ?

 

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De Joseph Moreau :

 

" Pour Spinoza, Dieu seul est substance, c'est-à-dire que tous les êtres particuliers ne sont que des expressions de son existence infinie, éternelle, nécessaire, et toutes ces expressions dérivent nécessairement de la nature divine."

 

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La nécessité dans la Nature n'est que l'expression de l'Intention divine.

 

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Toute la pensée moderniste, depuis les Descartes, Spinoza ou Leibniz, en suite d'Aristote, est une approche objectale du Réel. Le Réel serait, selon eux, constitué d'objets (de "choses"), causants et causés, disposant d'une essence et d'une existence et jouet des rapports d'actualisation entre ces deux.

La grande innovation de la pensée après-moderniste est d'avoir compris que les objets (et donc aussi les sujets qui parlent des objets) ne sont que les reflets instantanés de processus dynamiques où les catégories d'essence et d'existence, de cause et d'effet, de force et de mouvement, etc … n'ont plus aucun sens.

Le Réel est un processus global unique, tendu entre mémoire d'accumulation et intention d'accomplissement, au sein duquel, des sous-processus, individués et intriqués "en poupées russes", s'accomplissent au service du processus cosmique global unique.

 

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Le structuralisme a relégué la phénoménologie et l'existentialisme, et plus généralement, toutes les philosophies du sujet, dans les poubelles de l'histoire de la pensée. Il préfigure ce qui deviendra, sous l'influence de la philosophie des processus et de la pensée cybernétique,  la philosophie systémique et les métaphysique de la complexité.

 

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Il n'y a pas de physique sans métaphysique !

Il faut le répéter sans cesse … La physique ne fait que décrire et modéliser les modalités d'évolution d'un Réel gouverné par des principes qui les fondent (accumulativité, intentionnalité, dialecticité, rationalité, optimalité).

 

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Whitehead : monisme et organicisme. Stoïcisme, donc.

Héraclite ressuscité !

 

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Le 27/05/2020

 

Le design désigne l'activité humaine dont l'essence est, sous prétexte d'esthétique, de rendre inutilisable des choses pourtant parfaitement utiles.

L'art, c'est de l'hyper-design poussé jusqu'à l'inutile.

 

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La mission de la FM n'est pas de sauver le monde par un messianisme réinventé ; la mission de la FM est d'inciter à construire une intériorité suffisamment riche pour que l'élite des humains s'attachent à donner du sens au Monde, à la Vie et à l'Esprit.

 

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Le Qaraïsme - branche dissidente du Judaïsme qui rejette le talmudisme et le rabbinisme pour ne considérer que la Torah, rien que la Torah … et dont je me sens si proche - voit son nom dériver du mot hébreu QR'A qui signifie "verset", mais qui signifie aussi : "crier, appeler, nommer, se produire, arriver" …

 

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Le symbole de la quintessence métaphysique du Réel est la pyramide à base carrée.

 

D'un point de vue synchronique, à chaque instant t, le Réel est quadripolaire (généalogie, téléologie, écologie et axiologie) et processuel (métabolisme d'optimisation permanente des quatre pôles).

Du point de vue diachronique, le Réel est une accumulation mémorielle dans la durée.

 

Pour être plus précis, les quatre pôles processuels sont :

  • une généalogie accumulative
  • une téléologie accomplissante
  • une écologie dialectique
  • une axiologie cohérentielle

et le travail processuel est :

  • un métabolisme optimisateur.

 

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La notion d'objet est la plus fallacieuse de toute l'histoire de la pensée. Il n'existe ni un "je", ni un "ça" qui soient fixes ; il n'y a que des processus évolutifs et transformatifs dont certaines caractéristiques sont simplement un peu plus stables et durables que d'autres.

Ce sont ces caractéristiques évoluant plus lentement que les autres, qui ont permis, aux langues des hommes, de parler d'objet, d'identité, d'essence ; mais ces notions sont des simplifications (qui veulent  "faire simple" jusqu'à la stylisation d'une vague squelette, et donc rejeter la complexité réelle) et des abstractions (qui veulent "tirer dehors" des semblants de constance et d'immuabilité, et ainsi faire l'économie du transformisme universel).

 

Les langues humaines, quels que soit leur type (indo-européen, sémitique, bantou, sino-japonais, …), sont toutes construites sur l'idée centrale du substantif (l'objet dont on parle) ; les substantifs étant posés, leur comparaison (dans l'espace et dans le temps) induit la construction, respectivement, des qualificatifs (les caractéristiques momentanées ou durables) et des verbes (les activités momentanées et durables) dont la comparaison seconde engendre les adverbes.

Ainsi, toutes les langues humaines - et, partant, toute la pensée humaine - sont construites sur l'idée fausse, sur l'illusion grave, sur l'apparence simpliste de la a notion de l'objet possédant une essence, une identité, une constance voire une immuabilité.

Et face à un objet "extérieur", il est un autre objet "intérieur" qui l'observe, le pense, le représente ou le décrit ; ainsi naît, face à l'objet, cet autre objet qu'est le sujet : "moi", "toi", "nous" ….

 

Dans le Réel, il n'y a ni objets ni sujets, ni choses ni personnes, ni essences ni identités. Toutes ces notions ne sont que des illusions langagières certes commodes, mais fausses.

Dans le Réel, il n'existe que des processus intriqués qui accomplissent le processus cosmique global et unique.

 

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Le processualisme …

En voici toute l'histoire : l'intuition d'Héraclite, les balbutiements de Spinoza, l'exploration de Hegel, les tentatives de Bergson et, surtout, de Whitehead …

Il est temps, à présent, d'en construire des fondements si solides que toutes les philosophies et métaphysiques de l'objet en deviendront désuètes (entrainant dans leur effondrement, leurs parèdres artificielles, basées sur l'idée du "sujet face à l'objet").

 

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Un langage proprement processualiste devra abandonner jusqu'aux notions mêmes de substantif et de qualificatif pour ne garder que les verbes et les adverbes, et les relations de précédences, d'inclusions, d'interférences ou de concomitances entre eux.

Le seul sujet de tous les verbe sera le "il" impersonnel de "il pleut" ou de "il y a" … ou le "il se" tout aussi impersonnel de "il se passe".

Ainsi, "Là est le sapin résineux pousse" deviendra : "Là, il s'en sapine résineusement".

 

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Pour Whitehead, le matérialisme est la doctrine qui croit en l'existence des objets matériels. Le problème, pour lui, n'est pas tant l'idée de matérialité, que celle d'objectalité.

Comme souvent, du fait de son manque de formation philosophique, Whitehead détourne les termes techniques de la philosophie de leur sens rigoureux, ce qui induit des difficultés de langage et des malentendus de compréhension.

 

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Il y a une différence cruciale entre "être en relation avec, avoir une influence sur" (version objectale) et "participer dans, contribuer à" (version processuelle).

 

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Il est impossible de prévoir ni la forme future d'un arbre, ni le trajet de ses racines, ni sa quantité produite de fruits d'une année à l'autre.

Plus généralement, il en va de même pour chaque processus particulier qui se fraie un chemin, comme il peut, dans le tissu dense de toutes les influences, contraintes et opportunités qui surgissent devant lui.

Dans l'espace des états, la mathématisation de la trajectoire d'un processus quelconque n'est possible qu'en éliminant (par simplification et idéalisation) toutes ces influences, contraintes et opportunités. Dans le Réel, rien n'est déterministe ; tout pousse de l'intérieur, selon les conditions et circonstances ; tout s'invente et se crée, pas à pas, selon des règles globales de rationalité, de cohérence, de répétitivité, d'optimalité et de simplicité.

 

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Le 28/05/2020

 

De Brice Teinturier en parlant des socialistes (Ségolène Royal, les Insoumis") et des populistes (le "Front National") français :

 

" Ils jouent depuis longtemps, par conviction ou par opportunisme,

la carte du peuple contre les élites."

 

C'est jouer avec le feu … qui les brûlera !

Un train sans locomotive ne va nulle part.

 

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De Guillaume Pitron à propos des énergies soi-disant "vertes" ou renouvelables :

 

"Pour la même production d’énergie, les technologies utilisées aujourd’hui consomment davantage de ressources que les technologies précédentes. Plus nous irons vers les technologies vertes, plus nous aurons besoin de ressources. La transition énergétique veut prôner la sobriété, mais nécessite l’inverse pour être rendue possible. En clair :  elle nécessite davantage de ressources (…)"

 

Cela fait des années que je m'éreinte à le répéter !

 

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D'Alfred North Whitehead :

 

"Il est aussi vrai de dire que le monde est immanent en Dieu et que Dieu immanent dans le monde.

Il est aussi vrai de dire que Dieu transcende le monde, et que le monde transcende Dieu.

Il est aussi vrai de dire que Dieu crée le monde et que le monde crée Dieu."

 

Cette "théologie" processuelle revient, au fond, à poser une bipolarité métaphysique au sein du Réel entre, d'une part, la quadruple tension éternelle et immuable (Dieu), et d'autre part, la manifestation dynamique et métabolique (le Monde) que cette quadruple tension induit dans la durée.

 

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Dieu est à la fois Télos (l'Intention cosmique), Mnésis (la Mémoire cosmique), Logos (la Rationalité cosmique)et Dialektos (la Dialectique cosmique).

De lui émane le Métabolisme cosmique (le Processus cosmique) qui induit toutes les manifestations (les processus singuliers).

Ainsi : Dieu engendre le Monde pour que le Monde accomplisse Dieu.

 

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Le Divin est quadripolaire ! … et non ternaire.

La Trinité divine des chrétiens n'était qu'une vue partielle du Divin : le Père (le Logos), l'Esprit (le Dialektos) et le Fils qui en est la manifestation mondaine.

Et le Divin, lui-même, n'est que la fondation quadrangulaire du Réel.

Le Sacré est une quadruple voie vers le Divin : le culte de la volonté cosmique (l'Intention), le culte de la réalité cosmique (la Mémoire), le culte de la rationalité cosmique (la Loi) et le culte de la binarité cosmique (la Dialectique).

 

Chacun de ces quatre cultes s'est déjà incarné dans des traditions spirituelles toujours vivantes :

  • le culte de la volonté cosmique (le Destin) : l'hellénisme.
  • le culte de la réalité cosmique (le Brahman) : l'hindouisme.
  • le culte de la rationalité cosmique (la Loi) : le judaïsme.
  • le culte de la binarité cosmique (le Yin-yang) : le taoïsme.

Les traditions secondes (christianisme ou bouddhisme) voire tierce (islamisme) n'en sont que des hybrides.

 

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Le christianisme et, à sa suite, l'islamisme ont fait, du Divin, un Dieu-Empereur assis sur le Trône de son Palais, très en dehors du monde. C'est un Dieu de Pouvoir qui règne et juge, et non un Divin qui suscite des émergences, qui fait pousser, qui fait naître (Natura , participe futur de nascor, en latin).

"Deus sive Natura" écrivait Spinoza : "Dieu autrement dit ce qui fait naître".

 

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Le "Mal", au sens métaphysique, n'a rien de métaphysique puisqu'il n'est, en fait, que du mal (de la souffrance, de la douleur) ressenti par certains hommes, comme victimes ou comme juges.

Le Mal en soi, comme le Bien en soi, (ou le Beau et le Laid, ou le Vrai et le Faux, etc …) n'existe tout simplement pas.

Il n'y a aucune Morale naturelle, ni aucune Valeur absolue.

Il existe seulement, relativement à l'humain, des comportements bénéfiques et des comportements nocifs, relativement à ce ou ceux qu'ils concernent.

 

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Dieu n'est pas avant le Monde. Dieu est avec le Monde, dans le Monde. Ensemble ils constituent le Réel.

 

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Conservativité (ou globalité ou intégration ou uniformité ou entropie ou inertie) et créativité (ou localité ou individuation ou complexité ou néguentropie ou potentiel) constituent la binarité fondamentale qui bipolarise le Réel.

Cette binarité fondamentale est, en somme, le "carburant" qui va alimenter le processus cosmique dont le principe est la dissipation optimale de ces tensions bipolaires dans le respect des principes logiques inhérents au Réel.

 

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La vraie réalité du Réel, c'est sa Mémoire. Elle est sa substance qui est soumise, tout à la fois, à son Intention de plénitude et à sa triple Logicité d'accomplissement.

 

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Lu dans Atlantico (peu suspect de populisme) :

 

" Trump et les conservateurs partent en guerre contre les réseaux sociaux … et ont de vraies raisons de le faire"

 

Oui, il faut que la noosphère soit soumise à des règles éthiques et déontologiques au même titre que la sociosphère. C'est l'évidence même pour les réseaux sociaux ; il faut faire cesser la manipulation de masse que ces dépotoirs psychotiques permettent et favorisent.

 

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Du même :

 

" Après l’économie en 2008, la science prend une claque dans l’opinion en 2020 : quel avenir pour la connaissance ?"

 

On parle là de la perte de confiance en la médecine, après celle concernant l'économie (et, la pire de toutes, la psychologie). Soit. Mais il est évident que ni la médecine, ni l'économie, ni la psychologie ne sont des sciences au sens précis du terme. Les deux dernières ne sont que des tissus de conjectures. Quant à la médecine, elle n'est qu'un ensemble de pratiques empiriques qui marchent plus ou moins bien, dans certains cas ; personne, aujourd'hui, ne comprend le fonctionnement profond et réel d'une seule cellule procaryote, que dire alors d'organismes humains constitués de 80.000 milliards de cellules eucaryotes et d'au moins autant de bactéries symbiotiques.

 

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Avec l'aide de mon correspondant Hans-Jürgen Schreier, nous osons poser l'hypothèse suivante en réponse au mystère de la synchronicité des bifurcations paradigmatiques entre l'Europe, la Chine et l'Inde depuis des milliers d'années :

  • Lui : "Je m’imagine que c’est comme les métronomes sur une planche qui se synchronisent après un certain temps."
  • Moi : "Oui, cela est vrai aujourd'hui où nous sommes tous accrochés à la "même planche" mondialisée. Mais cela n'était pas vrai (du moins pratiquement), il y a 1000 ou 2000 ans. Cependant, j'accepte l'hypothèse d'une "planche commune" (l'évolution ?) où sont accrochées, depuis les origines, toutes les ethnies et cultures humaines ! L'idée me plaît beaucoup."

 

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Il ne fait pour moi que peu de doute que le qaraïsme et le qabalisme soient les héritiers du sadducéisme et donc du lévitisme élitaire originel.

Le rabbinisme et le talmudisme sont, quant à eux, les héritiers du pharisaïsme populaire hétérodoxe.

 

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Le 29/05/2020

 

En cette période d'explosion du chômage due à la récession induite par le pandémie, il faut répéter sans relâche trois vérités :

  1. Il ne faut surtout pas croire qu'un chômeur a forcément envie de travailler ; le chômage est devenu, pour beaucoup, un mode de vie.
  2. La finalité des entreprises n'est pas de créer des emplois salariés ; au contraire, moins une entreprise porte de CDI, mieux elle se porte.
  3. Du travail disponible, il y en a partout ; ce sont les vrais travailleurs qui manquent et qui doivent devenir leur propre entreprise pour intervenir en free-lance.

Il faut, maintenant, briser le mythe du salariat et du contrat d'emploi salarié.

Il faut éradiquer jusqu'à la notion de marché de l'emploi.

Il faut que les recruteurs deviennent des vendeurs de savoir-faire et de disponibilité : on ne recrute plus, on négocie des prestations, récurrentes ou pas, et on transige (au sens étymologique de "conclure une affaire", de "faire une transaction").

 

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Il faudra bien un jour dire tout le mal qu'il faut penser des activités dites de "lobbying" fanatiquement pratiquées par les gros dinosaures de l'ancien monde qui dépensent beaucoup d'énergie et d'argent pour empêcher le monde politico-socio-économique de progresser et de construire un nouveau paradigme opposé au financiaro-industrialisme.

Dans cette logique-là, tous les coups sont permis, surtout les plus mafieux et les plus scélérats.

La pandémie a montré à suffisance la puissance des industries pharmaceutiques à alimenter les cabinets politiques et les réseaux sociaux en informations, "avis", "études" et interviews les plus fallacieux, de façon à favoriser leurs intérêts au détriment de gens qui meurent.

Mais il n'y a pas que les industries pharmaceutiques ; faut-il souligner encore les influences infectes des groupes de l'éolien, de l'automobile, de l'aérien, … et, plus que tout, de la grande distribution qui, depuis des décennies, au prétexte de "protéger" le consommateur et de "se battre" pour le pouvoir d'achat des masses, font passer les "normes" les plus lourdes et les plus absurdes, dans le seul but d'assassiner les petits producteurs locaux qui refusent de passer par elle.

Tous ces dinosaures obèses et nauséabonds - enfants de l'industrialisme de masse et du financiarisme le plus infâme qui eurent leur heure de gloire entre 1960 et 1990 -, sont aujourd'hui des géants aux pieds d'argile. Ils vont s'effondrer, les uns après les autres, comme déjà aujourd'hui, Hertz, Renault, Air France et tant d'autres. Il ne faut surtout pas tenter de les "sauver" avec les deniers publics, c'est-à-dire avec l'argent des contribuables. Qu'ils crèvent ! Ils sont des archaïsmes puant le formol qui empêchent la nouvelle économie (de la frugalité, de l'utilité, de la proximité, de la qualité, de la virtuosité, …) de s'épanouir.

 

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La Chine (16,4%), les Etats-Unis (16,3%) et l'Union européenne (16,0%) sont, aujourd'hui (2017) et dans cet ordre, les trois plus grosses puissances économiques du monde (les autres régions se partageant les 50% restants).

Une nouvelle Union européenne, fortement fédérée, débarrassée des archaïques Etats nationaux, serait, et de loin, la première puissance mondiale, et pour longtemps. Qu'est-ce que nous attendons ?

 

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Le sunnisme est, de toutes les traditions religieuses et spirituelles que je connais, la plus pauvre, la plus primaire et la plus simpliste. Une religion d'un analphabète (Mu'hammad) pour des analphabètes (c'est cela qui a fait son succès dans les contrées illettrées).

Il n'en va pas de même pour le chiisme qui, quant à lui, a eu la chance de pouvoir se greffer sur le zoroastrisme et la riche culture persane.

 

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Le confinement : mon art de vivre depuis vingt ans dans ma longère morvandelle.

Le distanciation des autres humains : mon idéal de vie permanent.

 

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Le notion d'occident liée à une vague origine chrétienne commune, a explosé en quatre continents (Euroland, Angloland, Latinoland et Russoland) qui sont devenus indépendants.

 

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Les quatre âges de l'homme …

Jusqu'à 25 ans, il grandit.

Jusqu'à 50 ans, il construit.

Jusqu'à 75 ans, il mûrit.

Jusqu'à sa mort, il bénit.

Chaque passage d'un âge au suivant, est une crise existentielle qui est une période chaotique. Et il n'est que deux manières de sortir du chaos : par la bas avec un effondrement régressif et par le haut avec une émergence créative.

 

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De Bertrand Saint-Sernin à propos de la pensée de Whitehead :

 

"L'univers conduit, de l'intérieur, son autocréation."

 

Comme un arbre qui pousse de l'intérieur, l'univers se fait naître naturellement.

 

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La pensée a trois racines profondes : la spiritualité, la cosmologie et la philosophie. Tout le reste est secondaire, voire anecdotique ou inutile.

Ces trois racines cognitives visent à comprendre le Réel et ses fondements ultimes.

La spiritualité est une approche holistico-intuitive.

La science est une approche empirico-théorique.

La philosophie est une approche logico-conceptuelle.

Ces trois approches sont fondamentalement complémentaires et doivent absolument converger car leur degré de convergence indique la progression de la pensée vers toujours plus de cohérence globale de la connaissance véridique du Réel.

La science met en œuvre, méthodiquement, les concepts de la philosophie pour valider les intuitions de la spiritualité.

 

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Trop longtemps, la philosophie s'est cantonnée à affirmer que la réalité du Réel était inconnaissable. Et beaucoup l'ont cru en croyant sur parole les sceptiques et les kantiens.

Il faut à présent inverser cette croyance et affirmer, au contraire, que la pensée humaine étant consubstantielle à l'Esprit cosmique (comme la vie humaine est consubstantielle à la Vie cosmique), la connaissance absolue est possible et souhaitable.

 

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L'Esprit cosmique se révèle (aux sens photographique et épiphanique) dans la pensée humaine.

 

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Ne jamais confondre la force et la puissance … ni en cosmologie, ni en anthropologie, ni en sociologie, ni en noologie.

 

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Le Réel est un vaste réseau d'entités individuées et autonomes. Et chacune de ces entités, est elle-même un réseau d''autres entités autonomes, plus petites. Etc … Cette structure gigogne est capitale et la notion de réseau l'est plus encore dès lors que l'on comprend que c'est le réseau qui fonde et engendre les entités (c'est cela le processualisme par émergence organique), et non l'inverse (qui est le mécanicisme par assemblage mécanique).

Les entités sont des émergences c'est-à-dire des structures dissipatives qui absorbent, en les transformant, le trop-plein des tensions du réseau sous-jacent.

 

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Toute entité est le produit de son milieu (du réseau qui lui est sous-jacent) sur lequel elle rétroagi. Cette rétroaction peut être positive ou négative, bénéfique ou nocive, génératrice de tensions constructives ou destructives.

Telle est l'essence de la première dialectique profonde qui anime l'évolution du Réel ; cette dialectique constitue l'écologie de l'entité considérée.

Mais toute entité est aussi le produit d'une rationalité qui est son germe le plus intime et sur laquelle elle rétroagi également ; cette autre dialectique profonde qui anime l'évolution du Réel affirme l'axiologie de l'entité considérée.

 

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La dynamique du Réel est une suite sans fin d'évanescences et de résurgences, toujours inédites, mais semblables du point de vue de la logique processuelle.

 

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Chaque entité participe et contribue à son réseau. Et réciproquement.

 

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Une émotion noble et élevée ne se suffit pas ; encore doit-elle être interprétée pour prendre sens et consistance.

 

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La cosmologie de Whitehead n'identifie que trois des cinq piliers du Réel, à savoir l'intentionnalité ("Dieu"), la rationalité ("les entités idéales ou formes") et la créativité ("la créativité").  Il y manque la réalité du Réel qui est la mémoire substantielle cosmique (que Whitehead néglige totalement, semble-t-il) et la tensorialité du Réel (les bipolarités dialectiques que Whitehead esquisse dans le rapport dialectique entre l'entité et son réseau originel)  qui y induit toutes ses tensions (le carburant du métabolisme évolutionnaire).

 

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La métaphore du "voyage" permet de faire mieux comprendre les cinq piliers de tout processus. Pour faire un "voyage", il faut :

  • un véhicule (qui existe, qu'on l'utilise ou pas : il est là, réel)
  • une destination (même si celle-ci c'est "faire un tour", ou "visiter", etc …)
  • un carburant (qui vient de l'extérieur et qui fait avancer)
  • un code (qui exprime les règles et méthodes d'un voyage réussi)
  • une conduite (le travail à assumer pour réaliser le voyage).

Ces cinq piliers correspondent, respectivement, à la mémoire généalogique, à l'intention téléologique, au nourrissement écologique, à l'ordre axiologique et à l'activité métabolique qui doit optimiser le "voyage" entre les contraintes des quatre autres piliers.

Les quatre premiers piliers existent indépendamment de l'éventuelle activité qui les mettra en branle ; ils constituent le fondement de l'univers du "voyage", mais si ces quatre fondements n'induisent aucune concomitance, rien ne se passera.

 

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Le 30/05/2020

 

Être socialiste ou populiste (deux termes pour moi synonymes, au nationalisme près … et encore), c'est inféoder la réalité à l'égalité, c'est inféoder la liberté à la sécurité, c'est inféoder la personne à la communauté, c'est inféoder l'éthique au pouvoir, c'est inféoder l'élite à la masse, c'est inféoder l'économie à l'idéologie, c'est inféoder le pragmatisme à l'idéalisme ; c'est aussi rêver de totalitarisme.

Le libéralisme est l'exact contraire de tout cela.

 

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Le revenu universel est une bonne solution à la condition expresse qu'il remplace toutes les autres allocations et tous les autres assistanats, et que l'on vire les hordes de fonctionnaires qui, aujourd'hui, administrent lesdites allocations et lesdits assistanats. Dans ces conditions, le revenu universel coûtera, à la collectivité, bien moins cher que les "systèmes sociaux" actuels (la fraude sociale actuelle en France est de 30 milliards d'euros chaque année). Quand j'étudiais cette solution du revenu universel dans les années 1990, la conclusion était que l'on pouvait allouer un petit SMIG à tous les citoyens, de leur naissance à leur décès, grâce à une TVA augmentée à 30% et avec la suppression de tous les autres impôts et taxes des ménages (il faudrait, bien sûr, réactualiser cette étude). Cela avait le double avantage de permettre à chacun de survivre raisonnablement et d'inciter chacun à consommer beaucoup moins. Avec la conséquence immense que chacun devenait autonome et responsable de soi.

 

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Mes 15 dettes conceptuelles les plus grandes :

  • A Héraclite d'Ephèse : la fluidité.
  • A Lao-Tseu : la bipolarité.
  • A Aristote : l'intention.
  • A Zénon de Cittium : la vitalité.
  • A Shankara : l'unité.
  • A Pascal : l'intériorité.
  • A Spinoza : l'accomplissement.
  • A Lamarck : l'évolution.
  • A Leibniz : la rationalité.
  • A Schelling : l'âme cosmique.
  • A Hegel : le processus.
  • A Nietzsche : la généalogie.
  • A Einstein : la cosmologie.
  • A Teilhard de Chardin : la noosphère.
  • A Prigogine : l'émergence.

 

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L'unité cohésive et cohérente de l'univers est induite et maintenue par l'unicité et la cohérence de l'Intention cosmique.

 

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Pour les entités néguentropiques que nous sommes, la puissance entropique qui cause la mort, la désagrégation, la destruction, l'anéantissement, etc ..., pourrait être ressentie comme le Mal absolu et être personnifiée par Satan ...

Il faut bien se garder de ce genre de projections morales sur le Réel qui est absolument amoral. Sa seule Loi est celle de l'accomplissement en plénitude.

Plus profondément, il ne pourrait exister des entités organisées (notamment vivantes et pensantes), s'il n'y avait, conjointement, partout, une puissance néguentropique ET une puissance entropique. C'est de leur conjonction qu'émergent toutes les entités organisées.

 

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Il faut encore et toujours insister sur la différence essentielle entre dualité (les deux charges électriques opposées, positive et négative, des particules) et bipolarité (les deux pôles inséparables et indissociables d'un aimant).

 

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De Bertrand Saint-Sernin, toujours à propos de Whitehead :

 

"Dieu (…) est à la fois fondement et vision : Il est, mais n'existe pas complètement. Il est inachevé. Sa vision est aussi son inachèvement, son incomplétude. Dans un monde en devenir, Dieu n'est pas l'Être suprême ; Il est la voie, le chemin (…). Il y a un Logos inhérent au monde, et ce Logos est Dieu. Dieu en quelque sorte inachevé, et pâtissant du devenir que Lui-même inspire et anime du dedans. (…) Ce qui est ultime, c'est le processus."

 

Je découvre que la grande différence entre Whitehead et moi est :

  • que son "Dieu" est personnel et anglican, distinct du monde mais partie prenante de la même unité réelle et transcendante,
  • qu'il moralise le Réel en y définissant le Bien et le Mal,
  • qu'il n'a pas compris le caractère mémoriel et accumulatif du Réel,
  • qu'il perpétue l'erreur galiléenne de croire que les mathématiques sont le langage du Réel.

 

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Les mathématiques (le pluriel doit être maintenu) relient deux domaines disjoints (toutes les autres branches des mathématiques - théorie des ensembles, des catégories, des structures, etc … - sont des jeux abstraits et vains, n'ayant aucune rapport avec la réalité du Réel).

Celui de l'algèbre qui est le langage des quantités (des nombres).

Celui de la géométrie qui est le langage des formes.

Moyennant certaines conventions (par exemple celle des coordonnées), dans certains cas (lorsqu'on parle de quantités géométriques comme des distances, longueurs, angles, etc …), il est possible de passer du langage géométrique au langage algébrique (numérique). La réciproque est vraie dans le cas, par exemple, de l'analyse fonctionnelle où on peut "géométriser" une fonction algébrique.

Mais il est essentiel de comprendre que le domaine géométrique est infiniment plus vaste et plus riche que le domaine algébrique qui n'est qu'analytique et quantitatif.

 

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Un processus n'est possible et ne s'accomplit qu'en interdépendance avec les autres processus qui interfèrent avec eux.

 

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31/05/2020

 

Les mots-clés : progressisme, humanisme, idéalisme, universalisme, égalitarisme, ... sont typiques du 19ème siècle et ont conduit au nihilisme du 20ème siècle (et à toutes les catastrophes inhumaines que l'on connaît ; Verdun, Auschwitz, Kolyma, Hiroshima, Tien'anmen, Khmers rouges, Bhopal ... et tant d'autres).

Le nouveau paradigme en émergence doit éteindre ces obscures "Lumières" de la Modernité qui ont désacralisé tout ce qui est essentiel dans le monde, dont la Vie et l'Esprit.

Les ennemis du genre humain, aujourd'hui, ce sont le socialisme, le populisme, l'étatisme, l'indifférencialisme et l'indifférentisme, sous toutes leurs formes. Les impératifs sont la décroissance démographique et la décroissance matérielle. Les vertus : la frugalité consommatoire, l'autonomie personnelle, l'interdépendance élective et sélective, la spiritualité (la respiritualisation et la resacralisation du monde, de la Vie et de l'Esprit), l'intériorité.

L'humanité doit urgemment se mettre au service de ce qui la dépasse et cesser cette contemplation narcissique de nombril que l'on nomme "humanisme" et qui n'est que le déguisement d'un anthropocentrisme puéril.

 

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Abraham Lincoln aurait dit :

 

"Si vous trouvez que l'éducation coûte trop cher, essayez l'ignorance !"

 

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La pureté, c'est le contraire de l'hétérogénéité.

 

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Je suis assez partisan d'une conception intériorisée du Messie.

Le Messie est en moi (comme en chacun) ! A moi de le trouver et de le faire s'accomplir.

 

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Beaucoup de Français n'ont toujours pas compris que l'Etat français, c'est énormément d'administration enrobée d'un peu de gouvernement pour faire légitime.

Le pouvoir, en France, est bureaucratique et administratif (donc de gauche), et très peu démocratique. Les gouvernements passent mais l'administration reste. Les gouvernants, en France, ce sont les énarques et non les élus.

 

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La noosphère : depuis longtemps, c'est la communauté des esprits qui ont modelé notre vision du monde.

Jusqu'il y a peu, le lieu de la noosphère était les bibliothèques, surtout universitaires. Depuis quelques décennies, c'est la Toile qui a pris le relais.

 

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Face au Réel, quelque langage que ce soit, même mathématique, ne peut qu'être allusif ou suggestif : l'unité organique et processuelle du Réel échappe à tout langage. Le Réel se vit, mais ne peut se dire dans sa plénitude.

 

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Le Réel est en voie d'accomplissement ; il n'est donc pas accompli.

Ce simple constat fonde toute la théodicée de demain.

Le bien, c'est ce qui accomplit ou ce qui s'accomplit.

Le mal, c'est ce qui désaccomplit ou ce qui ne s'accomplit pas.

 

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Lorsque le huitième jour de sa naissance, jour de sa circoncision sacrée, tombe un shabbat qui interdit tous travaux, peut-on ou non circoncire le nouveau-né ? Voilà, typiquement, le prototype d'une question talmudique. Dans l'ordre de la pratique, il vaut mieux laisser le rabbin local et la famille en décider librement. Mais dans l'ordre de la pensée, le problème posé par cette incompatibilité entre deux mitzwot (la circoncision obligatoire le huitième jour et l'interdiction formelle de tout travail - et la circoncision en est un - le jour du shabbat), pose la difficile question de l'ordre de prééminence des mitzwot les unes par rapport aux autres : laquelle des deux est prioritaire et pourquoi ? Les textes talmudiques, en général, ne tranchent pas et se contentent d'exposer les opinions des sages.

Il faut se garder de prendre ces questionnements à la légère, malgré l'apparence désuète des problématiques (il en est bien d'autres d'aspect encore beaucoup plus vétillard).

La question centrale est : comment servir l'accomplissement divin de la manière la plus efficiente lorsque deux chemins contradictoires s'ouvrent ? Les deux Talmuds n'ont pas d'autre objet.

Le 01/06/2020

 

L'étymologie, toujours …

L'objet (ob jactum) : ce à partir de quoi est jeté.

Le sujet (sub jactum) : ce sous quoi est jeté.

Le projet (pro jactum) : ce devant quoi est jeté.

Le trajet (trans jactum) : ce à travers quoi on jette.

L'abject (ab jactum) : ce qui est jeté au loin.

L'adjectif (ad jactum) : ce vers quoi est jeté.

L'éjection (ex jactum) : ce qu'on jette en dehors.

La déjection (de jactum) : ce qui est jeté au loin.

Ce qui intrigue, c'est le sens du verbe "jeter" (jacere en latin, dont le supin est jactum) … qui signifie aussi : "dire, exprimer" (d'où les mots argotiques français : "jacter, jactance").

 

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Les mouvements terroristes, islamistes et salafistes comme Al Qaïda, Daesh, les Talibans afghans, les mollahs iraniens, etc … sont d'abord et avant tout des mouvements mafieux, trafiquants en tous genres, champions des commerces illicites les plus odieux. La religion n'est qu'un paravent "marketing" pour enrôler des crétins crédules au nom du djihad, et en faire de la chair à canon gratuite.

Il faut cesser de croire que ces mouvements scélérats ont une "cause religieuse".

Il en va de même des mouvements gauchistes du genre "Sentier lumineux" qui n'est qu'une immense machine à trafiquer de la drogue sous le parasol des inepties marxistes.

Il en va encore de même des tyranneaux africains qui pillent leur pays au profit de leur compte en Suisse et que l'Europe tolère au nom de ses complexes d'ex-esclavagiste (alors que les seuls vrais esclavagistes furent les tribus noires et les Arabes).

Ce fut un trait paradoxal et délétère du 20ème siècle d'être indulgent envers ces mouvements crapuleux, sous prétexte qu'ils se "vendaient" sous des oripeaux idéologiques.

 

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Le Réel se crée au fur et à mesure de son accomplissement. Chaque "étage" de complexité engendre ses propres formes et règles. Qui plus est, chaque sous-processus local enrichit, par ses propres émergences inédites, la panoplie cosmique des "expériences" créatives. Celles-ci, si elles sont vraiment efficaces, finissent par devenir des "habitudes régionales", puis des lois générales.

Cela signifie que les lois fondamentales de la physique ne sont pas "données" dès l'origine, mais inventées et validées au fur et à mesure de l'évolution cosmique.

Par ses propres inventions et innovations, l'humain contribue, lui aussi, à enrichir cette panoplie des savoir-faire cosmiques.

Il y a réellement une coopération entre le Tout cosmique et les entités locales.

Mais cela implique nécessairement, pour que le Réel reste cohérent, qu'il existe une forme de méta-loi cosmique générale et holistique (que j'ai appelée la "logicité" globale : rationalité eidétique, dialecticité volumique, optimalité dynamique) qui donne les règles du jeu de cette inventivité à tous les niveaux.

 

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Les quatre catégories cosmologiques de Whitehead correspondent assez bien aux miennes :

  • "Ultime" = Accomplissement téléologique
  • "Existence" = Mémoire généalogique.
  • "Explication" = Dialectique écologique.
  • "Obligation" = Cohérence axiologique.

 

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Le 02/06/2020

 

Si l'on suit le Platon du Timée, le Réel est une unité à trois étages : le Fondement ultime, la Matrice créatrice et la Manifestation universelle.

Il faut alors, pour être complet, que la Matrice inclue l'Intentionnalité, la Rationalité et la Tensorialité.

 

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De Gérard Bonner :

 

"Il y a l’histoire centralisée de la France. Nous restons un pays jacobin, ce qui fait qu’on se tourne vers l’Etat pour toute chose, et en particulier pour la gestion du risque. La France est l’un des seuls pays au monde à avoir constitutionnalisé le principe de précaution. Nous attendons de la puissance publique qu’elle gère notre rapport au risque. Mais le prix à payer, lorsqu’on délègue autant à l’Etat, c’est qu’on le tient ensuite pour responsable. Ce rapport au risque très particulier en France se traduit par exemple par la défiance sur la question des vaccins, plus"

 

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Le 03/06/2020

 

De  Jean-Marc Albert :

 

"Aujourd’hui, la résistance du monde d’avant prend en défaut l’avenir radieux qu’on nous vante. L’opinion comprend que le jour d’après ne fait que recycler les errements progressistes de l’ancien temps. Sous la révolution déjà, les entreprises de régénération s’étaient heurtées à l’indifférence de Français peu convaincus par la portée émancipatrice du calendrier décadaire ou du baptême républicain. Les populations aspirent à un « retour à la normale » et à des bonheurs simples fondés sur les solidarités familiales et locales. Des idées ringardes pour les stars du showbiz qui éculent leurs poncifs sur une société de consommation dont ils profitent et qu’ils alimentent.

 

Il y a toutefois lieu de poser un regard critique sur cette crise qui a révélé l’impéritie de pouvoirs publics aveuglés par la politique du court-terme, la responsabilité du système communiste chinois dans la propagation du virus, une mondialisation déséquilibrée par la concurrence déloyale mais aussi l’absence de limites dans la circulation et l’exploitation des ressources. Ernst Bloch, auteur marxiste du Principe espérance, pensait que la technique pourrait révolutionner absolument l’humain. En réalité, la véritable révolution ne sera qu’intérieure. Le principe de responsabilité, cher à Hans Jonas, nous invite ainsi à nous défier des illusions du progrès illimité et à chercher à perpétuer ce qui mérite d’être transmis depuis l’ancien monde. Un monde sans doute imparfait, mais celui qu’on nous prépare risque de nous le faire regretter."

 

Le passage important confirme clairement ce que je clame depuis si longtemps : "En réalité, la véritable révolution ne sera qu’intérieure. "

 

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Le 04/06/2020

 

De Georges Clémenceau :

 

"La France est un pays extrêmement fertile.

On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts."

 

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De Pierre-Antoine Delhommais en parlant de la récession économique cataclysmique qui arrive et du déni de réalité français :

 

"Certains y voient la confirmation d'une nation peu travailleuse et même carrément paresseuse, seule au monde à connaître les 35 heures, obsédée par la culture du loisir et où la pandémie a finalement permis de réaliser le grand rêve collectif : être payé à ne rien faire. D'un pays également tellement accra à la dépense publique que vivre entièrement aux frais de l'Etat ne pose aucun problème moral."

 

Tout est dit !

 

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Le 05/06/2020

 

Ras-le-bol du victimisme noir et du rétro-racisme indigéniste.

Les chiffres américains parlent d'eux-mêmes :

 

 

Blancs

Noirs

Population totale

78,7 %

13,4 %

Population carcérale

64,7 %

32,8 %

Densité carcérale

0,82

2,54

 

Les Noirs, aux USA, sont de loin les moins instruits (l'école y est pourtant gratuite et obligatoire) DONC, parmi eux, il y a plus de chômage et plus de bas revenus.

En revanche, les Asiatiques qui totalisent 5,9% de la population, comme les Juifs, sont de loin plus instruits que tous les autres (y compris les Blancs), ne connaissent ni chômage, ni incarcération, et engrangent des revenus moyens un peu inférieurs à ceux des Blancs.

Le problème n'est pas la couleur de la peau, mais le QI.

Le meurtre de George Floyd par un policier (d'ailleurs justement inculpé d'homicide volontaire) est inadmissible, mais des meurtres de ce genre, tant contre des Blancs que des Noirs, sont monnaies courantes dans ce pays cultivant la violence (les mythes du cow-boy flingueurs et des gangsters mitrailleurs). Le vrai problème global des USA est le très bas niveau culturel, toutes races confondues. On y confond être malin et être intelligent, être éduqué et être instruit, être socialisé et être scolarisé. Donald Trump, à lui tout seul, incarne ces confusions majeures.

L'Américain moyen (c'est un pléonasme) est ignare et c'est ça le problème américain ; et les Noirs y sont encore plus ignares que les autres et c'est ça le problème noir, pas la couleur de la peau.

En France, il existe la même problématique avec bien des jeunes Africains et Maghrébins qui refusent de s'instruire et se complaisent dans les trafics et violences de toutes sortes.

Mais le victimisme ambiant et tous les rétro-racismes refusent d'accepter l'idée que les "minorités ethniques" sont les seules responsables, à la fois, de leur situation d'infériorité sociale liée à leur inculture, et du rejet que leur oppose la population majoritaire, du fait de leur propension à la délinquance.

L'actualité le démontre encore ces jours-ci : un délinquant multirécidiviste noir, lors de son interpellation pour un policier blanc, résiste et se fait plaquer au sol, mais le policier, trop brutal, finit par étouffer le délinquant qui meurt. Le policier est inculpé d'assassinat. Et comme toujours, ce fait divers de Minneapolis est immédiatement récupéré par le show-business en mal d'audience et par les groupuscules rétro-activistes qui rêvent d'insurrections et de violences extrêmes pour combattre … la violence banale.

 

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Au fond la Vie n'est pas difficile ; mais elle demande un peu de temps.

 

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Dans sa "Monadologie" que Leibniz écrit en 1714, la concept a priori un peu nébuleux de "monade" s'éclaire lorsque l'on comprend qu'une "monade" est, en fait, la même chose qu'une "entéléchie" (§14) ou qu'une âme si "mémoire" il y a (§19) ou, plus simplement, qu'une "raison d'exister" (c'est la "raison suffisante" du §32) ou qu'une "vocation" ou "mission".

On pourrait aussi parler d'un "germe processuel".

Tout monade évolue par des interactions avec d'autres monades (Leibniz appelle cela des "perceptions"), dont le moteur est appelé par lui "appétitions" (des désirs d'accomplissement de la raison d'exister).

La monade de l'homme est ainsi sa "raison d'exister", enrichie de mémoire (pour former son âme), mais aussi d'une "raison" ou "âme raisonnable" ou "esprit" (ces trois termes sont des quasi synonymes pour Leibniz).

La "raison d'exister" globale, unique et ultime, Leibniz l'appelle "Dieu" (§38) ; elle contient implique et induit toute les autres. Dieu est la monade ultime.

La démonstration de l'existence de Dieu tient en ceci : puisqu'il existe quelques chose et que rien ne peut exister sans avoir une bonne raison d'exister, Dieu existe en tant que source ultime et globale et unique des raisons d'exister de tout ce qui existe (§45).

Selon Leibniz, les trois attributs de Dieu sont la "Puissance", la "Connaissance" et la "Volonté".

A tout moment, devant l'éventail des "possibles", chaque monade opte pour ce qui lui est le meilleur, ce qui induit des tensions entre toutes les monades, tant locales que globale (Dieu), tensions qui doivent être dissipée optimalement … ce qui amène Leibniz à proclamer, dans ses "Essais de Théodicée", que : "Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles".

Très avant-gardiste, Leibniz pose que chaque monade contient l'hologramme de la totalité du Tout (§83), ce qui fonde une "théorie des correspondances", d'une part et ce qui, d'autre part, évidemment, en théorie et contre Kant, rend possible l'accès à la connaissance absolue.

Et Leibniz termine sa "Monadologie" sur une vision de la "Cité de Dieu" qui n'est autre que la communion de tous les Esprits supérieurs et que nous appellerions, aujourd'hui, la "Noosphère".

 

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Il n'y a que deux voies métaphysiques possibles, me semble-t-il.

Le première, causaliste, assemble des briques qui ne viennent d'on ne sait où, sans raison apparente, selon des forces et lois issues de nulle part, et, par hasard, débouche sur des entités extrêmement complexes, vivantes, pour beaucoup, et même pensantes, pour quelques élus.

La seconde, intentionnaliste, où le Réel fait tout "pousser de l'intérieur", par émanation ou émergence, afin de réaliser tous les possibles et de s'accomplir en plénitude.

Toutes les autres métaphysiques sont dualistes et donc inacceptables au nom du principe du "rasoir d'Occam".

 

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Le 06/06/2020

 

Une forte lumière illumine tout, tant qu'on ne la regarde pas en face.

Une forte lumière aveugle si on la regarde en face ; on ne voit plus qu'elle.

Ainsi du Divin.

 

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Un petit hommage à mon ami Oded Eldad, décédé ce 23 mais, qui n'écrivait jamais : "J'ai de la chance", mais bien : "J'aide la chance".

 

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Du rabbin Elie Munk :

 

"La réalité est, par essence, de nature complexe. Elle ne se prête pas toujours aux simplifications affectionnées par les hommes de théorie."

 

Mais, depuis que ces lignes ont été écrites (1976), la théorie a appris à apprivoiser la complexité …

 

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Le deuxième verset du livre de la Genèse dit ceci :

 

"Et la Terre devint vide et consternante  ; une Ténèbre sur les faces de l'Abime et un Souffle des Puissances, palpitations sur les faces de l'Eau."

 

La Ténèbre est l'absence de Lumière, c'est-à-dire d'Intelligence active.

L'Abime est l'absence de Matière, c'est-à-dire de Sensibilité active.

Le Souffle palpitant est la Vie, c'est-à-dire la Volonté active.

L'Eau est le Fondement, c'est-à-dire la Mémoire encore vierge.

L'idée que le Souffle des Forces actives soit une palpitation, induit l'idée d'un Réel pulsatoire c'est-à-dire vibratoire, comme le sait la physique quantique.

 

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Comme Arthur Koestler, je préfère la dénomination "Philosophie de la Nature" à celle, trop technique, trop étriquée, trop mathématisée, de "science(s)".

La cosmologie et la physique fondamentale sont bien plus que "des sciences" ; elle fonde toute philosophie en s'appuyant sur les axiomes métaphysiques qui les précèdent.

Toutes les pratiques - comme la médecine, l'économie ou la psychologie, entre autres - qui ne se présenteraient pas comme une déclinaison directe de la "philosophie de la Nature", ne seraient que conjectures, au mieux, ou impostures, au pis.

 

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Les "Humanités" étudient la nature de l'Homme.

Les "Universités" étudient la nature de l'Univers.

Et l'Homme n'est qu'une anecdote dans l'Univers.

On l'a trop oublié …

 

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L'histoire de la philosophie de la Nature partit de l'étude des relations magiques et coopératives, passa par l'étude des objets matériels et mécaniques, et arrive à l'étude des processus intriqués et intentionnels.

 

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L'étude de la Nature (la physis grecque) s'est épanouie dans une matrice très simple que voici et qui distingue une intention (utilitaire ou spéculative), d'une part, et une origine (naturelle ou surnaturelle), d'autre part :

 

 

Spéculatif

Utilitaire

Naturel

Cosmologique

Technique

Surnaturel

Mythique

Magique

 

Le passage de l'hypothèse surnaturelle à l'hypothèse naturelle quant à l'origine des phénomènes physiques, a connu bien des heurs et malheurs depuis la révolution présocratique jusqu'à aujourd'hui.

Quant à la confusion du spéculatif et de l'utilitaire, elle est toujours, trop souvent, d'actualité : pourtant, la philosophie de la Nature a pour seul but de comprendre la Nature et non, comme la technique ou la magie, de l'exploiter au service de l'humain.

 

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Les techniques sont bien l'équivalent, aujourd'hui, des pratiques magiques d'antan : utiliser ce que l'on croit savoir pour en tirer profit, au service de soi ou au service de la collectivité ou au service d'une idéologie.

 

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De Michel Audiard :

 

"Bienheureux les fêlés, car ils laisseront passer la lumière".

 

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D'Antony de Mello :

 

"Y a-t-il une vie avant la mort ? Voilà la question."

 

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Il faut toujours se rappeler que le mot "Nature" vient du latin et signifie "ce qui fait naître" tout ce qui existe ; elle est la puissance d'émanation ou d'émergence du Réel, elle est ce qui en induit la manifestation au travers de tous les phénomènes.

Cette définition incontournable permet alors de cerner la distinction fondamentale entre, d'une part, le "naturel" qui appartient à cette Nature qui fait naître à partir d'elle-même dans sa logicité propre, et, d'autre part, le "surnaturel" qui suscite ou impose ou crée, hors de lui, selon une autre logique, ce qui n'est pas lui mais à quoi nous appartenons.

Il faut alors se rendre à l'évidence, la "naturalisme" est une métaphysique synonyme de monisme soit panenthéiste soit panthéiste selon les nuances, alors que le "surnaturalisme" est bien synonyme de dualisme et de théisme (monothéiste ou pas).

Ces deux postures, quoique porteuses toutes deux de grande(s) spiritualité(s), sont ontologiquement inconciliables et contradictoires.

Pour ma part, les choses sont claires : le surnaturel n'existe pas ! Le miracle, le seul miracle, est que la Nature puisse faire des miracles et engendrer toute la complexité que l'on peut constater et admirer dans l'univers. Il n'est besoin de rien d'autre pour comprendre le Réel et y donner sens et valeur à l'existence, à la Vie et à l'Esprit.

 

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La philosophie de la Nature n'a de valeur et de sens que si elle tente de tout expliquer et d'expliquer le Tout au moyen d'un nombre minimum d'hypothèses ou axiomes. Le rasoir d'Occam est le critère ultime de la philosophie de la Nature, pourvu que la cohérence entre empirie et théorie soit maximale.

L'histoire de la philosophie de la Nature est l'histoire d'une constante et immense simplification c'est-à-dire d'une incroyable dé-complication des explications mythiques et magiques, puis mécaniques et analytiques. Mais cette simplicité croissante paie son prix : la complexification (la complexité est le contraire de la complication), la sophistication et l'abstraction de la théorie.

 

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La philosophie de la Nature est née il y a dix mille ans, quelque part dans le Croissant fertile, du côté de l'Akkadie (l'Egypte - comme la Chine, depuis toujours et comme les Etats-Unis aujourd'hui -avait une culture technico-pratique et pas très spéculative), patrie d'Abraham. Les thèmes ? Les étoiles pour le temps, et les plantes et les animaux pour la survie.

 

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Le 07/06/2020

 

La récession économique qui s'annonce, suite à la pandémie, sera beaucoup plus profonde et longue que celles provoquées par les crises dot.com (2001) et subprimes (2008), pour quatre raisons majeures :

 

  1. Il s'agit d'une crise de l'économie réelle (qui touche tout le monde) et non de la finance spéculative (qui ne touche que les boursicoteurs).
  2. L'offre a considérablement baissé du fait du non-travail (et d'une vague pernicieuse et durable de fraude sociale), des non-investissements, de la non-productivité, des non-approvisionnements, des non-distributions, … avec les difficultés de trésorerie et les faillites que cela induit. La conséquence à moyen-terme en sera une énorme vague de robotisation et d'algorithmisation des productions, et un déplacement notoire du centre de gravité de toutes les activités spécifiquement humaines.
  3. La demande a considérablement baissé du fait de nouvelles habitudes de vie et de consommation, d'une nouvelle propension à épargner, d'une montée d'une forme de frugalité, ….
  4. La structure sectorielle est durablement transformée avec l'affaissement de l'automobile, des transports notamment aériens, des biens d'équipement, de la grande distribution, de l'aéronautique, du tourisme lointain, de la restauration, de l'immobilier commercial, …

 

A mes yeux, tout cela ne sont que des bonnes nouvelles qui marquent, espérons-le, la sortie définitive du paradigme d'avant, celui de l'hyper-industrialisation, de l'hyper-consommation, de l'hyper-financiarisation, de l'hyper-gaspillage et de l'hypo-écologisme.

 

De tout cela, il résultera une économie globale anémique en 2021 et en 2022, et une redistribution géopolitique à l'échelle mondiale : l'effondrement (dénié) des USA et de ses affidés, la fuite en avant (agressive) de la Chine et de ses satellites, la déliquescence (masquée) de l'Amérique latine et de l'Afrique, la dégénérescence (arrogante) des pays islamiques (la demande en pétrole s'est effondrée), l'atrophie (névrotique) de l'Inde …

Quant à l'Europe, si elle ne devient pas très rapidement une Fédération forte et intégrée sous la forme d'un réseau de régions autonomes, au-delà de ces archaïsmes que sont les nationalismes et les souverainismes nationaux, elle s'émiettera et deviendra la proie offerte aux morbides appétits chinois et américains.

 

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En situation de récession économique (ce qui sera notre réalité pour très longtemps sinon toujours !), ce qui tue les entreprises, ce sont les coûts fixes, en général, et les coûts salariaux, en particuliers. Cela impliquera :

  • Une robotisation et une algorithmisation très intensives de tout ce qui pourra l'être (et c'est beaucoup) … et donc une intensification des activités numériques non ludiques (adieu les GAFA) et des activités de financement de ces numérisations.
  • Et pour les activités spécifiquement humaines (non robotisables et non algorithmisables), la quasi disparition des contrats d'emploi salarié (donc du salariat) avec le développement concomitant de la reprise en main, autonome et responsable, par chacun, de son propre emploi, soit à titre d'associé d'entreprise, soit à titre d'indépendant, soit, le plus souvent, à titre d'un mélange évolutif des deux à la fois.

 

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A propos de l'histoire de l'Etat d'Israël …

 

En ces temps de montée, sous couvert d'antisionisme, d'un antisémitisme musulman et gauchiste de plus en plus infect, il est urgent de remettre certaines pendules à l'heure.

 

De l'historien Benoît Rayski :

 

"L e 15 mai 1948, l’ONU vota effectivement le partage de la Palestine mandataire avec la création d’un Etat juif. De ce vote, les antisionistes, qui sont légion en France, en déduisent, pour des raisons de propagande, qu’Israël était une récompense accordée aux Juifs pour les souffrances endurées par eux pendant la Shoah. Un argumentaire - si on peut l’appeler ainsi - faux et archi faux.

Car si les Arabes avaient gagné en 1948, qu’aurait pesé alors le vote des Nations Unies ? Aurait-il empêché le massacres des 500.000 Juifs qui vivaient alors en Palestine ?

Le jour même du vote, les forces arabes se ruèrent à l’assaut des kibboutzim et des implantations juives. Le combat s’annonçait inégal entre la jeune Haganah et les armées égyptiennes, jordaniennes, les milices palestiniennes du Grand Mufti de Jérusalem et les irréguliers venus par milliers de Syrie et d’Irak. Il était impossible que les Juifs gagnent. Et comme ils ne savaient pas que c’était impossible, ils gagnèrent ! 

Les Arabes se battaient pour assoir leur emprise sur une terre qu’ils considéraient comme la leur. Les Juifs se battaient pour ne pas être exterminés. Tous avaient en mémoire, ce qu’il c’était passé à Hébron en 1929. C’est décrit avec tous les détails par Albert Londres, dans "Le juif errant est arrivé".

A Hébron, vivait la plus ancienne communauté juive du pays. Elle était là depuis le 13ème siècle. Dans une orgie sanglante, les Arabes de la ville, armés de couteaux, de bâtons et de sabres, se ruèrent sur les Juifs. Voici ce qu’en dit Albert Londres :

"Ils coupèrent des mains, ils coupèrent les doigts, ils maintinrent les têtes au dessus d’un réchaud. Ils pratiquèrent l’énucléation des yeux. Sur les genoux de Me Sokolov, on assis tout à tour des étudiants de la Yéshivah et, elle vivante, on les égorgea. Les filles de 13 ans, les mères et les grands-mères, on les bascula dans le sang et on les viola en chœur."

Les Juifs de 1948, savaient donc ce qui les attendaient, 5000 d’entre eux tombèrent pendant les combats contre les Arabes. C’est à ces 5000 qu’Israël doit d’exister."

 

Et de Marie Esther :

 

"La Palestine est une région qui fit partie de l'empire ottoman pendant trois siècles avant que la Grande Bretagne n'en assure le mandat.

L'histoire d'Israël est complexe car elle fait suite a une volonté de retourner a Jérusalem depuis 2000 ans. Si je résume, il y a toujours eu des Juifs dans les villes saintes surtout comme Jérusalem, Tibériade, Safed et Hébron. Ils ont été rejoints par des immigrants au 13ème s.,  au 14ème s. et 15ème s.  (suite a l'Inquisition), puis au fil des siècles jusqu'à la première grande Alyah de Russie au 19ème s.. Ils étaient pauvres et souvent au bord de la famine, et les Montefiore et les Rothschild les ont aidés au 19èmes.. Ce furent le Congrès sioniste avec le projet de Theodor Herzl, puis la Déclaration Balfour en 1917, puis le Traité de San Remo en 1919 qui sont les bases des premiers établissements importants (Tel-Aviv 1909, le kibboutz Degania 1910 ...). Avec l'assèchement des marécages du nord et l'organisation du Yichouv, les voisins arabes arrivèrent massivement pour travailler avec les sionistes qui commençaient à faire fructifier le pays. L'immigration juive fut cependant limitée drastiquement dès les années 1930 par le "Livre Blanc" des Anglais, et l'immigration d'une main-d'œuvre arabe fut au contraire vivement encouragée par ces mêmes Anglais."

 

Ce qu'il faut retenir de cette histoire de l'Etat d'Israël et qui est systématiquement occulté voire nié par les pro-palestiniens, ce sont deux choses essentielles :

 

  1. Il y a toujours eu des Juifs habitant la Judée (et non la Palestine qui est le pays des Philistins disparu sous le roi David dès le 10ème s. avant l'ère chrétienne). La Judée a toujours été, n'a jamais cessé d'être, est et sera toujours une terre juive depuis Abraham (qui n'a jamais été ni arabe, ni musulman, faut-il le rappeler ?). Le joug imposé pendant des siècles par les invasions successives (romaine, musulmane, croisée, ottomane, anglaise, …) n'y changea rien. Que je sache, les Belgae des derniers siècles avant l'ère chrétienne sont toujours Belges aujourd'hui, malgré les invasions romaine, franque, bourguignonne, espagnole, autrichienne, française, hollandaise et nazie !

 

  1. Ceux qui se disent aujourd'hui "Palestiniens", ne sont pas des Arabes autochtones (ceux-là sont devenus et désirent rester des citoyens israéliens) ; ces "Palestiniens" sont des populations immigrantes, venues profiter du travail proposés par les Juifs ; ils s'installèrent et proliférèrent, encouragés par le grand ami d'Hitler, le grand mufti de Jérusalem, dont le neveu égyptien, Yasser Arafat, choisi, désigné et entraîné par les Soviétiques, a fondé l'OLP devenu, depuis, le Fatah. Quant au Hamas, c'est une organisation salafiste récente, parachutée par les Frères musulmans du Caire et dirigée par des professionnels du terrorisme d'origine non-palestinienne.

 

Et je terminerai cet article en stigmatisant clairement la presse occidentale et la plupart des mouvances dites de "gauche" qui, depuis 70 ans, ont pris fait et cause pour les soi-disant Palestiniens, dans le droit fil de l'antisémitisme atavique, né dès le 19ème siècle, de ladite presse et de ladite gauche.

 

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L'antisémitisme de la droite (donc du populisme) relève de la xénophobie et du patriotisme.

L'antisémitisme de la gauche (donc du socialisme) relève de l'égalitarisme et de l'universalisme.

Ce que l'on reproche à la judéité, en somme, c'est son différencialisme, son cosmopolitisme, son élitisme et son particularisme.

Autant de magnifiques qualités !

 

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Plutôt que de parler de science, de physique fondamentale, de philosophie de la Nature, décidément, je préfère le mot de "cosmosophie" !

Philosophie du cosmos, c'est-à-dire de l'ordre universel (ce qui est le sens vrai et premier du mot grec kosmoV ).

Le questionnement essentiel est :

  • Pour-quoi le Réel est-il ordonné et cohérent ?
  • Quelle est l'intention qui y préside ?
  • Si l'ordre et la cohérence du Réel existent, c'est qu'il y a une bonne raison pour cela : laquelle ?
  • Quelles sont les modalités fondamentales (quel est le schème) de cet ordre et de cette cohérence ?
  • Quel en est le processus évolutif ?

La cosmosophie : compénétration de la cosmologie et de la philosophie …

 

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Pour l'Egypte ancienne, chaque personne possédait cinq attributs : un corps (une matérialité organique), un cœur (une instance mentale), une âme (une participation à l'éternité divine), un nom (une statut social) et une ombre (une présence au monde).

On y voit deux composantes intérieures (le corps et le cœur) et trois reliances extérieures (à la divinité, à la société et au monde).

 

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Le moyen-orient fut la terre de naissance de l'écriture, sous les trois formes idéogrammique (les hiéroglyphes égyptiens), consonantique (le cunéiforme sumérien) et alphabétique (l'ougaritique hébréo-phénicien dont dériveront les écritures grecque, latine et arabe).

 

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La démocratie vraie …

Chaque humain à la possibilité, en lui, dans un monde donné, le même pour tous, d'accomplir au mieux les potentialités dont il a héritées. A lui de saisir sa chance. S'il ne la saisit pas, s'il compte sur autre chose que lui-même, s'il attend l'essentiel d'autrui, il restera une larve et ne prendra jamais son envol. Rien n'est plus démocratique que la sélection naturelle. Chacun décide pour soi de se construire en solidarité libre, sélective et élective avec d'autres. Chacun est seul responsable de soi.

La vraie démocratie, ce n'est pas cette fantasmatique égalité qui n'existe pas. La vraie démocratie, c'est que chacun est seul responsable de soi quoiqu'il arrive, car ce qui arrive est toujours, directement ou indirectement, choisi par soi. Quand on cherche, on trouve ; que ce soit le mieux ou le pire.

 

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Le Réel procède d'une échelle de la temporalité qui va de l'atemporel (ou intemporel) absolu à l'instantané (ou éphémère) absolu. Entre ces deux extrêmes, s'étale tout un spectre de stabilité (durabilité) relative.

 

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A quelque échelon de grandeur que l'on regarde (noyaux, molécules, cellules, organismes, sociétés, planètes, étoiles, galaxies) le Réel présente de vastes plages d'uniformité (que l'on nomme, à tort) du "vide" parsemées de quelques îlots de complexité.

Le patatoïde universel possède une peau lisse fleurie de rares bubons très "purulents".

 

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Le Réel a une structure processuelles dans l'espace dynamique (le temps), une structure fractale dans l'espace volumique (la géométrie) et une structure quantique dans l'espace eidétique (les organisations).

 

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Dans les situations tensorielles complexes, il existe souvent plusieurs scénarii dissipatifs quasi équiprobables. Il faut donc faire un choix ; il faut donc une "décision". Qui prend cette décision ? L'Esprit. Soit l'Esprit cosmique pour les processus les moins complexes, quasi mécaniques, soit l'esprit propre des processus plus complexes, esprit qui n'est qu'une manifestation locale et individuée de l'Esprit cosmique.

Dans tous les cas, il s'agit d'une optimisation dissipative qui doit tenir compte, à la fois, de l'état dynamique intrinsèque du processus, de la capacité volumique d'absorption de son milieu et des opportunités eidétiques d'émergence par encapsulation des tensions.

Pour le dire plus prosaïquement, le "choix et la "décision" ne sont possibles qu'entre deux scénarii voisins du point de vue de leurs conditions initiales (mais un "effet papillon" pourra joue à fond). La bascule entre l'un et l'autre ne nécessite que peu de chose. Si ce quelque chose vient de l'extérieur, on parlera de Destin ; s'il vient de l'intérieur, on parlera d'Instinct ou de Liberté selon qu'il est injecté inconsciemment ou consciemment.

 

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De Whitehead :

 

"(…) la cause finale régule l'émergence de la nouveauté."

 

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L'auto-organisation engendre des coalitions émergentes qui ne durent que tant que les tensions qu'elles tentent de dissiper, perdurent.

L'autopoïèse engendre, quant à elle, des encapsulations d'émergences autonomes qui, ainsi, se pérennisent, même si les tensions originelles cessent ; il y a alors individuation.

 

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Le 08/06/2020

 

Causes de décès dans le monde :

  • Covid = 237 469
  • Malaria = 327 267
  • Suicides = 357 785
  • Accidents de la route = 450 388
  • Cancer = 2 740 193
  • Maladies infectieuses = 4 331 251.

( Source : ONU et OMS du 1.1. au 1.5.2020)

 

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D'Emmanuel Didier :

 

"Le Coran de l'Université de Birmingham a été daté au carbone 14. Il daterait d'une période commençant 60 ans avant la naissance de Mahomet. Ce qui confirme les travaux de Luxenberg et Walter sur sa grammaire et son lexique, et de Lafontaine sur son contexte historique. Par conséquent, les explications théologiques sont à revoir entièrement."

 

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Michel Onfray est devenu la preuve vivante que du socialisme au populisme il n'y a qu'un pas infime à franchir : celui du patriotico-souveraino-nationalisme.

Auparavant, il était un oxymore vivant qui confondait allégrement nietzschéisme et anarchisme.

Avant encore, il avait été un ardent défenseur de l'athéisme catholique.

Michel Onfray : une contradiction et une incohérence vivantes.

Cela constitue son fonds de commerce médiatique puisqu'ainsi il peut être à l'opposé de tout le monde.

Il est, en cela, le contraire de Luc Ferry qui, lui, a construit son inaliénable fonds de commerce médiatique en restant momifié et confit dans un archaïsme kantien, dans un conservatisme comtien et dans un culte des obscures "Lumières".

 

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Whitehead, précurseur indéniable de la cosmosophie complexe, a eu le tort, malgré un monisme ontologique affirmé, de cultiver un dualisme platonicien au plan praxéologique qui organiserait une dialectique permanente entre les Idées éternelles de Dieu et la Nature évoluante.

Ces "Idées éternelles de Dieu" qu'il appelle les "entités éternelles", n'existent tout simplement pas (cette hypothèse est superfétatoire).

Dieu - ou, plutôt, le Divin - est le moteur de l'évolution cosmique et non son magasinier.

 

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L'évidente et indiscutable inégalité globale entre les humains vient de ceci qu'ils se répartissent sur des échelons différents d'une même et unique échelle des complexités et richesses des comportements sociaux et mentaux.

Pour le dire abruptement, la différence colossale entre un crétin et un génie est que le crétin n'a acquis et ne maîtrise qu'une palette très étroite et pauvre de comportements sociaux et mentaux : quelle que soit la situation, il ne dispose que d'une poignée de réponses possibles, les plus primaires, tant dans ses relations aux autres (domination ou soumission, attirance ou haine, violence ou gaudriole, méfiance ou confiance, etc …) que dans ses relations aux événements (plaisir ou douleur, peur ou addiction, gourmandise ou dégoût, etc …).

Le crétin est prisonnier de simplismes binaires. A l'autre bout de l'échelle des complexités comportementales, les élites cultivent un spectre large de réponses aux autres et aux événements, qui s'enrichit sans cesse, au fil des expériences.

L'observation semble indiquer deux choses essentielles :

  • Cette échelle des complexités comportementales est formée d'échelons bien séparés, avec d'importants effets de seuil entre eux (c'est une échelle quantique, en somme).
  • Le nombre de ces échelons est petit, de l'ordre de trois, quatre ou cinq, vraisemblablement.

Une étude, même si elle serait aujourd'hui considérée comme politiquement incorrecte, est indispensable pour déterminer le spectre (pauvre) des binarités du bas de l'échelle et le nombre (petit) de ses échelons.

Mais une telle étude ne sera possible qu'en posant d'emblée l'inégalité fondamentale entre les humains. Y imposer une idéologie de l'égalité ou de l'égalitarisme ne serait qu'un biais méthodologique ridicule.

 

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Le 09/06/2020

 

Les chiffres du FBI en 2018 :

  • 8% de Noirs tués par des Blancs.
  • 81% de Blancs tués par des Blancs.
  • 15,5% de Blancs tués par des Noirs.
  • 89% de Noirs tués par des Noirs.

Si l'on ramène ces chiffres aux populations blanche (260 M) et noire (40 M), on comprend mieux … Aux USA, les Noirs assassinent 12 fois plus de Blancs que les Blancs n'assassinent de Noirs.

 

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En France aussi, comme aux Etats-Unis avec ce multirécidiviste de George Floyd, on y va de la grande manipulation avec cet autre multirécidiviste, membre d'une famille de haute délinquance, appelée Adama Traoré.

Sous prétexte que ces deux malfrats sont noirs (ce dont tout le monde se fout) et que les policiers interpellants étaient blancs (ce qui est statistiquement évident dans des pays à très forte majorité blanche), on inverse les rôles : les crapules sont des victimes (Que doivent en penser leurs propres victimes ?) et les policiers sont des crapules …

C'est bien cela que j'ai appelé le rétro-racisme, un des formes du rétro-activisme, le tout dans le contexte nauséabond du victimisme ambiant.

Tout le monde sait qu'en France et, plus particulièrement, en Île de France et à Marseille, la palme de la délinquance revient, et de loin, à des Maghrébins et à des Noirs.

Le dire n'est pas faire du racisme, mais constater des faits statistiques.

Je le dis et je le répète, la délinquance n'est pas affaire de couleur de peau, mais bien affaire de QI (c'est-à-dire d'un mélange d'hérédité et de scolarité).

 

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La Mystique gravit la montagne de la Connaissance en vue d'atteindre la fine point du sommet où le contact direct avec le Divin devient possible. La Religion, elle, reste à patauger dans les marais de la vallée, inondée par les eaux venant de la montagne.

 

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Une idée caraïte intéressante : les Prières (dans les synagogues) remplacent les Sacrifices (sur le parvis du Temple détruit).

La Prière (ou, plutôt, l'Oraison) est effectivement un sacrifice d'une partie de son temps et d'une partie de son ego.

 

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L'Antiquité préhellénique reposait sur trois piliers : l'Egypte, la Mésopotamie et la Judéo-Phénicie.

Le monde juif a gardé longtemps ces trois pôles religieux : Jérusalem (le Temple), Babylone (le Talmud) et Alexandrie (la Mystique). Ils seront remplacés, ensuite, par trois mondes culturels : ashkénaze, sépharade et oriental … avant de devenir trois écoles spirituelles : orthodoxe, traditionnelle et libérale.

 

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Que la totalité de l'Univers influence chacun des processus qui s'y déroule, est une évidence. Et, comme chaque humain est un processus, il est tout aussi évident que chacun est influencé par l'évolution cosmique, à tout moment.

Mais, comme le prétend l'astrologie, que cette influence cosmique soit gravée dans l'airain à l'heure de la naissance (et pourquoi pas à celle de la fécondation de l'ovule ou à celle du premier orgasme ?), est simplement ridicule.

L'existence humaine étant une processus continu, il n'existe aucun "moment" plus propice qu'un autre pour se voir cataloguer.

Que les signes du zodiaque donnent une belle typologie des caractères humains, c'est indéniable. Que chacun puisse, aux différentes étapes de sa vie, se reconnaître dans l'un ou l'autre de ces types, c'est probable. Mais cela n'a absolument rien à voir avec la date et l'heure de la naissance.

Comme les hexagrammes du Yi-king ou les lames du Tarot, les signes zodiacaux peuvent servir de support symbolique à une méditation sur ce que l'on est par rapport à soi et au monde (du genre : là, je me sens Taureau et le monde me semble Verseau ; comment un Taureau peut-il évoluer dans le Verseau ?) ; c'est totalement envisageable. Mais rien de plus.

L'avenir est totalement à construire dans une dialectique entre les potentialités intérieures et les opportunités extérieures, mais il n'est écrit nulle part.

 

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L'immense erreur de la Modernité finissante et, particulièrement, de la seconde moitié (gauchisante) du 20ème siècle a été de croire ou de faire croire ou de laisser croire que la "société" (terme générique et vide) est responsable de l'évolution et des actes et paroles des individus. Cela est archi faux pour deux raisons …

Primo : la "société", cela n'existe pas ; tout ce qui existe, concrètement, c'est l'Etat, c'est-à-dire des administrations bureaucratiques, plus ou moins sous contrôle d'un exécutif qui ne contrôle rien et qui cherche seulement à se faire démagogiquement réélire.

Secundo : chacun (personne ou communauté) est seul responsable que ce qui lui arrive ; personne n'est victime de rien hors de sa propre stupidité, ou ignorance, ou naïveté, ou crédulité, ou bêtise, ou malchance, etc …

Depuis des décennies, la législation tend à protéger les crétins contre leur propre crétinisme et, pour ce faire, impose aux non-crétins des myriades de règlements et normes qui entravent la vie, la liberté, l'autonomie et l'initiative.

Emprisonner et mettre sous contrôle tous les vivants sous prétexte de prévention contre les suicides … est suicidaire.

 

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Ce que l'on appelle la "Gauche" est tout entièrement bâtie sur un axiome notoirement faux : "les humains sont égaux".

Non ! Les humains ne sont égaux en rien ; ni en nature, ni en sexe, ni en genre, ni en race, ni en culture, ni en religion, ni en science, ni en talent, ni en intelligence, ni en courage, ni en volonté, ni en énergie,  … ni en rien ! En rien !

Tous les humains sont différents (avec des crétins et des génies, des crapules et des saints, …) et ne peuvent, jamais ni en rien, être réduit à quelque toise commune que ce soit.

 

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Le 10/06/2020

 

Mon commentaire (accepté) publié dans "Le Point" …

"Il faut le rappeler (même si la vérité scientifique n'a, aujourd'hui, plus aucun intérêt pour ceux qui ne croient que les slogans) : la voiture électrique est une aberration thermodynamique et une folie écologique. Elle nécessite des batteries chimiques en masse et la construction de centrales électriques en masse. Deux sources immenses de pollution. De plus quel sera le carburant qui sera utilisé dans ces nouvelles centrales électriques : uranium, fuel, gaz, charbon ? Ne comptez surtout pas sur cette autre aberration thermodynamique et anti-écologique que sont les éoliennes."

 

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Mon commentaire (refusé) proposé dans "Le Point" …

"A Minneapolis, ce n'est pas un Noir-parce-que-noir qui a été tué, mais un malfrat multirécidiviste qui résistait violemment à son interpellation (du même genre que le malfrat multirécidiviste Traoré en France, membre d'une famille de haute délinquance). Cela n'excuse en rien la brutalité du policier concerné (de ce policier-là et non de tous les policiers)."

 

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Entre la police et la pègre (noire, maghrébine, slave ou locale), c'est la guerre. Âmes sensibles et pleurnicheuses s'abstenir !

Un malfrat est un malfrat qu'il soit noir ou blanc ou bronzé.

Un policier est un policier dont le métier est de faire le sale boulot sociétal.

La couleur de la peau ne doit jamais être ni un prétexte, ni une excuse, ni dans un sens, ni dans l'autre.

 

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Il est urgent de comprendre le fondement de ces élans insurrectionnels, de gauche comme de droite, très vite récupérés et radicalisés par des groupuscules d'extrême-gauche ou d'extrême-droite, qui font tout basculer dans la violence primaire et le pillage urbain.

 

J'ai la confuse impression que ces élans insurrectionnels ont pour cause profonde que les notions mêmes de "gauche" et de "droite" (et donc les "valeurs" que ces mouvances idéologiques véhiculent) n'ont plus aucun sens dans le monde qui vient. Tant les valeurs "bourgeoises" que les valeurs "progressistes" furent celles des 19ème et 20ème siècles ; elles furent le terrain de presque toutes les dialectiques politiques qui instruisirent le positivisme du 19ème siècle et le nihilisme du 20ème siècle. Elles sont mortes aujourd'hui.

 

Et cette disparition déboussole tumultueusement les bien-pensances de naguère, surtout dans la meute des esprits faibles, ignorants et incultes qui font légion. Et ces meutes affolées sont prêtes à toutes les violences pour se faire croire qu'elles volent au secours de leur sacro-saintes - mais archaïques - valeurs désuètes.

 

Ces tentations insurrectionnelles sont, en fait, des crises de foi !

 

Les religions du "progrès social" (les valeurs dites progressistes) et celle du "bien-aise patrimonial" (les valeurs dites bourgeoises) s'effondrent et leurs "croyants" paniqués s'insurgent.

Le monde qui vient ne sera ni de gauche, ni de droite ; cette dualité en deux camps ennemis se délite ; il n'y a déjà plus ces deux camps, il n'y a donc plus ces appartenances rassurantes autant que simplistes (et passablement puériles). Nous vivons, précisément, la fin de cette puérilité  binaire et de ces jeux de cour de récréation entre cow-boys (le capitalisme) et indiens (le victimisme).

Nous entrons enfin dans l'âge adulte de l'humanité, ce qui affole tous les boutonneux acnéiques de la Terre.

 

Ces tentations insurrectionnelles sont, en fait, des crises d'adolescence !

 

Il convient donc de se pencher sur ce que seront les "valeurs" du monde qui vient.  Ce nouveau paradigme - que j'étudie depuis trente ans - reposera sur cinq "valeurs" essentielles : la frugalité matérielle, les appartenances réticulaires, les virtuosités immatérielles, la valeur d'utilité et l'intériorité spirituelle.

On comprend que cela a de quoi affoler les "esprits faibles" …

 

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J'aime l'idée de vivre confiné dans mon Morvan depuis vingt ans et d'y pratiquer, assidument, la distanciation humaine.

 

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Le Sacré, au fond, se confond avec l'Intemporel.

Le Sacré n'est pas un processus, il fonde tous les processus ; il en est l'âme, il en est l'esprit, il en est le moteur. Il est le bleu de travail du Divin lui-même.

 

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Une tradition spirituelle, quelle qu'elle soit, n'a de sens et de valeur qu'en s'inscrivant dans l'intemporel (le Sacré), c'est-à-dire en prenant toutes ses distances avec le temporel (le profane).

Une tradition qui se voudrait "spirituelle", mais qui s'inscrirait dans la temporalité, ne pourrait que mener à l'échec et s'embourberait, du même coup, dans la logique des cycles de vie, donc de l'événement et de l'éphémère, dans l'idéologie passagère et dans la circularité paradigmatique.

 

C'est très précisément là que se fonde la séparation radicale et étanche entre la Franc-maçonnerie régulière universelle, d'une part, et, d'autre part, les mouvances pseudo-maçonniques (GOF, DH et 200 autres fumisteries obédientielles) qui polluent et dévalorisent le paysage maçonnique français en revêtant les oripeaux d'une pauvre messianité sociopolitique.

 

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Deux questions méritent mise au point :

  1. Lors des guerres tribales noires ou lors des razzias arabes, c'était l'esclavage ou la mort (les Européens n'y jouèrent aucun rôle sauf celui d'être un des "clients" de fin de chaîne ; beaucoup ont d'ailleurs pris grand soin de cette main-d'œuvre souvent très chère). De plus, l'esclavage "européen" n'a sévi qu'en Amérique, tant du Nord (Anglais et Français) que du Sud (Espagnols et Portugais)
  2. C'est la colonisation qui a permis la croissance de l'espérance de vie en Afrique et qui a combattu, avec ses techniques médicales, les maladies tropicales et équatoriales qui décimaient des peuples entiers.

Alors, que tous ceux qui vocifèrent aujourd'hui au nom de l'anticolonialisme et de l'antiesclavagisme, jusqu'à s'en faire un fonds de commerce, réétudient l'histoire vraie et comprennent cinq choses :

  1. L'esclavage a été aboli partout en Occident depuis longtemps (alors qu'il ne l'est pas chez certains peuples noirs et arabes).
  2. La colonisation n'est plus politique, mais économique et elle est multilatérale (les "colonisateurs" de l'Afrique, aujourd'hui, sont surtout chinois).
  3. Sans l'esclavagisme et sans le colonialisme, les trois-quarts des Noirs aujourd'hui vivants, n'auraient jamais existé.
  4. Si, philosophiquement et dans l'absolu, l'esclavagisme et le colonialisme sont évidemment inacceptables, ces deux fléaux ont sévi partout et de tous temps, notamment entre les peuples africains (chez les sanguinaires Songhaï, notamment) et arabo-musulmans (quand j'entends des Maghrébins d'aujourd'hui se prétendre arabes et musulmans, je n'en crois pas mes oreilles ; ils sont des descendants de peuples berbères qui ont été envahis, dominés, arabisés et convertis de force par une petite armée arabe, musulmane et fanatique).
  5. Les Européens actuels ne portent aucune responsabilité vis-à-vis des dérives esclavagistes et colonialistes de certains Européens morts depuis longtemps (comme les Italiens actuels ne sont pas responsables des dérives de l'Empire romain, comme la destruction du Temple de Jérusalem en 70 ou comme les Noirs africains d'aujourd'hui ne sont pas responsables du massacre des Tutsis par les Hutus ou des Erythréens par les Somaliens).

Il faut faire cesser ce rétro-racisme, indigéniste ou pas, et rétablir la vérité éthique et historique.

 

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Dieu existe puisque tout le reste existe, qui est son émanation et sa manifestation, mais non sa création.

Et Dieu n'a que faire des humains qui ne sont qu'un ustensile local, dans un petit coin de l'univers, au service de son accomplissement.

Ce n'est pas à Dieu de servir les hommes, mais l'inverse.

Dieu ne révèle rien aux hommes, mais certains hommes sont inspirés par le Divin.

Les prières des hommes leur permettent de se rapprocher de Dieu, mais Dieu ne les entend pas tellement elles sont ridicules.

 

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Le 11/06/2020

 

De FOG :

 

"En France, l'américanisation de la pensée est en marche, rien ne l'arrêtera. Les racialistes, les décoloniaux et les indigénistes, autrement dit les « Français malgré eux », importent leur idéologie des campus américains et ne cessent de marquer des points (…).Sans excuse est la complaisance à l'égard des racialistes d'une gauche de plus en plus délétère. (…) Dans les universités des États-Unis, dernières forteresses marxistes de la planète avec l'université française, l'heure est de plus en plus aux cultures alternatives, aux marginalités discriminées. (…) Tout en refondant la culture, il s'agit de réécrire l'Histoire, quitte à en zapper des pans entiers. (…) Surtout, à travers leurs réseaux dans les médias, ces falsificateurs prêchent la haine de l'autre, sanctifient les truands ou les faux journalistes antiflics, mettent en avant leur 'race' au nom de l'antiracisme et travaillent ouvertement à la désagrégation du pays. Sans oublier de hurler contre le métissage."

 

Tout est dit !

 

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Les communautés hétérogènes ne récoltent que ce qu'elles sèment.

Le soi-disant "racisme" n'est pas du tout endémique ; il est une conséquence de comportements vécus comme inacceptables.

Répétons-le une fois encore : ce ne sont pas les couleurs de peau qui jouent, mais les comportements inappropriés.

Et pourquoi ces comportements sont-ils ressentis comme inappropriés ? Parce qu'ils ressortissent d'une propension à la délinquance, à l'agressivité, au parasitisme ou à la bêtise … ou d'un peu de tous à la fois.

Il est tout de même paradoxal que ce sont toujours les mêmes "races" (maghrébine ou noire) qui se plaignent du "racisme" à leur égard, alors que les autres races (indiennes, chinoises, japonaises, indonésiennes, etc …) ne sont quasi jamais en butte à ce genre de problème.

 

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Quand on provoque la violence, on la trouve.

Quand on provoque la haine, on la trouve.

Quand on provoque le rejet, on le trouve.

Quand on provoque la discrimination, on la trouve.

Quand on provoque le racisme, on le trouve.

Etc …

Chacun ne récolte que ce qu'il sème.

L'immense majorité des gens se fiche, comme de sa première culotte, des autres humains, pourvu qu'ils lui fichent la paix. C'est là toute la sociologie.

Chacun ne vit que dans son monde et ne supporte pas que quiconque l'envahisse.

 

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L'antiracisme ambiant pratiqué assidûment par des factions insurrectionnelles de gauche, est agressif, idéologique et provocateur, d'une mauvaise foi radicale ; il finira par induire, en réaction, un racisme émergent qui n'existait pas.

Quand on impose une réputation injuste aux gens, ils finissent par tout faire pour la mériter.

 

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Face au monde de l'autre, il existe quatre tactiques possibles :

  • S'y faire admettre en se pliant à ses règles,
  • Le séduire pour l'attirer dans son propre monde,
  • L'ignorer superbement,
  • L'agresser afin de l'envahir.

C'est cette quatrième pitoyable et nocive tactique qu'ont adoptée toutes les factions rétro-activistes et rétro-racistes (racialistes, indigénistes, etc …) dont le foyer purulent est au cœur des "universités" américaines.

 

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Un Juif de gauche est un oxymore : son particularisme est anti-universaliste, son élitisme est anti-égalitariste, son intellectualisme est anti-populiste, son spiritualisme est anti-laïciste, son traditionalisme est anti-progressiste, son libéralisme est anti-socialiste, …

Les Juifs qui ont été socialistes ou communistes, n'étaient pas vraiment juifs, ils n'étaient que "nés-juifs" comme Trotski ou ils étaient des fils de renégats christianisés comme Marx.

 

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Le peuple, ça n'existe pas. Même s'il se prétend "palestinien" (la Palestine était le pays des Philistins et n'existe plus depuis trois mille ans).

Les peuples, ça n'existe pas non plus.

La populace, elle, existe.

Le populisme aussi.

Même la nation, ça n'existe pas ; elle n'est qu'une invention artificielle d'un Etat qu'elle est censée légitimer en retour.

Ce qui existe ? Des Etats qui phagocytent (les impôts, les lois, les territoires, les solidarités, les droits, les libertés et la violence), et des Communautés où l'on vit. Rien d'autre.

 

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Le 12/06/2020

 

D'Albert Einstein :

 

"Tout homme sérieusement impliqué dans la recherche scientifique devient convaincu qu’un esprit se manifeste à travers les lois de l’Univers – un esprit largement supérieur à celui de l’homme. […] De cette manière, la recherche scientifique conduit à un sentiment religieux d’un genre spécial, qui est en vérité tout à fait différent de la religiosité de quelqu’un de plus naïf."

 

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Le 15/06/2020

 

Tout le drame de nos systèmes éducatifs est signifié par le passage de "l'instruction publique" à "l'éducation nationale".

Les quatre mots sont essentiels :

  • L'instruction est la mission de l'école.
  • L'éducation est la mission des parents (qui en ont démissionné).
  • L'adjectif "publique" renvoie au local au communal.
  • L'adjectif "nationale" renvoie au central et au bureaucratique.

 

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Il y a en tout humain deux parts : une de noblesse et une de médiocrité.

Mais chez la grande majorité, une grande médiocrité submerge une toute petite noblesse.

 

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Il est deux regards sur l'humain.

L'un est individuel et regarde un être humain en particulier pour en discerner toutes les facettes (des plus nobles aux plus médiocres). L'autre est collectif et regarde l'humanité globale pour en tracer le profil statistique.

Le premier regard mène à la miséricorde, voire à l'amitié. Le second mène à la méfiance voire au dégoût.

Malheureusement, pour qui veut décrypter l'histoire humaine sur cette Terre, seul le second regard est pertinent, puisque cette histoire est un processus collectif.

 

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D'un inconnu (extrait de la "Revue des Deux Mondes" :

 

" Par «'philosophies de la violence', nous entendons la postérité intellectuelle de Hegel, qui, ainsi que l'a montré Hannah Arendt, sous la double forme du marxisme-léninisme et du nazisme, à travers Marx et Sorel, a fondé son action sur le principe qu'il n'y a pas de valeurs transcendantes ou permanentes, mais que les valeurs sont le produit de l'Histoire, une Histoire dont la violence est l'accoucheuse : en résumé, pour ces philosophies qui ont abouti aux aberrations totalitaires que l'on sait, le droit est la 'raison du plus fort'."

 

Rien n'est plus faux que cette "analyse" benoîte ! Qu'il n'y ait pas de "valeurs transcendantes ou permanentes", c'est l'évidence même car "les valeurs sont[bien] le produit de l'Histoire ". Et l'histoire est bien un processus hégélien mais n'est pas le fruit de la violence, et son moteur n'est pas la "raison du plus fort ".

Ce serait réduire l'idée du "plus apte" qui est le cœur du darwinisme et de la sélection naturelle, au seul "plus fort". Comme le "plus fort" est aussi souvent le plus "bête", ce n'est certainement pas lui qui est "le plus apte" à survivre et à produire un paradigme.

Le communisme soviétique, chinois, cubain ou cambodgien, le fascisme italien et le nazisme allemand, tous fondés sur la violence (comme tous les populismes … la populace étant la plus nombreuse, elle voudrait être la plus forte mais n'est que la plus bête), n'ont guère duré bien longtemps et n'ont fondé aucun paradigme durable.

La fin des cités grecques, la fin de l'empire romain, la fin de l'empire chrétien germanique, la fin de la féodalité et l'actuelle fin de la modernité, ne sont pas des fruits de la violence (même si, souvent, quelques violences les accompagnent au titre de "dégâts collatéraux") ; elles sont le fruit de l'effondrement naturel et intérieur de paradigmes usés, inaptes aux réalités d'un monde humain en évolution tant démographique, qu'économique ou technique. La violence, là-dedans, n'est qu'accidentelle, même si elle est toujours nauséabonde.

Les violences des régimes nazi, communistes ou fascistes ne sont la cause de rien, mais elles furent les signes, symptômes et manifestations de l'effondrement de la modernité et de ses "valeurs".

 

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De quoi avons-nous peur, aujourd'hui ?

Nous n'avons plus peur ni de la colère des dieux, ni du châtiment de Dieu. Ces peurs-là ont été balayées sous le tapis de la rationalité par la modernité. Mais ce début de troisième millénaire, est cependant pétri de peurs, nouvelles dans leur expression, mais tout aussi irrationnelles dans leur fond.

S'il fallait résumer en un mot toutes nos peurs actuelles ce serait le mot "manquer" : la peur de manquer. Nous sommes intoxiqués et empoisonnés  par l'hyperconsommation et par cette équation aussi absurde que fausse que "la consommation fait le bonheur".

 

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Beaucoup d'Européens de notre époque ont choisi entre liberté et sécurité : ils ont choisi d'être sécuritaire. C'est là la racine profonde des populismes (socialistes ou nationalistes) qui infectent l'Europe d'aujourd'hui.

Rassemblement national ou France insoumise, "Gilets jaunes" ou "Black Blocs" : même combat !

 

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Aujourd'hui, on ne choisit plus car choisir, c'est renoncer. On veut tout et tout-de-suite. On refuse de se priver de quoique ce soit (mais que fait l'Etat !). On vit dans l'immédiateté, incapable de la moindre patience.

La plupart des gens vivent ainsi dans le caprice érigé en système.

 

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De Bernard-Henri Lévy :

 

"On hait quand on a peur."

 

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Le racisme, aujourd'hui, en Europe et en Afrique, est d'abord musulman (cfr. Kamel Daoud).

Il s'applique autant aux Juifs (au nom de l'anti-sionisme), qu'aux Noirs et aux Blancs s'ils sont non musulmans.

Instruit et alimenté par le Coran, le monde musulman pratique assidument la haine (violente ou sournoise) envers tout ce qui n'est pas lui.

Et il hurle à la victimisation (avec l'aide des bonnes âmes de la bien-pensance gauchisante) si l'on ose dénoncer et combattre cette haine vicieuse.

 

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En réponse à un de mes lecteurs …

Le silence de grands intellectuels dans le monde français actuel me paraît avoir, essentiellement, cinq causes majeures :

  1. Il y a de moins en moins de "grands intellectuels" parce que le système académique est déliquescent et inféodé à un gauchisme archaïque et sclérosant.
  2. Ils sont censurés par la bien-pensance gauchisante et par ces faux intellectuels médiatisés qui phagocytent les plateaux de Tv, les studios de radio et les unes des journaux et magazines (Onfray, Ferry et autres clowns de la pensée).
  3. Leurs revenus dépendent souvent de l'Etat et ils ne souhaitent pas déplaire.
  4. Les maisons d'édition préfèrent faire de l'argent avec de la petite pensée (voire pas de pensée du tout) que d'en gagner beaucoup moins avec de la grande pensée.
  1. La mode est à l'émotion et non à la raison ; on se défie des experts, des savants, des professeurs, … : pour les masses, la "vérité" est dans ces dépotoirs psychotiques de nos déraisons urbaines que sont les "réseaux sociaux" où tout se vaut, surtout le pire s'il est du niveau reptilien.

 

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Le Réel, c'est la source ultime de tout ce que je vis.

 

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Le modèle général d'Erich Jantsh rejoint totalement mes vues sur les processus d'émergence. L'effondrement du système ancien est macroscopique et lent, alors que l'émergence du système nouveau est d'abord microscopique et effervescent. Ainsi, un nouveau paradigme répond à l'effondrement lent et global du paradigme antérieur, par une multitude d'initiatives locales qui, progressivement, par coalescence, vont engendrer ce nouveau paradigme sur l'échelon macroscopique.

C'est exactement ce que nous vivons aujourd'hui.

 

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Sur base des travaux du biologiste Robert Ulanowicz concernant l'effondrement des écosystèmes, Bernard Lietaer a montré le même phénomène en ce qui concernent les systèmes économiques : ces systèmes tendent à accroître leur interconnectivité interne, mais, au-delà d'un certain seuil, celle-ci devient létale et fait s'effondrer le système.

C'est typiquement ce qui se passe, aujourd'hui, avec la mondialisation qui est une course à la connectivité ayant dépassé son seuil de létalité. Tout ceci conforte mon hypothèse de l'indispensabilité de clore la phase de mondialisation et de favoriser la vague de continentalisation déjà à l'œuvre.

 

François Roddier commente :

 

Ainsi, plus une économie se globalise, plus son rendement augmente mais plus elle devient fragile et plus elle risque de s'effondrer. Cette dualité entre l'efficience et la résilience est bien connue en biologie."

 

Trop de rentabilité fragilise !

Cela s'appelle des variables antagoniques (A et B) qui croissent ensemble jusqu'à atteindre une limite hyperbolique (A.B=k) au-delà de laquelle il n'est pas possible de continuer la progression. Alors deux scénarii s'ouvrent : soit A augmente en faisant diminuer B le long de l'hyperbole, soit l'exact contraire.

On retrouve là les stratégies r (obsession de la croissance) et K (obsession de la puissance) qui illustrent l'équation logistique de Verhulst traduisant mathématiquement les principes de Malthus.

 

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Les monnaies libres et locales sont le seul moyen pour contrebalancer l'effondrement des monnaies officielles et globales, et de contrer les effets délétères de la finance spéculative.

 

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Le néguentropie se nourrit d'énergie pour combattre l'entropie. Et l'énergie, c'est de l'activité. La complexité vient donc de l'activité. Là où il n'y a pas d'activité, il n'y aura pas de complexité donc pas de richesse et pas de valeur.

 

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Ce que l'on appelle le "vide", c'est en fait l'uniformité radicale.

 

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Le 16/06/2020

 

Silicone Vallée ? Non, non : Silly Cunt Valet … Les "serviteurs cons et stupides" d'un mythologie numérique qui délire jusqu'à cette fumisterie de "transhumanisme".

 

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D'Abnousse Shalmani:

 

"Le nouvel antiracisme est un racisme déguisé en humanisme."

 

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A Dijon, ville calme et bourgeoise s'il en est, depuis plusieurs nuits, s'affrontent, sous prétexte de vengeance (?) et sur fond de trafics concurrents de drogues, deux communautés musulmanes sunnites issues des "quartiers sensibles" : les Maghrébins (africains) et les Tchétchènes (russes).

Le maire socialiste - le visqueux et vicieux Rebsamen - "déplore" …

Ce n'est pas déplorer qu'il faut faire ; c'est nettoyer "au Karcher" comme disait Nicolas Sarkozy.

Quand donc la France se réveillera-t-elle et osera-t-elle enfin rétablir l'ordre républicain PARTOUT sur son territoire (quitte à être traitée de raciste par les racialistes, ou d'islamophobe par les salafistes - comme disait Georges Courteline : "Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet.").

Oui, la France (comme tous les pays de l'Union Européenne) est un pays "Blanc", néanderthalien, hétérosexuel, judéo-helléno-chrétien, indo-européen et social-libéral. La France, en plus, est francophone. C'est ce qu'elle est et c'est ce qu'elle veut demeurer.

Ceux à qui cela ne plaît pas, sont toujours libres d'aller vivre ailleurs … dans leur pays d'origine, par exemple, où il fait tellement bon vivre.

 

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La crise pandémique du coronavirus a mis en selle le télétravail.

C'était inéluctable et c'est irréversible.

 

De plus, comme un robot ou un ordinateur ne sont pas susceptibles d'être contaminés par un virus, tout ce qui est robotisable, sera robotisé dans les dix ans et tout ce qui est algorithmisable, sera algorithmisé dans les mêmes dix ans.

 

Cela induit un déplacement notoire du centre de gravité des activités proprement humaines qui, naturellement, se déplacera vers les activités non robotisables et non algorithmisables, c'est-à-dire des activités relationnelles, créatives, cognitives, éthiques, intuitionnelles, comportementales, non duplicables, structurantes, subtiles, complexes, sensibles, affectives, etc …

 

Pour la grande majorité d'entre elles, ces activités ne seront pas liées à un quelconque poste de travail, dans un endroit donné, selon des horaires donnés. Cela signe l'arrêt de mort du contrat d'emploi salarié (et des clauses de subordination, de lieu et d'horaires fixes, etc …).

 

La disparition du salariat est donc programmée. La relation de chacun à son travail en sera (en est déjà) radicalement transformée. Le travail de chacun sera, à la fois, autonome et interdépendant, sous divers statuts non exclusifs comme associé, free-lance, libéral, artisan, etc …, tout sauf salarié.

 

Cette mutation de la notion de travail ouvre également grandes les portes de la multi-activité, tant dans l'espace (l'exercice, en parallèle, de plusieurs métiers, chacun à temps partiel) que dans le temps (le découpage de l'année en une série de périodes d'activités différentes, lucratives ou non).

 

Absence d'obligation horaire, donc réorganisation des temps de vie.

Absence d'obligation de lieu, donc télétravail solitaire ou collectif.

Absence de subordination, donc autonomie et responsabilité personnelles.

 

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Les penseurs grecs antiques ont inventé la vision naturaliste du Réel dans une dialectique féconde entre les relations apparentes entre des faits empiriques et des relations imaginées entre des concepts théoriques, dénués de toute connotation surnaturelle ou superstitieuse.

Ils ont appliqué, sans trop le formulé, le principe du minimalisme théorique tel que symbolisé par le rasoir d'Occam.

 

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Qu'est-ce qu'un "concept théorique" ? C'est une propriété collective au sein d'un ensemble d'éléments (des objets, des faits, des phénomènes, des observations, …) a priori dissemblables et étrangers les uns aux autres.

 

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Si la Lune tourne autour de la Terre plutôt que de continuer, tout droit, sa route vers l'infini, c'est que quelque chose la "tire" vers la Terre.

Si la pomme, se détachant de son rameau, tombe par terre, c'est que quelque chose la "tire" vers la Terre.

Le génie de Newton est d'avoir mis en relation ces deux observations et d'en avoir retiré l'essentiel : la Terre attire à elle tout ce qui passe dans son voisinage. Ainsi naquit la notion capitale de "force de gravitation universelle".

 

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La liberté, ce n'est pas faire ce que l'on veut, comme on veut, quand on veut. ça, c'est le caprice.

La liberté, c'est choisir de faire ce qu'il y a à faire, ici et maintenant, et choisir de le faire efficacement.

 

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Le 17/06/2020

 

C'est tellement plus simple de suivre la mauvaise mode que de chercher la bonne solution.

 

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De Méïr Mallet :

 

"Quand on parle de "colonies illégales au regard du droit international" (ce que croient la plupart des gens…) ca montre a quel point il y a chez les occidentaux une méconnaissance de l'histoire. Revenons un peu en arrière. En 1917, après 2000 ans d'exil, la déclaration Balfour déclarait tout le territoire de la Palestine sous mandat britannique comme foyer du peuple juif. Cette déclaration rentrait dans les statuts de la Société des Nations (l'ancêtre de l'ONU). A l'époque le pays était principalement désertique et assez peu peuplé. La plupart des arabes qui constituent le "peuple palestinien" (peuple invente de toutes pièces en 1964 pour raison de propagande avec la création de l'OLP …) sont arrivés des pays avoisinants parce que les nouvelles colonies juives développaient l'agriculture et créaient du travail). Ensuite, la Grande Bretagne a cédé, sans d'ailleurs l'autorisation de la SDN, toute la partie à l'est du Jourdain (les 3/4 de son mandat) a une tribu nomade qui est aujourd'hui la famille régnante en Jordanie (et qui n'avait pas de rapport avec la population locale...). Quand l'ONU a été fondée, elle a repris a son compte les acquis de la SDN, dont la déclaration Balfour."

 

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Universalisme et égalitarisme (l'un implique l'autre) sont les deux mythes fondateurs et passablement absurde de l'idéologie républicaine française.

L'universalisme pose que toutes les cultures se valent.

L'égalitarisme pose que tous les humains se valent.

Ces deux postures "entropiques" (de nivellement, d'uniformisation, d'homogénéisation) sont aussi délétères l'une que l'autre ; elles bloquent toutes les différences de potentiel qui permettent à une société de se complexifier c'est-à-dire de faire émerger de la valeur.

 

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Voici ma définition du métier de journaliste : faire de l'audience à tout prix, au moyen de subventions publiques (l'argent des contribuables), en jouant, en toute mauvaise foi et sans la moindre déontologie, sur l'émotionnel, le sensationnel et le spectaculaire, le plus souvent dans le cadre d'une idéologie gauchisante.

Il y a bien longtemps que les médias classiques (journaux, TV, radio) ne servent plus à rien, sauf à amuser les crétins (mais je reconnais qu'il y en a beaucoup ... aussi le filon démago peut-il les maintenir en survie quelques années encore). Donc il faut arrêter de les financer avec des deniers publics (la baisse des tirages entrainera la baisse des budgets publicitaires ... enfin !).

 

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Je pense écrire cet été un "Procès des médias" pour leur rôle infect joué dans l'amplification artificielle, mais criminelle, de la pandémie de la peur, concomitante à celle du covid19, mais bien plus grave qu'elle.

 

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L'ignorance n'est jamais une excuse, mais elle toujours une faute.

 

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La culture du ressentiment est un fonds de commerce inépuisable : les médiocres, donc la majorité, aiment à haïr ceux qui montent, s'élèvent et grandissent.

 

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De mon copain Marc Touati :

 

"Cela nous est forcément arrivé un jour : que ce soit avec notre ordinateur, notre téléphone portable, notre box-TV ou encore notre voiture, lorsque les dysfonctionnements se multiplient, que certaines commandes ne répondent plus et que, ce faisant, notre appareil n’est plus fiable, il faut souvent se livrer à un « reset », c’est-à-dire à une réinitialisation complète de ce dernier.

 

C’est exactement ce qui est en train de se produire pour notre « belle planète ». En effet, la pandémie de Coronavirus constitue un choc équivalent à celui du krach de 1929 qui entraîna la « Grande dépression » des années 1930. Ce drame est donc encore plus puissant que ceux ont suivi les attentats du 11 septembre 2001 et la faillite de Lehman Brothers. En fait, pourtant de nature très différente, ces chocs ont un point commun : ils font tomber le monde dans l’inconnu, imposant à ce dernier de changer de paradigme économique et sociétal.

 

Bien entendu, soyons-en convaincus : cette crise finira bien par se terminer. Et le plus tôt sera bien sûr le mieux. Une question demeure néanmoins sans réponse : dans quel état ? Lors d’un tsunami, c’est effectivement lorsque l’eau se retire que l’on peut mesurer l’ampleur des dégâts.

 

Et, dans le cas présent, ces derniers seront forcément énormes : dépression économique, faillite d’entreprises, krachs boursiers à répétition, flambée du chômage, augmentation de la pauvreté et des tensions sociales, risques d’émeutes, voire pire.

 

Pour autant, ne baissons pas les bras. Oui, la pandémie de Covid-19 et ses conséquences seront douloureuses pour toutes et tous, mais, de la même façon qu’un « reset » est parfois nécessaire pour relancer une machine ou un appareil défectueux, l’économie, les marchés financiers et nos sociétés au sens large pourront bientôt repartir, espérons-le, sur des bases plus saines.

 

Ne soyons donc pas défaitistes, car, comme d’habitude, tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Autrement dit, nous remonterons la pente pour nous diriger vers un monde moins exubérant et, par là même, meilleur…"

 

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Le 18/06/2020

 

Toute communauté humaine doit être régulée par quatre pouvoirs :

 

  • La bonne santé globale de la communauté sur le long terme est l'affaire du pouvoir prospectif.
  • La qualité des patrimoines communs, tant matériels qu'immatériels, et de leur transmission est l'affaire du pouvoir culturel.
  • L'éthique, les règles de vie et leur application sont l'affaire du pouvoir politique.
  • La prospérité économique et la frugalité écologique sont l'affaire du pouvoir économique.

 

Ces quatre pouvoirs doivent travailler en réseau c'est-à-dire être clairement autonomes et interdépendants.

La désignation des personnes qui vont exercer ces pouvoirs pendant leur mandat limité en durée et en autorité, n'est en général pas affaire de suffrage universel qui impliquerait que les masses puissent comprendre les enjeux liés à chacun des pouvoirs, dans un monde devenant de plus en plus complexe. Il faudrait plutôt pencher vers un mélange de technocratie (pour s'assurer de la compétence technique et de la probité morale des mandataires) et de stochastocratie (pour éliminer toutes les dérives idéologiques, partisanes, démagogiques et électoralistes).

En revanche, un conseil de surveillance des activités des quatre pouvoirs, pourrait, lui, participer d'un suffrage universel mélangeant de la démocratie pour désigner les éligibles, et de stochastocratie pour tirer au sort les membres effectifs de ce conseil de surveillance.

 

 

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Les cinq piliers de la Politique d'aujourd'hui sont :

  • Le démocratisme.
  • L'universalisme.
  • L'égalitarisme.
  • l'étatisme.
  • Le centralisme.

Les diverses crises de ces cinquante dernières années ont clairement montré que ces valeurs, issues du 18ème siècle, sont incapables d'affronter la réalité complexe du monde post-moderne.

Le démocratisme est devenu à la fois démagogisme, électoralisme et médiacratie.

L'universalisme pose que toutes les cultures se valent … ce qui est faux.

L'égalitarisme pose que tous les humains se valent … ce qui est faux.

L'étatisme induit une infantilisation et une déresponsabilisation des citoyens qui perdent tout goût pour l'autonomie.

Le centralisme transfère le pouvoir réel aux administrations et à leurs bureaucrates, en toute incompétence et inefficience.

 

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La politique est l'art de la bonne gouvernance d'une cité (poliV). Deux questions se posent : qu'appelle-t-on la "cité" en étendue et en contenu ? et qu'appelle-t-on "bonne gouvernance"

 

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Il nous faut redéfinir le périmètre de la cité, en passant du national centralisé au continental régionalisé, en construisant la Fédération européenne des Régions en remplacement de l'Union européenne des Etats.

 

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Le thème à la mode chez les gauchistes et les rétro-activistes (racialistes, indigénistes, etc …) est le "privilège blanc" qui est un concept nébuleux couvrant, à la fois, un soi-disant "racisme systémique" et une soi-disant "discrimination systématique".

Primo : le fait de préférer vivre ou travailler avec quelqu'un de la même culture que soi, est un fait naturel parfaitement légitime (ayant travaillé en Afrique noire pendant un certain temps, j'atteste qu'il y a là un "privilège noir" indéniable  : les Noirs préfèrent se retrouver entre eux, comme les Musulmans entre eux, les Francs-maçons entre eux, les Juifs entre eux, les Vietnamiens de France entre eux, les Bouddhistes entre eux, etc … Il n'y a là rien de malsain ou de critiquable).

Secundo : la méfiance ou la défiance vis-à-vis de "l'autre" qui affirme sa différence, ne sont pas liées à la couleur de la peau, mais aux comportements : chaque communauté ne récolte que ce qu'elle sème. A l'arrogance, à la grossièreté, à la violence, au parasitisme, à la malveillance, à l'agressivité (verbale ou sexuelle), à la délinquance, aux trafics en tous genres … répond naturellement et légitimement le rejet.

Si l'on veut être aimé, il faut commencer par être aimable !

 

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De Fustel de Coulanges en 1870 :

 

"Ce qui distingue les nations, avait-il écrit, ce n’est ni la race, ni la langue. Les hommes sentent dans leur cœur qu’ils sont un même peuple lorsqu’ils ont une communauté d’idées, d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances. Voilà ce qui fait la patrie."

 

Et de la même veine, d'Ernest Renan, dix ans plus tard :

 

" "La nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. […] Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. […] Je me résume, Messieurs. L’homme n’est esclave ni de sa race ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagne. Une grande agrégation d’hommes, saine d’esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation."

 

A la lecture de ces deux textes, on comprend que la notion de "Nation" est totalement désuète, puérile, idéalisante et dépassée. La "Nation" que ces grands intellectuels du 19ème siècle chérissaient et d'où ont découlé les funeste notions de "Patrie" et de "Nationalisme", est la cause primordiale des deux guerres mondiales qui ont ensanglanté et discrédité le 20ème siècle.

La Nation est une invention de l'Etat pour stimuler le ralliement des masses à la légitimation de sa propre existence.

L'Etat, c'était le Roi. Son territoire était le fruit de ses conquêtes militaires ou conjugales. Les gens qui y vivaient, n'avaient aucune voix au chapitre.

Lorsque le Roi fut guillotiné, l'Etat n'était plus rien. On crut bon de le reconstruire sur le même territoire, hérité du régicide. On n'en demanda toujours pas avis aux gens qui y vivaient car, eux, n'avaient que faire des magouilles parisiennes ; ils avaient leurs communautés de vie et s'en contentaient.

On rebâtit cependant l'Etat en leur nom et on l'appela "République", ce qui était bien une "chose" (res en latin) mais qui n'avait rien de public.

Le territoire royal fut donc décrété territoire national, et l'Etat en fut désigné le régisseur général. Le territoire national fit long feu, et devint successivement patriotique sous la Terreur ("La Patrie en danger"), impérial sous Napoléon, pseudo-royal sous la Restauration, puis, finalement, républicain en 1870. L'Etat continua, sans discontinuité, à en être le régisseur suprême comme au temps des Bourbons.

Mais devenant républicain, l'Etat ne pouvait plus légitimement revendiquer la "propriété" du territoire ex-royal. Il inventa alors la notion de "Nation". Tour de passe-passe subtil et vicieux : chacun aurait dû se sentir propriétaire du tout et cela aurait dû enthousiasmer les masses … et la "sauce" patriotique prit, du moins jusqu'en 1914 où l'on commença à déchanter : l'Etat et lui seul était le régisseur de tout, l'Etat et lui seul pouvait déclarer la guerre, l'Etat et lui seul pouvait imposer des conditions de reddition en 1918 qui condamnaient le monde à retrouver la guerre quelques 20 ans plus tard.

Et nous en sommes toujours là : l'Etat-Nation républicain est une invention artificielle et factice de l'après 1870. On en est à la cinquième mouture et, dans les alcôves, on rêve d'une sixième version … ce qui prouve que l'idée-même d'Etat-Nation républicain, n'en déplaise à ce mégalomane absurde que fut De Gaulle, est une idée qui ne tient pas la route.

Dès après 1870, tout fut mis en œuvre par l'Etat pour briser toutes les communautés de vie qui étaient des entités autonomes locales, avec leur histoire, leurs us et coutumes, leur parler, leurs croyances, etc … Ces communautés étaient pourtant les racines réelles et profondes des gens réels. En les détruisant, l'Etat s'est construit un "peuple" unifié et uniformisé, sans racines, sans ancrages profonds ni dans l'espace territorial, ni dans le temps mémoriel.

On appela cela "universalisme" et "égalitarisme" afin de mieux gommer les différences ataviques.

On voit, aujourd'hui, avec ces absurdités racialistes et indigénistes, où cela a mené …

 

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Le 19/06/2020

 

En termes de spiritualité, il faut nettement distinguer le "croyant" (qui croit) du "voyant" (qui voit).

Le "voyant" n'a pas besoin de "croire" au Sacré et au Divin, puisqu'il les vit continûment.

Le croyant cherche (à trouver ou à imposer) sa certitude.

Le voyant vit sa Joie.

 

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De Clément Pétreault en parlant des mouvances rétro-activistes du genre décolonialiste et indigéniste :

 

"L'universalisme républicain est aujourd'hui clairement concurrencé et défié par un système de pensée (…) qui, dans la plus pure tradition d'extrême-gauche, milite pour changer le langage en espérant changer le réel."

 

Plus généralement, toute idéologie est un système verbal qui construit un monde imaginaire complètement déconnecté du monde réel. Leurs militants (comme tous les croyants) vivent dans leur imaginaire verbal au total mépris de la réalité naturelle.

 

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Les mouvements (ultra-marginaux et ultra-minoritaires) qui pratiquent le rétro-activisme "intersectionnel" se construisent sur l'idée qu'il faut renverser la société en unissant le "combat" des "victimes" des "discriminations" de classe (gauchisme, anti-capitalisme), de race (décolonialisme, indigénisme, anti-islamophobie) et de genre (LGBT, féminisme).

Ces mouvements se fondent sur une victimisation imaginaire et ont besoin, pour pouvoir s'exprimer, d'un thème événementiel quelconque, mais spectaculaire, afin d'y dénoncer la "société" ; après celui du "féminicide", le thème aujourd'hui à la mode est celui des "violences policières".

Le fait est que la plupart des "victimes" supposées par ces mouvements, ne se sentent nullement "victime" de quoique ce soit et demandent, au contraire, à la société de mieux les protéger contre les violences tribales de leur propre milieu.

Ainsi, les banlieues dites difficiles ne le sont pas du fait de la majorité des gens qui y habitent, mais bien du fait des trafiquants crapuleux (maghrébins, tchéchènes, noirs ou autres) qui y jouent les caïds, qui y sèment le désordre, la terreur et la violence et qui y instaurent des zones de non-droit au prétexte des "violences" de la société à leur égard.

Comme toujours, la marginalité "révolutionnaire" est une couverture idéale pour couvrir des trafics en tous genres … au nom du "droit-de-l'hommisme" et du "progressisme".

 

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Le fonds de commerce des talibans n'est pas la défense de l'islam, mais la culture du pavot.

En Irak et en Syrie, l'enjeu est le pétrole, comme ce l'est pour le Bolivarisme vénézuélien, comme ce l'est pour la Turquie en Lybie ou pour la Russie partout où elle s'incruste.

Les idéologies ne sont que des prétextes !

 

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De FOG :

 

"Il fut un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître où l'esprit critique était enseigné dans les lycées à travers le philosophie, considérée alors comme une matière fondamentale. Mais l'esprit critique n'a plus lieu d'être dans un monde en régression où chacun est censé penser et se comporter pareillement, comme les moutons de Panurge, moqués par Rabelais. (…) L'inculture et la culture de la table rase, les deux mamelles du totalitarisme, sont trop puissants pour s'arrêter sur leur lancée."

 

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De Jean Jaurès :

 

"Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain (…) manie avec un particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corset, d'extorsion."

 

Merci au père du socialisme français de nous rappeler que la gauche est, par construction, antisémite ! Que c'est le Front populaire de Jaurès qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain en 1940 et qui a fourni les membres de la clique qui a instauré les lois anti-juives en France, appliquées avec un zèle que même les Allemands n'ont pas eu.

 

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De FOG à propos de l'infect Jean-Jacques Rousseau :

 

"(…) il fut l'inspirateur de la Révolution française et, d'une certaine façon, du communisme soviétique. Convaincu que l'homme naissait bon, l'auteur du "Contrat social' et d'un traité d'éducation ('Emile') n'a pas hésité à à abandonner les cinq enfants que lui avait donnés sa concubine, la blanchisseuse Marie-Thérèse Levasseur, sous prétexte qu'elle aurait été incapable de les élever. Ce pleurnichard avait la psyché de la gauche qui, plus tard, se reconnaîtra en lui : il voudrait qu'on le plaigne pour les crimes qu'il a commis."

 

 

Et ce portrait est encore euphémique. Jean-Jacques Rousseau était un névropathe paranoïde, "hors-sol", grand parasite pour vivre au dépend des autres (surtout féminines), installé dans les mythes et les idéalités, absent totalement de la réalité. Il faudrait le jeter au fond des oubliettes de l'histoire de la (non) pensée.

 

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De FOG, encore, décidément en verve :

 

"La morale a ses raisons que la raison ne connaît pas."

 

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La croissance, le progrès, la conquête et le bonheur par la technologie : quel mythe débile !

La technologie est devenue le nouveau dieu tout-puissant au cœur d'un monde nihiliste et mortifère. Une fuite en avant …

Ce n'est pas la roue qui a fait avancer l'humanité ; c'est l'usage que l'on en a fait.

Depuis cinquante ans, la technologie n'a produit aucun saut de productivité dans un monde où la demande croît vite (du fait de la démographie) et où la capacité de ressources décroît plus vite encore (du fait de la pénurisation et de l'épuisement des réserves).

La révolution numérique s'est cantonnée, surtout, dans les gadgets ludique et la communication de masse qui, ni celle-ci ni ceux-là, n'engendrent la moindre valeur d'utilité économique.

La technologie est devenue une productrice d'effets d'annonce permettant de lever des fonds spéculatifs en Bourse : c'est économie de la "promesse", promesse qui ne sera jamais tenue car étrangère à l'économie réelle.

 

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Ma conclusion est, je crois, définitive : les "réseaux sociaux" sont nocifs et délétères, et doivent être éradiqués.

Ils sont devenus des amplificateurs de tout ce qu'il y a de plus abject dans l'être humain, des dépotoirs psychotiques, des poubelles désinformationnelles, des machineries manipulatoires, des champs de voyeurisme et d'exhibitionnisme nauséabonds.

Ils ne produisent aucune valeur, mais dévalorisent tout.

 

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Le "libre marché" (des idées, des capitaux, des emplois, des ressources, etc …) doit être réservé aux seuls professionnels qui savent de quoi ils parlent et qui en font métier.

La crash boursier de 1929 est la conséquence directe de l'ouverture des Bourses américaines aux boursicoteurs de la rue mus par des réflexes reptiliens de gain ou de panique immédiats, donc par des "logiques" irrationnelles et incompétentes.

Dès lors que la plèbe s'empare d'un marché (on appelle cela une "démocratisation"), elle le pourrit … et il y a toujours des plus pourris pour lui vendre ce qu'elle veut : des slogans rutilants, de l'argent artificiel, des sinécures factices, de la malbouffe industrialisée, etc …

 

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De Victor Hugo, parlant de l'Esprit humain :

 

"Je suis Tous, l'ennemi mystérieux de Tout."

 

Anthropocentrisme contre cosmocentrisme.

Et du même, en parlant de Dieu :

 

"Dites-moi seulement son Nom, tristes espaces

Pour que le répète à jamais dans la nuit."

 

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La raison … quelle notion étrange et multiple.

Elle renvoie à la "raison d'être" et au sens de tout ce qui existe.

Elle renvoie à la "rationalité" et à la cohérence de tout ce qui existe.

Elle renvoie à la "logicité" et aux enchaînements de tout ce qui existe.

Elle renvoie au "rapport équilibré" (ratio) avec tout ce qui existe.

 

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La bonne santé d'un système dépend d'abord de la qualité son alimentation.

Ainsi de notre corps et de ce qu'il mange.

Ainsi de notre cœur et de ce qu'il aime.

Ainsi de notre esprit et de ce qu'il pense.

Ainsi de notre âme et ce qu'elle veut.

Aujourd'hui, toute l'attention se porte à la santé du corps, au détriment de celle du cœur qui n'aime que la médiocrité, de celle de l'esprit qui ne pense que la bassesse, et de celle de l'âme qui ne veut que le plaisir.

 

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On parle d'humanité au sens collectif comme l'ensemble de tous les humains, passé, présent ou à venir.

On parle aussi d'humanité au sens d'une vertu personnelle comme lorsque l'on dit parfois : "faire preuve d'humanité".

Je ne crois à aucun des deux sens de ce mot.

L'humanité collective, en tant qu'unité universaliste, n'existe pas : elle est plutôt une mosaïque disparate et incohérente de races, de cultures et de généalogies le plus souvent inconciliables.

L'humanité personnelle, en tant que supposée "vertu", n'existe pas plus : de quoi parle-t-on ? De mansuétude, de miséricorde, de pitié, de bonté ou de bienveillance de l'humain pour ses semblables ? L'humain, en général, ne le mérite guère puisqu'il est, très majoritairement, un animal nuisible et destructeur, parasite et prédateur, arrogant et violent.

Dans aucun de ses sens, l'humanité n'existe …

Il y a beaucoup d'animaux humains, peu recommandables et peu aimables ; et il y a quelques hommes supérieurs qui tentent de s'élever au-dessus de leur fange natale pour atteindre ce qui les dépasse. Ceux-là seuls méritent leur nom.

 

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Le 20/06/2020

 

De la "Revue des deux mondes" :

 

" Un nouveau terrorisme intellectuel. L’université est aujourd’hui la cible d’un nouvel entrisme idéologique : l’indigénisme racialiste. Il s'incarne dans une multitude de mini-icônes intellectuelles, politiques et médiatiques, qui drainent fans, followers, apôtres, élèves et soutiens hautement mobilisables ... Bien que toute allusion à la couleur de peau et à la race soit interdite en France, le terme racisé est mis en avant par certains enseignants, qui l’investissent dorénavant d’une légitimité scientifique. Celui qui s’oppose à la diffusion de cette doxa islamo-gauchiste mortifère est qualifié 'de réactionnaire, d’islamophobe, lorsqu’il n’est pas tout simplement traité de raciste, de fasciste, voire de nazi', alerte la professeure à l'université Paris-I, Josépha Laroche."

 Et de celle-ci, précisément :

 

" Une idéologie mortifère au cœur de l’université́ française.         

 

Partout dans le monde, les États connaissent actuellement une perte d’autorité. Qu’il s’agisse des flux migratoires, du terrorisme, de l’islamisme ou bien encore de la détérioration de l’environnement, les acteurs étatiques se montrent incapables de faire face à ces défis transnationaux. À bien des égards, ils échouent à préserver leurs frontières et à assurer la sécurité de leurs territoires, celle des personnes et des biens. Tandis que se multiplient les conflits de souveraineté, on voit les communautarismes gagner en puissance, le lien d’allégeance nationale se déliter et les démocraties subir de sérieuses remises en cause. Dès lors, il est d’autant plus impératif pour notre jeunesse d’être solidement préparée à affronter le chaos qui menace de toutes parts. Pour ce faire, elle doit être en mesure de maîtriser les humanités et capable de se forger un savoir critique. Il revient naturellement à l’université chargée de former les futurs cadres de la nation de relever cette gageure.

 

Aujourd’hui, un demi-siècle après un mouvement qui a sapé l’autorité du savoir, celle de ses représentants et l’institution universitaire elle-même, les petits-enfants des soixante-huitards se retrouvent à leur tour dans l’enseignement supérieur. Or force est de constater qu’ils y subissent un véritable lavage de cerveau et un bourrage de crâne idéologique d’une rare intensité. Opérations qui font suite à un formatage idéologique déjà prégnant dans le primaire et le secondaire. Certes, l’idéologie a changé, ce n’est plus celle que leurs aïeuls ont connue, mais elle conduit pourtant in fine au même résultat mortifère.

 

Que constatons-nous en effet à présent dans l’apprentissage des sciences sociales ? Nous notons des fondamentaux trop souvent négligés, lorsqu’ils ne sont pas délibérément écartés au profit de références politiquement correctes. Ces dernières tournent en boucle de cours en cours pour satisfaire une bien-pensance dominante qui confine à l’orthopraxie. Faisant preuve d’un redoutable entrisme, une nouvelle emprise idéologique s’est imposée ces dernières années dans bon nombre d’enseignements. Pour mieux endoctriner, elle revêt la forme d’une vulgate trissotine où le pire des sabirs emprunte les apparats de la scientificité. Mais ce « prêt-à-penser » aussi rudimentaire que sectaire ne relève plus – ou très peu – du marxisme qui sévissait naguère, dans les années soixante et soixante-dix. Non, nous avons désormais affaire à une doxa islamo-gauchiste dans laquelle la vision indigéniste-décoloniale apparaît de plus en plus centrale. En l’espèce, le prolétaire est à présent remplacé par le « racisé ». Paradoxalement, bien que toute allusion à la couleur de peau et à la race soit interdite en France, ce terme est mis en avant par certains enseignants, qui l’investissent dorénavant d’une légitimité scientifique. Ainsi entendent-ils dénoncer un ensemble de discriminations sociales qui seraient, selon eux, fondées sur la couleur de peau. Les personnes racisées seraient en l’occurrence victimes du « privilège blanc ».

 

Cette dernière locution – affichée sans vergogne comme une catégorie sociologique – renverrait à des citoyens qui bénéficieraient dans les sociétés occidentales d’avantages socio-économiques dus à leur seule couleur de peau. Dès lors, ils seraient surreprésentés dans différentes sphères (les médias, la politique, le show-business, la publicité, l’université, etc.). En outre, ils seraient épargnés par les violences policières, qui s’exerceraient davantage contre les racisés. Globalement, comme ces Blancs occuperaient majoritairement les instances du pouvoir et les institutions de la République, cela démontrerait l’existence d’une hiérarchie identitaire fondée sur un « racisme d’État ». Or, pour les indigénistes, qui opèrent souvent une jonction entre la race et la religion musulmane, ce contexte général se révèlerait propice au développement de ce qu’ils appellent « islamophobie », un substantif qui relève d’une manipulation sémantique visant à empêcher toute critique de l’islam. Adaptant la problématique de Pierre Bourdieu à leur cause, les décolonialistes dénoncent un privilège blanc qui favoriserait la reproduction de la domination des Blancs sur les non-Blancs [...] "

 

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Dans le droit fil de l'insurrection des sinistres "gilets jaunes" et de leur absurde revendication de démocratie directe et citoyenne , Emmanuel Macron s'était laissé convaincre de la pertinence d'organiser, entre autres, une "Convention citoyenne pour le climat" réunissant 150 "citoyens" tirés au sort et encadrés par des "personnalités" représentant cette problématique (bref des écolo-gauchistes).

Les leçons à tirer sont au nombre de cinq :

  1. Du tirage au sort  des "citoyens" s'ensuit statistiquement la présence de 85% de crétins qui n'y connaissent rien … encadrés par des manipulateurs idéologiques choisis selon des critères politiques.
  2. Ces gens ignares, forcément, soit défoncent des portes ouvertes, soit rabâchent les âneries antiscientifiques qu'on leur souffle.
  3. La grande conclusion leur est la "décroissance" qui, si elle est bien indispensable dans le cadre de l'économie matérielle, ne l'est absolument pas dans le cadre de l'économie immatérielle.
  4. Ils en tirent une conclusion absurde : abaisser le temps de travail à 28 heures par semaine (consommer moins = produire moins = travailler moins en oubliant que le stade "produire" dans dix ans, sera assumé à 90% par des robots), alors que les 35 heures sont aujourd'hui le grand fléau en France qui est devenu le pays le plus paresseux d'occident.
  5. Ils plébiscitent le "tout électrique" (voitures électriques, pompes à chaleur, …) sans comprendre que cette électricité magique doit être produite dans des centrales qui doivent être nucléaires si l'on veut diminuer l'émission de gaz à effet de serre et cesser la gabegie actuelle d'hydrocarbures (sachant que les éoliennes, le photovoltaïque et autres absurdités thermodynamiques sont condamnés à disparaître).

En conclusion, comme il fallait s'y attendre, la démocratie est une impasse dès lors qu'elle met nos 85% de crétins en face de problématiques qu'ils sont incapables d'appréhender et de comprendre.

Par définition, un crétin qui ne connaît rien et qui ne comprend rien, ramène tout à son nombril et à ses instincts primaires.

Nous avons maintenant la preuve par neuf (par cent-cinquante, faudrait-il dire) que la démocratie est une impasse dans un monde complexe.

 

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De Rûmi :

 

"Hier, j'étais intelligent et je voulais changer le monde.

Aujourd'hui, je suis sage et je me change moi-même".

 

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Les deux paramètres d'ajustement de la croissance démographique sont la fécondité nette (entre 1.3 enfants par femme au Japon et 9 enfants par femme au Niger - il faut 2.1 pour que la population se stabilise) et l'espérance de vie (qui diminue dans les pays de malbouffe et de sur-pollution, mais qui augmente dans le tiers-monde). La démographie va atteindre son maximum vers 2050 avec 10 milliards d'humains, puis décroître pour revenir à 7 milliards vers 2100. Mais cette décroissance démographique naturelle est beaucoup trop lente. Il faut donc, si l'on veut éviter une "régulation" naturelle aveugle et violente, se lancer dans de vastes opérations, du type ONU, de planning familial en direction de l'Afrique noire , de l'Inde et de l'Asie du sud-est.

 

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Le problème du traitement des déchets et effluents des centrales nucléaires est en général mal posé. Le problème n'est pas technique. Il est financier et politique. De toutes les façons, nous n'avons pas le choix : les filières "hydrocarbure" sont condamnées à la pénurisation. Les filières "charbon" sont trop productrices de gaz à effet de serre. Les filières dites "douces" ou "renouvelables" (éolien, photovoltaïque, biomasse, ...) sont des âneries thermodynamiques sans aucune durabilité (le vent est gratuit et renouvelable, mais les matériaux constitutifs d'une éolienne ne le sont pas du tout).

 

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Le biais dans la problématique du dérèglement climatique est que le réchauffement climatique est à la fois naturel (les températures terrestres suivent un cycle long lié, entre autres, à l'activité solaire et volcanique, et nous sommes dans une phase de réchauffement après des phases de glaciation) ET artificiel (l'absurdité de l'activité humaine, aujourd'hui, est un facteur grave d'amplification de ce réchauffement naturel). Il ne s'agit pas de choisir "son" hypothèse, mais de cumuler les deux hypothèses. Donc, ce que l'homme peut faire pour réduire ce réchauffement (et surtout, la dérégulation qui s'ensuit), il doit le faire !

 

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Le 21/06/2020

 

D'Etienne de la Boétie en parlant de l'humain :

 

"J'admets qu'il aime mieux je ne sais quelle assurance de vivre misérablement qu'un espoir douteux de vivre comme il l'entend."

 

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De George Orwell :

 

"Plus une société s’éloigne de la vérité, plus elle hait ceux qui la disent."

 

La dictature de la bien-pensance gauchisante et de ses censures et lynchages médiatiques, en France surtout, est typique de cette dérive.

 

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Dès lors que la part du tourisme dans le PIB d'une contrée s'accroît, la faiblesse et la dépendance de cette contrée s'amplifient.

 

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Toute l'histoire de l'humanité peut se relire au travers des alliances ou conflits entre quatre engeances humaines : les bâtisseurs, les marchands, les pillards et les esclaves.

Dans le vocabulaire d'aujourd'hui, cela donnerait : les entrepreneurs, les financiers, les parasites et les salariés.

Même au sein de la caste politicienne, on retrouve ces quatre types éternels : les visionnaires, les idéologues, les démagogues et les militants.

Les déclinaisons en sont infinies et se résument à la petite matrice suivante :

 

 

Dépendant

Autonome

Producteur

Esclave

Bâtisseur

Profiteur

Pillard

Marchand

 

Si l'on compare quelques pays européens selon cette matrice, cela donne, par exemple, ceci :

 

 

Dépendant

Autonome

Producteur

France, Italie, Grèce

Allemagne, Pays-Bas, Espagne

Profiteur

Russie, Roumanie, Pologne

Grande-Bretagne, Suisse, Norvège

 

On pourrait aussi, ainsi, caractériser les grandes religions qui nous entourent :

 

 

Dépendant

Autonome

Producteur

Christianisme

Judaïsme

Profiteur

Islamisme

Laïcisme

 

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Merci à Toi, ô Divin

D'avoir permis et voulu

La lente germination

De la Vie et l'Esprit.

 

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D'un côté, la propriété, l'égalité et la sécurité.

Et de l'autre, la liberté, l'inventivité et la fraternité.

Ces deux versants de l'humain sont inconciliables.

 

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Réponses claires aux ardents défenseurs de l'humanitarisme et du devoir d'accueil des migrants :

  1. Il n'existe aucune raison pour que le darwinisme, c'est-à-dire la loi de la sélection naturelle du plus apte, ne s'applique pas aux humains, à leurs cultures, à leurs races, à leurs religions, etc …
  2. La Terre ne peut porter durablement que deux milliards d'humains, il y en a donc, aujourd'hui, cinq milliards et demi de trop.
  3. Ces migrants sont, très majoritairement, des analphabètes incultes dont on ne peut rien faire et qui ne viennent ici que parce qu'on leur a vendu le mythe d'un Eldorado à piller et/ou à parasiter.
  4. L'Europe veut rester européenne, c'est-à-dire une contrée "blanche", néanderthalienne, hétérosexuelle, judéo-helléno-chrétienne, indo-européenne et social-libérale.
  5. La continentalisation est en marche comme réponse à l'échec cuisant de la mondialisation et de l'universalisme.

Selon Nietzsche, la pitié est un sentiment mortifère du présent, ferment de tous les ressentiments du futur (comme l'indigénisme, le décolonialisme, le racialisme, le salafisme, etc …).

 

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J'ai été trop nomade pendant cinquante ans (3 nationalités, 4 langues "maternelles", 12 pays habités, 30 déménagements) pour ne pas comprendre qu'aujourd'hui, le nomadisme matériel (physique) doit cesser, du fait de la pénurisation de toutes les ressources matérielles, au profit d'un nomadisme immatériel (noétique).

Pour le dire d'un seul mot : à l'avenir, le matériel doit devenir hyper sédentaire (économie de proximité, vie locale, etc …) et l'immatériel doit ouvrir les portes à un nouveau nomadisme des idées et des relations, des voyages et des communautés.

 

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L'Etat n'est jamais une solution ; il est toujours un poison.

 

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Dans l'immédiat après-guerre Français, Raymond Aron a été un des seuls et rares à tenir tête à l'infâme idéologie communiste triomphante, idéologie portée aux nues  au prétexte que le communisme était, en fait, le grand héros de la défaite du nazisme (la terrible bataille de Stalingrad fut, en effet, décisive).

On n'avait pas encore compris alors, sauf Aron et Arendt, que communisme, nazisme, socialisme et fascisme, c'était "chou vert et vert chou", que tout cela n'était que des variantes du même totalitarisme, du même populisme, de la même maladie mentale.

 

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Le 22/06/2020

 

De mon amie Astrid de Lau d'Allemans :

 

"Plus les organisations tant nationales qu’européennes et internationales, et leurs dirigeants sont froids et technocratiques, plus ils réveillent les inconscients collectifs et la part irrationnelle des peuples."

 

Grand retour du Volksgeist de Herder et de Fichte. Je ne crois pas en l'existence de "peuples" ; je crois plus en l'existence de "cultures" dont l'assise est la langue. La langue forge les esprits par la richesse de son vocabulaire, par sa musicalité, la richesse de sa conjugaison et ses constructions syntaxiques qui induisent, respectivement, une vision riche du monde, une propension à l'agressivité (l'arabe) ou à la douceur (l'anglais ou l'italien), un certain rapport à la temporalité (passé, présent et futur, ou accompli et inaccompli) et une structuration de l'écoute et du rapport à l'autre (attendre le verbe à la fin de la phrase comme dans les langues germaniques, ou laisser croire que tout est dit après trois mots comme dans les langues latines).

 

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L'égalitarisme est le substrat d'où poussent, depuis toujours, toutes les aberrations humaines : christianismes, socialismes, communismes, populismes et tous les actuels rétro-activismes (de classe, de race et de genre).

Le problème n'est pas les inégalités naturelles, sexuelles, économiques, sociales, culturelles, intellectuelles ou spirituelles entre les humains ; ces inégalités sont foncières et incontournables. Elles sont vitales puisqu'elles combattent l'uniformité entropique qui conduit tout système complexe vers sa propre mort.

Le problème n'est pas l'inégalité, mais l'usage que l'on en fait : soit dominer les humains inférieurs, soit faire avancer l'humanité globale.

C'est évidemment la première tendance qu'il faut combattre, celle de la domination des autres, sous quelque forme que ce soit. Toute idéologie ou religion qui se base sur la domination est haïssable et doit être combattue (l'islamisme et tous les totalitarismes sont de ce tonneau-là).

Et c'est évidemment la seconde tendance qu'il faut promouvoir : la tendance aristocratique et chevaleresque des êtres supérieurs qui se mettent au service de la Vie et de l'Esprit.

 

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De Blaise Pascal, premier holisticien opposé à l'analycisme cartésien :

 

"(…) Je tiens pour impossible de connaître les parties sans connaître le tout,

non plus que de connaître le tout sans connaître les parties."

 

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Il existe différents niveaux d'identité : personnel, familial, local, régional, national, continental et universel, différentes dimensions de cette identité : classe, race et gendre et différents pôles identitaires : culturel, intellectuel, relationnel, temporel et conscientiel.

Notre époque vit une terrible crise d'identité et, la plupart des gens, ne sachant plus où ils en sont, se replie sur eux-mêmes (sur les différents niveaux d'identité) dans une sorte d'autisme sécuritaire, mais délétère.

 

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D'Angela Merkel

 

"Abattez les murs de l’ignorance et de l’étroitesse d’esprit, car rien ne doit forcément rester en l’état. Coopérez dans l’intérêt d’un monde global multilatéral. Demandez-vous sans relâche: est-ce que je fais telle chose parce qu’elle est juste ou simplement parce qu’elle est possible? N’oubliez pas que la liberté ne doit jamais être tenue pour acquise. Surprenez-vous avec ce qui s’avère possible. Rappelez-vous que l’ouverture implique toujours du risque.

L’abandon de l’ancien fait partie d’un nouveau commencement. Et surtout: rien n’est acquis, tout est possible."

 

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Lorsque l'on vous dit que les pommes sont excellentes pour la santé, n'oubliez pas qu'à cause d'elles :

  • Blanche Neige s'est empoisonnée
  • Guillaume Tell a presque tué son fils
  • Eve a pourri l'humanité
  • Et Steve Jobs a créé une génération de débiles passant des heures à regarder leur téléphone.

 

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De Pierre Teilhard de Chardin :

 

" Malgré ses liaisons organiques, la biosphère ne formait encore qu’un assemblage de lignes divergentes, libres aux extrémités. Sous l’effet de la Réflexion (…) les chaines se ferment et la Noosphère tend à se constituer en un seul espace clos-où chaque élément pour soi voit, sent, entend, désire, souffre les mêmes choses que tous les autres à la fois. Une collectivité harmonisée des consciences, équivalente à une super-conscience.(…) Nous n’avons encore aucune idée de la grandeur possibles des effets 'noosphériques'. La résonance de vibrations humaines par millions ! Toute une nappe de conscience pressant sur l’Avenir en même temps ! Le produit collectif et additif d’un million d’années de Pensée !"

 

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De Marc Aurèle :

 

"Représente-toi l’univers comme un être unique et une âme unique, considère comment tout contribue à la cause de tout et de quelle manière les choses sont fixées, enroulées ensemble."

 

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Il n'y a pas de peuples, il n'y a que des cultures.

Et les cultures ne sont ni égales, ni toujours compatibles entre elles : il en est de faibles et pauvres, il en est de fortes et riches.

Mais qu'est-ce qu'une culture ? Une généalogie comprenant une langue (plus ou moins féconde), une mythologie (des croyances), une éthique (des valeurs comportementales), un génie (des savoir-faire traditionnels) et une connaissance (des savoirs pratiques et théoriques).

 

*

 

Jusqu'à aujourd'hui, le rapport entre culture (immatérielle) et terroir (matériel) était étroit. L'avènement de la noosphère affaiblira, sans doute, ce lien du fait des nouvelles appartenances virtuelles et transversales … ou induira de nouvelles cultures "noosphériques" différentes des cultures "sociosphériques".

 

*

 

L'éventuel "rejet de l'étranger" n'est en rien lié à la race ou à l'apparence physique, mais bien à la relative incompatibilité des cultures entre elles, chacune désirant garder sa propre authenticité (voire sa "pureté"), notamment et surtout sur le volet des croyances et des valeurs. Un "étranger" qui s'installe, sera le bienvenu si, à l'extérieur, il pratique la culture ambiante (quitte à ce qu'il pratique sa culture natale en privé).

 

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D'un point de vue européocentrique …

La culture musulmane est notoirement incompatible avec la culture européenne.

La culture bantoue aussi.

Les cultures extrême-orientales sont, au contraire, assez compatibles avec elle.

La culture indienne l'est un peu moins, mais s'y accorde sans trop de problème.

 

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Concernant le colonialisme (le décolonialisme) et le racisme (le racialisme), tellement à la mode chez les crétins d'aujourd'hui, il est bon de relire les textes des gens de gauche …

Ernest Renan (1871) : "La conquête d'un pays de race inférieure par une race supérieure qui s'y établit pour le gouverner n'a rien de choquant."

Jules Ferry (28 juillet 1885) : "Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je répète qu'il y a pour les races supérieures un droit, parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures."

Le 2 août, le journal socialiste "Le Monde" s'oppose à l'indépendance de l'Indochine en ces termes : "Il n'est pas question pour la France de renoncer à son influence culturelle, d'abandonner ce qui est son œuvre, de renier sa mission civilisatrice".

Le journal communiste "L'Humanité", écrit en 1945 : "Les colonies sont absolument incapables d'exister économiquement, et par conséquent politiquement, comme nations indépendantes".

François Mitterrand en 1954 : "L'Algérie, c'est la France !"

Qui dit mieux ?

 

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Il est impressionnant de constater une constante depuis plus d'un siècle : la gauche ne fait que le procès des exactions des "oppresseurs" et ignore superbement les monstruosités des "victimes".

Apologie extatique du soviétisme, mais ignorance ou omission des goulags.

Apologie extatique du maoïsme, mais ignorance ou omission des "gardes rouges", des camps de "rééducation" et des famines apocalyptiques et criminelles du "grand bond en avant".

Apologie extatique du palestinisme, mais ignorance ou omission du terrorisme systématique du Hamas via des enfants et adolescents endoctrinés (dont les familles sont grassement rémunérées, en cas de "martyre", avec l'argent des aides internationales).

S'il arrive qu'un policier doivent neutraliser sèchement un malfrat qui s'oppose violemment à son interpellation, mais que cette crapule vienne à être noire ou musulmane (ou les deux), instantanément, aux yeux du gauchisme ambiant, ce malfrat multirécidiviste devient une "victime" et le policier devient un "bourreau".

Si la gauche prône l'égalité, ce n'est certainement pas celles des poids et des mesures.

La gauche a l'art de l'indignation sélective, voire élective.

 

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Tous les mouvements de "libération nationale" des années 1950 et 1960 (Vietnam, Palestine, Cuba, Algérie, Congo, etc …) ont été téléguidés par l'URSS non pas dans un but humanitaire, mais avec la ferme volonté d'instaurer partout des régimes communistes inféodés à Moscou dans sa guerre totalitaire pour dominer le monde entier.

Partout ces décolonisations se sont soldées par de cuisants échecs, des économies anémiques, des régimes corrompus, des batailles "tribales" et des sociétés pourries.

Le communisme n'est pas un humanisme, mais un totalitarisme.

Il en va de mêmes des socialismes, populismes et rétro-activismes actuels.

 

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Après Jacques Marseille et Daniel Lefeuvre, il est essentiel que bien comprendre et savoir que la période coloniale (que je ne regrette nullement, tout au contraire) a coûté bien plus au colonisateur qu'elle ne lui a rapporté.

Economiquement parlant, la colonisation fut un désastre absurde. Elle se voulait une "œuvre civilisationnelle", pas un racket économique.

Cherchez l'erreur …

 

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Les débuts de la chaotisation paradigmatique coïncident avec la fin de "trente glorieuses" au cours des années 1970, c'est-à-dire avec les crises pétrolières (et la guerre de Kippour), l'avènement de l'informatique de gestion, la libéralisation de la contraception et de l'avortement, la révolution des ayatollahs en Iran, et la mondialisation de la finance spéculative.

Bref, cinq mots-clés qui sont les fléaux de cette chaotisation : pénurisation, surnumérisation, individualisation, radicalisation et financiarisation.

 

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Le 23/06/2020

 

Dans le monde étudiant et universitaire, j'ai très activement connu la période 1968-1975 qui fut le théâtre d'une effervescence gauchiste extraordinairement virulente (quoique ces gauchistes fussent très minoritaires … par exemple, à Paris, les "événements de mai '68" ont mobilisé quelques milliers d'étudiants sur un demi million d'inscrits, soit de l'ordre du pourcent).

Les cercles facultaires et, particulièrement, le Cercle Polytechnique (dont j'étais), ainsi que le Cercle rationaliste (que j'ai présidé) et que l'Association des Cercles Facultaires (qui les chapeautait tous et dont j'ai aussi assumé la présidence pendant deux ans, avant d'entrer au Conseil d'Administration de l'Université), toutes ces organisations n'avaient qu'une seule idée en tête : contrer les gauchistes, tout le temps, sans relâche, au nom de notre éthique de Libre Examen et de Libre Pensée (la devise de mon Université est Scientia vincere tenebras : "Vaincre les ténèbres par la science" … et l'idéologie, comme la religion, est l'exacte antithèse de la science).

C'est là que j'ai appris ce que la chienlit gauchiste signifie, avec son cortège de mauvaise foi, de mensonges arrogants, de slogans démagogues, d'idéologies grotesques, de mépris pusillanimes, d'insultes agressives, de manipulations éhontées (je me souviens d'une AG où j'ai débattu pendant cinq heures devant 2.000 étudiants pour les convaincre de ne pas suivre des mots d'ordre calamiteux … et j'ai gagné).

 

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Souffrance et Passion sont un seul et même mot.

 

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De Simone Weil :

 

" Dans son humanité fragile et douloureuse, chaque homme possède un ressort sacré qui lui permet d’accéder à la vérité."

 

On reconnaît bien là l'humanisme angélique et séraphique de Simone Weil. Je crains que la majorité des animaux humains n'ait d'autre ressort que le bas-ventre.

Sa notion d'enracinement de l'homme est plus intéressante : l'humain est comme un arbre qui a besoin de racines (une culture qui nourrit par le bas) et de lumière (une vérité qui attire vers le haut).

Sans cet enracinement, l'âme se recroqueville, se dessèche et meurt ; il ne reste plus, alors, qu'un zombie humain comme on en rencontre tant partout.

 

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Le besoin d'utopie est une caractéristique marquante des esprits faibles.

Il s'érige sur base, souvent inconsciente, d'un déni de réalité, voire d'un refus du Réel tel qu'il est et tel qu'il va. Il dénote une incapacité d'adaptation transformée en une fuite dans le rêve éveillé.

L'utopie agit comme une drogue psychédélique ; dans ses délires verbaux, tout devient possible, puisque tout ce qui est impossible vient de la réalité du Réel.

Quoiqu'il en soit, le goût de l'utopie est typique chez les gens marqués par une immaturité profonde, qui fait d'eux des éternels adolescents boutonneux et suicidaires.

Le drame commence lorsque l'utopie prend le pouvoir car elle refuse le Réel et veut, à tout prix, le faire rentrer dans le moule trop étroit et trop simpliste de ses rêveries futiles et puériles. Cela mène souvent à un échec rapide et à une disparition immédiate. Mais parfois (cfr. le rousseauisme, le marxisme, les communismes, le nazisme, …), cela tourne en dictature totalitaire et violente épuisant vite toutes ses ressources pour imposer un mythe irréalisable et inacceptable qui, tôt ou tard (après quelques années ou décennies), s'effondre avec d'énormes dégâts.

 

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La mythe du "tiers-monde", réputé "économiquement colonisé", a accouché du mythe des BRIC qui devaient être les signes "évidents" de l'effondrement de cet "infâme impérialisme" occidental (dernier stade du capitalisme, selon Lénine).

Les BRIC ont fait long feu. Le Brésil est en totale déliquescence, la Russie ne tient que par ses hydrocarbures en voie de pénurisation. L'Inde nage en pleine inefficience. Il ne reste que la Chine, vaste colosse aux pieds d'argiles, totalitaire s'il en est, condamné (comme le vélocipédiste) à la fuite en avant … impérialiste.

Malgré ses avatars, ses échecs et ses erreurs, malgré ses déviances financiaristes nord-américaines et ses évanescences ubuesques sud-américaines, il est peut-être temps d'acter l'incontestable supériorité du modèle européen (social-libéral) et de clore, une bonne fois pour toutes, le chapitre des utopies et idéologies gauchisantes ou populistes des 19ème et 20ème siècles.

Ce modèle est un mélange d'élitisme (la quête de l'excellence), de libéralisme (l'autonomie responsable) et d'évergétisme (la générosité adéquate) qui a été le seul moteur mondial de la croissance de la prospérité dont tous les peuples ont bénéficié et à laquelle tous les peuples aspirent, n'en déplaisent aux idéologues de salon.

Que ce modèle repose sur le différencialisme et l'anti-égalitarisme, c'est une évidence indispensable et vitale ; le nivellement par le bas n'a jamais qu'une seule conséquence : l'enlisement de tous dans les boues de la même misère pour tous.

Sous une dictature totalitaire, tous les hommes sont enfin égaux : ils sont tous esclaves !

 

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L'excellence implique des devoirs (éthiques) au-delà de l'égalité des droits (légaux).

C'est cela l'esprit élitaire, c'est cela l'esprit aristocratique, c'est cela l'esprit chevaleresque.

 

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L'idée d'un "esprit faible" associe, en proportions diverses dans un brouet délétère, les notions d'ignorance, de bêtise, de médiocrité, de paresse, de crédulité, de puérilité, d'immaturité, de ressentiment, d'irresponsabilité, de dépendance, etc …,

 

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Il faut quitter d'urgence les logiques démagogiques qui ne font que pousser l'intelligence à s'abaisser pour faire l'éloge de la médiocrité.

 

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Le populisme, c'est coaliser les médiocres mous, sous la férule d'une médiocre dur.

 

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Force est de constater que, même parmi les 85% de crétins qui constituent l'humanité, il existe aussi des hiérarchies : il y a des élites en crétinerie.

Elles font fermenter, dans des caves ou sur des ronds-points, dans des officines ou près des banlieues, dans certains syndicats ou partis, les ressentiments les plus vomitifs ; et ce, en toute ignorance de cause et en totale mauvaise foi.

 

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Il faudra, un jour, dresser la liste de tous ces "héros du peuple", encensés par toutes les gauches bien sourdes et bien aveugles, mais qui ne furent, dans la réalité (toujours occultée, toujours refusée, toujours niée), que des assassins, des voleurs et/ou des incompétents qui ont mené leur pays à la famine et à la faillite, dans une violence inouïe.

Des noms ? Lénine, Staline. Khrouchtchev.  Brejnev. Tito. Ceausescu. Mao. Hô-Chi-Minh, Pol-pot, Nasser. Arafat. Honecker. Jaruzelski. Castro. Guevara, Boumediene, Lumumba, Allende, Mandela, Chavez, … et tant d'autres … sans parler de leurs prédécesseurs comme Robespierre, Babeuf, Saint-Just ou Bonaparte … et encore tant d'autres.

 

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Le gauchisme ne peut fonctionner que s'il a un fonds de commerce exploitable, c'est-à-dire une "victime" expiatoire de l'oppression des non-gauchistes. Cette "victime" - que l'on invente largement - a été, successivement, l'esclavagisé, le prolétarisé, le féminisé, le colonisé, le marginalisé, le minorisé, le "tiers-mondisé", le "sionisé", le racisé, le "genrisé" … Dommage que ce ne soit pas l'infantilisé, le crétinisé,  le décérébré : au moins, ainsi, le serpent se mordrait sa propre queue et s'autodétruirait.

 

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Il est de bon ton, maintenant, sauf notables exceptions, lorsqu'on appartient au monde du show-business, de s'afficher "de gauche". Normal : le spectacle de masse s'adresse à la masse, et il faudrait être sot - ou héroïque - pour saborder son propre fonds de commerce.

Et les médias - aussi médiocres qu'eux - s'en donnent à cœur joie : tel acteur ou telle actrice ont pris fait et cause pour telle thèse, pour telle pétition, pour tel groupuscule, pour telle "opinion", etc …

S'il fallait être prix Nobel pour montrer son sourire, sa sale gueule ou son cul sur un écran, ou ânonner des textes écrits par quelqu'un d'autre, ça se saurait, non ?

Mais une fois encore, on confond "célébrité" et "notoriété".

Que les Binoche ou autre Lindon ferment leur gueule et s'occupent donc de leur maquillage ou de leur diction : les saltimbanques à la niche !

Il est peut-être temps de faire comprendre à ces clowns que la soi-disant "sensibilité" artistique ne dispense nullement d'un vrai travail d'étude et d'intelligence avant d'émettre des "opinions" ou des éructations à trois sous, en toute incompétence et en toute ignorance.

Le monde est assez complexe comme ça, pour pouvoir se passer des "états d'âme" primaires, reptiliens et démagogues des branquignoles du spectacle !

Taisez-vous et divertissez les esprits faibles qui ont besoin de "s'évader", de "rêver", de "s'amuser",  … ; c'est tout ce que l'on vous demande.

 

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Le meilleur allié des totalitarisme religieux ou communistes (mais le communisme est une religion fanatique comme les autres), c'est l'analphabétisme : plus on est inculte, plus on gobe les slogans.

 

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Il n'y a plus à choisir entre la première classe et la seconde classe, c'est-à-dire, entre la droite ou la gauche. Il faut choisir entre être du côté de la locomotive qui tire, ou de celui des wagons qui se laissent tirer, c'est-à-dire entre l'autonomie entrepreneuriale et la dépendance étatique, c'est-à-dire, encore, entre libéralisme et étatisme (que celui-ci soit de droite ou de gauche, populiste ou socialiste, n'importe plus).

 

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Des 1983, Pascal Bruckner écrivait ceci dans "Le sanglot de l'homme blanc" :

 

"Quand l'ONU inscrira-t-elle l'anti-occidentalisme et le racisme anti-blanc au rang des crimes de l'humanité ?"

 

La question, depuis 34 ans, n'a toujours pas reçu de réponse …

 

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Les minorités deviennent insurrectionnelles lorsque la société devient ennuyeuse.

Le chambard est censé tromper la torpeur et escamoter le vide.

 

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Avec la montée des rétro-activismes de classes, de religions, de races et de genres, les blancs commencent à subir ce que les Juifs connaissent depuis 3.000 ans : être accusés de tous les maux de façon arbitraire , sans avoir la moindre responsabilité dans ce qui est reproché et sans pouvoir dénoncer la haine et la mauvaise foi de l'adversaire.

 

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La prospérité économique est un moyen, mais n'est jamais un but.

Ne pas le voir est l'erreur majeure de l'éconocentrisme ambiant.

La croissance, pour quoi faire ? La richesse, pour quoi faire ? L'économie, pour quoi faire ?

Un compte en banque n'a jamais donné de sens à la vie.

 

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Pour satisfaire son obsession téléologique, le "progressisme" (dont le gauchisme est la frange déjantée) tend à abolir toutes les généalogies : Histoire, Tradition, Culture … seraient des grossièretés à abolir ou, plutôt, des pièces à conviction dans le grand procès du Réel (cfr. le racialisme, l'indigénisme, etc …).

Il semble donc n'avoir par compris qu'il ne peut y avoir de projet sans mémoire et réciproquement.

Son exact symétrique, le "conservatisme", lui, est tellement obsédé par ses généalogies qui en vient à refuser tout projet, tout changement, toute téléologie. Même erreur, mais à l'envers.

On peut observer, aujourd'hui, les mêmes crispations entre le pôle écologique (le culte absolu de la Nature au détriment de tout le reste) et le pôle axiologique (le culte tout aussi absolu de l'inaliénable et irréformable modèle moderniste et économiste).

Voilà donc les quatre pôles idéologiques de notre monde actuel qui semble ne pas comprendre que ces quatre pôles induisent les tensions qui sont le moteur de l'accomplissement du Tout … à la condition qu'ils puissent fonctionner tous les quatre convenablement et librement. Dès que l'un deux devient prédominant, le système se sclérose, l'accomplissement s'arrête et le totalitarisme n'est plus très loin.

Progressisme, conservatisme, écologisme et économisme sont complémentaires ; il ne faut surtout pas choisir l'un d'eux au détriment des trois autres.

 

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Le dualisme marxiste inonde encore toutes les facettes de la "gauche". Ce dualisme ramène toujours tout à une relation simpliste de dominant-dominé, d'exploiteur-exploité, bourreau-victime, maître-esclave, etc … Toujours la même rengaine aussi lancinante que lassante.

Bien sûr que des relations de cet ordre existent dans la réalité humaine, et bien sûr qu'il faut les combattre, mais elles ne sont que très marginales et minoritaires ; heureusement, le polissage civilisationnel a fait son œuvre depuis des millénaires (du moins en Europe) et l'éventail des relations entre les humains s'est considérablement enrichi.

Rien n'est binaire ; tout est complexe.

 

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Il faut redéfinir l'homme et la femme, l'enfant et l'adulte, l'école et la famille, la communauté et l'individu, l'argent et le travail, l'étranger et l'autochtone, le droit et l'éthique, la joie et le plaisir, le divin et l'humain, le sacré et le profane, l'écologie et l'économie, le politique et le social, le culturel et le créationnel, etc.

Mais il faut les redéfinir en gardant intacts ces rapports bipolaires, sans sombrer dans quelque égalitarisme uniformisant que ce soit.

La Vie ne vit que sous tensions et il n'y a de tensions que dans les différences !

 

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Le 24/06/2020

 

Partout, dans tout ce que j'ai écrit jusqu'à présent, il faut remplacer :

  • Ecologie par Ecosystémie qui est l'étude des relations entre un système et son milieu (et pas seulement de celles entre l'humain et la Nature). L'écosystémie est une science ; elle englobe aussi l'écologie, l'économie, la sociologie et l'histoire humaines, mais va beaucoup plus loin et plus haut que la seule écosystémie humaine ; par exemple, elle inclut également l'étude des champs de force en physique, l'étude des réseaux et des organisations, l'étude des interrelations entre espèces vivantes, etc …. On pourrait aussi imaginer de nommer "l'écosystématique", l'élaboration, l'étude et l'usage des méthodes et modèles permettant d'étudier les écosystèmes, quels qu'ils soient.
  • Ecologique par Ecosystémique qui est l'adjectif qualificatif lié à l'écosystémie.
  • Ecologisme par Ecosystémisme qui représente la doctrine philosophique affirmant l'essentialité de l'écosystémie.

Cette évolution sémantique permet de clarifier les concepts, mais permet surtout d'échapper aux funestes connotations idéologiques, politiques et militantes que le terme "écologie" a malheureusement prises de nos jours.

 

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D'Hubert Védrine :

 

" Si le gauchisme culturel est devenu très puissant, la gauche institutionnelle n'a plus de base politique claire, elle est devenue une sorte de zombie."

 

C'est donc ce "gauchisme culturel" (autrement dit, tous les rétro-activismes) qu'il faut terrasser d'urgence.

Et du même, parlant de la chaotisation du monde humain et de l'indispensable changement de paradigme :

 

"(…) ce constat reste inaudible pour la plupart des gens, car la tâche paraît insurmontable faute d'alternative convaincante et disponible. D'où le déni, ou la panique."

 

De fait, la grande majorité des gens est incapable de comprendre cette chaotisation et cet indispensable changement de paradigme qui leur sont "inaudibles". Et, effectivement, ils n'ont plus le choix qu'entre "déni" et "panique". C'est donc à l'élite réelle (les entrepreneurs, les aristocrates de l'esprit et de l'âme, les spirituels) d'assumer cette vitale transition.

 

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De Jean Sévillia :

 

"L'univers concentrationnaire soviétique, phénomène de masse, est né avec la révolution bolchévique : il procède de la nature du communisme."

 

Les premiers camps de concentration soviétiques ont été créé par Lénine dès 1918. Staline n'a fait que suivre et amplifier ce "bon" exemple léniniste. Le communisme étant fondamentalement et définitivement contre-nature, il ne peut survivre qu'en étant totalitaire, répressif et violent.

Il est un des trop nombreux surgeons de l'égalitarisme, mais ne peut fonctionner que par une stricte hiérarchie qui va de la nomenklatura aux zeks (les détenus aux travaux forcés pour opposition au régime), en passant par les militaires et le "peuple" qui sont les seuls à être tous égaux, puisqu'ils sont tous esclaves.

 

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Les humains se répartissent sur une échelle de la qualité humaine qui descend de l'élite (noblesse, excellence, virtuosité) à la lie (bassesse, parasitisme, médiocrité). Entre ces deux extrêmes, peut-être deux ou trois échelons intermédiaires avec d'importants effets de seuil.

On le comprend bien, cette inégalité foncière entre les humains n'a rien à voir avec la matérialité, la fortune ou l'argent. Elle a tout à voir avec la qualité morale. Certes les systèmes éducatifs ont un rôle majeur à jouer pour faire s'élever ce qui peut grandir, mais l'hérédité et le milieu familial restent également déterminants.

 

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Chaque être humain devrait viser l'excellence dans chacune de ses cinq dimensions processuelles : son identité généalogique, sa vocation téléologique, sa rigueur axiologique, sa relation écosystémique et sa cohérence métabolique.

 

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Le contraire de la Gauche, ce n'est pas la Droite. Le contraire de la Gauche, c'est l'intelligence et avec elle, la véridicité, le réalisme, l'autonomie, le dépassement de l'humain.

 

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Comme tout ce qui est mort et enterré, pourri jusqu'à l'os, salutairement dénoncé, preuves à l'appui, comme une crapulerie infecte et délétère, le marxisme suscite encore des nostalgies clandestines, voire des cultes morbides sous la forme nauséabonde de crypto-gauchismes et de rétro-activismes qui cherchent le martyre dans la "victimisation" imaginaire.

 

En ce sens, d'André Glucksmann :

 

"Le marxisme rend sourd.

Le goulag était dans Marx."

 

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L'apogée de la Modernité, c'est le 18ème siècle avec l'Aufklärung allemande (Jacobi, Kant), avec l'Enlightenment britannique (Locke, Hume) et avec les Lumières françaises (Condorcet, Montesquieu).

Quel est leur point commun ? Le réductionnisme rationaliste. Le culte de la Raison triomphante, réduite à l'analycisme cartésien et au scepticisme pyrrhoniste : du Spinoza et du Leibniz réduits en poudre, l'intelligence en moins.

Ce réductionnisme rationaliste a engendré, au 19ème siècle, le positivisme, le scientisme et le socialisme, et, au 20ème siècle, le nihilisme, l'idéologisme, le nazisme et le communisme.

Il est plus que temps d'éteindre ces "Lumières"-là.

Le Réel, la Vie et l'Esprit ne sont jamais réductibles à ce rationalisme exclusif, intellectuellement stérile, mais porteur de dogmatismes violents et guerriers.

 

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La rationalité (tout ce qui existe a une bonne raison d'exister) et le rationalisme (le recours exclusif à la raison raisonnante pour toute problématique) ne sont pas commensurable.

La première est cosmique, le second n'est qu'humain.

 

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80% des journalistes français votent à gauche. Dont acte ! Boycottez les médias.

 

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Contre le textuel qui est réservé à ceux qui savent lire, l'audio-visuel est réservé à ceux qui savent gober beaucoup et vite !

 

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Il faut voir les choses en face : de 1945 à 2017, le paternalisme socialo-populiste a régné sur la France pendant 72 ans (sur 75) ! Aujourd'hui, le libéralisme s'est installé (ni gauche, ni droite) et concentre sur lui le feu nourri de toutes les archaïques bien-pensances (le monde d'avant).

Charles De Gaulle répétait souvent : "Les Français sont des veaux" … et il en est largement responsable.

La conséquence immédiate du paternalisme, c'est l'infantilisation et, donc, l'infantilisme : la dépendance étatique, la déresponsabilisation généralisée, les trois registres populaires de l'enfant soumis (qui s'en fout), de l'enfant rebelle (qui manifeste) et de l'enfant créatif (qui contourne), les caprices puérils à répétition (tout, tout de suite, et pour rien), les "cacas nerveux", la provocation gratuite, le défi et la défiance vis-à-vis de l'autorité, la propension à se choisir les plus mauvais camarades de jeu, les grimaces perpétuelles, la délectation du chambard, les crises colériques des bambins trop gâtés, la jalousie maladive, le goût pour le jeu mais pas pour le travail, le réflexe à crier "Papa" au moindre problème et "Maman" au moindre bobo, etc …

Je pense vraiment que c'est le mot le plus adéquat pour dépeindre la société française de l'après-guerre : son infantilité … c'est-à-dire sa totale immaturité tant politique qu'économique.

 

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L'Etat, en s'appuyant sur ses propres inventions conceptuelles, aussi vides qu'artificielles, que sont la Nation et le Peuple, est  théoriquement dédié au "Bien commun" (en pratique, il s'agit plutôt de distribuer du pouvoir à ceux qui en sont férus).

Mais qu'est-ce que ce fameux "Bien commun" (aussi appelé "Intérêt général") dont on nous rabâche les oreilles depuis le 18ème siècle ? Rien ! Une autre invention conceptuelle, aussi vide et artificielle, que la Nation ou le Peuple.

Ces notions de bien commun ou d'intérêt commun sont typiques des communautés de vie qui se construisent sur un patrimoine et/ou un projet communs ; elles ont été transposées au niveau des sociétés étatisées où elles ne signifient plus rien. L'Etat n'a aucun autre projet que de se perpétuer lui-même, et n'a aucun autre patrimoine que ceux dont il a spoliés, par annexion, expropriation ou confiscation,  les communautés privées.

 

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Le modèle européen n'est certes pas parfait ; il doit encore et toujours évoluer, se transformer,  se régénérer. Mais il a démontré qu'il est, et de loin, le meilleur modèle actuel, à l'échelle mondiale (à preuve, il a été adopté par presque tous les pays qui progressent et qui prospèrent).

Aussi, l'Europe n'a que faire des plus délétères modèles actuels, qu'ils soient musulmans ou africains.

L'Europe peut ouvrir ses portes à ceux qui désirent adopter et améliorer son modèle ; mais elle doit les fermer à ceux qui veulent le combattre, le soumettre ou le subvertir.

Le problème n'est jamais la couleur de la peau ; le problème est toujours les valeurs comportementales.

 

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Il n'y a ni peuples, ni nations ; il n'y a que des cultures. Et les cultures sont différentes et n'ont pas le même niveau de fécondité et de constructivité. Et certaines sont incompatibles entre elles. Cela n'a rien à voir avec la couleur de la peau, mais avec les comportements quotidiens.

 

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Toute révolution est une régression.

 

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Depuis deux mille ans, les Européens ont cultivés une éthique et des mœurs, des us et des coutumes (judéo-helléno-chrétiens) qui tissent une certain art de vivre qui est le leur et auquel ils tiennent. Un non-Européen qui débarque a le choix entre les adopter ou s'en aller.

La couleur de la peau n'a absolument rien à voir là-dedans ; seuls les comportements importent.

Quand on est invité à la table de quelqu'un, on adopte son savoir-vivre ou on décline l'invitation !

 

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Le 25/06/2020

 

Le socialo-populisme, aujourd'hui en France, c'est le PS et la FI et c'est le RN et DLF. Le LR représente le conservatisme bourgeois, et EELV représente l'écologisme gauchiste. Quant à la REM, elle est un écolo-libéralisme hésitant (et on la comprend, la France étant ataviquement antilibérale), grignotant la droite de la Gauche (PS et EELV) et la gauche de la Droite (MoDeM et LR).

Le vrai duel électoral, aujourd'hui, se pose entre la REM et le RN, donc entre libéralisme et populisme, toute la gauche étant moribonde et les autres factions restant des idiots plus ou moins utiles.

 

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Le vieux débat opposait "nationalisme" et "cosmopolitisme". Il est dépassé du fait de la globalisation et de la transversalité de la Toile. Il faut aujourd'hui parler de "continentalisme" (les vastes bassins culturels historiques) et de "régionalisme" (les économies et socialités de proximité).

 

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D'Elie Halévy, le grand historien (libéral) du socialisme en Europe, à propos de celui-ci :

 

"Doctrine économique avant tout, le socialisme moderne affirme qu'il est possible de remplacer la libre initiative des individus par l'action concertée de la collectivité dans la production et la répartition des richesses. (…) Le socialisme prétend résoudre le paradoxe du monde moderne : le paupérisme qui naît du machinisme."

 

Ce paradoxe n'existe plus du tout, aujourd'hui, et le socialisme n'y a pas été pour grand' chose. Ce sont les entreprises qui ont compris, assez vite, que la productivité et les salaires allaient de pair. Le socialisme n'a donc plus aucune raison d'être (s'il en a jamais eu une).

 

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L'économie n'est pas et ne peut pas être une affaire politique.

 

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Parce que l'égalitarisme est contre-nature, le socialo-populisme induit le totalitarisme (nazisme, communisme, …) qui implique une idéologie de massacres et d'exterminations, de camps de concentration et de terreur policière.

Depuis Robespierre, les 19ème et, surtout, 20ème siècles en sont la preuve factuelle incontournable.

 

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Depuis cinquante ans, l'Europe subit une hypertrophie de la sexualité qu'il faudrait libérer, encenser, étaler, exhiber, stimuler, raconter, analyser, psychoter, …

La libération sexuelle fut un des grands "combats" des années 1960 : "Jouir sans entraves". L'Eros (la sexualité) a terrassé la Storguê (la tendresse), la Philia (la complicité) et l'Agapê (la communion). La "libération" de l'Amour l'a incroyablement restreint et réduit à une mécanique glandulaire et phantasmatique. Les fumisteries freudiennes y sont pour beaucoup.

Conséquences : l'explosion des avortement (un avortement est un traumatisme grave, ne l'oublions pas) et du sida (surtout chez les homosexuels et les toxicomanes).

En conséquence, la famille a éclaté pour se recomposer, parfois ; elle n'est plus le lieu primordial de transmission, de socialisation et d'éducation. Elle n'est plus qu'un lieu de passage …

 

Ce qui m'interpelle, c'est la cause profonde de cette frénésie autour de la sexualité qui n'est, somme toute, qu'une activité banale, parmi bien d'autres, de la vie biologique.

Baiser, Boire, Bouffer … et Bosser : les quatre B de la vie banale.

Il me semble que cette hypertrophie de la sexualité serait bien une révolte tardive contre un puritanisme chrétien depuis longtemps bien dégonflé en Europe. Une lutte gagnée d'avance est, évidemment, moins dangereuse et plus facile qu'un vrai combat sociétal … contre le crétinisme humain, par exemple.

La jeunesse des années 1960 fut exubérante, mais pas téméraire.

 

Mais il faut sans doute généraliser la problématique : la seconde moitié du 20ème siècle fut caractérisée par le refus grandissant de tout effort pour maîtriser et contrôler ses pulsions, ses envies, ses désirs : ce fut (et c'est encore) le temps de l'hyperconsommation de tout, tout le temps.

Tout, tout de suite, que ce soit la pizza, la fiesta ou la nana.

Objectif : satiété immédiate.

Ce refus de toute discipline de vie, de toute ascèse positive, de toute maîtrise de soi, de tout différé pulsionnel a induit une terrible dégénérescence spirituelle et éthique. L'immédiateté et l'instantanéité sont indispensables, vitales. La patience ou l'abstinence ne sont plus à l'ordre du jour. L'heure de l'hédonisme le plus primaire a sonné.

 

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De Montesquieu :

 

"C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. Il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites. Qui le dirait ! La vertu même a besoin de limites."

 

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De La Fontaine, dans "Les animaux malades de la peste" :

 

"Selon que vous serez puissant ou misérable

Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."

 

Le pouvoir judiciaire est là pour appliquer la loi émanent du pouvoir législatif (qu'il n'est donc pas) avec le plus de discernement et d'équité possible ; il n'est pas là pour incarner "la Justice" ou quelque justice que ce soit.

La séparation des pouvoirs, chère à Montesquieu, concerne la séparation du pouvoir judiciaire d'avec les pouvoirs législatif et exécutif. Il faudrait l'étendre et séparer Justice (les saltimbanques de la magistrature et de l'avocature surtout parisiennes) et Politique (les idéologies et partisanneries) ; aujourd'hui, en France, la magistrature (politiquement nommée, à l'époque socialiste, par cette crapule de Mitterrand) est très largement gauchisante (voire gauchiste) et biaise totalement sa mission.

Un juge dans un tribunal n'est pas un arbitre de la société : il est prié de fermer sa gueule et d'appliquer la Loi, que celle-ci lui plaise ou pas.

On ne demande pas au magistrat son opinion personnel ; on lui demande d'appliquer la Loi, et rien d'autre.

 

 

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Il faut aller vers la constitution et la réalisation affirmée de continents autonomes les uns vis-à-vis des autres (ce qui n'exclut en rien les échanges, les interrelations, les coopérations, etc …).

C'est le concept d'autonomie continentale qui est, ici, crucial. Ne pas dépendre, en rien, des autres continents.

 

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Avec Erdogan et l'appui des "Frères musulmans", l'Islamiland, surtout en Afrique du Nord (Lybie, Tunisie, Algérie), est en train de devenir un Turcoland … Le rêve du Grand Turc ottoman n'est pas mort du tout. Décidément, dans le monde musulman, la rampante mélancolie de la "grande époque" de Haroun al-Rashid et du califat de Bagdad, c'est-à-dire du grand pillage des autres cultures (grecque, indienne, zoroastrienne, latine, …), n'est pas du tout éteinte. La médiocrité musulmane actuelle se repaît de la nostalgie d'une "splendeur" d'antan largement réinventée. A suivre …

 

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Pour moi, l'islamisme (cessons de parler d'islam ; islam est un mot arabe signifiant "soumission" ; en français le nom de la religion/idéologie musulmane est "islamisme") est la pire des religions. Pire encore que le catholicisme car il a l'intelligence latine en moins et la violence haineuse en plus.

 

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Le mot qui, depuis cinquante ans, suscite le plus de désordre est le mot "ordre".

Les contestataires - appelons-les comme ça, faute de mieux - contestent toutes les formes d'ordre sous prétexte que l'ordre les entrave, les aliène, les frustre, les emprisonne, les étouffe …

Ils devraient s'intéresser un peu aux sciences de la complexité et à la notion de néguentropie : ils dépasseraient alors leur capricieux et stérile nombrilisme et comprendraient qu'il ne peut y avoir d'accomplissement (personnel ou collectif) sans création d'ordre néguentropique, sans montée en complexité, sans rejet des simplismes et des laxismes, sans ascèse et discipline de vie.

 

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Pendant des décennies et encore aujourd'hui, tout ce qui n'acceptait ni la vulgate marxo-gauchiste, ni la bien-pensance socialo-populiste, ni le "politiquement correct" décrété par les universitaires et médias gauchisants ("Les Bâtards de Sartre" dirait Benoît Rayski - livre à lire absolument), était systématiquement taxé de "fasciste".

Injure suprême !

Mais l'on oublie que le fascisme italien de Benito Mussolini était un socialo-populisme de la pire espèce (comme le national-socialisme d'Adolf Hitler ou le marxisme-léninisme de Staline ou de Mao).

En gros, les socialo-populistes affublent les anti-socialo-populistes du nom de socialo-populistes …

Curieux retour des mots … mais il n'y a pas de hasard !

 

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Le socialo-populisme, c'est le culte de l'étatisme et de l'égalitarisme, donc de l'anti-libéralisme et de l'anti-élitisme.

Chaque humain y est sommé de rester totalement dépendant et totalement médiocre !

 

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Le gauchisme, c'est comme le vieux sparadrap du capitaine Haddock : c'est usé, ça ne sert plus à rien, c'est purulent et plein de rouge, ça pue, ça dégoûte, ça se colle à tout ce qui passe et il n'y a pas moyen de s'en défaire.

 

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Le statut que je brigue ? Apatride européen !

 

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Le 26/06/2020

 

Vis-à-vis de la recherche de la "vérité", deux attitudes sont possibles qui fondent deux méthodologies distinctes : soit rejeter tout ce qui n'est pas dûment prouvé (méthode par la preuve), soit admettre tout ce qui est plausible et non contradictoire (méthode par la plausibilité).

Le champ d'investigation est alors divisé en trois zones : le "prouvé", le "plausible" et le "faux".

Le débat scientifique se cantonne donc, logiquement, dans la seule zone du "plausible", les zones du "prouvé" et du "faux" ne pouvant plus faire débat.

 

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Il y a deux approches physiques du Réel.

Le première est dite ontologique (par exemple, la relativité générale) et vise à décrire ce qu'est vraiment le Réel (indépendamment des tripotages humains, "comprendre la pensée de Dieu" comme le disait Einstein) et comment il fonctionne vraiment.

La seconde est dite phénoménologique (par exemple, l'approche quantique) et vise à prédire, statistiquement, quel pourrait être le résultat d'une expérience humaine sur le Réel sans préjuger (ni comprendre) comment le Réel fonctionne vraiment.

Ces deux approches sont complémentaires et non antagoniques. Mais elles ne sont pas sur le même plan ; c'est un peu comme si l'on voulait mettre dans le même sac les techniques de dressage et d'entraînement des chevaux, d'une part, et l'analyse statistique, historique ou prédictive, des résultats du tiercé, d'autre part. Bien sûr, il y a une corrélation entre ces deux approches, mais seule la première s'occupe du cheval en tant qu'animal réel.

En ce qui me  concerne, seule l'approche ontologique (donc einsteinienne et quasi métaphysique) m'intéresse.

 

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Le 27/06/2020

 

De Vincent van Gogh :

 

"Ik heb natuur en kunst en poëzie. Als dat niet genoeg is, wat is dan genoeg ?"

 

Traduction : "J'ai la nature et l'art et la poésie. Si cela n'est pas assez, qu'est-ce qui est assez, alors ?"

Transposé pour moi-même, cela donnerait : "J'ai la Nature et la Cosmologie et la Philosophie. Si cela n'est pas assez, qu'est-ce qui est assez, alors ?"

 

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Le gauchisme a un immense avantage - dont il use et abuse éhontément : comme il prétend parler "au nom des masses (forcément opprimées)", personne n'ose le contredire de peur d'être taxé de tous les noms d'oiseau …

Cette immunité de fait l'amène à se permettre des vilénies, des mensonges, des manipulations, des violences, des ignominies, des rentes et des prébendes que personne d'autre ne pourrait envisager.

Qui oserait accuser de tous ces péchés honteux, le "seul et unique vrai défenseur du peuple contre tous les oppresseurs" ?

 

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L'histoire musulmane doit intégrer deux mondes, l'un sunnite (islamo-chrétien) et l'autre chiite (islamo-zoroastrien), et deux cycles paradigmatiques, l'un arabo-sassanide (de 632 à 1299 - 667 ans) et l'autre ottoman (de 1299 à 1923 - 624 ans).

A noter, donc, que l'histoire musulmane est en train de fonder son troisième paradigme après la traversée d'une longue période chaotique qui n'en finit pas de finir (colonialisme, salafisme, terrorisme, wahhabisme, ayatollahs iraniens, al-qaïda, daesh, frères-musulmans, néo-ottomanisme, …) et qui ne finira que par sa mise en phase avec la montée en puissance du nouveau paradigme mondial, à partir de 2025/2040. Le monde musulman, actuellement, vit un processus de rattrapage et tend à prendre le rythme paradigmatique mondial dont il a été décalé puisque le premier et second paradigmes musulmans étaient en opposition de phase avec la succession des paradigmes européen, chinois et indien.

 

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Le 28/06/2020

 

L'Europe est un continent très majoritairement

  • de race néanderthalienne blanche,
  • de langue indo-européenne,
  • de genre hétérosexuel,
  • de culture judéo-helléno-chrétienne,
  • d'économie socio-libérale,
  • de tradition démocratique et pacifique.

Ceux à qui ceci ne plairait pas, sont invités à aller vivre ailleurs.

 

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La fin des années 1960 a été marquée par le refus ou le rejet de l'Ordre. Les champignons insurrectionnels d'aujourd'hui, cultivés dans le fumier rétro-activiste, voudrait aussi abolir l'Ordre sociétal et culturel.

 

Le fond de ces revendications souvent violentes et souvent récupérées par des groupuscules socialo-populistes extrêmes et "casseurs", tourne le plus souvent autour d'une exigence d'égalitarisme, c'est-à-dire d'indifférencialisme (refus de toute forme de différence, d'évaluation, d'appréciation, de valorisation ou de discrimination : philosophie du "tout se vaut"), c'est-à-dire, encore, dans le langage physicien, d'un Ordre entropique fondé sur l'uniformité, l'homogénéité et la dilution de tout dans tout (forte entropie et très faible néguentropie).

 

Mais quel Ordre ces contestataires contestent-ils ? Un Ordre qu'ils nomment "fasciste" et qui n'est que la caricature imaginaire d'un Ordre mécanique (forte néguentropie et faible entropie) c'est-à-dire un Ordre totalitaire, hiérarchique et bureaucratique (comme l'était celui de l'URSS ou de la Chine maoïste). Un tel Ordre mécanique a peu existé en Europe de l'ouest et il n'y existe quasiment plus, hors dans quelques administrations de certaines bureaucraties étatiques.

 

L'Ordre réel que nous vivons dans notre réalité, est beaucoup plus complexe ; il est fait d'un réseau de communautés organiques, fédérées par un code de lois communes (une axiologie commune) sur un territoire commun (une écosystémie commune) et dans une culture commune (une généalogie commune) ; il est un Ordre organique à forte entropie et à forte néguentropie, donc à fortes tensions internes qui sont des facteurs de créativité et forment un terreau d'émergences.

 

Il reste un dernier type d'Ordre possible : l'Ordre chaotique (nommé ainsi d'après la "théorie du chaos") caractérisé par une faible entropie et une faible néguentropie ; dans la nomenclature idéologique, on parlerait d'anarchie.

 

Ainsi se dessine une typologie simple avec quatre Ordres sociétaux possibles :

  • le socialo-populisme (Ordre égalitariste à forte entropie et faible néguentropie)
  • le totalitarisme (Ordre mécaniste à forte néguentropie et faible entropie)
  • l'anarchisme (Ordre chaotique à faible néguentropie et à faible entropie)
  • et l'éco-libéralisme (Ordre organique à forte entropie et à forte néguentropie)

 

Il est évident que plus le monde réel devient complexe, plus l'Ordre organique s'impose (pour survivre, un système doit posséder une complexité interne supérieure à la complexité de son milieu) ; les trois autres "options" n'en sont donc plus du tout, elles sont proprement suicidaires.

 

L'ordre organique, éco-libéral est complexe, mais incontournable. Tout s'y distribue sous la forme de courbes gaussiennes ("en cloche"), donc des distributions inégales mais cohérentes, différenciantes mais équilibrée.

Une société organique est contrainte à entretenir une forte activité sociale et économique, et à assumer un état permanent de fortes tensions bipolaires entre son pôle entropique (la maîtrise des écarts d'inégalité) et son pôle néguentropique (l'assomption de vraies différences).

 

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Le fait de refuser la réalité au nom d'idéaux, n'est jamais un facteur de progression. Au contraire, tout progrès commence par l'acceptation et l'assomption de la réalité, à partir desquelles on peut commencer à construire.

 

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Pour qu'une communauté humaine progresse, il faut qu'il y existe des inégalités, c'est-à-dire des différences qui sont autant de différences de potentiel dans toutes les dimensions tant personnelles : corporelle, intuitionnelle, intellectuelle, spirituelle et consciencitive, que sociales : patrimoniale, relationnelle, éthique, entrepreneuriale et charismatique. Elles sont le moteur de son avancement. L'uniformité entropique, c'est-à-dire l'égalitarisme, tue toute évolution et, par conséquent, tue la communauté.

Mais il est indispensable, pour cette communauté reste en bonne santé, et donc que les inégalités restent équilibrées, harmonieuses, proportionnées.

 

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De Jean Monnet :

 

"La paix et la prospérité ne peuvent être assurées que par l'union des hommes."

 

Certes, mais union vers quoi, pour quoi, au service de quoi ?

 

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Ma lecture - très diagonale et vite lassée - du Coran des Historiens (une œuvre monumentale, mais qui pèche par noyade dans l'analyse et par refus de la synthèse) aboutit à ceci …

 

Muhammad baigne dans une Arabie himyarite qui s'était convertie au judaïsme (probablement peu rabbinique) avant de se convertir au christianisme (byzantin et surtout éthiopien). Le Coran n'est qu'une resucée incohérente et souvent obscure des textes, lois, narrations et traditions véhiculées par ces communautés (et non tribus) juives et chrétiennes. Il a été écrit à de nombreuses mains et sur environ deux siècles. Muhammad n'a été pour rien dans l'écriture de cette compilation (et encore moins dans le Hadith qui est une biographie apologétique écrite, bien après sa mort, par les juristes musulmans en quête de "preuves" de leurs délires).

Muhammad n'est donc en rien un "fondateur" religieux, mais un politique dont l'action était axée sur la volonté nationaliste de casser les liens entre les Arabes, d'une part, et le judaïsme et le christianisme arabiques, d'autre part.

De très nombreux textes du Coran n'ont d'autre but que d'humilier, de rejeter, de condamner, de spolier, d'injurier et de rejeter les juifs et les chrétiens (surtout les juifs car le Coran est beaucoup plus chrétien que juif, même s'il contient de nombreuses allusions à la Torah, au Midrash et au Talmud).

La thèse est simple : il faut "purifier" la foi monothéiste arabe des déviances et falsifications dues aux juifs, surtout, et aux chrétiens (taxés de polythéisme en regard avec le dogme de la Trinité).

Muhammad et, par suite, l'islamisme fondent une idéologie conquérante, antijuive et antichrétienne. Cette idéologie repose sur un fond de monothéisme radical, dogmatique, simpliste, primaire, populaire et exotérique et elle est imprégnée, de fond en comble, d'une anthropologie fondée que les relations de domination (et de soumission, en corollaire), de culpabilité (et de pureté, en corollaire) et de châtiments le plus souvent cruels et sadiques (et de peur, en corollaire).

 

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La guerre est déclarée - virulemment - entre les dinosaures de la courbe rouge et les lémuriens de la courbe verte.

Les dinosaures industriels (agroalimentaires, pharmaceutiques, automobiles, aéronautiques, etc …) et financiers (la finance spéculative et boursière)  ont mis en place un arsenal de lobbying puissant pour faire infléchir les décisions politiques et les opinions publiques, dans leur intérêt c'est-à-dire pour le maintien d'un modèle socioéconomique suranné et gaspilleur qui va totalement à l'encontre des intérêts de la Vie, humaine et non humaine, sur Terre.

Faut-il ici souligner les campagnes absurdes pour le mirage éolien, thermodynamiquement absurde, mais financièrement juteux (pour les constructeurs, pas pour le public).

Ou les campagnes fallacieuses voire criminelles des lobbies pharmaceutiques contre l'usage de la chloroquine face au Covid19, afin d'ouvrir de nouveaux marchés juteux à des vaccins et traitements que la peur fera payer cher et vilain.

Ou les campagnes visant la généralisation de cette aberration qu'est le transport électrique dont les batteries engendrent une immense et dramatique pollution chimique, et dont les recharges impliquent un doublement du parc des centrales électriques classiques (charbon, fuel, gaz et uranium).

Ou les campagnes des industries chimiques des pesticides qui prônent cette infâme agriculture intensive qui assassine les pollinisateurs et les sols de plus en plus désertifiés, ou cet odieux élevage intensif qui rongent nos santés.

Ou les campagnes des industries forestières qui pratiquent la déforestation à grande échelle, et détruisent la biodiversité et les écosystèmes, au nom d'une rentabilité scélérate.

Assiste-t-on à un sinistre remake de la guerre du pot de terre (les lémuriens qui construisent la vie de demain) et du pot de fer (les dinosaures qui tuent la vie de demain au nom d'une nostalgie criminelle de l'abondance et de la prospérité artificielle des "trente glorieuses").

Pourquoi donc les politiques se laissent-ils acheter (financièrement ou électoralement) par ces lobbies infects ?

Ou est l'éthique, le sens du long terme et l'intérêt commun dans tous ces trafics quasi maffieux ?

 

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La tragicomédie du second tour des élections municipales françaises, qui se joue aujourd'hui, est symptomatique de la déliquescence de nos "démocraties" : une abstention massive  (de l'ordre des deux-tiers) et l'omniprésence des jeux absurdes des "alliances" électoralistes (souvent contre-nature) de dernière minute, qui pour conserver son pouvoir, qui pour voler celui de l'autre.

Que faut-il donc de plus pour prouver que la démocratie nominative (où l'on vote nominativement pour un candidat) ne fonctionne plus du tout - si elle a jamais fonctionné ?

Ce que la "démocratie" est devenue ? Je le clame depuis bien longtemps : un infect cocktail de démagogisme, d'électoralisme, de clientélisme, de népotisme, de promesses fallacieuses, de mensonges outranciers, de biais médiatiques, de manipulations de masse, de méchancetés spectaculaires, … et j'en passe et de meilleures.

La politique doit être - et donc redevenir - le centre éthique d'une société, la garante de bonnes règles de vie pour tous (et ce n'est pas la politicaille actuelle qui pourra en montrer le bon exemple).

Ce n'est pour ou contre des olibrius qu'il faudra voter, mais bien pour ou contre des projets anonymes : les maîtres de chantier, pour mener à bien le projet global ainsi choisi, devront alors être tirés au sort (stochastocratie) parmi les plus aptes.

 

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Le 29/06/2020

 

Lu dans "Le Point" :

 

"Le 20 août 2020, l’humanité aura consommé toutes les ressources que les écosystèmes peuvent produire en une année. Comment en est-on arrivé là et pourquoi?? À cause du gaspillage et du consumérisme encouragés par le capitalisme, comme l’affirment souvent les écologistes ? Le problème n’est-il pas plus profond, directement lié à la manière dont les humains se pensent face à l'environnement ?"

 

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L'écologisme vrai n'est ni de gauche ni de droite, ni progressiste ni conservateur. Il ne parle pas du rapport entre les humains (égalitarisme ou élitisme, démocratie ou technocratie, sécuritarisme ou libertarisme, étatisme ou économisme, …). Il parle du rapport entre l'humain et le reste de l'univers où s'accomplissent la Matière, la Vie et l'Esprit. Il parle de remettre l'humain à sa juste place. Il parle de cesser le pillage et le saccage suicidaires de tout ce qui n'est pas l'humain (et, parfois, de l'humain lui-même, d'ailleurs).

Il faut que cesse l'amalgame malsain entre cet écologisme vrai et les mouvances qui se disent "écolo" mais qui ne sont que gauchistes.

 

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D'Albert Einstein :

 

"Le génie pourrait se confronter à des limites,

mais la stupidité ne connaît pas un tel handicap."

 

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Selon la belle expression de Whitehead, chaque processus réel est un "lieu de puissance" pour l'univers entier, un lieu de germination ou d'émergence, un lieu de création. Il y a, en tout, dialogue et dialectique entre le global et le local ; entre eux, il y a co-création réciproque.

Le global s'exprime dans le local et le local se manifeste dans le global.

 

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Les processus d'encapsulation émergentielle engendre des entités individuées, mais qui restent intimement liées au Tout et plongées en lui. Il n'y a aucune discontinuité physique (spatiotemporelle) ; en revanche, il existe bien une discontinuité eidétique entre le dedans et le dehors de cette entité : un saut quantique de complexité qui exprime, précisément, ce qu'est l'encapsulation.

 

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Il n'existe pas d'atome (au sens de "brique élémentaire" c'est-à-dire au sens d'un objet autonome, ayant une identité propre et intemporelle, séparé du reste de l'univers) ; il n'existe que des processus locaux et stables d'encapsulation en relation permanente (que la physique classique appelle le "champ") avec tout le reste du Réel.

 

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Le 30/06/2020

 

J'avoue continuer de ne pas comprendre le marasme maçonnique français et ses 220 (!!!) obédiences, ne pas comprendre ses dissidences et contre-dissidences, ses querelles de personne souvent en lien avec des "élections" à tel ou tel poste supposé "prestigieux" (GM, SGC, ...).
Je prône "l'initiatique maçonnique" ; je refuse "la politique maçonnique" (maladie bien française, s'il en est). Il n'existe qu'un seul pouvoir en FM, il est purement initiatique et il n'est détenu que par le premier officier (officiant) à la première stalle de la Loge quels que soient le grade et le rite. Un GM (Grand Maître national) ou un SGC (Souverain Grand Commandeur) n'ont aucun pouvoir maçonnique ; ce sont des administratifs.

Je voudrais soulever trois points (forcément) :

  1. En France, on s'obstine à colporter ce mythe faux que la "reconnaissance" d'un corps maçonnique est le fait de la seule GLUA (Grande Loge Unie d'Angleterre) ; c'est FAUX ! La reconnaissance maçonnique est bilatérale avec tous les autres corps maçonniques réguliers et déjà reconnus dans le monde. Ce qui est vrai, c'est que la charte mondiale de reconnaissance maçonnique a été préparée et proposée par la GLUA (avec les Grandes Loges d'Ecosse et d'Irlande, si je me souviens bien) et, ensuite, a été acceptée souverainement par chaque Grande Loge du monde.
  2. Il est impérieux de bien faire la distinction claire entre "Régularité" et "Reconnaissance". La Régularité est affaire rituelle ; la Reconnaissance est affaire institutionnelle. En France, comme dans chaque Etat du monde, il n'y a qu'une seule obédience régulière et reconnue : la GLNF. Mais autour d'elle, l'histoire maçonnique a engendré (malheureusement) quelques rares obédiences régulières mais non reconnues (la GLF, la GLAMF, et sans doute deux ou trois autres GL epsilonnesques que je ne connais que très mal). Quant aux 200 autres "obédiences", GOF (Grand Orient de France) et DH (Ordre mixte du Droit Humain) en tête, ce ne sont pas des corps maçonniques et leurs membres ne sont pas des FFF.: ... Je crois donc que la maladie maçonnique française vient du fait que les obédiences régulières ne sont pas claires sur ce point et n'affirment pas clairement que, hors de la Régularité, il n'existe pas de Franc-maçonnerie. Je pense qu'il est essentiel que les obédiences régulières françaises se rassemblent dans une Fédération Maçonnique Régulière de France (qui coupe nettement les ponts avec toutes les autres "obédiences", sans aucune inter-visites possibles) et que cette Fédération se fasse reconnaître, ensuite, comme obédience nationale française par toutes les autres obédiences régulières et reconnues du monde. Il en va de même pour les corps maçonniques qui régulent les "hauts grades" des divers rites, dont le REAA.
  3. On fait parfois allusion à l'idée que le Rite doit s'adapter au siècle. Je crains que cette assertion ne soit très fausse. En effet, un rite initiatique, quel qu'il soit, vise l'accession au Divin par le Sacré qui, par définition, sont intemporels dont totalement indépendants du temps et des siècles des hommes. C'est précisément pour cette raison que la Régularité maçonnique repose sur l'idée de Tradition maçonnique. Régularité et Tradition qui, donc, doivent être intangibles (c'est d'ailleurs la raison profonde pour laquelle le GO, le DH et leurs cliques ne sont pas des corps maçonniques et ne sont donc pas reconnaissables).

Je suis FM depuis 1975 et ai toujours appartenu à des corps maçonniques réguliers et reconnus (GL of Georgia, GL of Israël, GLRB, Mark masonry, Holy Royal Arch, Royal Ark Mariner, 30ème au REAA, etc ...). Et je suis persuadé que le marasme maçonnique français est extrêmement nocif pour l'authentique Franc-maçonnerie, notamment du fait de l'infecte réputation politico-laïco-idéologique du GOF, du DH, etc ... Il y a peu, quelqu'un a pris contact avec moi suite à la lecture de certains de mes livres sur la FM. Cette personne était désemparée car elle était écartelée entre ce qu'elle avait lu dans mes livres (et d'autres) et ce qu'elle voyait dans la réalité française (surtout dans la presse où, en gros, seul le GOF a droit de cité).

Il me semble urgent de réaffirmer clairement et publiquement, que la FM est une ascèse initiatique et rituelle visant, au travers de ses rites, à atteindre le Divin par les voies du Sacré. La FM n'est pas un "humanisme" (elle n'est pas anthropocentrée, mais théocentrée) et elle ne doit rien aux obscures "Lumières" du 18ème siècle. Elle perpétue le sens de l'intemporalité comme l'avaient compris et ritualisé les constructeurs de cathédrales des 12ème et 13ème siècles.

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De Robert Kagan :

 

"Il est temps d'arrêter de prétendre que les Européens et les Américains partagent la même vision du monde. (…) Rares sont les points sur lesquels ils s'entendent et l'incompréhension entre eux ne fait que croître."

 

C'est d'une telle évidence que l'on se demande comment on peut encore croire ou prétendre l'inverse.

L'avenir de l'Europe n'est et ne peut qu'être en Europe, entre Européens. Il faut saborder l'OTAN de toute urgence. L'Europe doit organiser sa propre défense globale et fédérée face à tous les autres continents, lorsqu'ils sont agressifs (Islamiland) et/ou impérialistes (Angloland et Sinoland).

La logique géopolitique européenne est celle de la "Paix éternelle" de Kant.

 

Et du même auteur (in : "La puissance et la faiblesse") :

 

"En général, les Américains considèrent que le monde est partagé entre le bien et le mal, entre les amis et les ennemis, alors que, pour les Européens, le tableau est plus complexe."

 

La dualité (et le duel qui s'ensuit) est au cœur de la culture primaire et simpliste des Américains : les cow-boys et les indiens.

 

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Face à un "Autre", il n'y a que cinq possibilités : l'indifférence, le conflit, la fuite, le compromis ou l'émergence.

D'abord tenter l'émergence (la co-construction, la co-création, la collaboration, etc …), puis, si cela échoue, le compromis (jamais viable sur le long terme).

Puis, si cela échoue encore, selon le rapport des forces, il reste la fuite ou le conflit qui, toujours, sont deux mauvaises solutions.

L'indifférence, quant à elle, se construit sur une cohabitation neutre, sans concurrence ni compétition.

 

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De Bertrand Saint-Sernin à propos de la métaphysique de Whitehead ;

 

"Le monde se crée lui-même. Il ne faut donc pas chercher l'explication de ce qui surgit de nouveau en lui dans des causes transcendantes. C'est à l'intérieur de l'univers que se trouve le principe qui le fait croître. C'est en lui que Dieu réside. Le processus de création se réalise en une infinité de lieux de puissance que sont les créatures. Le monde n'existe que s'il est senti par ceux qui le font."

 

Je retranscris dans ma sémantique : "Le Réel se crée lui-même. Il ne faut donc pas chercher l'explication des émergences qui surgissent en lui, dans des causes transcendantes. C'est à l'intérieur de l'univers que se trouve le principe qui le fait s'accomplir. C'est en lui que le Divin réside. Le processus d'émergence se réalise en une infinité de lieux de puissance que sont les systèmes réels. Le Réel n'existe que s'il est vécu par ceux qui le font."

Whitehead réintroduit, aussi et enfin, dans les sciences, la notion de "cause finale", c'est-à-dire celle d'intention.

 

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NOUVEAU (depuis ce 2/1/2020): Le Tome 22 "De l'Etre au Devenir" est en ligne (à télécharger gratuitement).