Expertise & Prospective dans le monde réel

Au Seuil du Chaos

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Notes à propos de "Au seuil du Chaos"

Présentation de "Au seuil du chaos" de Colmant et Ernst :

 

"En mathématiques, un système devient chaotique lorsqu’il adopte un comportement totalement imprévisible. C’est précisément ce seuil du chaos que notre monde franchit. Il y a encore quelques décennies, l’avenir pouvait être esquissé à grands traits. Aujourd’hui, toute certitude s’est effondrée. Crises économiques, impasses énergétiques, urgence environnementale, bouleversements technologiques liés à l’intelligence artificielle, fragilisation des démocraties : ces fractures multiples, complexes et conjuguées redessinent nos sociétés à une vitesse vertigineuse. Aucun expert ne peut prédire ce que les prochains mois nous réservent : tous les scénarios sont ouverts. Dans ce recueil d’échanges, un ingénieur, Damien Ernst, et un économiste, Bruno Colmant, croisent leurs regards pour offrir une lecture lucide et structurée des crises majeures qui menacent nos équilibres collectifs. Loin de tout alarmisme, cet ouvrage explore les racines profondes et les mécanismes des crises actuelles. Il en analyse les conséquences systémiques tout en proposant des pistes d’action concrètes pour bâtir un avenir plus résilient, plus juste et plus durable."

 

Le monde humain est entré en phase chaotique inter-paradigmatique depuis les années 1975-1980. Nous en sommes à son apogée. Cela devra se terminer entre 2030 et 2035 avec deux voies possibles : l'émergence d'un nouveau paradigme ou la déliquescence fatale de toute l'humanité.

 

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De Bruno Colmant :

 

"(...) l'intelligence artificielle (IA) : ensemble des technologies capables d'automatiser des tâches cognitives complexes dont la diffusion rapide transforme en profondeur les systèmes productifs, les organisations sociales et les rapports au travail."

 

Mais l'algorithmie, plus insidieusement, transforme aussi les relations sociales, les relations avec la connaissance et la vérité (l'IA semble un meurtre organisé de l'esprit critique), les modes d'apprentissage ... ou plutôt de "désapprentissage" puisqu'il suffit désormais de poser n'importe quelle question pour recevoir une réponse qui n'est qu'un panachage (programmé par un informaticien qui n'y a traduit que ses propres méthodes toujours discutables) de ce que l'algorithme trouve plausible ou vraisemblable dans les bases de données auxquelles il a accès (et que son concepteur a choisies selon ses propres convictions), etc ...

 

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Sauf en Afroland et en Islamiland, la tendance est à la baisse des natalités et à la décroissance démographique ... ce qui est une excellente chose car notre pauvre petite Terre, une fois tous ses gisements épuisés (ce qui commence à être la cas pour de nombreuses ressources) ne peut renouveler durablement ses ressources que pour deux milliards d'humains (soit huit milliards d'humains en trop sur Terre dans quelques années).

Mais cette décroissance démographique implique de revoir de fond en comble les transferts d'argent entre les jeunes générations (qui évoluent vers de la précarité et, donc, de la désaffection professionnelle) et les plus âgés qui touchent des pensions de retraite certes méritées (pour un part, du moins), mais que la taxation sur les rémunérations déclinantes des plus jeunes ne pourra pas financer.

Si l'on ajoute à cela que nous entrons dans un paradigme noétique (une bonne part du travail naguère humain devient de plus en plus algorithmisé) la répartition des revenus disponibles et les besoins en compétences (de plus en plus pointues et cognitives) changeront complètement de profil.

Et Bruno Colmant de souligner :

 

"L'objectif n'est pas un retour vers le passé, mais la recherche d'un équilibre où l'outil reste au service de la stabilité de la communauté, au lieu de dicter sa propre logique d'urgence."

 

Une nouvelle logique de vie est donc devenue indispensable au monde humain ; cette logique devant être basée sur "l'intériorité, la spiritualité, la frugalité, la créativité et la fraternité".

Une intériorité de l'accomplissement de soi.

Une spiritualité sans croyances religieuses et dogmatiques.

Une frugalité tant consommatoire que démographique.

Une créativité tant intellectuelle que méthodologique qui s'appuie sur la productivité algorithmique.

Une fraternité qui, au-delà des amitiés, engendre des communautés pour la construction d'un avenir serein et complexe.

 

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Il est urgent de désintoxiquer les gens de l'étatisme qui les rend de plus en plus dépendants du "système" et de moins en moins responsables d'eux-mêmes, de leurs activités et de leurs proches.

 

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De Bruno Colmant :

 

"On vit un paradoxe en fait : ces excès de régulation révèlent une soif de contrôle absolu de nos sociétés, et c'est justement cette soif qui leur fait perdre le contrôle de leur propre destinée ! On a bâti des labyrinthes où même l'architecte est perdu !"

 

Ce besoin compulsif de sécurité et de contrôle a engendré une complication infernale sensée répondre à la croissance en complexité du monde. Mais la complication n'est jamais une bonne réponse à la complexité dans la mesure où son inefficacité coûte de plus en cher en argent et en instabilité.

C'est le syndrome de "l'usine à gaz".

C'est oublier la première partie du KISS américain : "keep it simple and stupid", que la complexité ambiante oblige à transformer en un autre KISS : "keep it simple and smart".

Car c'est l'intelligence à la pointe de la connaissance des logiques internes des processus complexes, dont on a besoin et non d'usines à gaz bureaucratiques qui continuent de raisonner de façon analytique et mécanique, plutôt que d'apprendre à raisonner de façon holistique et téléologique.

 

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De Bruno Colmant :

 

"L'Etat doit cesser d'être un simple comptable, chargé de gérer la pénurie, pour redevenir un architecte du long terme."

 

Les Etats n'ont jamais été et ne doivent surtout pas se croire un "architecte du long terme". Il est totalement incompétent pour ce faire. C'est le travail des centres de recherche que de modéliser (donc d'architecturer) les processus d'évolution complexe des communautés humaines.

Le futur humain se dessine non pas comme des réseaux d'Etats (qui doivent et vont disparaître et, avec eux, cette bêtise appelée "nationalisme"). L'avenir, ce sera huit continents culturels autonomes (Euroland, Américanoland, Latinoland, Afroland, Islamiland, Russoland, Indoland et Sinoland). Déjà aujourd'hui, tous les conflits majeurs du globe sont le fait de friction à la jointure entre deux continents (Ukraine entre Euroland et Russoland, Iran entre Islamiland et Américanoland, Israël entre Euroland et Islamiland, Yémen et Erythrée entre Afroland et Islamiland, Vénézuela et Colombie entre Américanoland et Latinoland, Soudan entre Islamiland et Afroland, etc ...)

Chaque continent sera un ensemble complexe de réseaux de régions géographiques cohérentes sur le plan socioéconomique, et de communautés culturelles, scientifiques et intellectuelles, animées d'une même intentionnalité globale, différente de continent à continent.

La mondialisation (la déliquescence de l'ONU et de l'OTAN en sont les manifestations actuelles) et l'étatisme (la faillite financière de nombre d'Etats actuels) sont des concepts surannés propres au paradigme de la Modernité qui s'achève sous nos yeux.

 

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Les nouvelles générations (le 15 à 25 ans) sombrent dans le nihilisme du "no future". Ils démissionnent de la Vie (et ne voudront pas faire d'enfants) parce qu'ils ont peur (ils se réfugient dans les mondes artificiels des réseaux sociaux et des drogues), n'ayant pas reçu une éducation du "vouloir-vivre" et du "savoir-vivre". Leurs parents ont démissionné, sous-traitant leur éducation et leur formation à une école en pleine déliquescence, portée par des instituteurs et des professeurs fonctionnarisés, souvent ignorants et désinvestis.

Ils savent que les Etats courent à la faillite, qu'ils auront de plus en plus difficiles à gagner leur vie, que les technologies algorithmiques vont prendre en charge tous les emplois standards et automatisables, et ils ne se sentent pas attirés (à quelques exceptions près) à poursuivre de hautes études et à se construire des virtuosités, surtout intellectuelles, qui, elles, ne seront jamais algorithmisables.

Cela débouchera sur un monde humain coupé en deux avec, d'un côté, une élite intellectuelle maîtrisant et créant des technologies de plus en plus complexes rendant le travail banal humain inutile, et de l'autre une masse ignare, aigrie, parasitique, pauvre en tout et le plus souvent complètement désœuvrée.

 

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A propos de la Loi ...

On a l'habitude de distinguer les lois humaines des juristes et législateurs (soit l'idéologie de référence), des lois naturelles qui régissent l'univers (soit la cosmologie réelle).

C'est une erreur profonde : la raison d'être de l'humanité est d'accomplir une voie de complexification du Réel liée aux lois d'évolution du processus cosmique (donc de la Vie et de l'Esprit "divins") au niveau de la planète Terre.

L'humain n'a de sens que par son devoir naturel de contribuer au mieux à cet accomplissement du Réel, ici et maintenant. Les lois humaines ne peuvent et ne doivent que développer les devoirs liés à l'accomplissement de la Loi cosmique (cosmologique, cosmosophique). Les lois humaines doivent n'être que des reflets, propres à l'humain, des Lois de la Nature, des Lois de l'Ordre et de l'Harmonie cosmiques (dont la Loi majeure de la dissipation optimale des tensions bipolaires entre la voie entropique uniformisante et la voie néguentropique complexifiante).

 

Les lois sont le fondement et le matériau du Droit qui vise à protéger les droits des personnes, des collectivités et de la Nation.

Elles partent du principe que ces droits sont innés, constitutifs de la personne. Or, j'affirme au contraire que les droits se méritent ; ce qui est inné, ce sont les devoirs que ces droits récompensent.

Faute de quoi, l'humain n'a aucun droit et n'est plus qu'un parasite pillant des ressources naturelles.

Autrement dit, les droits humains doivent se mériter par l'exercice profond et permanent de ces devoirs envers l'Un-Tout-Réel-Divin. Faute d'accomplir ce devoir fondamental et constitutif de l'humain, celui-ci perd tout droit. Les droits humains doivent se mériter.

 

Légal et/ou moral ? La légalité (au niveau humain) n'est qu'une mise en forme pratique de la moralité qui n'est que l'expression pédagogique de l'éthique liée à l'accomplissement permanent des Lois cosmiques liées à l'évolution du Tout-Un-Réel-Divin dont la Terre et les vivants qui la peuplent, y compris les humains, ne sont que des émergences particulières.

Ceux qui appliquent, au quotidien, ce devoir éthique, mérite des droits que les lois humaines doivent protéger contre les prédateurs et les parasites qui, eux, ne méritent aucun droit et qu'il faut soit exiler, soit isoler, soit abattre.

 

Obligation ou coercition ? Stimulation et éducation ... ou imposition et punition ?

Pour ma part, je crois que l'exil sur un territoire hermétiquement fermé où ils feront ce qu'ils veulent pour survivre, est la meilleure et la plus digne des solutions (en général préférable à la prison ou à l'exécution sommaire). La loi humaine, alors, consiste à donner le choix aux prédateurs de tous ordres : ou bien l'exil sur ce continent de voyous, ou bien la réhabilitation en profondeur et la réparation des torts causés.

 

Quoiqu'il en soit, une réforme profonde de l'éducation fondamentale des enfants et des jeunes adultes est impérative et se résume à ceci : vous n'avez ni n'aurez aucun droit à rien tant que vous ne connaissez pas et n'accomplissez pas vos devoirs fondamentaux envers le Réel, la Vie, l'Esprit et la raison d'exister de la gent humaine : contribuer au plus et au mieux à l'accomplissement de l'intentionnalité cosmique qui est votre génitrice la plus fondamentale et la plus originelle.

 

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La surpopulation humaine sur Terre engendre de plus en plus de dégénérés ignares, fainéants, parasites, manipulateurs, trafiquants et prédateurs ...

 

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Il est plus facile de voler que de produire.

Il est plus facile d'exiger que de mériter.

 

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D'où vient cette idée absurde que la quête d'efficacité d'une équipe détruit "fatalement" tout idée de complicités, d'inclusivités, de complémentarités, de délégations, d'autonomies personnelles, de visions à long terme, etc ... ?

Cette vision fausse de l'entreprise performante est typiquement idéologique ; elle a pour but de protéger l'inefficience des bureaucraties fonctionnaires et "sociales", dévouées à l'épanouissement humain des "plus faibles".

Comme si le travail lourd en équipe soudée ne pouvait pas être bien plus épanouissant (même pour des personnes "plus faibles") que la bouse paperassière ouverte aux personnes fainéantes, ignares, parasitaires ou débiles.

Voir l'entreprise comme une machinerie dédiée à l'exploitation capitaliste des travailleurs dont on exigerait toujours plus de performance avec des salaires toujours rabotés au plus bas, fait preuve d'une myopie idéologique insupportable. C'est n'avoir jamais rien compris à la notion de motivation positive qui est indispensable à l'efficacité, à la rentabilité et à la performance d'une entreprise.

C'est continuer à propager cette ineptie marxienne de "lutte des classes" entre exploiteurs et exploités. Il faut n'avoir jamais dirigé une entreprise pour débiter des imbécilités de ce niveau.

 

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De Bruno Colmant :

 

"(...) l'IA peut tout copier.  (...) elle ne fait que calculer ce qui a le plus de chance de plaire en mélangeant ce qui existe déjà. Le risque, c'est de finir dans un monde où tout se ressemble, où il n'y a plus de vraie surprise ni de création originale."

 

L'algorithmie, dans un ordinateur, n'a aucune intelligence (hors celle du concepteur humain de ses programmes) et n'est en rien artificielle (la machine et les informations qu'elle triture sont bien réelles).

Il faut cesser de parler d'Intelligence Artificielle (IA) qui n'existe pas. Mais à force de faire croire qu'elle existe (alors qu'elle n'est que ses programmes algorithmiques exécutant minutieusement des programmes de remodelage de ce qui existe déjà, selon les vœux et les ignorances de leur programmeur), l'algorithmie induit des fascinations ou des démissions humaines délétères et mortifères. C'est de la science-fiction de bas niveau, mais beaucoup tombent dans le panneau, avec des conséquences mentales et morales destructrices, la machine étant censée devenir maîtresse du monde ... alors que cette machine ne fait que refléter les fantasmes de programmeurs certes virtuoses, mais intellectuellement limités et mécanicistes.

 

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Dogmatisme religieux et idéologisme politique : deux manières parallèles et parfois convergentes de caricaturer la réalité du Réel pour le réduire à des croyances infantiles et infantilisantes.

Les religions ne sont que les caricatures plébéiennes de la Spiritualité panenthéiste.

Les idéologies ne sont que les caricatures démagogiques de l'Intentionnalité cosmique

Lorsque religion et politique convergent jusqu'à se confondre, "Dieu" sert de prétexte pour justifier un totalitarisme pasteurisé, comme l'on démontré le catholicisme ou l'islamisme.

 

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Si l'algorithmisation et la robotisation de la production vont effectivement détruire une énorme quantité d'emplois actuels, cela ne signifie nullement que la majorité des humains soit condamnée à l'ennui, à la pauvreté, à l'angoisse et à la misère car, si effectivement, la technologie permettra de produire plus, mieux et moins cher, les industriels savent très bien que, de l'autre côté, il faudra des acheteurs pour acheter ce qu'ils produisent et que, donc, ils devront inventer des manières de redistribuer leurs bénéfices car, sinon, la machine économique et industrielle s'arrêtera faute de débouchés.

De plus, produire plus, mieux et moins cher, cela signifie exploiter plus encore les ressources naturelles déjà pénuriques. D'où viendra l'électricité nécessaire pour alimenter les ordinateurs et les robots, quant on sait déjà que l'on commence à vivre une pénurie flagrante d'hydrocarbures, d'oxygène, le combustibles nucléaires (et ce ne sont pas ces fumisteries d'éoliennes – des absurdités thermodynamiques qui consomment plus qu'elles ne produisent - qui pourront pallier le désastre énergétique qui se prépare).

La solution tient en un seul mot : frugalité.

Frugalité démographique : pour redescendre sous la barre des deux milliards d'humains sur Terre, soit un taux de fécondité moyen sur la planète de 1.3 enfants vivants par femme.

Frugalité consommatoire : pour faire baisser toutes les consommations (surtout celles qui sont inutiles et seulement dédiées à l'amusement ou au plaisir) afin de permettre l'équilibrage entre renouvellement naturel des ressources et leur ponction au bénéfice des humains.

Frugalité algorithmique : pour permettre un rééquilibrage entre les revenus des consommateurs et les cadences de production.

 

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De "Au seuil du chaos", introduction au chapitre 12 :

 

"(...) les dépendances matérielles et énergétiques indispensables à la survie de notre monde technologique. (...) derrière l'immatérialité apparente du numérique se cachent des luttes géopolitiques féroces pour les matières premières. (...) La souveraineté de demain appartiendra avant tout du contrôle de l'énergie, des métaux et, sans doute, même de l'espace."

 

Voilà ce qu'il faut garder en tête lorsque l'on parle du développement exponentiel de l'algorithmisation et de la robotisation de toutes les activités, qu'elles soient industrielles, commerciales, législatives, administratives, sociales, juridiques ou autres ...

Le numérique s'infiltre et s'impose partout et, avec lui, d'immenses besoins en énergie, en métaux (surtout les plus rares) et en territoire spatial (il suffit de connaître le nombre des satellites artificiels qui, aujourd'hui, gravitent autour de la Terre pour le comprendre).

Or, l'origine de ces énergies et métaux rares est concentrée à certains endroits de la Terre et donnent un avantage immense aux Etats qui contrôlent ces régions (Russie, Chine, Islamiland, ...).

Ces Etats sont, dès lors, en position de dicter leurs ukases et leurs idéologies au reste du monde ... tout en sachant que ce "reste du monde" leur est indispensable pour leur acheter leurs ressources et, ainsi, pour obtenir les fonds nécessaires pour se maintenir au pouvoir.

 

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L'algorithmisation et la robotisation en cours semblent faire oublier que les algorithmes ne sont que des stupides et dociles compilateurs et pilleurs de données et de programmes, d'origine purement humaines.

Le point fort de cette algorithmisation n'est pas son intelligence (elle n'en a aucune), mais son efficience à exécuter des opérations programmatiques avec une vitesse et une fiabilité loin au-dessus de celles du cerveau humain. Mais, répétons-le, il ne s'agit aucunement d'intelligence mais d'exécution docile et rapide de programmes pensés par des humains sur des données fournies par des humains.

 

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Même si le photovoltaïque permettra de produire beaucoup d'énergie électrique bon marché (surtout dans les pays à fort ensoleillement), il ne faut jamais oublier qu'il faut beaucoup de métaux rares pour les fabriquer, et beaucoup de métaux conducteurs pour les acheminer partout, grâce aux réseaux de distribution de l'électricité. Or, ces métaux, existent en quantités limitées dans le ventre de la Terre et donc, ils impliquent des impasses pénuriques à plus ou moins long terme.

Il suffit, par exemple, de regarder l'exponentiation des vols et des trafics de cuivre un peu partout, pour le comprendre.

Il n'y a jamais de miracles !

Quelle que soit la solution envisagée pour résoudre un problème, elle implique toujours un prix à payer parfois exorbitant.

 

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De Bruno Colmant :

 

"On constate (...) une augmentation fulgurante des maux psychiques liée, entre autre, à la numérisation."

 

Pour de plus en plus de gens, surtout les plus jeunes, les seuls interlocuteurs sont les réseaux sociaux et les plateformes d'IA, toujours soucieux de fidéliser leurs utilisateurs en se montrant bienveillants, polis, respectueux, provoquants, flatteurs, enthousiastes et paternalistes (ce que les autres humains sont plus rarement).

Cet engouement éloigne ces personnes de la réalité du monde et les enferme, peu à peu, dans un monde irréel, fantasmatique, facile, qui ne demande rien et donne tout, qui challenge (au moyen de défis parfois calamiteux) et qui est toujours disponible et accueillant.

Mais tout cela n'est que fuite et incapacité d'assumer et de construire le Réel tel qu'il, avec ce que nous sommes, devenons et construisons réellement.

D'où une béance dualiste (le réel et le virtuel) où l'esprit se déchire dès que la réalité se montre : schizophrénie et paranoïa assurées !

 

Et Bruno Colmant de continuer :

 

"Nous validons ainsi, tristement, l'analyse de Blaise Pascal : incapables de demeurer en repos, nous utilisons le divertissement, ici numérique, pour fuir le vertige d'être face à nous-mêmes. Or, c'est dans calme, que naissent nos meilleures idées."

 

Se divertir (faire diversion) c'est ne pas assumer, c'est s'amuser artificiellement, c'est fuir le Réel ... c'est se suicider humainement et socialement parlant.

 

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Il faut cesser de croire que les liens sociaux sont la seule reliance indispensable à la personne humaine. Il faut au contraire bien voir que cette reliance sociale n'est que la couche infime et superficielle de l'indispensable Alliance entre la vie humaine et la Vie divine cosmique, l'esprit humain et l'Esprit divin cosmique.

Il faut sortir de cet anthropocentrisme (lié au paradigme finissant de la Modernité) et construire son existence dans le cadre d'un cosmocentrisme ou théocentrisme fondamental (pour le panenthéiste que ce suis, ces deux termes sont synonymes).

 

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Une technologie n'est jamais ni bonne, ni mauvaise en soi. Ce sont les intentions de ses concepteurs et/ou de ses utilisateurs qui valorisent ou la condamnent.

 

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L'IA permet de lui déléguer sa pensée et de se contenter des réponses toutes faites qu'elle propose ; cela induit une paresse intellectuelle et mentale dont les conséquences déjà mesurées, sont une baisse, voire une perte, da le faculté cognitive du cerveau humain. L'Ia abêti l'humain dont la paresse mentale invite les réponses toutes faites, naguère des religions et des idéologies, et aujourd'hui des algorithmes simplistes et compilateurs qui se font passer pour des professeurs omniscients.

 

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Les naïfs et les ignorants pourront développer une nouvelle croyance quasi religieuse en considérant que les algorithmes génératifs possèdent la connaissance absolue et peuvent répondre à toutes les questions, comme certains le croyait de Dieu-le-Père. Ces algorithmes incarneront, pour ces gens-là, la puissance absolue et ils confieront à ces outils numériques le soin de penser pour eux et de leur dire ce qu'il y a lieu de faire dans tous les cas de la vie, tant les plateformes cognitives semblent dépasser l'humain dans tous les domaines et peuvent avoir réponses à tout et conseiller sur tout.

C'est évidemment un leurre absolu car ces algorithmes ne font que compiler la pensée d'autres humains et imiter les langages humains que l'on pourra mettre à toutes les sauces les plus prophétiques ou les plus mystérieuses.

 

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Croire que l'énergie solaire (panneaux photovoltaïques et éoliennes) pourra remplacer toutes les autres sources d'énergie dont les sources minérales se tarissent de plus en plus, est un leurre du double fait de son intermittence et des besoins énormes de ressources minérales pour fabriquer et entretenir les machines qui la capte et la transforme, et pour transporter leur électricité (réseaux de distribution par fils ou par batteries).

Le vrai problème n'est pas celui de la pénurie d'énergie, mais bien l'impérieuse nécessité de pratiquer sérieusement la plus grande frugalité dans toutes les dimensions de la vie personnelle et industrielle.

 

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Il est urgent que l'Europe se continentalise et devienne l'Euroland unique, unitaire et unitif, et que disparaissent les nationalismes locaux désuets des Etats-Nations qui n'existent déjà plus qu'en façade.

La mondialisation et le multilatéralisme sont morts.

Le monde humain devient un ensemble de huit continents autonomes en complémentarité parfois et en concurrence souvent.

L'Euroland à aujourd'hui trois ennemis majeurs, tous trois des oligarchies autoritariste : le Russoland gavé d'idéologie militariste, le Sinoland gavé de technologie productiviste et l'Américanoland gavé de populisme financiariste.

 

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La Chine va étendre le Sinoland à une grande partie de l'Asie extrême orientale en commençant par Taïwan ... ce qui en fera le plus grande puissance terrestre avant l'Américanoland qui, lui, s'étendra vers le Groenland, abandonnera l'Euroland à son sort, fera du Latinoland un continent sous sa botte, mais perdra son hégémonie économique, militaire et financière.

L'Afroland continuera à croupir dans ses magouilles et d'être piller dans ses ressources naturelles.

L'Indoland ne bougera que très peu.

L'Euroland qui s'est laissé vivre pépère en wagon de première classe tiré par la locomotive des USA depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, est prise entre deux mâchoires agressives : le Russoland qui, heureusement, n'est pas loin de la faillite financière, et l'Islamiland dont les ressortissants immigrants  envahissent littéralement les pays d'Europe, forts de leurs convictions religieuses, et déstabilisent profondément des quartiers entiers de nos grandes villes où ils s'adonnent à tous les trafics. Il est plus que temps que l'Euroland se continentalise, se construise une autonomie tous azimuts, se remilitarise et s'allie avec l'Indoland (lui aussi en butte aux pressions du Sinoland, de l'Islamiland et même du Russoland).

 

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L'avenir économique en Europe, mais aussi partout ailleurs, sera déterminé par l'accès, non pas à du capital (les métiers de demain seront immatériels), mais la connaissance, l'expertise et la virtuosité. Il n'y aura plus de place pour la médiocrité (qui pourtant, avec les systèmes scolaires et universitaires actuels, s'installe insidieusement parmi les jeunes générations, nombrilistes et paresseuses, hédonistes et immatures).

En conséquence, il est temps que les jeunes et les enfants à venir fassent de leurs études, puis de leur entrée dans un métier de bon niveau, le moteur essentiel de leur vie quotidienne. Répétons-le : il n'y aura de bien-être et de bien-vivre que pour ceux qui maîtrisent la connaissance, l'expertise et la virtuosité.

Le travail n'est déjà plus un affaire ni de mains, ni de bras, ni de muscles (il y a les robots pour ces tâches-là), mais bien affaire de cerveau de tête bien pleine et bien faite, de capacité à connaître et à penser, de méthodologie sérieuse et complexe, etc ...

Et cet apprentissage du "génie" intellectuel est bien sûr affaire de méthodes d'enseignement (qui sont complètement ravagées aujourd'hui, au nom de l'égalité des chances, par un nivellement par le bas), mais surtout de pressions permanentes des parents qui doivent reprendre sérieusement en main leur devoir de motivation, d'exigence et d'intransigeance (au lieu du laisser-faire continuel, de la résignation paresseuse à faire de l'élevage de petits gamins capricieux, teigneux, coléreux et, trop souvent, addicts des "paradis artificiels" – tant chimiques qu'algorithmiques - et allergiques à l'effort).

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