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Elucubrations idéologiques

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A propos de "Théorie politique".

Ce qu'en dit "Spinoza" selon le "dictionnaire de la pensée politique" : 

"(...) l'homme se heurte à la complexité de sa nature et de celle des autres êtres humains. Ici encore, l'ignorance conduit à la défaite et à la misère tandis que la connaissance est au moins une certaine promesse de bonheur.

(...)

Les hommes, dans leur grande majorité, n'ont pas le niveau nécessaire pour rendre leurs communautés rationnelles et heureuses, les sages ont si peu de chances de devenir des hommes d'Etat qu'une amélioration politique soudaine et significative n'est pas envisageable."

 Le rationaliste raisonnable que fut Spinoza en arrive évidemment à cette sempiternelle conclusion que les masses sont ignorantes et jouisseuses à court terme ("du pain et des jeux") et que, donc, la démocratie, quelque belle en soient la cause et l'idée, ne peut conduire qu'à la démagogie et au court-termisme.

L'organisation et la régulation des groupes humains – surtout lorsqu'ils dépassent le total de cinquante membres qui est la limite du nombre des relations personnelles qu'un humain puisse gérer avec d'autres – est donc affaire de compétences et de connaissances, et non d'idéologies, de slogans et de simplismes. Gérer une société – comme gérer une entreprise – pour en tirer les meilleurs résultats stables pour tous et pour chacun, est un véritable métier technique qui ne peut être assuré que par une élite scientifique, talentueuse et virtuose, mais bridée par des objectifs globaux à moyen et long termes, accompagnés d'une procédure stricte d'éjection des incapables ou des paresseux (procédure gérée, elle aussi, par des juristes professionnels et compétents).

 On persiste aujourd'hui à parler de "science" politique comme l'on parle déjà de "sciences" humaines. Il n'y a rien de scientifique dans tous ces bavardages idéologiques actuels. Pour que les études humaines et politiques deviennent réellement scientifiques, il faudrait appliquer, aux conglomérats humains, la théorie physique d'évolution des processus complexes. Pour ce faire, il faudrait sélectionner l'ensemble des "n" bipolarités réelles qui travaillent les humains. Pour chacune de ces bipolarités, il existe six scénarii d'optimisation de la dissipation des tensions induites. Il existerait, alors 6n scénarii à étudier sur chaque niveau de l'échelle de la réalité humaine : la personne, sa famille, ses communautés, leurs ressources matérielles et immatérielles, tant externes qu'internes, avec, pour chacune, ses évolutions probables, etc ...

On comprend vite que le nombre total des scénarii envisageables devient énorme.

De plus, chacun de ces scénarii entre en concurrence avec d'autres, ce qui crée de nouvelles tensions induites qu'il faudra optimiser au mieux.

On comprend alors aussi que les idéologies n'existent que comme ultra-simplification de la réalité complexe en éliminant ou en ignorant toute une série de bipolarités de base, ce qui, alors, limite fortement le nombre des scénarii envisageables. Toute idéologie devient donc une caricature infantile de la réalité humaine.

Afin de ne pas tomber dans ces pièges (où sombrent les actuelles "sciences" humaines et politiques), il faut repartir de la base : la personne humaine, unique, différente de toutes les autres, avec  ses forces et ses faiblesses, et l'intention cosmique qui la pousse à s'accomplir en plénitude, avec ou sans les autres, au service de l'Accomplissement global du monde (ici, de la planète Terre et de toutes les formes de vie qui la peuplent, essentiellement).

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