Dimanche 08 mars 2026
Le libéralisme subordonne l'ordre sociétal à l'accomplissement personnel qui est sa priorité suprême (ce qui ne signifie nullement que l'ordre sociétal soit négligé et ne puisse pas être le soutien, le ferment et le protecteur de cet accomplissement personnel).
Nous sommes là devant une bipolarité classique entre conservativité sociétale et intentionnalité personnelle qui est le moteur profond et puissant de l'évolution et de l'accomplissement collectifs.
Face à ce libéralisme, tous les idéologismes (de gauche ou de droite) font passer l'ordre sociétal (idéalisé, figé, normé, totalitaire) avant les libertés des accomplissements personnels. Ces idéologismes alimentent le triomphe du conservatisme entropique et théorisé (Marx, Lénine, Hitler, Mussolini, Mao, Poutine, les Mollahs, Mélenchon, ...).
Mon ami Henri Régnault écrit ceci :
"Le libéralisme naît en Europe occidentale au XVIIIe siècle, par une triple rupture avec le féodalisme :
- rupture idéologique avec l’obscurantisme clérical, à travers le mouvement philosophique des Lumières, en particulier en France (Voltaire, Diderot…) et en Angleterre (Locke),
- rupture politique avec le rejet de la monarchie absolue de droit divin et l’instauration de monarchies constitutionnelles ou de républiques, en route vers une forte aspiration à la démocratie et pas seulement en Amérique (Alexis de Toqueville),
- rupture économique avec le rejet de l’encadrement de la production et du commerce par les règles et corporations féodales.
Le maître mot de ces ruptures, c’est la liberté : liberté philosophique de penser, de croire différemment du catholicisme ou ne pas croire, liberté politique de choisir la forme de gouvernance et d’y participer, liberté économique d’entreprendre. (...)
L’État doit s’effacer devant la liberté des individus : l’intérêt personnel de l’Homo economicus rationnel agissant dans un marché libre de toute contrainte étatique devient le moteur de la vie économique (Adam Smith, Jean-Baptiste Say, David Ricardo)."
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Les quatre pouvoirs de toute société humaine : le pouvoir juridique (Conservativité), le pouvoir économique (Substantialité), le pouvoir politique (Intentionnalité) et le pouvoir idéologique (Logicité).
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Je m'oppose au suffrage universel : n'ont le droit de donner leur avis que ceux qui savent de quoi ils parlent.
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La globalisation néolibérale a profité à l'Américanoland et ensuite au Sinoland ; mais la démondialisation post-libérale et la continentalisation en cours, vont faire déchoir ces deux économies, vont propulser l'Indoland et vont obliger l'Euroland à de profondes révisions de ses paradigmes encore héritiers de la désuète Modernité.
Quant aux Russoland et Islamiland, ils sont au bord de la faillite mais conserve une immense puissance de nuisance.
L'Afroland et la Latinoland continueront à jouer les pourvoyeurs trafiquants ...
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L'Esprit, autant que la Matière et la Vie (au sens cosmique et divin), n'est qu'une émergence de la bipolarité entre le principe néguentropique d'Intentionnalité et le principe entropique de Conservativité.
Tous trois sont des chemins d'accomplissement du Divin par lui-même, en lui-même et pour lui-même.
L'Esprit, la Matière et la Vie se manifestent tous trois au travers de tout ce qui existe en ce compris l'humain où ils prennent la forme, respectivement, de la Pensée, de la Chair et de l'Activité.
L'humain se distingue des autres manifestations émergentes du Un primordial, par un surdéveloppement de sa Pensée (ce qui n'implique nullement que l'Esprit ne soit bien présent et actif dans tout le reste qui existe).
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L'art, l'esthétique et la joliesse ne traitent que du plaisant pour les sens et la pensée : ils n'ont rien à voir ni avec la beauté, ni avec l'accomplissement, ni avec la joie. L'art est fondamentalement inutile. Il est, au contraire, une distraction de l'essentiel.
Ainsi, pour moi, la beauté de ma femme réside dans sa capacité à nous aider réciproquement à nous accomplir en plénitude et à participer avec amour et intelligence à l'accomplissement de nos enfants. Mais, bien sûr, si, en plus, elle est jolie et souriante et plaisante, cela ne gâte rien ; que du contraire. Mais là n'est pas l'essentiel !
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Le judaïsme n'est pas fondamentalement un monothéisme (au contraire du christianisme et de l'islam) ; le judaïsme originel est un panenthéisme dont certaines variantes rabbiniques, après l'exil forcé par les Romains, sous pression chrétienne, sont devenues monothéistes.