Dimanche 09 août 2026
L'Intentionnalité fondamentale et intemporelle du Réel est la RICHESSE (somptuosité, luxuriance, pureté, foisonnement, diversité, ...). Non pas au sens monétaire et financier, bien sûr, mais bien la richesse quantitative (production permanente et pulsatoire, et accumulation de Substance) et la richesse qualitative (élaboration de formes optimales par uniformisation entropique ou par complexification néguentropique). Les formes apparaissent ainsi par engendrement et émergence complexe, et peuvent aussi disparaître par instabilité ou obsolescence.
Accomplir cette Intention, c'est contribuer à l'engendrement de cette richesse cosmique (expansion et encapsulation, ordre et harmonie, etc ...).
Il n'y a pas de finalité précise (telle taille, telle forme, tel ordre, telle harmonie) mais l'Intentionnalité d'enrichissement est universelle, à la fois globale et spécifique, selon les opportunités. La seule ressource disponible pour élaborer cette richesse est la Substance qui doit dont être produite sans cesse, induisant l'expansion de l'Univers par accumulation. De plus, l'accumulation de formes de plus en plus sophistiquées ou épurées induit, dans l'Univers, une mémorisation, globale et spécifique, par couches superposées, dont seule la dernière émergée est active du fait du principe de conservativité de l'acquis qui est une conséquence du principe d'accumulation.
*
Ethique cosmosophique ...
Le Bien : enrichir le Cosmos.
Le Mal : appauvrir le Cosmos.
*
Fabianisme ...
Une doctrine méritocratique que l'on pourrait qualifier de "social-libéralisme" ...
Pour Max Beer « la société fabienne paraît former un institut d'ingénierie sociale ». Selon lui, la société est plus intéressée par les mécanismes à mettre en place, la machinerie administrative, le rôle des experts, la méritocratie que par la démocratie.
Le "Dictionnaire de la pensée politique" décrit le fabianisme en quelques points :
"Ses principales caractéristiques sont :
1. L'importance attachée au mérite (méritocratie) et le rôle des experts compétents dans la direction des affaires publiques.
2. La méfiance vis-à-vis des tactiques radicales et des affrontements directs, la confiance dans l'efficacité des réformes, le triomphe de la raison, pour édifier lentement mais sûrement une société nouvelle.
3. La croyance que la raison peut être le fondement de la politique des gouvernements.
4. La recherche de l'efficacité dans la gestion des affaires publiques en s'appuyant sur des critères empiriquement démontrables.
5. L'aspiration à une forme de démocratie dans laquelle chacun participe à la réalisation du bien commun à travers ses différents rôles sociaux, comme citoyen, comme travailleur ... Parallèlement, ils se méfient du pouvoir populaire direct."
Voilà une vision politique qui me convient bien !
*
Le fascisme – comme le nazisme -, on l'oublie systématiquement, est d'abord et avant tout un socialisme anti-libéral : l'Etat, rien que l'Etat, tout dans l'Etat, tout par l'Etat.
Le "Dictionnaire de la pensée politique" en dit ceci :
"C'est une synthèse du nationalisme organique et du socialisme antimarxiste, un mouvement révolutionnaire fondé sur le rejet du libéralisme, de la démocratie et du marxisme. L'idéologie fasciste rejette le matérialisme, le libéralisme et le marxisme considérés comme des aspects différents d'un même mal. (...) Seule une civilisation anti-individualiste, fondée sur les valeurs de la communauté, est estimée capable d'assurer la permanence d'une collectivité humaine où toutes les strates et les classes de la société seront parfaitement intégrées.
(...)
Il faut détruire la dictature de l'argent pour préserver l'intégrité de la nation et résoudre la question sociale. Il faut remplacer le capitalisme sauvage par les instruments classiques de la solidarité nationale : le contrôle de l'économie, des organisations corporatives, chapeautées par un Etat fort, un appareil de décision qui caractérise la victoire du politique sur l'économique. L'Etat fasciste, créateur de toute vie politique et sociale et de toutes valeurs spirituelles, sera le maître incontesté de l'économie et des rapports sociaux."
Le fascisme est donc un totalitarisme comme toutes les variantes du socialisme (socialisme révolutionnaire, syndicalisme, communisme, marxisme, bolchévisme, nazisme, ...) qui placent le collectif (qui est une fiction) étatiquement au-dessus de l'individuel (qui est la seule réalité tangible et dont le nombrilisme est la malheureuse version populaire).
*
Les concepts de "Gauche" et de "Droite", extrême ou pas, sont complètement fallacieux et ne constituent aucune qu'une fiction simpliste que les idéologues appellent la "dualité" mais qu'il est plus rationnel s'appeler une "bipolarité" sociale (bourgeoisie et prolétariat, par exemple ; ou riches et pauvres : ou exploiteurs et exploités ; etc ...).
Foutaises !!!
En réalité, ce qui devrait s'appeler la "Gauche" est le pôle de l'étatisme (la social-démocratie, le socialisme, le syndicalisme ... et, à son extrême, le communisme, le révolutionnarisme, le fascisme, le nazisme, ...).
Face à cette Gauche étatiste, il faut poser le Droite qui est le pôle du traditionalisme (le conservatisme, le cléricalisme, le mercantilisme, le capitalisme... et à son extrême : le féodalisme, l'aristocratisme, le monarchisme, l'impérialisme).
Mais il existe une troisième dimension qui n'est ni de Gauche, ni de Droite : c'est le libéralisme (l'individualisme, le personnalisme, l'associationnisme, l'entrepreneuriat, l'indépendantat, ... et à son extrême, le libertarianisme, l'anarchisme, ...).
On ne comprend rien à la politique réelle de notre époque si l'on n'intègre pas cette tripolarité fondamentale.
Car la fallacieuse dualisation classique, quoique facilitant le travail de vulgarisation simpliste des journalistes, ouvre la porte à toutes les compromissions et à toutes les manipulations démagogiques,