Expertise & Prospective dans le monde réel

Dimanche 11 janvier 2026

Contrairement au mensonge qui trahit la vérité et le réel, l'affabulation enjolive ou complète de réel sans le trahir, mais en y mettant de la poésie positive et de l'imaginaire magique.

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 Le Très Respectable Frère Jean-Pierre Servel de la Grande Loge Nationale Française dit ceci 

 " Dès ses débuts, la GLNF se fixe des principes clairs:

1. Croyance en un Dieu révélé, que nous nommons Grand Architecte de l'Univers.

2. Présence obligatoire d'un Volume de la Loi Sacrée ouvert en loge.

3. Interdiction des débats politiques et religieux dans le Temple.

4. Transmission fidèle des rituels et du symbolisme."

 L'article 1 de la Constitution de la Grande Loge Régulière de Belgique affirme :

 "La Franc-maçonnerie affirme l'existence de Dieu, Être Suprême qu'elle désigne sous le nom de Grand Architecte de l'Univers. Elle requiert de tous ses adeptes qu'ils admettent cette affirmation. Cette exigence est absolue et ne peut faire l'objet d'aucun compromis, ni d'aucune restriction.

La Franc-maçonnerie ne définit pas l'Être Suprême et laisse à chacun la liberté de le concevoir".

 L’ambiguïté de ces textes et discours vient du mot "Dieu" qui, en même temps, peut faire référence aux dogmes chrétiens d'un Dieu personnel anthropomorphe, extérieur au monde matériel et maître et juge de celui-ci (le théisme) ... et le mot "Dieu" qui symbolise le Divin, le Sans-nom, l'Absolu, l'Être-Suprême, le Grand Architecte de l'Univers en tant que moteur de l'évolution du Réel et de tout ce qu'il contient (le panenthéisme).

En ce qui me concerne, je n'utilise plus jamais le mot "Dieu" et lui préfère l'expression "le Divin".

En cela, je me sens très proche de la tradition juive qui parle des Elohim (les "puissances", les "dieux") engendrés par l'indicible et imprononçable YHWH qui est la voix du Divin lorsqu'il parle aux Hébreux (dans le "buisson ardent" ou au sommet du mont Sinaï), voix que la Kabbale attribue au Eyn-Sof, le "Sans-Limite" ineffable.

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 Portrait de Spinoza :

  •     monisme contre dualisme

·         holisme contre analycisme

·         spiritualisme contre matérialisme

·         panenthéisme contre athéisme

·         causalisme contre intentionnalisme

·         déterminisme contre constructivisme

 Je m'oppose à Spinoza sur les deux derniers thèmes, mais adhère totalement à la relation forte qu'il établit entre "accomplissement" et "joie" (ce qui me paraît peu compatible avec les principes de causalisme et déterminisme puisqu'alors, accomplissement et joie ne seraient que les conséquences d'évolutions subies ou de hasards).

 Je m'oppose aussi, catégoriquement, à l'idée spinozienne que le Divin qui est le Réel-Un, soit absolument et immuablement parfait et achevé ; si tel était le cas, il n'y aurait aucune raison pour que le Réel évolue comme il le fait. Donc le Divin, comme tout ce qui existe, est en voie d'accomplissement vers sa propre Plénitude. C'est l'infinie perfectibilité du Divin qui est le moteur de l'accomplissement de tout ce qui existe comme contribution à l'accomplissement divin.

Un Divin absolument et totalement parfait et achevé induirait la négation de sa propre vie et l'assimilerait au Néant.

Ou alors, il existe une autre force, un autre moteur, en dehors du Divin, qui fasse évoluer le Réel ... et l'on sombre dans les superstitions dualistes (Esprit contre Matière, Dieu contre Diable, monde d'en-bas et monde d'en-haut, Paradis et Enfer, etc ...)

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 La cohérence forte des pensées, solidifie les idées et, au travers de la Conservativité inhérente à l'Esprit, induit la Substantialité du Réel.

Les "choses" ne sont que des pensées cohérentes et stabilisées, en cohérence avec les autres pensées stables et solides.

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 Spinoza prétend que les deux seuls attributs réels du Divin (car la réalité évolutive a besoin, pour advenir, d'une bipolarité) sont la Pensée et l'Etendue.

Mais l'Etendue, elle-même, n'est qu'une Pensée comme les autres (comme l'énergie, la matière, la force, ...). Ce n'est pas là que gît la bipolarité motrice du Divin-Réel-Un. Celle-ci naît de la différence entre les Pensées réelles réalisées (Conservativité) et les Pensées potentielles réalisables (Intentionnalité).

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 L'Esprit (au sens métaphysique et non pas psychologique) induit la Vie (au sens dynamique évolutionniste et non pas au sens biologique) qui induit, à son tour, la Matière (au sens substantiel et non pas au sens physico-chimique).

Cette Matière induit la matière physico-chimique (qui manifeste la Matière) qui induit la vie biologique (qui manifeste la Vie) qui induit l'esprit psychologique (qui manifeste l'Esprit).

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 La Substance (Hylê) est le langage permettant l'expression de la Pensée de l'Esprit divin qui est le Réel-Un-Divin.

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 Théisme : croyance en l'existence d'un Dieu personnel, extérieur à l'univers, mais créateur "ex nihilo", maître et juge souverain de celui-ci.

Déisme : foi en un fondement divin impersonnel et immatériel, soit transcendant (dualisme) soit immanent (monisme) au monde que nous connaissons et qui émane de ce Divin impersonnel.

Le christianisme et l'islam sont globalement théistes. Le judaïsme l'est beaucoup moins (et ne l'est pas du tout dans sa composante kabbalistique qui, elle, est franchement  panenthéiste : tout ce qui existe (Pan) est contenu dans (En) le Divin (Théos)).

La plupart des traditions asiatiques (taoïsme, hindouisme ou bouddhisme sont nettement déiste et moniste, sauf quelques sectes hindoues).

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