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Dimanche 19 juillet 2026

Le "Divin" populaire (celui des religions dogmatiques et cléricalisées) est une immense cave de fermentation, pleine de barriques aux formes, couleurs et décorations diverses, où les humains jettent, en vrac, leurs espoirs et leurs angoisses, avec un ferment de sacrifices, de promesses  et de prières, dans l'espoir d'en extraire quelques gouttes d'un baume magique qui les rendrait "plus" heureux, quel que soit le sens que chacun donnera à ce terme.

Ce "Divin"-là n'existe pas et n'est que superstition teintée de magie et de crédulité.

Ce "baume magique" – et les "miracles" qu'il est censé accomplir - n'existe pas non plus. Ce ne sont que des croyances dites religieuses pour ne pas dire superstitieuses, idolâtres ou fétichistes qui n'ont rien ou peu à voir avec la Foi, au sens que donnent à ce mot la spiritualité, la mystique, la métaphysique ou la cosmosophie.

 Il y a, dans ce type de relation de l'humain envers ce "Divin" au sens populaire, une relation d'enfants à parents, faite de protection, de consolation, de promesses, d'interdits ou d'obligations, de récompenses ou de punitions, d'obéissance filiale, d'exigence parentale, de règles de discipline, de respect, de dévotion, de crainte, de révérence, etc ... La liste pourrait être bien plus longue.

Quoiqu'il en soit, ce "Divin" religieux, imaginaire et anthropocentré (l'humain y étant l'enfant-roi du monde), est bâti sur des dogmes intangibles et entretenu par une caste sacerdotale et des pratiques rituelles.

On le trouve sous toutes les latitudes, à toutes les époques, avec mille variantes allant de l'animisme illuminé au catholicisme totalitaire.

 En une phrase, on pourrait résumer : cette théologie anthropocentrée sur le mode "parents-enfants", reflète une dualité entre l'humain (considéré comme un joyau nombriliste qui, avant tout, craint sa propre mort et tend à l'exorciser) et le monde – y compris les autres humains - (considéré comme une puissance écrasante et hors contrôle qui nourrit quand elle veut bien, mais qui détruit et assassine ce qu'elle veut, sans le moindre état d'âme).

Une tutelle magique et surnaturelle est donc indispensable pour protéger chaque humain contre les autres humains (les "méchants") et le reste du monde.

Vite : une prière ... et l'armure se met en place ...

Ce "Divin" puéril que l'on évoque alors prend de nom de "Dieu".

 Mais la pire des calamités qui terrorise chaque humain, est la perspective de sa propre mort. Comment un être aussi jouisseur et essentiel pourrait-il envisager sereinement sa propre disparition, sa propre extinction, son propre néant ?

Il faut donc que les parents divins (les "dieux"), dans leur grande bienveillance, aient prévu une autre vie après la mort c'est-à-dire après la fin de cette vie-ci, dans ce monde-ci. Une autre vie pleine de jouissances et de bonheurs, dont toute peur serait bannie et où le Bien serait le seul maître de tout.

C'est bien la moindre des chose qu'un Divin paternel (Dieu) prévoie une vie éternelle et bienheureuse à tout humain qui l'aura mérité comme tout enfant sage reçoit le cadeau rêvé en récompense de son obéissance, de ses efforts de courtoisie et de ses bons résultats scolaires.

 Le "Divin" parental populaire (le ou les "Dieu(x)" des Religions), si l'on joue convenablement son jeu, prodigue la solution idéale à tous les  problèmes de l'existence et, en priorité, à celui de la mort.

Ainsi, tous les problèmes existentiels sont résolus moyennant obéissance et dévotion (ce qui n'est pas trop cher, au fond).

 J'espère que tout ce qui vient d'être lu, montre toute la puérilité immature des "croyants" (en distinguant avec force les "Croyances" de la "Foi"), et suggère que ce "Divin"-là (Dieu) relève du pur fantasme et de la pure imagination infantile.

Mais j'espère aussi que toute cette critique acide ne puisse être vue comme une apologie de l'athéisme dont le seul "Divin", éternel et omniprésent est le Hasard. Hasard qu'il suffit d'apprendre à exploiter, avec cynisme et rationalité, pour se construire, au jour le jour, une vie telle que souhaitée, jusqu'au jour fatidique, mais sans importance, du décès (un vivant sait qu'il va mourir, mais un mort ne sait pas qu'il est mort ... alors : où est le problème ?)

 Alors se pose la vraie et terrible question : qu'est-ce que le "vrai" Divin au-delà (voire à l'encontre) du Dieu ou des dieux, au-delà (voire à l'encontre) des divagations religieuses et superstitieuses, infantiles et fétichistes.

 Ce Dieu-là est anthropocentrique : l'humain se l'est inventé afin d'avoir, à portée d'esprit et d'âme, un protecteur personnel, un "sauveur", une "assurance-vie" ...

Pour atteindre et comprendre le Divin réel, loin des fantasme puérils humains, il faut changer le regard du tout au tout et poser le problème totalement à l'inverse : quelle est la source, la raison d'être, le moteur de tout ce qui existe – y compris cet humain insignifiant qui se prend pour le nombril du monde.

 

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