Dimanche 20 septembre 2026
D'après Robert Zimmer : "(...) les défenseurs des religions soulignent justement que, si l'homme pouvait tout expliquer de manière rationnelle, on n'aurait aucun besoin de religion" .
Voilà qui est totalement pertinent et qui explique pourquoi les religions fondées sur des dogmes, des croyances et des superstitions dualistes périclitent, mais que les spiritualités montent en puissance car développant à la fois le symbolisme et l'intuition, et épousant la Logicité panenthéiste du Kosmos divin (Ordre et Harmonie de tout ce qui existe).
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Il ne faut surtout pas confondre "athéisme" (le rejet de toute spiritualité, même panenthéiste et le repli sur un anthropocentrisme hédoniste et nombriliste où le hasard joue tous les rôles majeurs) et "irréligion" (le rejet des religions dogmatiques fondées sur des croyances irrationnelles – par définition, toute croyance est irrationnelle).
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Au 5ème siècle, Augustin d'Hippone, un intellectuel romain converti doublé d'un arriviste ambitieux, fonde une théologie chrétienne qui structurera philosophiquement, jusqu'à nos jours, la théologie chrétienne jusque là quasi inexistante puisque cette croyance dualiste et messianiste n'était que racontars plébéiens des classes illettrées.
Avec Augustin, la culture européenne quitta l'Antiquité (le cycle civilisationnel premier fait de trois paradigmes successifs : la Chaldéité – de -1250 à -700 - , l'Hellénité – de -700 à -150 - et la Romanité – de -150 à 400) et entra dans la Messianité qui a alimenté les trois paradigmes successifs suivants (la Christianité avec le messianisme monacal – de 400 à 950 -, la Féodalité avec le messianisme clérical – de 950 à 1500 -, la Modernité avec le messianisme idéologique – de 1500 à 2050) d'un cycle civilisationnel européen, dualiste et manichéen, qui s'effondre de nos jours.
[Rappel : un cycle paradigmatique dure environ 550 ans et un cycle civilisationnel contient trois cycles paradigmatiques successifs et dure donc environ 1650 ans]
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Il est coutumier de scinder la philosophie grecque en quatre écoles : le platonisme, l'aristotélisme, le stoïcisme et l'épicurisme.
C'est oublier un peu vite les magnifiques écoles présocratiques qui, hors l'aristotélisme (qui ressuscite le présocratique), sont infiniment plus profondes que le platonisme et l'épicurisme, voire, même, le stoïcisme. Qu'il suffise de penser à Héraclite d’Éphèse qui a compris le sens de l'évolution et du Devenir cosmique, ou à Parménide qui a fondé l'idée moniste du "Tout est Un", ou à Thalès qui illumine la Logicité géométrique, ou à Pythagore qui inaugure la mystique rationnelle, ou à Démocrite qui fonde une vision atomistique de l'univers.
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Thomas d'Aquin ou comment dévoyer et dénaturer la philosophie rationnelle et moniste d'Aristote au profit des mythes dualistes et messianistes du christianisme.
La scolastique est la plus grande arnaque philosophique jamais perpétrée.
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Voici ce que disait Francis Bacon, dans "La nouvelle Atlantide", à propos des Juifs : "(...) ces derniers exècrent le nom du Christ et nourrissent une haine secrète et invétérée pour les peuples parmi lesquels ils vivent (...)".
Deux thèmes sont évoqués.
Le premier est "l'exécration" du nom du Christ ; il faudrait dire le "refus" de voir dans le personnage de Jésus, inventé par le romanisé Paul de Tarse, la personnification du concept de Messia'h qui est, non pas celui d'un "sauveur", mais celui d'un "oint", c'est-à-dire d'une personne consacrée par l'huile sacrée comme le furent tous les rois et tous les grands prêtres de Jérusalem.
Le second est "la haine" des peuples non juifs : il ne s'agit pas de haine, mais d'une méfiance confortée par deux millénaires d'anti-judaïsme et d'antisémitisme dont le dernier paroxysme fut la Shoah ... et qui montre à nouveau son infâme groin de nos jours.