Dimanche 23 août 2026
A propos de John Stuart Mill (1806-1873) selon le DPP :
"Il n'y a aucune raison pour que la majorité de la population ait plus souvent raison que tort. La plupart des hommes de la classe moyenne ont l'esprit lourd et sont obsédés par l'idée de gagner de l'argent. La classe ouvrière est ignorante et mal informée et, bien que ce ne soit pas de sa faute, fréquemment malhonnête."
En fait, cette réflexion de Mill préfigure l'analyse de Pareto sur la "gaussienne humaine" : 60% de parasites jouisseurs, 25% de prédateurs plus ou moins agressifs, et 15% de constructeurs d'avenir et d'accomplissement. Face à de tels chiffres, l'idée de démocratie égalitaire et de suffrage universel mène droit à la catastrophe.
Et aussi :
"Mill estime que la liberté est la condition principale du bonheur, car le véritable bonheur suppose le développement de la personnalité, or celle-ci ne peut pas se faire sans liberté (...)."
Reformulons : "L'Autonomie est la condition principale de la Joie , car la véritable Joie suppose l'Accomplissement de soi et de l'autour de soi".
Et encore :
"Le paternalisme et la législation sur les comportements moraux doivent être absolument prohibés (...). Fondamentalement (...), les interdits ne peuvent se justifier que comme mesures de protection, (...) tout ce qui est vraiment bon dans la vie suppose que l'on fasse des expériences et que l'on dispose donc de la liberté individuelle."
Cette notion de "paternalisme" que Mill conspue, est effectivement détestable ; c'est pourtant l'attitude commune des démagogues au pouvoir que d'infantiliser les citoyens pour en faire des machines à être contents et satisfaits, et à voter pour eux encore. Il me semble qu'en politique, "démagogie" et "paternalisme" sont quasiment synonymes.
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A propos de Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592) selon le DPP :
"Le scepticisme de Montaigne s'attaque surtout au christianisme qui repose sur une présomption non vérifiée quant au statut de l'homme dans l'univers, et sur sa capacité à élucider sa signification et qui est la cause de la tyrannie, de la persécution et de souffrances inutiles."
Montaigne est un descendant d'une famille juive marrane chassée d'Espagne par la bêtise crasse d'Isabelle la Catholique et de l'inquisiteur Torquemada. Lorsqu'il parle de "christianisme", c'est au "catholicisme" inquisiteur et totalitaire qu'il pense ; catholicisme qui a pourri toute l'Europe latine pendant plus d'un millénaire (en gros, de 400 jusqu'au début du 20ème siècle, mais en déclin graduel depuis la Renaissance et en extinction bientôt totale de nos jours).
La spiritualité messianique et dualiste du christianisme, quoique stérile et absurde, doit être respectée chez ceux qui en sont victimes, mais son dogmatisme religieux est intolérable.
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De Charles -Louis de Secondat Montesquieu (1689-1755) :
"C'est que l'esprit de commerce entraine avec soi celui de frugalité, d'économie, de modération, de travail, de sagesse, de tranquillité, d'ordre et de règle. (...) L'esprit de commerce produit, dans les hommes, un certain sentiment de justice exacte, opposé d'un côté au brigandage, et de l'autre à ces vertus morales qui font qu'on ne discute pas toujours ses intérêt avec rigidité et qu'on peut les négliger pour ceux des autres."
De quoi faire dresser les poils sur les bras de tous les gauchistes du monde et leur éternelle haine du commerce, de l'argent et de l'économie. Et pourtant, c'est Montesquieu qui a raison : le sens du commerce, en tout, c'est-à-dire le sens des échanges équitables, qu'ils soient matériels ou non, monnayés ou pas, est la grande voie de progrès et de sociabilité pour la gent humaine.
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De Bruno Colmant :
"On constate (...) une augmentation fulgurante des maux psychiques liée, entre autre, à la numérisation."
Pour de plus en plus de gens, surtout les plus jeunes, les seuls interlocuteurs sont les réseaux sociaux et les plateformes d'IA, toujours soucieux de fidéliser leurs utilisateurs en se montrant bienveillants, polis, respectueux, provocants, flatteurs, enthousiastes et paternalistes (ce que les autres humains sont plus rarement).
Cet engouement éloigne ces personnes de la réalité du monde et les enferme, peu à peu, dans un monde irréel, fantasmatique, facile, qui ne demande rien et donne tout, qui challenge (au moyen de défis parfois calamiteux) et qui est toujours disponible et accueillant.
Mais tout cela n'est que fuite et incapacité d'assumer et de construire le Réel tel qu'il, avec ce que nous sommes, devenons et construisons réellement.
D'où une béance dualiste (le réel et le virtuel) où l'esprit se déchire dès que la réalité se montre : schizophrénie et paranoïa assurées !
Et Bruno Colmant de continuer :
"Nous validons ainsi, tristement, l'analyse de Blaise Pascal : incapables de demeurer en repos, nous utilisons le divertissement, ici numérique, pour fuir le vertige d'être face à nous-mêmes. Or, c'est dans calme, que naissent nos meilleures idées."
Se divertir (faire diversion) c'est ne pas assumer, c'est s'amuser artificiellement, c'est fuir le Réel ... c'est se suicider humainement et socialement parlant.
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Il faut cesser de croire que les liens sociaux sont la seule reliance indispensable à la personne humaine. Il faut au contraire bien voir que cette reliance sociale n'est que la couche infime et superficielle de l'indispensable Alliance entre la vie humaine et la Vie divine cosmique, l'esprit humain et l'Esprit divin cosmique.
Il faut sortir de cet anthropocentrisme (lié au paradigme finissant de la Modernité) et construire son existence dans le cadre d'un cosmocentrisme ou théocentrisme fondamental (pour le panenthéiste que ce suis, ces deux termes sont synonymes).
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Une technologie n'est jamais ni bonne, ni mauvaise en soi. Ce sont les intentions de ses concepteurs et/ou de ses utilisateurs qui valorisent ou la condamnent.
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L'IA permet de lui déléguer sa pensée et de se contenter des réponses toutes faites qu'elle propose ; cela induit une paresse intellectuelle et mentale dont les conséquences déjà mesurées, sont une baisse, voire une perte, da le faculté cognitive du cerveau humain. L'Ia abêti l'humain dont la paresse mentale invite les réponses toutes faites, naguère des religions et des idéologies, et aujourd'hui des algorithmes simplistes et compilateurs qui se font passer pour des professeurs omniscients.
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Les naïfs et les ignorants pourront développer une nouvelle croyance quasi religieuse en considérant que les algorithmes génératifs possèdent la connaissance absolue et peuvent répondre à toutes les questions, comme certains le croyait de Dieu-le-Père. Ces algorithmes incarneront, pour ces gens-là, la puissance absolue et ils confieront à ces outils numériques le soin de penser pour eux et de leur dire ce qu'il y a lieu de faire dans tous les cas de la vie, tant les plateformes cognitives semblent dépasser l'humain dans tous les domaines et peuvent avoir réponses à tout et conseiller sur tout.
C'est évidemment un leurre absolu car ces algorithmes ne font que compiler la pensée d'autres humains et imiter les langages humains que l'on pourra mettre à toutes les sauces les plus prophétiques ou les plus mystérieuses.
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Croire que l'énergie solaire (panneaux photovoltaïques et éoliennes) pourra remplacer toutes les autres sources d'énergie dont les sources minérales se tarissent de plus en plus, est un leurre du double fait de son intermittence et des besoins énormes de ressources minérales pour fabriquer et entretenir les machines qui la capte et la transforme, et pour transporter leur électricité (réseaux de distribution par fils ou par batteries).
Le vrai problème n'est pas celui de la pénurie d'énergie, mais bien l'impérieuse nécessité de pratiquer sérieusement la plus grande frugalité dans toutes les dimensions de la vie personnelle et industrielle.
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Il est urgent que l'Europe se continentalise et devienne l'Euroland unique, unitaire et unitif, et que disparaissent less nationalismes locaux désuets des Etats-Nations qui n'existent déjà plus qu'en façade.
La mondialisation et le multilatéralisme sont morts.
Le monde humain devient un ensemble de huit continents autonomes en complémentarité parfois et en concurrence souvent.
L'Euroland à aujourd'hui trois ennemis majeurs, tous trois des oligarchies autoritariste : le Russoland gavé d'idéologie militariste, le Sinoland gavé de technologie productiviste et l'Américanoland gavé de populisme financiariste.