Jeudi 08 janvier 2026
La "Hylê" (en grec : Ulh ) représente la "matière vivante" (à l'origine le "bois coupé"). Elle représente bien l'idée de "Substance primordiale et fondamentale" dont tout ce qui existe, est fait.
La présence de Hylê engendre du volume hypersphéroïdien que les humains mesurent en termes d'espace et de spatialité à trois dimensions.
Le Réel produit en permanence de la Hylê pour satisfaire le besoin en ressource qu'exige l'accomplissement de l'Intentionnalité. Et cette production est accumulative, ce qui explique l'expansion de l'univers (le temps ne passe pas, il s'accumule) et implique que la durée se mesure en termes de temps comme quatrième dimension réelle exprimant la "construction" par accumulation.
En gros, le Réel est un hypersphéroïde dont la surface est un hypersphéroïde à trois dimensions et dont la distance entre son centre et son hypersurface mesure la durée d'accumulation de la Hylé (infiniment faible d'abord, puis de plus en plus immense ; c'est l'expansion de l'univers).
Mais le principe de Conservativité impose que cette production reste limitée et circonscrite par le principe simple de conservation de la densité globale (le rapport entre la quantité globale de Hylê et du volume global (à quatre dimensions) du Réel ... qui est le principe même de persistance et de Conservativité du Réel dans son Unité. Mais cette contrainte n'empêche nullement des répartitions nettement non uniformes et variables de cette densité de Substance dans le Volume total et à la Surface globale du Réel.
Ce sont ces variations de densité qu'expriment les mouvements (déplacements de densité), les concentrations ou dilutions (périodiques ou thermodynamiques), les encapsulations (stables et structurées, ou non), les ondes de surface (électromagnétiques ou gravifiques), etc ...
L'énergie, au sens classique, mesure l'intensité de la variation de densité dans une transformation quelconque de forme au sein du Réel-Un. Le principe de constance moyenne globale de densité hylétique implique donc le principe de conservation de l'énergie : toute variation ici doit être compensée là-bas..
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Regarder plus haut que soi ...
Pour quoi (en deux mots) vivons-nous ? Est-ce, comme l'immense majorité le croit, pour satisfaire nos pulsions nombriliques, aussi "nobles", cruelles ou égocentrées soient-elles, ou est-ce pour servir un projet qui nous dépasse.
Contrairement à ce que son orgueil le pousse à croire, l'humain n'est ni le centre, ni le sommet, ni de but du Réel. Comme tout ce qui existe, il n'est qu'un ustensile inventé par ce Réel pour servir son propre accomplissement et grimper toute l'échelle de la complexité : de la prématière à la matière, de la matière à la vie, de la vie à la pensée, etc ...
Ce dernier passage d'échelle est la mission humaine, ici, sur notre Terre, perdue au milieu de l'Univers où des millions d'autres planètes sont animées du même projet : faire émerger l'Esprit à partir de la Vie au travers de la pensée et de la conscience de cette pensée.
L'humain est prisonnier d'une bipolarité : il a une intériorité intime plongée dans une extériorité parfois hostile. Il passe sa vie à dissiper les tensions entre ces deux pôles existentiels. Et selon les époques, tel pôle devient plus puissant que l'autre, et transforme radicalement nos mode de vie. A notre époque, l'intériorité veut, à tout prix, s'imposer à l'extériorité, d'où les égocentrismes, les individualismes, les violences, les haines, les ostracismes, les incessantes recherches de bouc émissaire porteur de tous les péchés du monde, ... mais d'où, aussi, les sentiments de solitude et d'abandon pouvant mener &aux psychoses et au suicide.
Tant que l'on reste prisonnier de cette bipolarité qui, si l'on veut bien y réfléchir, apparaitra en fait très artificielle et superficielle (mon extériorité s'intériorise en me nourrissant, par exemple, et mon intériorité s'extériorise en agissant, par exemple).
L'intérieur et l'extérieur, contrairement à ce que pensaient Augustin d'Hippone et Descartes, ne sont pas des mondes de natures différentes (le corps et l'âme). Ils ne sont que deux expressions complémentaires et intriquées du même Réel qui s'y exprime, qui s'y manifeste, qui s'y accomplit : ce platane et cette mésange sont autant moi que je suis eux.
L'abolition de la dichotomie entre l'intériorité et l'extériorité, aussi artificielles l'une que l'autre, dépasse la bipolarité apparente des existences par la voie de la communion (du latin cum munire : "construire ensemble").
Cette abolition ne se fait ni d'un claquement de doigt, ni par miracle ; elle appelle un cheminement que l'on appelle, selon les cas et les méthodes, initiatique ou mystique.
Il ne s'agit pas de croyances, de bondieuseries, de salamalecs religieux au sens classique. Il s'agit de descendre au plus profond de soi pour y trouver le beaucoup plus haut que soi, pour y trouver l'Unité absolue et intemporel du Réel-Divin dont tout ce qui existe fait intégralement partie, y compris toutes les tensions bipolaires qui font que ce Réel évolue sans cesse et s'accomplit de l'intérieur.
Répétons-le, il ne s'agit pas de croyances (c’est-à-dire de réponses dogmatiques toutes faites que l'on sort du chapeau comme un chapelet). Il s'agit de Foi c'est-à-dire de confiance (cum fidere : "se fier avec") en l'Unité absolue et intemporelle de tout ce qui existe, de tout ce qui advient, de tout ce qui devient.
La tradition kabbalistique résumait cette Foi en une phrase toute simple en apparence, mais qui demande des années de travail intérieur pour être réellement vécue :
"Tout vient de l'Un et retourne à l'Un."
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Quoi ? Percevoir et représenter consciemment ce que l'on vit – l'Apprenti.
Comment ? Intégrer ce que l'on vit dans sa conception et compréhension du monde – le Compagnon.
Pour-quoi ? Intégrer que tout ce qui existe et évolue, que tout ce qui se passe, ne sont que des manifestations de l'accomplissement du Réel-Un-Divin – le Maître.
Le grade de Maître est né de la faillite des religions chrétiennes à répondre au "Pour-Quoi ?" ; il a donc fallu construire une cheminement mystico-initiatique proprement maçonnique pour pallier cette carence religieuse chrétienne apparue dès le 17ème siècle (le siècle des Bacon, Grotius, Hobbes, Descartes, Pascal, Locke, Leibniz, Spinoza, Kepler, Galilée, Huygens, Newton, Fermat ...).
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L'humanité est composée de 90% de crétins qui demandent des réponses toutes faites (religieuses ou politiques) et où l'on ne recrute pas les Francs-Maçons auxquels, comme par hasard, il est interdit de parler de religion ou de politique.
Il faut en finir avec l'égalitarisme socialo-gauchiste, hérité de l'égalitarisme chrétien. L'humanité est divisée : des élites (selon les diverses dimensions des talents humains), d'une part, et du peuple, d'autre part.
La FM ne concerne que cette élite ... et ce, depuis le début.
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La faillite du christianisme se passe à partir du 16ème s. et explose au 17ème s. où l'élite (intellectuelle et spirituelle) prend ses distances vis-à-vis du dogme catholique et où explosent les voies "hérétiques" diverses. Le 17ème siècle (le second du paradigme moderne après l'humanisme du 16ème s.) est le siècle d'or de la pensée du cycle moderne qui se termine sous nos yeux.
Le 17ème siècle fut le siècle de la montée en puissance et en intelligence de la rationnelle Modernité après le siècle humaniste qui l'entame et avant le siècle triomphaliste et orgueilleux du criticisme, du philosophisme et du luminarisme que fut le 18ème (avant le déclin positiviste et scientiste du 19ème, et le nihilisme du 20ème).