Jeudi 12 mars 2026
Le banquet Rose+Croix du Jeudi d'avant Pâque(s).
Pour la tradition chrétienne, ce repas symbolise les adieux de Jésus à l'existence humaine avant sa résurrection à la vie divine trois jours plus tard, le dimanche. C'est la dernière cène. La dernière bénédiction du pain et du vin, et l'institution de l'eucharistie.
Mais la fête de Pâque est bien antérieure à cette cérémonie christique et remonte à l'Exode des Juifs, sous la conduite de Moïse, hors du pays d'esclavage qu'était l'Egypte,
Le jeudi d'avant Pâque (Pessa'h, en hébreu, qui signifie le "passage" du pays de l'esclavage au pays où l'attend la Révélation de la Loi sur le mont Sinaï) est le jour terrible du sacrifice de l'agneau et du badigeon des portes et fenêtres avec son sang de façon à protéger les maison juives du passage des anges exterminateurs.
C'est peut-être aussi cela que nous suggère la Rose+Croix : le "passage" de cet instrument de souffrance et de torture qu'est la Croix, à la Rose, symbole de Splendeur et de Vie.
Dans tous les cas, le banquet du Jeudi d'avant Pâque(s) symbolise le passage de la Souffrance à la Joie, de l'Esclavage à la Liberté, de la Vie subie à la Vie construite, de l'Humanité à la Divinité, de la Profanité à la Sacralité.
La Croix est noire, symbole de mort. La Rose est rouge, symbole du sang de Vie.
Dans la tradition juive, la Pâque se fête le 14ème jour (le soir de la pleine lune) du mois de Nissan (le premier mois de l'année solaire et du printemps) : la première pleine lune de la nouvelle année ... Symbole de Lumière et de Renouveau. Symbole de Renaissance.
Ce qui frappe, dans cette fête de la libération et du renouveau, c'est qu'elle soit placée sous le signe de la Lune et que le renouveau solaire (le printemps naissant) soit relégué au second rang. Ce choix n'est pas innocent parce qu'il place l'intériorité (la Lune) bien en avant l'extériorité (le Soleil).
La "libération" et le "passage " sont affaires intérieures, intériorisées, intimes, personnelles, invisibles par "ceux du dehors".
Il est tellement plus difficile de se libérer intérieurement, intimement, alors qu'il est si facile de succomber aux exigences externes, aux modes, à la morale bien pensante, à l'image de soi, à la réputation que l'on vous impute, au statut que l'on vous colle sur le dos, ...
Il est tellement plus confortable d'être bon esclave que de se vouloir libre.
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Il est plus confortable d'accepter ses esclavages que de construire ses libertés.
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L'humanité, par facilité, est en train de choisir la médiocrité !!!
Les réseaux sociaux et l'algorithmisation effrénée, comme le gauchisme et le parasitisme organisé, en sont d'excellents indices parmi d'autres.