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Jeudi 28 mai 2026

La dénomination "siècle des Lumières" pour le 18ème siècle est typiquement franco-française. Ce siècle a pris les teintes des Lumières en France (Rousseau, Diderot, d'Alembert, ... et même cet arriviste bourgeois de Voltaire), mais l'Allemagne a vécu, elle, l'Aufklärung et la Grande-Bretagne l'Enlightenment qui n'ont pas grand' chose à voir avec le mouvement français.

Si l'on veut bien caractériser ce courant du 18ème siècle, appelons-le le "Luminarisme" qui prit la forme d'un Populisme en France, d'un Intellectualisme en Allemagne (Kant, Wolff, ...) et d'un Utilitarisme en Grande-Bretagne (Hume, Locke, ...).

Ces trois courants ont peu à voir les uns avec les autres sauf à vouloir sortir du centralisme, du dogmatisme et du despotisme monarcho-religieux.

Mais on oublie trop souvent que ce Luminarisme a eu un concurrent autrement plus puissant mais par trop élitiste : le Romantisme, rejetant monarchie et religion, indifférent à l'humanisme sous toutes ses formes, mais tourné vers la Vie, l'Esprit, le Cosmos, le Divin ; bref, vers le dépassement absolu du nombrilisme social, intellectuel ou utilitaire de la gent humaine (voir mon "Eloge du Romantisme" paru chez Massaro en 2015 et préfacé par Michel Maffesoli).

Notre aujourd'hui, encore héritier de la Modernité luminariste, est à bout de souffle : l'humanisme à viré au socialo-gauchisme, l'utilitarisme a viré au financiaro-mercantilisme, et l'intellectualisme a viré à l'académisme verbeux.

L'heure est sans doute venue d'une renaissance d'un néo-Romantisme où l'on retrouvera l'écosophie, la cosmosophie, le panenthéisme, le post-humanisme, la fin des démocratismes et des égalitarismes, etc ... : le triomphe des talents et mérites personnels contre la dilution populiste, égalitariste et démocratique. 

 

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 La diversité est la plus grande des richesses.

Pourquoi l'affirme-t-on dans la Nature et le nions-nous chez les humains ?

Culturellement et ataviquement, un Togolais ne sera jamais un Finlandais, un Chilien ne sera jamais un Thaïlandais. Parallèlement un docteur en biochimie ne sera jamais un mineur de fond et un génie poétique ne sera jamais un illettré, de même, malgré tous les tripatouillages esthético-chirugicaux, un homme ne sera jamais une femme.

Le problème n'est jamais la différence, mais la vision que l'on porte sur elle. La différence n'exclut nullement (réclame au contraire), la camaraderie, le respect mutuel, la complémentarité, la coopération dans le respect absolu de l'autre, de ses différences et de ses modes de vie (ne jamais déranger l'autre).

Alors, de grâce, que l'on ne me parle plus jamais d'égalité et d'égalitarisme entre les humains : ils sont tous différents, tous uniques et appartiennent à des cultures radicalement autres, parfois difficilement conciliables. C'est en ce sens qu'intervient le respect mutuel : ne jamais nuire à l'autre, à sa culture, à ses modes de vie, à ses besoins de paix, de calme et de sérénité.

Que chacun reste chez soi, dans son cocon, dans sa bulle, dans son monde et fiche la paix à tous les autres : semblables ou différents. 

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 Le cosmos (ordre et harmonie) émerge parfois du chaos.

La néguentropie triomphe parfois de l'empire entropique.

 

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