Lundi 03 août 2026
Le talent, comme beaucoup de constituant de la personnalité, est une graine que l'on reçoit à la naissance. Ce peut être une graine de violette modeste, de chêne majestueux ou d'orties malfaisantes. Peu importe car le talent se nourrit de ses propres mises en œuvre, et ces œuvres le font grandir ou mourir selon l'intention qui en est le terreau fertiliseur.
Un même talent peut conduire à la meilleure ou à la pire des œuvres : ainsi de l'art de gouverner, de décider, de convaincre, de protéger, de construire, de produire, de vendre, etc ...
Ainsi le talent est une ressource, issue de la chance, qui n'a aucune valeur en soi, mais qui peut prendre valeur au travers des œuvres au service desquelles il est utilisé.
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Le monde humain n'a "besoin" d'institutions politiques et juridiques que tant que chacun ne donne pas le meilleur de lui-même à l'accomplissement (sans nuisance) de soi (de son intériorité) et du monde (de son extériorité y compris les autres humains de ses communautés).
Arrivée à ce stade, l'humanité aura atteint sa pleine maturité de Vie et pourra se consacrer totalement au développement de l'Esprit (qui, aujourd'hui, est encore latent, voire récessif, pour l'immense majorité des humains).
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L'humanité n'est pas un "Tout", mais seulement un "Ensemble" de communautés disparates.
Les ethnies et cultures sont aussi nombreuses et différentes qu'il existe de races de chiens avec, chacune, ses qualités et ses défauts, ses attraits et ses laideurs. Et dans chacune de ces communautés ou ethnies et cultures, les personnes humaines ne sont pas non plus égales, puisque toutes différentes.
Que l'on cesse donc de faire appel à ces niaiseries que sont l'humanisme, l'égalitarisme, etc ...
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Le "contrat social" exprimé par Rousseau et repris jusqu'à la nausée par beaucoup, n'existe pas. Du moins, moi, je n'ai personnellement jamais signé un tel contrat qui ne me concerne donc pas. Je me suis contractuellement engagé, de mon propre chef, à un contrat de contribution à l'accomplissement du Tout-Un, du Divin, donc de la Matière, de la Vie et de l'Esprit.
Je n'ai signé aucun contrat spécifique avec l'humanité qui, d'ailleurs, exprimée comme un Tout unitif, n'existe pas.
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Ce que j'ai appelé l'écosophie est un engagement profond à se consacrer à l'accomplissement de son œuvre ou de sa mission, en totale harmonie avec l'accomplissement constructif du monde alentour (humains y compris) qui fournit la plupart des ressources qui sont nécessaires à cet accomplissement.
Cela passe par les notions de frugalité, de respect, de connivence, d'équité, de réciprocité, etc ...
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Du "Dictionnaire de la pensée politique" à propos de la Démocratie :
"Les démocrates pensent que les gens possèdent la capacité de s'autogouverner, ou qu'ils peuvent l'acquérir par l'éducation. Leurs détracteurs estiment que les gens sont trop insensés pour gouverner sagement."
Il me paraît évident que la majorité des humains sont des crétins ignorants, incapables de voir plus loin que leur nombril, et dénués de tout sens critique (d'où le succès les démagogues, des "communicants", des auteurs et des journalistes populistes).
L'enlisement de presque tous les Etats d'aujourd'hui dans l'incompétence, la bureaucratie, l'idéologie et l'inefficacité montre que "l'idéal" démocratique est aujourd'hui dépassé : la complexité réelle du monde réel ayant largement dépassé les limites cérébrales de la plupart des gens, intellectuels y compris.
Nous vivons un chaos inter-paradigmatique qui signe la fin de "l'idéal" démocratique et appelle son remplacement par d'autres systèmes de régulation qu'un Etat dans la main de politiciens élus et de fonctionnaires dépassés.
Mais soyons clairs, les systèmes autoritaires, tyranniques et totalitaires sont encore plus dans l'impasse que les systèmes dits démocratiques.
L'avenir est aux technocraties méritocratiques dotées d'outils de prospective, algorithmiques et puissants, efficaces et en constante évaluation et évolution face à la réalité mesurée du monde réel.
L'heure de tous les messianismes, de tous les idéologismes, de tous les idéalismes est définitivement passée.
Les petits modèles d'une jolie société bien proprette sont désormais complètement dépassés du fait de la croissance exponentielle de la complexité des problèmes réels posés par les mondes humains et par le monde non humain dont leur survie dépend.