Lundi 07 septembre 2026
La politique et le "romantisme" selon le DPP :
"En rejetant les principaux postulats du rationalisme du "siècle des Lumières" le romantisme a pu apparaît e comme une révolte contre la modernité en tant que telle. Il s'est opposé à l'uniformité dans l'évaluation des phénomènes culturels et, pour la même raison, il a tourné le dos aux fondements méthodologiques du modèle newtonien de la connaissance scientifique parce que recherche des lois, fondée sur la possibilité de quantifier et de calculer toute matière, ne rend compte que d'un aspect abstrait et appauvri des personnes et ne peut aucunement expliquer l'intimité et la richesse des relations qui les unissent à la nature et les uns aux autres.
(...) une tendance fortement panthéiste présente l'homme et la nature comme essentiellement adapté l'un à l'autre : ce sont des parts d'un univers vivant qui est accessible à la compréhension humaine par l'intuition et la communion.
(...)
Ils condamnaient la tendance à la rationalisation bureaucratique (manifestation de l(Etat-machine (...), la tentative d'unification par la loi (...) et, surtout, la demande révolutionnaire pour obtenir des droits politiques égaux fondés sur une fausse uniformité de la nature humaine."
Il est exaspérant de constater l'obstination du rationalisme et du positivisme à courte vue, de réduire la révolution romantique aux seules mièvreries esthétiques, poétiques et artistiques.
Bien plus haut que cela, le Romantisme est un mouvement culturel terriblement en avance, qui avait déjà compris ce que les sciences de la complexité redécouvrent de nos jours : les limites et la pauvreté du rationalisme pur, du mécanicisme, de l'analycisme, du positivisme, du phénoménologisme, du quantitativisme, du mathématisme qui ont fait la science de Newton à Einstein ou à Bohr ou à Whitehead ou à Bergson. Il réhabilite les visions intuitives et holistiques, panenthéistes et processuelles, intentionnalistes et unitive. Cel ne signifie nullement qu'il faille biffer d'un trait de plume toute la science développée entre 1600 et 1916, mais bien qu'il faille la dépasser si l'on veut appréhender la complexité réelle de ce processus intentionnaliste qu'est l'univers (la surface tumultueuse actuelle de l'océan cosmique) et le cosmos (ordre et harmonie).
Il en va de même pour le "phénomène humain" qui n'est jamais réductible à des comportement stéréotypé, à des statistiques et à des vue égalisatrices et uniformisantes.
L'Etat, aujourd'hui, est la parfaite illustration d'une vision mécaniciste de la réalité et de l'évolution des sociétés humaines qui, en fait, sont des réseaux évolutifs de communautés elles aussi évolutives de personnes radicalement uniques et différentes (donc absolument pas égales entre elles ni termes génétiques, ni en termes éducationnels, ni intellectuellement, ni spirituellement, ni culturellement).
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Selon le Flash Liaisons de mon ami François Introvigne :
"Les PME restent plébiscitées par les salariés... pour la proximité managériale, l'équilibre de vie et la qualité des relations humaines."
Oui cela signe l'arrêt de mort des grandes (monstrueuses) grosses entreprises monolithiques qui n'ont pas eu le courage de se transformer en réseaux de petites entités autonomes, animées par une culture et un vaste projet commun.
De Dominique Moïsi :
"À l'heure de la fin des certitudes, il est plus que jamais nécessaire d'être passionnément modéré. Le pire n'est pas inévitable même s'il semble se rapprocher. L'Europe est une très grande puissance qui s'ignore."
Mais devenir cette "très grande puissance, l'Europe doit devenir l'Euroland et éliminer les Etats-Nations qui continuent de vivre selon des schémas politiques et nationalistes surannés !
De Marie Robert, philosophe :
"Tout ce qu’il y a de beau, de profond, de solide, exige de nous une vertu essentielle, une vertu magistrale, que peu à peu, nous perdons totalement : la patience.
C’est l’élément incontournable pour laisser aux trajectoires du cœur, du corps et de l’esprit, la possibilité de percevoir toutes les nuances.
La patience est indispensable pour créer, pour performer, pour intégrer, pour apprendre.
La quête permanente d’efficacité dans laquelle nous vivons obsessionnellement nous pousse à rester en surface.
La pression du résultat nous ôte la force du processus. Nous traversons parfois nos existences comme des somnambules, toujours impatients de l’étape d’après, du jour d’après, du job d’après, du grade d’après, de l’histoire d’après.
On ne peut pas contraindre la grandeur à advenir, on ne peut pas aller plus vite que le processus de la vie."
Ne jamais confondre accomplissement et épanouissement (personnel ou collectif) avec performance et rentabilité !
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De Charles Pépin :
"Enfance, éducation, souvenirs heureux ou traumatiques : notre passé ne passe pas. Il est toujours présent. Il nous appartient alors d’établir une relation apaisée et féconde avec notre mémoire. Celle-ci n'est pas, comme on le pense souvent, un stock de données. Les neurosciences nous apprennent, au contraire, que la mémoire est dynamique, mouvante. Nos souvenirs ne sont pas figés, ils s’apparentent à une partition à interpréter.
Notre rapport au passé doit être repensé. Nous pouvons entretenir un rapport libre, créatif, avec notre héritage. Notre bonheur dépend de notre capacité à bien vivre avec notre passé."
Le temps ne passe pas ; il s'accumule et couches superposées éternellement réelles "sous" le présent qu'elles fondent et façonnent dans le sens de l'accomplissement de l'intentionnalité.
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L'hexagramme de dissipation des tensions bipolaires : six scénarios dont trois entropiques et trois néguentropiques.
Le triangle entropique :
- A veut assujettir B
- B veut assujettir A
- A et B s'entredétruisent.
Le triangle néguentropique :
- A et B décident de se séparer
- A et B négocient des règles mécaniques de comportements réciproques
- A et B tentent de dépasser l'antagonisme par émergence d'une fusion.
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A propos de la "Sanction" selon le DPP :
"Dans le domaine politique, la sanction est généralement définie comme le fait que l'Etat inflige une mesure considérée comme déplaisante à une individu ou, plus rarement, à un groupe en réponse au fait que cet individu ou se groupe a porté atteinte aux lois de cet Etat. Les éléments de cette définition sont relativement incontestés. Le débat porte essentiellement sur le nature de la justification de la sanction par l'Etat."
Il y a, dans cette définition, un présupposé très contestable à savoir que la Loi exprime le Bien "absolu" qui n'existe pas, et que contrevenir à cette Loi, c'est faire le Mal "absolu" et donc Nuire à une personne ou à ses biens, ou à un groupe ou à son patrimoine, même si ces "victimes" ne se considèrent en rien comme lésées. Or rien n'est moins vrai. Ce qui est "nuisance" pour l'un ne soulèvera qu'indifférence pour un autre. Une Loi qui est la même pour tous est une absurdité du simple fait que tous les humains étant différents et uniques, ce qui semblera "gravement" nuisible pour l'un, ne le semblera pas pour l'autre.
Cela signifie qu'il ne faut pas de Loi générale, mais des procédures de jugement (et donc des juges triés sur le volet pour leur sens de l'équité et leur talents d'écoute et de décision, et à qui les institutions donnent confiance).
L'idée que la Loi est la même pour tous et que tous sont égaux devant la Loi, est d'un simplisme pitoyable.
Il n'est de justice qu'au cas par cas, car la sanction n'est, en fait, que la compensation d'un préjudice subi par la victime et ressenti comme tel par celui-ci.
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De Hölderlin :
"Ce qui vit près de la source ne se résout pas à quitter aisément le lieu."
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De Chateaubriand :
"L'aristocratie a trois âges successifs, l'âge des supériorités, l'âge des privilèges, l'âge des vanités. Sortie du premier, elle dégénère dans le second et s'éteint dans le dernier."