Lundi 15 juin 2026
Vieillir, c'est mourir de plus en plus vite
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De mon ami Luc de Brabandere :
"L'intelligence artificielle ne "comprend" pas le monde au sens humain du terme. Elle calcule des réponses plausibles à partir d'immenses volumes de données, un peu comme nos propres biais cognitifs nous poussent parfois vers des raccourcis mentaux. Le principal risque de l'IA n'est peut-être pas la disparition massive du travail humain. Le risque est plus subtil : construire des organisations ultra-performantes technologiquement mais appauvris humainement. Développer des entreprises où l'on optimise les processus tout en fragilisant progressivement l'engagement, la confiance et l'identité professionnelle. Dans la vie réelle, il y a souvent davantage d'inconnues que d'équations. L'IA excelle dans les problèmes où les règles sont identifiables, où les données sont abondantes et où la logique probabiliste fonctionne efficacement. Mais le management, la transformation, la confiance, la dynamique collective ou le discernement stratégique relèvent rarement de systèmes totalement rationnels et fermés. Plus les organisations automatiseront certaines tâches cognitives, plus la valeur humaine se déplacera vers ce qui échappe précisément au calcul pur. Le discernement. Le jugement. La relation. L'éthique. La capacité à arbitrer dans l'incertain. La création de sens collectif."
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Toutes les mathématiques classiques sont basées sur cette idée simplissime : 1+1=2. De là l'arithmétique, de là l'algèbre, de là la géométrie cartérienne et ses dérivées,
Mais on omet généralement de spécifier précisément ce que signifie le 1 et le signe +.
Dans la réalité du Réel, rien, sauf le Tout, n'est "un". Ce que l'on appelle "un" n'est qu'une apparence fugace d'une portion "visible" ou momentanément "distinguable" du Un.
Quant au "plus", il est bien plus qu'un inventaire d'unités imaginaires qui ne sont, en fait, que des manifestations fugaces et variables du Un. En fait, le "plus" suggère une interaction; une interrelation, une interférence entre deux portions plus ou moins distinguables du seul Un qui est le Tout.
Pour le dire autrement : une "entité" dans le Un, "plus une autre "entité" dans le Un, donne une nouvelle "entité" résultant des interactions entre les deux premières.
La simple somme arithmétique classique n'existe tout simplement pas.
Voilà qui nous fait passer de la mathématique "algébrique" à la mathématique "processuelle". Et cette seconde ne se réduit jamais à la première !
En chimie classique, par exemple : une molécule bien définie "plus" une autre molécule tout aussi bien définie, donne une troisième molécule qui peut n'avoir rien à voir avec les deux premières (une molécule d'hydrogène "plus" une molécule de chlore "donne" une molécule d'acide chlorhydrique).