Lundi 24 août 2026
La Chine va étendre le Sinoland à une grande partie de l'Asie extrême orientale en commençant par Taïwan ... ce qui en fera le plus grande puissance terrestre avant l'Américanoland qui, lui, s'étendra vers le Groenland, abandonnera l'Euroland à son sort, fera du Latinoland un continent sous sa botte mais perdra son hégémonie économique, militaire et financière.
L'Afroland continuera à croupir dans ses magouilles et d'être piller dans ses ressources naturelles.
L'Indoland ne bougera que très peu.
L'Euroland qui s'est laissé vivre pépère en wagon de première classe tiré par la locomotive des USA depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, est prise entre deux mâchoires agressives : le Russoland qui, heureusement, n'est pas loin de la faillite financière, et l'Islamiland dont les ressortissants immigrants envahissent littéralement les pays d'Europe, forts de leurs convictions religieuses, et déstabilisent profondément des quartiers entiers de nos grandes villes où ils s'adonnent à tous les trafics. Il est plus que temps que l'Euroland se continentalise, se construise une autonomie tous azimuts, se remilitarise et s'allie avec l'Indoland (lui aussi en butte aux pressions du Sinoland, de l'Islamiland et même du Russoland).
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L'avenir économique en Europe, mais aussi partout ailleurs, sera déterminé par l'accès, non pas à du capital (les métiers de demain seront immatériels), mais la connaissance, l'expertise et la virtuosité. Il n'y aura plus de place pour la médiocrité (qui pourtant, avec les systèmes scolaires et universitaires actuels, s'installe insidieusement parmi les jeunes générations, nombrilistes et paresseuses, hédonistes et immatures).
En conséquence, il est temps que les jeunes et les enfants à venir fassent de leurs études, puis de leur entrée dans un métier de bon niveau, le moteur essentiel de leur vie quotidienne. Répétons-le : il n'y aura de bien-être et de bien-vivre que pour ceux qui maîtrisent la connaissance, l'expertise et la virtuosité.
Le travail n'est déjà plus un affaire ni de mains, ni de bras, ni de muscles (il y a les robots pour ces tâches-là), mais bien affaire de cerveau de tête bien pleine et bien faite, de capacité à connaître et à penser, de méthodologie sérieuse et complexe, etc ...
Et cet apprentissage du "génie" intellectuel est bien sûr affaire de méthodes d'enseignement (qui sont complètement ravagées aujourd'hui, au nom de l'égalité des chances, par un nivellement par le bas), mais surtout de pressions permanentes des parents qui doivent reprendre sérieusement en main leur devoir de motivation, d'exigence et d'intransigeance (au lieu du laisser-faire continuel, de la résignation paresseuse à faire de l'élevage de petits gamins capricieux, teigneux, coléreux et, trop souvent, addicts des "paradis artificiels" – tant chimiques qu'algorithmiques - et allergiques à l'effort).
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Lu dans "L'Echo" :
"Le titre du nouvel ouvrage de François Jullien, "À toi qui n'as pas renoncé à penser "(Grasset), pourrait servir de mot d'ordre à cette rentrée. Dans ce nouveau livre, le philosophe s'interroge sur la place que nous accordons encore à la pensée critique dans un monde saturé d'informations, de réactions immédiates et de communication permanente. François Jullien ne cherche pas vraiment à proposer une nouvelle doctrine. Il défend une manière de penser et une certaine exigence intellectuelle : prendre le temps de comprendre avant de réagir, accepter le doute et continuer à réfléchir, même lorsque tout nous pousse à aller vite. C'est finalement une invitation à ne pas renoncer à l'effort de penser par soi-même."
Voilà qui va dans le sens exact que je développais juste au-dessus ...
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De mon ami Bertrand Vergely (in : "Une vie pour se mettre au monde" – écrit avec Marie de Hennezel) :
"Bergson a découvert la profondeur de la mémoire. C'est, selon lui, le substrat de l'univers. Le passé ne se détruit pas. Il se conserve. Tout se conserve. De plus en plus. Tout est donc inachevé. De plus en plus, puisque tout augmente. Nous ne le percevons pas. Ou plutôt, Nous le percevons à l'envers. Comme tout est inachevé et comme tout pèse de plus en plus puisque tout se charge de mémoire, nous ne voyons dans la vie qu'une finitude inachevée."
L'Accumulativité est une des propriétés fondamentales de la Substantialité et de l'Activité du Réel. Elle induit, par exemple, l'expansion de l'Univers. La réalité du Réel est accumulation mémorielle, couche instantanée après couche instantanée. Tout le passé du monde est accumulé sous la mince couche de présent que nous vivons ici et maintenant. Tout le passé reste réel ; il est éternel ... mais inactif. Seul la couche présente est active et engendre les émergences qui s'accumuleront, elles aussi.
Notre mémoire humaine personnelle n'est qu'un reflet, en nous, de la mémoire cosmique. Et, peut-être bien que c'est là qu'il faut chercher la signification de l'intuition : ressentir des bribes de la mémoire cosmique en plus de notre mémoire personnelle.
Le moteur cosmique et divin de cette activité accumulatrice est l'Intentionnalité, une autre propriété fondamentale du Réel (avec l'Unité, la Logicité et la Constructivité).
Pourquoi le Réel-Un-Divin évolue-t-il ? Parce qu'il n'a pas encore atteint son plein épanouissement, c'est-à-dire l'épuisement de toutes ses potentialités qui surgissent en lui au fur et à mesure de son accomplissement. Il ne sera jamais achevé ...