Mardi 05 mai 2026
Lorsque, comme on le fait naturellement depuis bien longtemps (même en physique théorique), on parle en termes d'"objets" discernables et nommés.
Ceci est une camionnette Peugeot, immatriculée XYZ, de couleur rouge et servant à la vente de légumes sur les marchés.
On parle ainsi de l'objet au sein de catégories conventionnelles et artificielles.
Mais on pourrait (devrait) dire que cette camionnette-là a été conçue, fabriquée, aménagée et réaménagée plusieurs fois pour divers usages, qu'elle a été repeinte plusieurs fois, que certaines pièces ont été réparées, voire remplacées, qu'elle commence à montrer des traces importantes d'usure et qu'un jour elle sera mise au rebut, désossée, démontée, partiellement récupérée ou recyclée, etc ...
On comprend la différence profonde et capitale entre ces deux descriptions : la première est objectale, la seconde est processuelle.
Et la seule qui corresponde vraiment à la réalité du phénomène décrit, est sa description processuelle qui, pourtant, est la moins familière aux humains.
La camionnette "objet" n'est que l'apparence phénoménologique externe de la convergence organisée d'une myriade de processus dont elle n'est que la manifestation.
Et il en va de même pour tout ce qui existe !
Si l'on veut faire de la vraie physique (ou cosmologie), c'est de cette convergence processuelle complexe qu'il faut parler et non de l'apparence transitoire du phénomène qui en résulte (apparence plurielle dont chacun choisira, subjectivement, celle qui lui convient).
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"La Tragédie migratoire et la Chute des empires: Saint Augustin et nous" de Chantal Delsol :
"Augustin d’Hippone, saint Augustin pour les chrétiens, a vécu à l’époque angoissante où son monde était en train de se défaire (Ve siècle). Après une existence tumultueuse, il est mort dans sa ville assiégée par les Vandales.
L’analogie s’impose entre son époque et la nôtre. Dans les deux cas, un empire très civilisé, puissant et orgueilleux se voit investi et finalement démantelé par des cultures plus frustes et moins avancées, qu’à son époque on appelait « barbares ». Dans les deux cas, l’empire en question est responsable de graves manquements, parce que la puissance court toujours à la démesure et à la violence. Dans les deux cas l’empire menacé manifeste une culpabilité, chrétienne alors, aujourd’hui postchrétienne, vis-à-vis des envahisseurs qu’un mystérieux complexe l’empêche de repousser efficacement. Dans les deux cas, la fin qui approche laisse penser à quelque apocalypse, et il en est de toutes sortes. Les temps sont noirs et incertains. L’esprit s’avance dans cette obscurité.
Mais l’espérance est toujours neuve. Augustin, jeunesse chahuteuse, âme tourmentée, cœur casanier détestant les voyages, ne redoutait pour lui-même qu’une chose : se donner « une vie gonflée de vent ». C’est peut-être le sens de la vie qui manque le plus aux époques comme la nôtre. L’auteur de La Cité de Dieu est un penseur des commencements, un écrivain de la promesse."
Augustin d'Hippone est le vrai fondateur du paradigme chrétien (de 400 à 2050) lors de la chute de l'empire romain.
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Israël est le dernier rempart qui protège l'Europe de la barbarie islamiste.
Il est urgent que les Européens en prennent conscience.