Mardi 08 septembre 2026
Le principe de pluralité est toujours préférable au principe d'égalité.
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A propos de "Joseph Schumpeter", selon le DPP :
"Schumpeter introduit l'idée que la démocratie est une forme de coordination dans le domaine politique qui peut être comparée au rôle des mécanismes du marché en ce qui concerne le fonctionnement du secteur privé dans le domaine de l'économie. Le processus politique est considéré comme un processus de marché dans lequel les électeurs sont les demandeurs et les hommes politiques sont les offreurs."
Cette idée de Schumpeter est une évidence : les partis politiques sont des entreprises qui offrent des paquets, prêts à l'emploi, de produits idéologiques qui s'achètent et se vendent au prix d'une monnaie faite de bulletins de vote.
Ce qui n'exclut aucunement, comme dans toute entreprise, que les membres du conseil d'administration qui dirigent le parti, ne puissent avoir des divergences de vue entre eux et doivent se mettre d'accord sur la nature exacte du produit politique qui sera promu sur les marchés électoraux.
Et comme toute entreprise, le parti s'organise et se hiérarchise : des têtes pensantes, des managers de campagne, des troupes de militants qui forment le prolétariat politique, et des outils et tactiques de marketing.
On peut aussi observer des fusions et des scissions d'entreprises partisanes selon les conjonctures, les époques et les tendances socio-économiques des clientèles.
Comme sur tous les marchés, il y a des produits faciles, bon-marchés, de piètre qualité mais hauts en goût, et populaires ("du pain et des jeux"), et il y a des produits de luxe qui ne visent que des publics avertis (des visions prospectives à moyen et long termes).
Entre les partis, la concurrence joue à plein en démocratie ... alors qu'en dictature, le parti unique établit un monopole d'Etat.
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A propos de la "Social-démocratie" selon le DPP :
"Marx estimait que le capitalisme, au fur et à mesure de son développement, engendrait une polarisation des classes sociales ; d'un côté le prolétariat opprimé et exploité et de l'autre les exploiteurs : les capitalistes. Bernstein estime que cette polarisation n'a pas eu lieu. Bien au contraire, une différenciation sociale plus fine s'est développée avec la croissance d'activités conduisant à la constitution d'une classe moyenne. (...)
L'accroissement de l'égalité devait se réaliser grâce à la mise en place de deux moyens fondamentaux. Le premier et le plus général est la croissance économique. Crosland considère que pour réaliser une plus grande égalité dans les sociétés démocratiques avec le minimum de tensions sociales, il faut que l'égalisation se fasse à un niveau élevé et non par un abaissement du niveau de vie de chacun au niveau de vie le plus faible."
Il est temps de comprendre que le marxisme est une immense fumisterie, une escroquerie intellectuelle et idéologique : les classes sociales n'existent pas. Quel que soit le critère de comparaison entre les humains, on voit apparaître une courbe de type gaussien avec une minorité élitaire, une minorité inadaptée et une majorité médiane (en gros : 20% de paumés ignares, 60% de médiocres et 15% de talentueux).
Quant à l'oppression et à l'exploitation du "prolétariat" (c'est-à-dire des salariés des entreprises), il faut n'avoir jamais exercer de fonctions managériales pour ignorer que la performance (technique, commerciale et financière) d'une entreprise est directement liée au niveau de motivation des collaborateurs. Il est ridicule de postuler que ceux-ci sont forcément "opprimés et exploités".
Comme Rousseau, Marx est un pitre enfermé dans un système idéologique dont tous les fondamentaux sont faux. D'ailleurs, l'histoire le démontre : partout où il a été imposé de force, l'échec est aussi cuisant que ladite "révolution française" et l'issue est l'installation obstinée d'une dictature sanglante, meurtrière et guerrière qui, heureusement, ne dure jamais très longtemps (cfr. jacobinisme (et Terreur), stalinisme, maoïsme, ...).
La social-démocratie vient du marxisme, mais rompt d'avec lui. Elle n'en garde qu'un seul élément – mais non des moins absurdes - : celui de l'égalité. Des entités toutes différentes et uniques, ne sont jamais égales ... mais elles peuvent s'harmoniser autour de leurs complémentarités réelles et avérées.