Expertise & Prospective dans le monde réel

Mercredi 14 janvier 2026

Revenons sur les cinq mystères qui restent ouverts : 

  1. L'Intentionnalité vise quel Accomplissement, quelle Plénitude ?
  2. Comment fonctionne le processus de Substantiation ; l'Unité génère de la Substance sur divers modes, mais quelle est la nature de celle-ci : Hylê ou Pensée ?
  3. Comment fonctionne le processus d'Encapsulation engendrant une autonomie locale relative mais sélectivement perméable?
  4. Comment fonctionne le principe d'optimisation comme fondement de la Logicité ?
  5. Comment fonctionne la différenciation des Forces qui recherchent des ressources adéquates prédéfinies ?

 Voyons pour chacun des Mystères encore en suspens, ce que l'on peut en dire à ce stade de la réflexion ...

 La question de l'Accomplissement.

Qu'y a-t-il à accomplir ? Qu'est-ce que cette Plénitude jamais atteinte et qui recule chaque fois que le Réel avance du fait de l'apparition de nouveaux scénarios inimaginables auparavant ?

L'Intentionnalité du Réel est de construire sa Plénitude substantielle sans mettre en danger sa propre réalité, sa propre existence grâce à l'application stricte des règles de sa propre Logicité qui garantissent sa propre Conservativité. Mais cela ne dit aucunement ce que l'on entend par "Plénitude" ! L'idée centrale est d'aller au bout de soi-même en explorant toutes les pistes que l'évolution ouvre, même les plus inattendues ou les plus complexes.

Le Réel veut aller au bout de sa propre réalité et réaliser sa propre perfection, son propre achèvement ... ce qui n'arrivera bien sûr jamais puisque toute nouvelle réalisation ouvre de nouvelles portes vers de nouveaux possibles.

On pourrait parler d'un insatiable appétit d'enrichissement de soi (au sens noble de ce terme) mais dans le cadre des règles de la Logicité qui garantissent le non anéantissement du Réel.

 La question de la Substantiation.

Hylê ou Pensée ? Le problème est celui-ci : la Hylê présente un aspect matériel qui est familier à nos représentation du Réel, alors que la Pensée se présente comme immatérielle. Mais cette distinction est artificielle car ce que nous appelons "matériel" reflète simplement le fait que nos sens entrent en "contact" avec elle et nous en "donne une idée". Tout ce que nous croyons connaitre du Réel n'en sont que des idées partielles et partiales générées par notre interaction avec lui. Ainsi, la distinction entre matériel et immatériel, entre Hylê et Pensée est superfétatoire. La fait essentiel est que notre esprit humain puisse entrer en contact (imparfaitement, mais c'est déjà ça) avec le Réel du fait que celui-ci présente une consistance due à sa cohérence interne : tout n'est pas évanescent.

C'est cette cohérence consistante qui engendre l'idée de Substantiation. Le "support" en arrière-fond de cette cohérence consistance que nous appelons "Substance" peut recevoir n'importe quel dénomination pourvu qu'elle soit unique, unitaire, unitive et univoque.

Il y a de la Substance (peu importe le nom qu'on lui donne) qui est consistante du fait des règles de cohérence forte que lui confère la Logicité du Réel. Dès lors, tant qu'à faire, autant faire des concept "Hylê" et "Pensée" une seule et même réalité universelle avec laquelle l'esprit humain, via les sens, peut entrer en interaction.

 La question de l'Encapsulation.

Lorsqu'une bipolarité (ou un ensemble de bipolarités, ce qui complexifie le problème de la dissipation des tensions) induit des tensions trop importantes pour être "supportées", elles doivent être optimalement (voir ci-dessous) dissipées. Pour ce faire, elle dispose de six scénarios.

D'abord le triangle entropique qui vise à détruire la bipolarité perturbatrice en détruisant soit l'un, soit l'autre pôle, soit les deux.

Ensuite vient le triangle néguentropique qui ne détruit rien, mais construit un ordre soit par séparation et isolation des deux pôles (un "divorce" légal en quelque sorte), soit par construction d'un ordre mécanique qui est un compromis en équilibre toujours plus ou moins instable, soit par un ordre complexe et holistique qui engendre une nouvelle entité "encapsulée", d'un niveau supérieur de complexité (par exemple, une cellule vivante qui encapsule toutes les molécules antagoniques qui deviennent les organes de son métabolisme) où l'antagonisme des deux pôles devient le principe d'une nouvelle cohérence interne à cette entité devenue autonome (ce qui ne veut pas dire "indépendante" du reste du Réel dont elle reste totalement partie intégrante, en interaction permanente avec son milieu).

 La question de l'Optimisation.

Pour faire simple, la notion d'optimisation consiste à accomplir le maximum au service de l'Intentionnalité du Réel, tout en mettant au minimum en péril la Conservativité de ce même Réel. Dans presque tous les cas, le problème de l'optimisation se pose pour la dissipation des tensions engendrées par des bipolarité au sein d'un même processus. Cela est vrai pour les tensions électromagnétique au sein d'une molécule, comme cela est vrai pour les tensions mentales au sein d'un psychisme humain.

Au fond, la problématique de l'optimisation revient à cette question : comment construire le plus possible en détruisant le moins possible. Les ingénieurs parleront l'optimisation des rendements ; les économistes parleront de l'optimisation des rentabilités ; les psychologues parleront de l'optimisation de la joie de vivre ; les géopolitologues parleront de l'optimisation de la coopération internationale ; les sociologues parleront de l'optimisation de la fraternité au sein d'une communauté ; les écologues parleront de l'optimisation de l'exploitation des ressources naturelles au bénéfice des humains ; etc ...

De façon beaucoup plus générale, on peut dire que, dans l'espace des états, un processus choisit toujours la trajectoire la plus bénéfique et adaptée par rapport à la trajectoire du milieu dans lequel il évolue.

La bipolarité (et l'hexagramme de dissipation des tensions qui va avec) entre l'intériorité d'un processus et l'extériorité de son milieu, est universelle et sempiternellement source de tensions qui doivent constamment être dissipées de la façon la plus optimale possible. En ce sens, l'optimalité signifie que la conjugaison des deux trajectoires d'état (celle du processus étudié et celle de son milieu) donne la trajectoire d'état la plus bénéfique possible pour le Tout qui contient, à la fois, ce processus et ce milieu.

En un mot, en fin de compte, le Tout prime toujours sur toutes ses parties ! L'accomplissement de chaque partie (les processus particuliers) reste au service de l'accomplissement du Tout (le Réel), quoi qu'il arrive : les vagues restent au service de l'océan, et non l'inverse.

 La question des Forces différenciées.

De manière à optimiser sa trajectoire dans l'espace des états, tout processus à besoin d'absorber les ressources spécifiques dont il a besoin pour construire son accomplissement. Quelles sont ces ressources accessibles dans le Réel ?

Il y en a quatre : la Substance qui est produite constamment par la Conservativité du Réel (via la Substantialité) et qui engendre le Volume qui doit la contenir (et dont les humains ont tiré le concept d'espace) et l'Ordre qui est engendré constamment par l'Intentionnalité du Réel (via la Logicité) et qui engendre la Durée qui doit la porter (et dont les humains ont tiré le concept de temps).

Chacune de ces ressources entretient avec chacune des trois autres, des rapports bipolaires avec des tensions qui doivent être optimalement dissipées.

Ces rapports bipolaires sont précisément des types de forces au travail dans le Réel. On obtient six types de force naturelle : 

  1. Entre Substance et Volume, la force gravifique rassemble la Substance en amas dans l'espace.
  2. Entre Substance et Ordre, la force électrofaible "sculpte la Substance pour leur donner des formes de plus en plus complexes.
  3. Entre Ordre et Volume, la force nucléaire compacte les formes substantielles en entités encapsulées compactes.
  4. Entre Ordre et Durée, la force cyclique induit des périodicités dans tous les phénomènes donnant un caractère vibratoire au Réel.
  5. Entre Substance et Durée, la force générative produit continument le substrat nécessaire à l'accomplissement de l'intention cosmique.
  6. Entre Volume et Durée, la force expansive tend à nourrir l'expansion de l'univers afin de faire de la place pour le nouveau substrat produit.

 On remarquera que les quatre forces de la physique classique se retrouve dans les trois premières forces ici décrites. Les effets vibratoires de la quatrième froment le fondement de la physique quantique alors que la relativité générale découle de la force expansive (la cinquième). Quant à la dernière, la force générative, elle couvre la production de ladite "énergie noire" au sein des "trous noirs".

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 De Denis Ducarme sur la politique des libéraux à propos d'Israël et de Gaza :

 "Le retrait du Hamas de la gouvernance, le désarmement du Hamas, la libération des otages. Pour obtenir cela, on a dû se battre des mois. Nous avons tenu avec la N-VA, mais en face, les Chrétiens démocrates, francophones et néerlandophones, les socialistes flamands s’y opposaient."

 Et voilà bien dessiné tout le paysage politique belge. Quelle infamie ! Triomphe d'un wokisme qui n'ose pas dire son nom et d'un antisémitisme qui, lui, ose se montrer tel.

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 La Mondialisation et, donc, l'ONU et ses pseudopodes, ainsi que le soi-disant "droit international" sont morts et bien morts. Que l'on se mette cela bien en tête une bonne fois pour toutes.

Le monde humain, aujourd'hui, ce sont huit continents culturels autonomes en interactions directes les uns avec les autres, au moyen soit d'échanges économiques, soit de négociations bilatérales, soit d'interventions armées.

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 Il est impératif de réduire le trafic aérien de loisir ou de visite à zéro.

Il est, plus généralement, indispensable de réduire à zéro tous les déplacements non économiquement indispensables.

Chacun chez soi et l'Internet pour tous !

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 L'esthétique disserte sur la joliesse pour le plaisir qu'elle procure.

La Sagesse, elle, scrute la Beauté pour l'Harmonie qu'elle manifeste.

Confondre les deux est sacrilège !

Quant à moi, je n'ai rien à fiche ni de l'esthétique, ni de la joliesse ; seule la Joie de l'Harmonie et de la Beauté m'importe comme expressions de la Sagesse.

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