Expertise & Prospective dans le monde réel

Mercredi 19 août 2026

De J.S. Mill : 

"Le laisser-faire doit, en résumé, être la pratique générale : toute entorse à ce principe, si elle n'est pas requise par un effet bénéfique important, est un mal certain." 

Le "laisser-faire" est "la doctrine suivant laquelle l'Etat doit intervenir le moins possible dans les affaires économiques en réduisant son rôle à la protection des personnes et des biens, à la défense nationale. Il doit aussi assumer un petit nombre de services publics, tels que les routes et les ports. Cette doctrine est fondée sur l'hypothèse que les activités économiques conduisent naturellement à l'harmonie générale et au bénéfice de chacun si on les laisse fonctionner seules" (Dict. de la pensée politique). 

L'initiative, le financement, le projet, le risque, le travail, le talent, la virtuosité, l'énergie, la créativité, la rémunération, l'organisation, la gestion, etc ... (qui sont les fondement de la réalité économique) sont des domaines strictement privés, individuels ou associatifs. L'Etat (la machinerie bureaucratique et fonctionnaire qui ne fonctionne qu'à son propre profit, inféodé à des politiciens démagogues que seuls la carrière et le pouvoir intéressent) n'a rien à y voir sauf la protection des personnes et des biens ainsi que des ressources et environnements naturels (qui ressortissent du domaine public et de la santé collective). 

*

 Le monde est un processus global, unitaire et unitif, complexe et divers, issu des règles de l'ordre et de l'harmonie cosmiques. L'humanité n'en est qu'un produit local, temporaire et épiphénoménal dont la survie ne dépend que de sa bonne contribution à l'accomplissement de cet ordre et de cette harmonie cosmiques.

Sans épiloguer plus avant (serait-ce bien utile ?), il faut absolument et urgemment que l'anthropocentrisme grandissant (avec les conséquences néfastes et délétères que l'on commence à comprendre au travers des effondrements écologiques) soit remplacer par un cosmocentrisme profond et générale.

Cela exige une éthique de vie basée sur l'intériorité, la spiritualité, la frugalité, la créativité et la fraternité. Le progrès ? Oui, bien sûr ! C'est le rôle de tout ce qui existe que de faire progresser tout ce qu'il a en lui et autour de lui. Mais les cultes infantiles et délirants actuels (consumérisme, hédonisme, parasitisme, étatisme, nihilisme, nombrilisme, etc ...) sont des régressions graves d'un humain devenu fainéant, ignorant et dépendant. 

*

 Présentation de "Au seuil du chaos" de Colmant et Ernst : 

"En mathématiques, un système devient chaotique lorsqu’il adopte un comportement totalement imprévisible. C’est précisément ce seuil du chaos que notre monde franchit. Il y a encore quelques décennies, l’avenir pouvait être esquissé à grands traits. Aujourd’hui, toute certitude s’est effondrée. Crises économiques, impasses énergétiques, urgence environnementale, bouleversements technologiques liés à l’intelligence artificielle, fragilisation des démocraties : ces fractures multiples, complexes et conjuguées redessinent nos sociétés à une vitesse vertigineuse. Aucun expert ne peut prédire ce que les prochains mois nous réservent : tous les scénarios sont ouverts. Dans ce recueil d’échanges, un ingénieur, Damien Ernst, et un économiste, Bruno Colmant, croisent leurs regards pour offrir une lecture lucide et structurée des crises majeures qui menacent nos équilibres collectifs. Loin de tout alarmisme, cet ouvrage explore les racines profondes et les mécanismes des crises actuelles. Il en analyse les conséquences systémiques tout en proposant des pistes d’action concrètes pour bâtir un avenir plus résilient, plus juste et plus durable."

 Le monde humain est entré en phase chaotique inter-paradigmatique depuis les années 1975-1980. Nous en sommes à son apogée. Cela devra se terminer entre 2030 et 2035 avec deux voies possibles : l'émergence d'un nouveau paradigme ou la déliquescence fatale de toute l'humanité. 

*

 Sur Amazon : 

"Le monde n'est plus ce que vous croyez. Derrière la façade des États légitimes se cache une réalité glaçante : des gouvernements entiers transformés en organisations criminelles.

 Et si certains États n'étaient pas victimes du crime organisé, mais ses principaux architectes ? Dans "États Voyous : Quand le crime et la politique ne font qu'un", plongez dans une enquête mondiale qui révèle comment des gouvernements manipulent leurs propres institutions pour faciliter trafics, corruption et blanchiment à une échelle inimaginable.

 Ce livre sans concession vous emmène :

     Au Venezuela, où l'armée nationale s'est transformée en cartel de drogue sous couvert de révolution bolivarienne

    En Russie, où le Kremlin a forgé une alliance stratégique avec la mafia pour étendre son influence globale

    Dans les Balkans, où d'anciens paramilitaires devenus politiciens contrôlent les routes du trafic européen

    Au Mexique, où la frontière entre État et cartels s'efface dans le sang de milliers de victimes

    En Guinée-Bissau, premier narco-État d'Afrique, laboratoire d'une nouvelle forme de gouvernance criminelle

    Dans le Triangle d'or et le Croissant d'or, où des régimes autoritaires instrumentalisent la production d'opium

    Jusqu'au cœur des démocraties occidentales, dont les systèmes financiers sophistiqués blanchissent les profits du crime mondial

 À travers des témoignages exclusifs d'agents des Nations Unies, d'anciens fonctionnaires, de journalistes d'investigation et d'experts internationaux, découvrez les mécanismes qui permettent à ces États voyous de prospérer malgré les sanctions et la surveillance internationale.

 Ce livre n'est pas seulement une analyse rigoureuse de la criminalisation étatique – c'est un appel urgent à repenser notre conception même de la gouvernance mondiale au XXIe siècle. Qui sont les véritables criminels dans un monde où les gardiens de la loi sont devenus ses principaux violateurs ?

Achetez "États Voyous" maintenant et décryptez les coulisses d'un pouvoir qui se joue des frontières entre légalité et crime organisé – une lecture essentielle pour comprendre les vrais visages du pouvoir dans notre monde contemporain."

 La politique et son instrument qu'est l'Etat est forcément voyou dans la simple mesure où il fait de l'argent de mille manières (dont les impôts et taxations) pour financer des cohortes de fainéants bureaucratiques au service de démagogues qui vendent de l'idéologie à des masses ignorantes et parasitiques. 

*

 De Bruno Colmant : 

"(...) l'intelligence artificielle (IA) : ensemble des technologies capables d'automatiser des tâches cognitives complexes dont la diffusion rapide transforme en profondeur les systèmes productifs, les organisations sociales et les rapports au travail."

 Mais l'algorithmie, plus insidieusement, transforme aussi les relations sociales, les relations avec la connaissance et la vérité (l'IA semble un meurtre organisé de l'esprit critique), les modes d'apprentissage ... ou plutôt de "désapprentissage" puisqu'il suffit désormais de poser n'importe quelle question pour recevoir une réponse qui n'est qu'un panachage (programmé par un informaticien qui n'y a traduit que ses propres méthodes toujours discutables) de ce que l'algorithme trouve plausible ou vraisemblable dans les bases de données auxquelles il a accès (et que son concepteur a choisies selon ses propres convictions), etc ... 

*

 Sauf en Afroland et en Islamiland, la tendance est à la baisse des natalités et à la décroissance démographique ... ce qui est une excellente chose car notre pauvre petite Terre, une fois tous ses gisements épuisés (ce qui commence à être la cas pour de nombreuses ressources) ne peut renouveler durablement ses ressources que pour deux milliards d'humains (soit huit milliards d'humains en trop sur Terre dans quelques années).

Mais cette décroissance démographique implique de revoir de fond en comble les transferts d'argent entre les jeunes générations (qui évoluent vers de la précarité et, donc, de la désaffection professionnelle) et les plus âgés qui touchent des pensions de retraite certes méritées (pour un part, du moins), mais que la taxation sur les rémunérations déclinantes des plus jeunes ne pourra pas financer.

Si l'on ajoute à cela que nous entrons dans un paradigme noétique (une bonne part du travail naguère humain devient de plus en plus algorithmisé) la répartition des revenus disponibles et les besoins en compétences (de plus en plus pointues et cognitives) changeront complètement de profil.

Et Bruno Colmant de souligner : 

"L'objectif n'est pas un retour vers le passé, mais la recherche d'un équilibre où l'outil reste au service de la stabilité de la communauté, au lieu de dicter sa propre logique d'urgence."

 Une nouvelle logique de vie est donc devenue indispensable au monde humain ; cette logique devant être basée sur "l'intériorité, la spiritualité, la frugalité, la créativité et la fraternité".

Une intériorité de l'accomplissement de soi.

Une spiritualité sans croyances religieuses et dogmatiques.

Une frugalité tant consommatoire que démographique.

Une créativité tant intellectuelle que méthodologique qui s'appuie sur la productivité algorithmique.

Une fraternité qui, au-delà des amitiés, engendre des communautés pour la construction d'un avenir serein et complexe. 

*

 Il est urgent de désintoxiquer les gens de l'étatisme qui les rend de plus en plus dépendants du "système" et de moins en moins responsables d'eux-mêmes, de leurs activités et de leurs proches.

 

Site propulsé par Plone depuis 20 ans grâce à Netvaast