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Samedi 22 août 2026

Le "Dictionnaire de la pensée politique" (DPP, en abrégé) résume la pensée politique de Machiavel : 

"(...) l'Etat est une structure organique gouvernée par des lois de développement qui lui sont propres et dont la justification se trouve dans la réussite."

 Et cette "réussite" se mesure dans le taux d'accroissement de l'autonomie des personnes et des communautés au sein de la société, et de leur respect réciproque de l'autonomie des autres personnes et communautés.

Mais, comme tout le reste ... le respect se mérite

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 De James Madison qui cherche à combattre la "tyrannie de la majorité" : 

"La plus grande variété de partis et d'intérêts rend moins probable qu'une majorité ait un motif commun à empiéter sur les droits des autres citoyens ; et si cette motivation commune existe, il sera plus difficile à ceux qui la ressentent de découvrir leur propre puissance et d'agir à l'unisson." 

A propos de cette "tyrannie populiste", le DPP ajoute : 

"Les défauts caractéristiques d'un gouvernement populaire, où les majorité prévalent en ultime ressort, sont la sottise de la majorité (qui conduit à une politique à courte vue et à l'instabilité) et la tyrannie de la majorité (injustice à l'égard de la minorité)."

 Et cette "tyrannie populiste" est orchestrée par des démagogues quasi-professionnels qui s'alimentent des délires fantasmatiques des idéologues et des idéalistes.

Le problème premier de toute politique n'est pas de plaire aux masses mais, au contraire souvent, de contribuer à l'accomplissement de l'autonomie des personnes et des communautés (dans le respect de celle des autres) afin que celles-ci accomplissent leur devoirs. A savoir : servir les lois cosmiques dont l'essence est l'accomplissement de soi et de l'autour de soi, au service de l'accomplissement du Réel-Un-Tout-Divin dont tout ce qui existe est émergence pour servir l'épanouissement de son Intentionnalité cosmique et universelle. 

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 De "Au seuil du chaos", introduction au chapitre 12 : 

"(...) les dépendances matérielles et énergétiques indispensables à la survie de notre monde technologique. (...) derrière l'immatérialité apparente du numérique se cachent des luttes géopolitiques féroces pour les matières premières. (...) La souveraineté de demain appartiendra avant tout du contrôle de l'énergie, des métaux et, sans doute, même de l'espace."

 Voilà ce qu'il faut garder en tête lorsque l'on parle du développement exponentiel de l'algorithmisation et de la robotisation de toutes les activités, qu'elles soient industrielles, commerciales, législatives, administratives, sociales, juridiques ou autres ...

Le numérique s'infiltre et s'impose partout et, avec lui, d'immenses besoins en énergie, en métaux (surtout les plus rares) et en territoire spatial (il suffit de connaître le nombre des satellites artificiels qui, aujourd'hui, gravitent autour de la Terre pour le comprendre).

Or, l'origine de ces énergies et métaux rares est concentrée à certains endroits de la Terre et donnent un avantage immense aux Etats qui contrôlent ces régions (Russie, Chine, Islamiland, ...).

Ces Etats sont, dès lors, en position de dicter leurs ukases et leurs idéologies au reste du monde ... tout en sachant que ce "reste du monde" leur est indispensable pour leur acheter leurs ressources et, ainsi, pour obtenir les fonds nécessaires pour se maintenir au pouvoir. 

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 L'algorithmisation et la robotisation en cours semblent faire oublier que les algorithmes ne sont que des stupides et dociles compilateurs et pilleurs de données et de programmes, d'origine purement humaines.

Le point fort de cette algorithmisation n'est pas son intelligence (elle n'en a aucune), mais son efficience à exécuter des opérations programmatiques avec une vitesse et une fiabilité loin au-dessus de celles du cerveau humain. Mais, répétons-le, il ne s'agit aucunement d'intelligence mais d'exécution docile et rapide de programmes pensés par des humains sur des données fournies par des humains. 

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 Même si le photovoltaïque permettra de produire beaucoup d'énergie électrique bon marché (surtout dans les pays à fort ensoleillement), il ne faut jamais oublier qu'il faut beaucoup de métaux rares pour les fabriquer, et beaucoup de métaux conducteurs pour les acheminer partout, grâce aux réseaux de distribution de l'électricité. Or, ces métaux, existent en quantités limitées dans le ventre de la Terre et donc, ils impliquent des impasses pénuriques à plus ou moins long terme.

Il suffit, par exemple, de regarder l'exponentiation des vols et des trafics de cuivre un peu partout, pour le comprendre.

Il n'y a jamais de miracles !

Quelle que soit la solution envisagée pour résoudre un problème, elle implique toujours un prix à payer parfois exorbitant.

 

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