Expertise & Prospective dans le monde réel

Samedi 29 août 2026

D'Albert Einstein (1870-1955) : 

"L'escalier de la science est l'échelle de Jacob, il ne s'achève qu'au pied de Dieu."

 Tout est dit ! 

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 De Léonard de Vinci : 

"Dans la Nature, tout a toujours une raison. Si tu comprends cette raison, tu n'as plus besoin d'expérience."

 Cette raison, c'est l'Intentionnalité cosmique, mais avant d'en connaître toute la Logicité, bien des expériences sont encore nécessaire ... 

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 A propos du Populisme, selon le DPP : 

"l(...) le populisme politique (...) désigne des attitudes, des activités et des techniques basées sur un appel au peuple. (...à

Le populisme politique est, au sens général, un appel au peuple contre l'élite, souvent aussi contre les étrangers et les marginaux.

(...) l'appel direct au peuple peut avoir des effets ambigus et le terme "populiste" a aussi été appliqué à des dictateurs charismatiques qui accèdent au pouvoir en s'appuyant sur des politiques conventionnelle et un promettant aux masses "du pain et des jeux" (cfr. Perón, Hitler, De Gaulle, ...). Le populisme, dans cette approche, comporte un certain aspect de dénigrement, suggère des conceptions réactionnaires, une certaine intolérance vis-à-vis de la diversité et l'hostilité vis-à-vis de l'individualisme, la culture et tout ce qui est intellectuel."

 Le populisme est de la démagogie pure et simple, de la manipulation de masse (puisque c'est cette masse qui forme la grande majorité des électeurs) qui lui promet "du pain et des jeux" (Panem et circenses) en échange de son vote. Le problème réside donc en ceci que, les masses étant stupides et avides de parasitismes et de plaisirs primaires, le démagogue (dénué de toute éthique politique) prend le pouvoir au nom du peuple, distribue quelques friandises et se sent libre de n'en faire qu'à sa tête à son propre et exclusif profit.

Le populisme est, dans tous les cas, la résultante du démocratisme et de l'égalitarisme. Il est un anti-élitisme radical. Une machinerie pour la nivellement pas le bas. 

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 A propos de Positivisme, selon de DPP :

 "Dans son sens général, le positivisme caractérise le scientifique conscient de l'être. (...) l'empirisme (...) est au centre de la plupart des conceptions du positivisme (...). L'empirisme soutient que la seule façon d'assurer la validité scientifique d'un savoir est de la fondé sur l'observation ou, plus généralement, sur l'expérience. (...) toutes les Sciences naturelles et sociales peuvent être regroupées (...) dans un système unique de connaissance, car il n'y a pas de différences essentielles entre elles, mais seulement des différences de degrés dans leur progression vers l'idéal positif de découvertes des lois invariables de la nature, auxquelles tous les phénomènes sont soumis."

 Être positiviste, c'est admettre, un fois pour toutes, que tous les phénomènes réels (de la plus simple des réactions nucléaires ou chimiques, aux manifestations les plus complexes du "vivre-ensemble" humain) se réduisent, in fine, à des processus de dissipation (entropique ou néguentropique) des tensions entre diverses bipolarités. Ainsi le veut l'Intentionnalité cosmique d'évolution accumulative du Réel, ainsi que la décrit la Logicité qui en découle (l'hexagramme de dissipation optimale des tensions).

Cela dit, il faut ajouter que cette Logicité devient de plus en plus non-déterministe lorsque l'on gravit l'échelle de complexité. Cette dissipation des tensions peut s'effectuer selon six scénarios (dont trois entropiques et uniformisants, et trois néguentropiques et complexifiants).

La Logicité cosmique n'a que faire des fantasmes et des rêveries humaines qui, si elle ne lui sont pas conformes, conduisent l'évolution vers l'anéantissement (l'entropie maximale du nivellement et de l'uniformisation).

Pour dire les choses de manière plus positive, la loi cosmique veut que, l'humain étant une des émergences les plus complexes connues des manifestation de la Vie et de l'Esprit, il lui est indispensable de continuer perpétuellement dans des scénarios néguentropiques et, donc, de toujours choisir la voie de la complexification.

Le monde réel n'est pas un jeu de Lego avec des briques élémentaires qu'il suffit d'assembler ; cette vision mécaniciste et analytique qui fut le fondement de toutes les sciences jusqu'au mitan du 20ème siècle, ne fonctionne pas (ou, plutôt conduit à la destruction entropique) pour les processus complexe comme l'évolution des sociétés humaines.

L'humain est libre de résoudre ses problèmes (psychologiques, sociologiques ou politiques) comme il le souhaite ; mais qu'il prennent ses responsabilité en ayant bien conscience qu'en sortant des voies de la néguentropies complexifiante, il se condamne à subir les scénarios catastrophiques de l'entropie uniformisante.

Mais ce libre choix est bien plus restreint que l'on ne croit du fait de la loi thermodynamique qui dit que tout système tend naturellement beaucoup plus volontiers à maximiser son entropie ; ce qui signifie, en gros, que 80% des solutions humaines envisageables mènent à l'anéantissement (c'est la loi des 20/80 de Pareto). Il est beaucoup plus difficile de survivre bien que de se laisser mourir.

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 De Peter Sloterdijk :

 "Dans quels temps vivons-nous ? Voici qu’une frénésie primaire pousse à mordre, haïr, dénoncer. Les rumeurs et les «fake news» aveuglent jusqu’aux politiques les plus expérimentés. Dans nombre de démocraties, le mensonge est la vérité. Les populations semblent adorer l’incompétence au pouvoir. Le cynisme et la désinhibition se généralisent. L’amour de la liberté devient un cliché. Puissant ou dominé, chacun revendique le droit d’être une exception aux règles et à la morale…" 

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 A propos du pouvoir en général et en politique en particulier (cfr. DPP) : 

"Le pouvoir est un concept essentiellement contesté dont le sens et les critères d'application sont à tout jamais en conflit. (...) toutes les choses ont un but et l'action humaine implique nécessairement un certaine conception du bien. Ce point est particulièrement évident dans l'exercice du pouvoir. En ce qui concerne les êtres humains, l'acquisition et l'exercice du pouvoir sont invariablement liés au fait qu'un agent a une certaine vue du bien et l'intention de réaliser le bien.(...) Qu'ils en soient conscients ou non, les êtres humains ont un intérêt objectif à être autonomes. (...) C'est peut-être parce que le "pouvoir" est un concept central de discours sur le politique que son sens est si souvent contesté avec autant de force."

 De par son étymologie latine, le pouvoir est la puissance que possède un individu (ou une organisation, ou une institution) d'influencer, de guider, voire d'imposer sa volonté à d'autres individus dont les aspirations profondes peuvent être convergentes ou divergentes d'avec cette volonté.

Le problème de fond, comme toujours, est l'émergence d'une bipolarité entre le pouvoir collectif et l'autonomie personnelle. Cette bipolarité, en cas de divergence entre les intentions externe (le pouvoir collectif) et interne (l'autonomie personnelle) engendre des tensions qu'il faut optimalement dissiper soit entropiquement par la violence, soit néguentropiquement par une dialectique constructive selon trois scénarios : la négociation d'un exil, la négociation d'un modus vivendi équilibré, la négociation d'un dépassement "vers le haut".

 

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