Vendredi 16 janvier 2026
Hier, au journal télévisé, fut posée la question : pourquoi Trump déteste-t-il l'Europe ? Trump ne déteste rien, il est simplement entré dans l'ère post-mondialisation (fin de l'ONU et du droit international) et dans le logique des continents autonomes.
Il sait que les trois continents puissants aujourd'hui sont l'Américanoland (puissance financière et militaire), le Russoland (puissance militaire et idéologique) et le Sinoland (puissance technologique et industrielle). Ces trois continents sont en concurrence féroce. L'Euroland ne joue aucun rôle dans le scénario actuel ... elle reste enfermée dans des idéaux politiques forgés au 18ème siècle (égalitarisme, démocratisme, gauchisme, humanisme, mondialisme, civisme, nationalisme, etc ...) et morts avec la fin de la Modernité.
L'Indoland commence enfin à se rapprocher de l'Euroland et, de leur coopération, pourrait naître une forte puissance face aux trois géants en place.
Quant à l'Islamiland, il s'effondre du côté de l'Iran et de ses pseudopodes ('Hamas, Hezbollah, Houthis, ...), mais se renforce du côté de la Turquie (c'est elle le vrai ennemi islamiste et djihadiste aujourd'hui – Erdogan est un "Frère musulman" ne l'oublions pas).
La Latinoland, continent ne vivant que de trafics divers (drogues, organes, main-d'œuvre, ...), surtout vers les le Russoland, le Sinoland et l'Américanoland, a reçu un coup de bambou sur la tête avec le coup de force des USA au Vénézuela, et une bouée de sauvetage avec le traité du Mercasur avec l'Euroland.
Enfin, l'Afroland est et reste à la traîne, et ne vit que de trafics divers.
Les utopies des 18ème et 19ème siècles sont en train d'assassiner l'Europe du 21ème siècle.
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Parfois, paradoxalement, les malheurs et souffrances de la vie ne font qu'amplifier l'orgueil, la fatuité et la vanité des humains.
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Une histoire juive, raconte Marc-Alain Ouaknin, dit que : "la plus grande catastrophe qui arriva au peuple juif, dit le maître, c'est quand la Torah est devenue une religion".
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Les dix Paroles du Sinaï en mots d'aujourd'hui :
1. Refuser l'esclavage.
2. Refuser l'idolâtrie.
3. Refuser la superstition.
4. Respecter la sacralité.
5. Refuser l'ingratitude.
6. Respecter la vie.
7. Respecter l'engagement.
8. Respecter l'intégrité.
9. Respecter la vérité.
10. Refuser la convoitise.
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Sans nier le temps, son existence, sa nécessité, son déroulement et sa logique, il est indispensable, aussi, de rechercher et de capter l'intemporel dans le Réel.
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La Bible hébraïque n'est, pour moi, en rien, la parole révélée d'un Dieu personnel, mais un profond écrit d'humains inspirés, à propos du Divin (elle contient d'ailleurs des contradictions – ne serait-ce qu'entre les chapitre 1 et 2 du livre de la Genèse -, dévoilant ainsi son humanité).
Cette bibliothèque (car il s'agit de 24 livres dont les cinq premiers sont les plus fondamentaux) n'apporte aucune "vérité révélée et transcendantale", mais elle propose une puissante et fertile méthode exégétique pour méditer la vie, tant intérieure qu'extérieure, tant personnelle que collective.
Elle est une fabuleuse collection de mythes et de symboles qui appellent une herméneutique toujours recommencée et inépuisable.
Elle commence par : "En-tête, Il engendra des dieux avec le Ciel et avec la Terre". Qu'est ce "Il" ? Sa voix hébraïque ineffable se nomme YHWH et surplombe les Elohim, les "dieux, les "puissances". La Kabbale le nomme Eyn-Sof, le "sans-limite".
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Lévitique 19;18 : "(...) et tu aimeras ton ami comme toi-même (...)" . Ton ami et non ton "prochain". Il ne s'agit nullement d'un amour universel pour le genre humain, mais bien d'un amour profond et sélectif pour ses propres amis, pour ses propres compagnons, ... pour ses propres "Frères".
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Les mathématiques étudient les quantités (les nombres) et les formes (les figures), ainsi que les relations entre elles. Elles sont deux langages (artificiels et idéalisants) de description de ce que les humains croient percevoir du Réel.
Leur puissance est énorme.
Les quantités traduisent le toucher (le poids, les pressions, les énergies, la chaleur, ...) et les formes traduisent la vision (l'image, les aspects, les apparences,...).
Les trois sens restants (l'ouïe, l'odorat et le goût) n'ont pas de traduction mathématique parce que l'humain ne possède pas de langage précis pour les décrire (il suffit d'écouter le babil des musicologues, des gastronomes ou des œnologues pour s'en convaincre).
Mais les quantités et les formes, quoique indispensables, ne suffisent pas pour décrire la réalité du Réel et de son Intentionnalité ; ils ne peuvent qu'approcher son actualité et l'évolution dont elle émane.