Vendredi 26 juin 2026
Traduite littéralement, la profession de foi juive dit ceci :
"Ecoute Israël, le Devenir de nos Intentions est Un.
Et tu "aimeras" le Devenir de tes Intentions
de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force."
Ce que l'on traduit par "aimer" est le verbe "AHaB" (valeur : 1+5+2=8, celle de l'"Harmonie") qui a bien ce sens de délice, de volupté, d'amour au sens le plus amoureux du terme,
Mais ce n'est pas le Divin qu'il faut aimer ; c'est le "devenir de tes Intentions" c'est-à-dire l'accomplissement de soi (intériorité) et de l'autour de soi (extériorité).
Le Divin n'a nul besoin d'Amour ; il a seulement besoin que les humains aillent au bout d'eux-mêmes avec passion ; car l'accomplissement du Divin dans le Réel passe nécessairement par l'accomplissement de tout ce que contient ce Réel, y compris chaque humain qui, en conséquence, se doit de consacrer (au sens profond et étymologique : "devenir sacré avec") à s'accomplir dans les trois dimensions de son identité : son cœur, son âme et sa force c'est-à-dire son énergie de Vie, son énergie d'Esprit et son énergie de Corps.
L'Amour est une passion humaine qui, comme toutes les passions humaines ne touchent pas, ne concernent pas, n'intéressent pas le Divin. Il faudrait être incroyablement orgueilleux pour penser, une seule seconde, que le Divin puisse être concerné ou intéressé par les sentiments humains. A l'échelle du Tout, l'humanité et ses misérables pleurnicheries n'ont ni intérêt ni consistance ; la seule chose qui compte, c'est la contribution de chacun à l'accomplissement du Tout-Un. Un humain n'a aucune valeur en soi ; il ne prend valeur que par son implication et sa contribution à l'accomplissement du Divin dont il n'est qu'une microscopique poussière.