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Vendredi 28 août 2026

D'Isaac Newton (1642-1727) : 

"Je sais calculer le mouvement des corps pesants, mais pas la folie des foules."

 Sans le savoir, Newton exprime là la différence entre la physique analytique et mécaniciste et la physique holistique et complexe. 

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 De Buffon (1707-1788) : 

"La physique donne le combien, la métaphysique le comment."

 Non ! la physique donne le combien et le comment, et la métaphysique donne le pour-quoi !

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 D'Albert Einstein (1870-1955) : 

"Les machines, un jour, pourront résoudre tus les problème, mais jamais aucune d'entre elles ne pourra en poser un."

 Voilà très exactement (et prémonitoirement) tracées les limites de l'algorithmie car "poser une question", c'est s'étonner et "s'étonner" ne relève pas d'un processus analytique et mécaniciste. 

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 Le panthéisme dit : le monde est l'ensemble des vagues qui forme une Unité.

Le panenthéisme dit : le monde est l’ensemble des vagues qui manifestent , en émanant de lui, le processus d'évolution de l'océan qui est dessous elles

Les vagues et l'océan ne font qu'un ; mais l'océan est plus que l'ensemble des vagues qui le manifestent : il est aussi l'Intentionnalité (constructive) et l'accumulativité (mémorielle) qui donnent sens et substance aux vagues de sa surface.

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 A propos de "paternalisme (DPP) : 

"Le paternalisme est particulièrement difficile à justifier dans une démocratie libérale moderne. Le paternalisme va à l'encontre des principaux courants de la pensée libérale, puisque les vrais libéraux insistent sur le fait que chaque personne est le meilleur juge de son bien-être."

 L'idée que les citoyens soient les enfants puérils et immatures d'un "Père appelé Etat" me révulse !

Que l’État ait des fonctions sociétales à remplir (la paix intérieure et extérieure, et certaines infrastructures communes), je veux bien l'admettre. Mais que l’État puisse être détenteur d'un quelconque pouvoir moral ou éducateur ou "affectif" est proprement absurde. L’État est un serviteur, pas un maître !

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 Platon et la politique (DPP) : 

-      "Pourquoi moi, qui agit en tant qu'individu, devrais-je être juste ?"

-      "(...) chacun devrait se livrer uniquement à ce pour quoi il ou elle est le mieux adapté. (...) seuls quelques-uns ont à la fois l'intelligence théorique  et l'art du commandement qui conviennent pour gouverner, ce qui conduit à une redistribution restrictive de la répartition des pouvoirs."

 La première citation est une question qui ouvre de multiples chemins escarpés. Que signifie "être" juste ? Qu'est-ce que la "justice" ?

Ne léser rien ni personne ; ne nuire à rien ni à personne ; accompagner ceux qui le méritent ... En tout, suivre le chemin de minimalisation des tensions (qui est un principe fondamental cosmique : la dissipation optimale des tensions induites par toutes les bipolarités), c'est-à-dire l'état de plus grande paix, de plus grande sérénité, de moindre nuisance de plus grande quiétude. Et pourquoi faudrait-il se comporter ainsi ? Pour préserver au mieux son propre chemin d'accomplissement car le retour de toute iniquité est toujours violente et néfaste, pour soi et pour tous.

 La seconde citation ne fait qu'appliquer au gouvernement sociétal, un principe beaucoup plus général : toute fonction doit être assumée par des gens qui ont la compétence, la connaissance, la virtuosité, le mérite, la capacité et la volonté pour ce faire. C'est précisément ce que les démocratismes et les égalitarismes ne pourront jamais assurer, car la démagogie et l'idéologie se fondent toujours sur la croyance, sur la manipulation, sur les fantasmes, sur les fausses promesses. 

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 A propos de pluralisme (DPP) ... 

-      "Le pluralisme est défini de diverses façons, comme idéal et comme caractère de la politique en Occident, dans les démocraties capitalistes ;

o   comme une théorie éthique applicable à la politique des société libérales,

o   et comme une doctrine de la diversité culturelle qui n'implique ni une conception relativiste, ni une conception moniste des différentes cultures.

-      Un pluraliste dans le domaine de la morale estime que la diversité de points de vue ne permet pas d'élaborer une théorie éthique unique et qu'il n'y a pas d'objectif, ni de bien qui méritent le soutien absolu de tous les gens rationnels. Au contraire, il y a une pluralité de conceptions du bien qui peuvent être, chacune, rationnellement défendues ; et le choix de ce qui est bien, relève d'options individuelles. Une société pluraliste est favorable à la diversité des conceptions du bien,  chaque conception du bien ,'ayant pour limite que la nécessité d'accepter l'existence d'autres conceptions.

-      (...) la montée de l’État-providence et la bureaucratisation  de la vie publique ont donné trop de pouvoir coercitif à l’État, rompant l'équilibre entre le pouvoir des diverses association et celui de l'appareil d'Etat en faveur de l’État.

-      Le pluralisme (...) ne vise pas seulement à mobiliser et à tenir compte des différentes tendances et courants d'idées dans l'intérêt de la stabilité politique, et de la protection d'un petit nombre de droits individuels fondamentaux, mais il encourage à différents niveaux la qualité de la vie politique et morale."

 L'essentiel dont ces citations ne parlent pas, mais qu'elles sous-entendent, est que le respect de la pluralité des schémas idéels permet de comprendre les tensions bipolaires qui existent entre elle et de dissiper ces tensions par le recherche de leur complémentarité afin de faire émerger de nouvelles idées et dispositions d'un niveau de complexité et de richesse supérieur.

 Toujours le même schéma : les bipolarités induisent des tensions qu'il faut dissiper optimalement.

Soit en montrant indubitablement que l'une ou l'autre ou les deux visions est/sont contraires aux faits, à l'expérience, à la réalité auquel cas il faut les rejeter (c'est le triangle entropique).

Soit en cherchant à construire un équilibrage durable selon une des trois voies suivantes (c'est triangle néguentropique) :

-      les points de vue sont recevables mais inconciliables et chacun reste sur ses propres positions dans le respect de l'autre ;

-      les points de vue dont conciliables mais on peut trouver des voies méthodologique de collaboration et de coopération entre elle ;

-      les points de vue sont complémentaires et offrent l'opportunité de construire une "troisième voie" par émergence d'une vision plus large , plus riche et plus complexe. 

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 Sur Polybe (200-118) selon DPP : 

"Polybe soutient que la vie politique suit un processus cyclique : la monarchie dégénère en tyrannie , puis est remplacée par l'aristocratie qui dégénère à son tour en oligarchie qui est alors remplacée par la démocratie. Celle-ci dégénère en une période d'anarchie marquée par le pouvoir de la rue, qui sera suivie par une nouvelle émergence de la monarchie primaire. Il s'inspire aussi d'un schéma dont le modèle est celui du monde vivant qui suppose naissance, croissance, apogée, déclin et mort."

 Polybe;, donc, avait déjà eu l'intuition des cyclicités paradigmatiques (la durée de vie d'un paradigme civilisationnel humain est d'environ 55 ans) sur lesquelles je travaille (avec les mêmes termes empruntés aux cycles de vie du vivant) depuis 20 ans.

Mais cette découpe, en trois étapes, du cycle en monarchie/tyrannie, aristocratie/oligarchie, démocratie/anarchie est originale et mérite d'être affinée pour "coller" avec la réalité moderne. Quoiqu'il est soit, notre époque est bien celle d'un déclin débouchant sur un chaos.

 

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